Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 Juillet 2026 à 20:07:59
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ils marchaient

Auteur Sujet: Ils marchaient  (Lu 8974 fois)

Hors ligne Kathya

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Re : Il marchait
« Réponse #15 le: 11 Novembre 2009 à 15:49:10 »
Bonjour! o/

Je suis émerveillée et déprimée par tous les textes qui se postent et que je ne peux lire tandis que je croule sous les révisions. ><

J'ai bien aimé !  :D

Le texte est agréable - bien que non dépaysant car j'ai lu la nouvelle avec le colectionisateur et la louve- même si j'ai noté quelques lourdeurs dans le premier paragraphe. J'ai même pas repéré les virgules "qui manquaient" avant de lire les commentaires, personnellement ça ne m'a pas choquée, mais vu que mon avis ne vaut rien en la matière, je n'en dirai pas plus.  :D

Par contre je trouve qu'on reste sur sa faim. Peut-être est-ce parce que je n'ai lu que cette nouvelle et celle de la louve, mais ça me donne l'impression d'une grande fresque dont chaque nouvelle ne serait qu'un fragment.
Les sentiments, le paysage et l'ambiance sont bien dépeints, mais tout est entendu, comme joué d'avance. J'avais eu cette même impression avec l'autre nouvelle, et, bien que ce soit peut-être voulu, je trouve ça dommage, car un tel univers inhabituel devrait avoir le pouvoir de surprendre le lecteur.

Si vous voulez un avis de plus en matière de sonorités, le colectionisateur représente pour moi une sorte de machine aseptisée, impression renforcée tant par l'aspect mécanique de sa tâche que par le désespoir qu'il draine dans son sillage. Au final, il m'évoque davantage l'aspect d'accumulation sans but, de désir de posséder que la passion qu'on peut placer dans une collection.
Après, ce n'est que mon ressenti. ;)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

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Re : Ils marchaient
« Réponse #16 le: 13 Novembre 2009 à 18:52:08 »
@camdailclot :
Citer
C'est vrai que cela n'est pas un genre qui me plait d'ordinaire. Je n'ai pas accroché, je viens de lire un roman sur un sujet semblable et je ne vois pas très bien à quoi cela aboutit. L'impression de lourdeur et de désolation est bien rendue, mais dans quel but ?
dans le but de m'amuser avec le lecteur et de me débarrasser de cette ambiance que j'avais eu après la lecteur de La route Dans le but de... euh... ben ya une suite au texte, mais essentiellement parce que j'en avais envie, et que après tout je vois pas pourquoi on ne pourrait pas rendre un sentiment de désolation "sans but". Je veux dire, pourquoi faudrait-t-il forcément dire "je fais un texte triste/désolant, mais excusez-moi c'est pour dire ça en fait" ? Du coup on perd en... désolement, justement. Parfois il n'y a pas de but.
Je ne dirai pas que j'ai écrit ce texte sans penser à rien, en me disant "ça donnera rien au lecteur" - ce serait faux. Mais je vois jamais l'intérêt d'expliciter le but d'un texte, d'autant que souvent le lecteur trouve un autre sens au texte que celui auquel l'auteur avait songé, bref^^"

Citer
Pour ajouter un avis je trouve que le mot est très laid et lourd
Tu n'es pas le seul à le dire  :-¬? Mais je ne "peux plus" changer, et après tout le monstre en lui-même est d'apparence laide, donc ce n'est pas plus mal.

Merci du commentaire ! je me répète mais c'est sympa d'avoir tous les avis, négatifs et positifs  ;)

@Mil : Lol  :mrgreen: C'est bon la suite est finie  :P Même si je ne sais pas ce qu'elle vaut  :-¬?

@pehache :
Citer
Il dodelinait la tête doucement et [ ici une , obligatoire grammaticalement et logiquement]
nop ici, le "sans cesse" va avec dodeliner la tête (alors qu'avec une virgule ça renverrait à la suite)
Citer
Il ne servait à rien qu'il gâche (qu'il gâchât... oui, je sais...)   les quelques graines qui restaient dans sa collection.
avec le collec' j'ai toujours mis les subjonctifs au présent, donc ça reste ainsi  :-[
Citer
le collectionisateur : le mot est laid, non ?
même réponse qu'à camdailcot (pauvre collec' XD)
Citer
qui dévastée se vautraient(ait) dans ses immeubles écroulés. Le cimetière d'habitations l'oppressait. Il y distinguait les fantômes de ceux qui avaient vécus là. Il ne restait  qui était partout (lourd, je trouve).)
Pas faux que la fin est lourde. D'un autre côté, j'aimais cette lourdeur justement : le collectionisateur arrive au bout du rouleau, a envie de se reposer. Et ça me permet de faire contraste avec la suite.

@Kathya :
Citer
Par contre je trouve qu'on reste sur sa faim. Peut-être est-ce parce que je n'ai lu que cette nouvelle et celle de la louve, mais ça me donne l'impression d'une grande fresque dont chaque nouvelle ne serait qu'un fragment.
La suite est écrite mais je sais pas si ça donnera un sentiment de fin plus important... j'espère Par contre pour l'impression de "grande fresque", tu as raison : chaque nouvelle avec le collec', le Fou, etc, est indépendante, mais ya quand même des liens entre elles et une certaine chronologie. Un jour (peut-être... c'est à dire pas tout de suite  :mrgreen:) j'essaierai de rassembler tous ces textes. Pour l'instant, chaque texte se lit plus ou moins tout seul.
Citer
Les sentiments, le paysage et l'ambiance sont bien dépeints, mais tout est entendu, comme joué d'avance. J'avais eu cette même impression avec l'autre nouvelle, et, bien que ce soit peut-être voulu, je trouve ça dommage, car un tel univers inhabituel devrait avoir le pouvoir de surprendre le lecteur.
Là par contre, ce n'est aps voulu  :-[ Le pire est que je m'en rends compte, mais que je n'arrive pas à faire autrement...

@plusieurs, sur des remarques concernant le collectionisateur :

Citer
je ne sens pas d'espoir dans ce mot mais plutôt une sorte de mécanique insensible et désabusée.
Citer
Et à moi, le mot m'évoque plutôt une déformation de langage enfantine et charmante.
Citer
le colectionisateur représente pour moi une sorte de machine aseptisée, impression renforcée tant par l'aspect mécanique de sa tâche que par le désespoir qu'il draine dans son sillage. Au final, il m'évoque davantage l'aspect d'accumulation sans but, de désir de posséder que la passion qu'on peut placer dans une collection.
En fait... personne n'a faux  :-¬?
Le collectionisateur est effectivement un "grand gamin" qui ne connait pas grand chose. Mais, au niveau de sa collection, il fait "ce qu'il doit faire, c'est tout" : il ne s'est jamais vraiment posé de grandes questions. Il travaille, il a quelques plaisirs, mais rarement dans le fait de collectionner : c'est l'ensemble trouver/distribuer un objet qui lui importe réellement.
Mais en fait je viens de penser que Milora est peut-être la seule de vous trois à avoir lu les ptites histories, qui introduisent le collec' (même si je n'en suis plus satisfaite au niveau du style... ) et que ça change sans doute la vision de ce personnage. D'un texte à l'autre, il... vieilli, finalement, le pauvre  :mrgreen: Il est usé par le travail  :mrgreen:

Je poste la suite (et fin, normalement).
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : Ils marchaient
« Réponse #17 le: 13 Novembre 2009 à 18:55:57 »
...

Il n'y avait pas vraiment de vent, pas même une simple brise, les particules de poussières tristounettes restaient à terre en l'absence du moindre soufflelet, pourtant il se sentait tout nu. Ses fins cheveux roux s'agitaient lorsqu'il bougeait la tête et il avait envie de maintenir ses mains collées à son crâne afin qu'ils restent tranquilles. Depuis qu'il avait perdu son bonnet il se sentait tout autre.
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot. Ceux de ses vêtements colorés étaient tombés depuis bien longtemps ; il avait réussi à sauvegarder une dernière clochette tintinnabulante à l'extrémité de son couvre-chef mais voilà qu'il en était également dépossédé.
Le Fou fit une grimace dans le vide, une galipette, la poussière grise s'évasa autour de lui quand il retomba sur ses pieds. Il éternua lorsque les cendres remontèrent et il s'essuya le nez. Non, vraiment, ce n'était pas un monde qu'il appréciait. Il avait toutes les peines du monde à maintenir quelques couleurs sur son costume, elles menaçaient en permanence de partir en grève et il lui fallait utiliser des astuces inimaginables pour les conserver. Quant au monde... quelle tristesse ! Oh, le gris était divertissant un moment – on pouvait s'amuser à y distinguer des formes, des nuances... Mais il ne fallait pas que cela dure des siècles.
Il navigua au bord des crevasses d'une ancienne route, fit coucou aux monstres maigrelets qui s'y étaient réfugiés puis s'esquiva bien vite quand l'un d'eux s'approcha menaçant. Le respect se perdait. Ou le pauvre avait trop faim – ce qui n'excusait rien.
Le soleil fatigué peinait à traverser les gaz enveloppant la Terre. L'eau s'était enfuie bien loin, boudeuse peut-être. Le pauvre Fou ne croisait plus grand monde à part quelques rares survivants comme lui qui vivaient de rien ou d'espoir ou peut-être de malheur comme la pitoyable ombre qu'il avait croisée un jour se nourrissant du regret des fantômes. Il en était presque à s'inventer un ami imaginaire afin d'avoir quelques discussions intelligentes. Les rares chimères qu'il rencontrait étaient pour la plupart silencieuses. Un jour à la recherche d'eau pure il s'était enfoncé dans la terre. Dans une grotte profonde il avait aperçu un quadrupède blanchâtre ; mais le pauvrelet aveugle s'était enfui en entendant ses clochettes. Le Fou avait renoncé à trouver ce qui restait d'êtres vivants ; ils n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils avaient été jadis.
Fatigué, il se frotta les yeux ; une traînée de poussière resta en travers de son visage. Sans spectateur, il avait parfois envie de tout envoyer balader. Disparus le costume coloré et reconnaissable, l'or des grelots, le fard blanc qui couvrait son visage ! Tout nu, il était comme le commun des mortels ; il ne lui restait plus qu'à abandonner ses pitreries pour que le monde sombre définitivement dans la tristesse.
Il traîna ses pieds abîmés un peu plus loin. Tête basse, le Fou avait piètre allure. Arrivé à un carrefour il décida de contredire un reste de panneau indicateur et de s'éloigner de la ville en ruine. La route le mena à ce qui portait le nom de mer ; mais où était l'ancien bleu aux reflets vert qu'il aimait tant ? Il n'y avait plus que du gris à perte de vue ; toujours. Il fallait slalomer entre les carcasses d'objets échoués afin d'atteindre le rivage.
Non loin de l'eau, il tenta d'enfoncer ses pieds dans le sable afin de les réchauffer. Mais la plage était de cendres froides et il n'en tira nul réconfort ; il se fit une grimace comique à lui même.
Le soleil se couchait à présent, le gris devenant noir. Le Fou trempa ses doigts de pieds dans la mer d'encre et soupira. Il ne voyait vraiment plus que faire.
Une pâle lueur dans les ténèbres attira son regard. Il crût un instant qu'il s'agissait d'une luciole ou d'un autre insecte fluorescent, puis il se souvint que ces animaux avaient disparus depuis  longtemps. Curieux, il s'approcha. Le petit orbe de lumière, au ras du sable encore mouillé – de la cendre mouillée –, était à peine visible. Il fallait le regarder du coin de l'œil pour qu'il ne disparaisse pas, et le Fou s'en approcha de travers comme s'il s'agissait d'un animal craintif. Il parvint finalement à son niveau et se pencha, le ventre noué par la peur que cette luciole s'échappe.
La fragile lumière était émise par une minuscule boule luminescente qui émergeait à peine de la cendre. Le halo se faisait peu à peu plus vif, et le Fou s'éloigna de quelques pas pour l'admirer. Alors qu'il se reculait, d'autres chatoiements apparurent autour de lui. Bientôt toute la plage fut éclairée d'une pâle lumière blanchâtre qui se découpait nettement sur le noir de la cendre.
Un léger rire s'échappa des lèvres du Fou. Il ne savait ce qu'étaient ces boules, s'il s'agissait de plantes ou d'animaux, si même on pouvait les classer dans les mêmes catégories que les anciens êtres vivants ; mais les lueurs pulsaient autour de lui, comme se répondant les unes les autres, et il se disait que tout n'était pas fini.



Quelques commentaires :
Bon... je sais pas si c'est mieux comme fin, pour moi oui mais pour un lecteur je sais pas  :-[ Et, surtout, j'ai peur que la fin semble... déjà vue et évidente :-[ Mais comme ça si je veux écrire des textes après cette période... A vous de dire ce que ça donne  :-[
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Re : Ils marchaient
« Réponse #18 le: 13 Novembre 2009 à 19:24:47 »



Citation de: Lial
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot.
disparu


Il n'y avait pas vraiment de vent, pas même une simple brise, les particules de poussières tristounettes restaient à terre en
Citer
l'absence du moindre soufflelet
^^ il est d'autorité publique que je kiffe les néologismes, c'est pour MOI que tu l'as mis hein, hein ? Oui bien sûr, je le sais. (j'essaie d'être parano, parce que d'après le tableau de Vera je suis psychotique, ça ne me plaît guère...)


Citer
elles menaçaient en permanence de partir en grève
au début je me suis dit que j'aimais pas "partir en grève", mais c'est bien dans le ton du Fou, alors je pense que ce qu'il faudrait, peut-être, c'est alléger la phrase pour que ce soit plus en relief et du coup que ça semble plus assumé...?


Citer
Mais il ne fallait pas que cela dure des siècles.
c'est ce ton que j'aime bien ^^


Citer
s'esquiva bien vite quand l'un d'eux s'approcha menaçant. Le respect se perdait. Ou le pauvre avait trop faim – ce qui n'excusait rien.
héhé. La répétition du [in] (faim/rien) est cool je trouve (d'habitude je trouve que c'est l'inverse genre avec les [é], c'est pour ça que je remarque) ; "s'approchait menaçant" j'trouve pas ça très beau par contre... p'têtre remplacer "menaçant" par un détail physionomique ? genre "s'approcha les crocs découverts", enfin de ce style ?


Citer
Il en était presque à s'inventer un ami imaginaire
ça fait un peu redondant non, "inventer ... imaginaire" ?


Citer
il se fit une grimace comique à lui même.
un peu lourd non, le "à lui-même" ?


Citer
Il crût un instant qu'il s'agissait d'une luciole ou d'un autre insecte fluorescent, puis il se souvint que ces animaux avaient disparus depuis  longtemps.
crut, disparu


Citer
Un léger rire s'échappa des lèvres du Fou. Il ne savait ce qu'étaient ces boules, s'il s'agissait de plantes ou d'animaux, si même on pouvait les classer dans les mêmes catégories que les anciens êtres vivants ; mais les lueurs pulsaient autour de lui, comme se répondant les unes les autres, et il se disait que tout n'était pas fini.
j'trouve ça vraiment cool comme fin ! mais j'l'apprécierais encore + si la dernière phrase était "Un léger rire s'échappa des lèvres du Fou", c'est descriptif mais ça sous-entend le reste. J'dis pas de supprimer tout ce qui suit (ça apporte des nuances, c'est bien), mais peut-être de déplacer la phrase... ?



donc voilà, j'ai bienbien aimé, le ton du Fou est carrément agréable, même si j'ai eu l'impression (c'est peut-être de la surinterprétation, huhu) que ce ton était un peu affaibli par rapport aux autres textes, c'est moins virevoltant, ça s'accorde bien au déroulement du texte. J'aime bien la fin même si j'trouve qu'il manque peut-être un (tout (tout)) petit quelque chose ? un détail, un écho (genre faire une discrète analogie entre les lucioles et ses grelots perdus, ou n'importe quoi d'autre), je sais pas...

voilà, ça m'a fait plaisir de l'retrouver. :huhu:
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Hors ligne Kathya

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Re : Ils marchaient
« Réponse #19 le: 13 Novembre 2009 à 20:17:03 »
Citer
ce n'était pas un monde qu'il appréciait. Il avait toutes les peines du monde à maintenir quelques couleurs sur son costume, elles menaçaient en permanence de partir en grève et il lui fallait utiliser des astuces inimaginables pour les conserver. Quant au monde... quelle tristesse !
C'est peut-être voulu mais ça fait un peu trop de "monde" à mon goût.  ::)

Citer
l'ancien bleu aux reflets vert qu'il aimait tant
verts

Je ne connaissais pas le personnage du fou, et je dois dire que j'ai dû rejetter un oeil à l'autre texte pour voir le parallèle avec le chapeau du fou... Comme quoi un lecteur averti repère (et retient x'D) mieux les détails ! ^^

Je m'attendais à ce qu'il se fasse collectionniser, mais au final, je suis pas vraiment sûre de ce qui lui arrive vu que c'était pas comme ça pour la louve.  ???
Et en effet j'ai dû manquer beaucoup de tes écrits sur le collectionnisateur. 
Je peux donc pas juger la "fin" en elle-même sinon que oui, ça donne davantage une impression de fin.
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Verasoie

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Re : Ils marchaient
« Réponse #20 le: 19 Novembre 2009 à 14:17:40 »
Faut que je rattrape ma culture à propos du collectionisateur, parce que du coup j'suis pas sûre d'avoir compris la fin : D

J'ai préféré la partie avec le Fou. J'ai plusieurs hypothèses pour ça *auto-analyse mdr* : soit parce que je connaissais déjà le personnage (avec Je suis le Fou...! que j'ai lu bien cinq fois : D tandis que le Collectionisateur je ne l'ai vu que dans le défi avec les L, je crois), ou bien parce que les images qu'il met en tête sont plus originales et belles (la plage de cendres <3, les halos à la fin...), ou plutôt, à mon avis, au niveau de la ponctuation. La première partie du texte manque vraiment de virgules à mon sens, à beaucoup d'endroits ou, au lieu de penser que c'est fait exprès, et que ça ajoute au style, on a plutôt envie de relever et de dire "je verrais bien une virgule ici" :/. D'autant que d'habitude le rythme de tes textes est vraiment agréable (je pense à Je suis le Fou et au Train Tchou-tchou, il me semblait que j'avais aimé le rythme) j'ai été plutôt déçue par le début, là : P

Citer
Il laissait de longues traces derrière lui dans la poussière, un chemin sinueux comme la trace d'une limace se traînant péniblement sur un monde bien trop grand.

trace-trace-traînant : est-ce que c'était voulu ? Si oui je pense qu'il faudrait autre chose que la répétition de "trace", parce que ça fait maladroit. Un autre mot qui participe à l'allitération mais sans que ce soit le même.

Je suis en train de relire la première partie et je me dis que j'y ai été un peu fort avec les virgules en fait, puisque je relève peu de phrases xD C'était l'impression générale, en tout cas. Pour la première :

Citer
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte.

J'aime bien le jamais/toujours, mais du coup sans virgule j'ai buté sur le sens de la phrase au début.

Citer
Dans le monde immobile le collectionisateur reprit sa route traînant trompes et pattes.

en traînant ? ou alors, virgule ?

Citer
Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautrait dans ses immeubles écroulés.

J'aime pas trop cette phrase (pour le rythme)

Dans la deuxième partie c'est cette phrase que j'aime pas trop :

Citer
Le pauvre Fou ne croisait plus grand monde à part quelques rares survivants comme lui qui vivaient de rien ou d'espoir ou peut-être de malheur comme la pitoyable ombre qu'il avait croisée un jour se nourrissant du regret des fantômes.

Tandis que franchement :

Citer
Les rares chimères qu'il rencontrait étaient pour la plupart silencieuses. Un jour à la recherche d'eau pure il s'était enfoncé dans la terre. Dans une grotte profonde il avait aperçu un quadrupède blanchâtre ; mais le pauvrelet aveugle s'était enfui en entendant ses clochettes. Le Fou avait renoncé à trouver ce qui restait d'êtres vivants ; ils n'étaient plus que l'ombre de ce qu'ils avaient été jadis.

Ainsi que le passage sur la plage, j'aime beaucoup !

Voilà ^ ^

Hors ligne ernya

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Re : Re : Ils marchaient
« Réponse #21 le: 22 Novembre 2009 à 00:05:31 »
les particules de poussières tristounettes
j'aime ^^

Ses fins cheveux roux s'agitaient lorsqu'il bougeait la tête et il avait envie de maintenir ses mains collées à son crâne afin qu'ils restent tranquilles.
je trouve la fin de la phrase un peu longuette

Depuis qu'il avait perdu son bonnet il se sentait tout autre.
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot.
hum... pour moi, bonnet et chapeau sont pas du tout synonymes, bonnet ça casse un peu je trouve, chapeau ça fait plus classe, enfin c'est peut-être voulu...


j'ai préféré de loin cette partie avec le fou, je préfère ce style et le personnage du Fou est très attachant
le mélange des tons rend super bien, j'aime bien tes petites trouvailles comme les couleurs qui partent en grève, le coucou aux méchants etc

bref la partie avec le Fou est vraiment sympa :)


"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : Ils marchaient
« Réponse #22 le: 28 Novembre 2009 à 17:06:55 »
Je viens de me rendre compte qu'il y avait une suite ^^

C'était très agréable à lire. Au moins, il y a encore de l'espoir. Mais heu, je me demande un truc. Si le Fou est là, le Collectionnisateur, c'est Fitz ? ('faut bien un catalyseur à ce pauvre Fou  :mrgreen: ).
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Matt

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Re : Ils marchaient
« Réponse #23 le: 01 Décembre 2009 à 07:04:22 »

Citer
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours

Entre "jamais" au début et "toujours" plus loin, j'ai un peu de mal, mais sinon j'aime bien  ^^

Citer
Les pierres qu'il bousculait roulaient dans la poussière sans jamais rien dévoiler.

Le "jamais rien" je l'aime pas trop, ça fait un peu lourd.

Citer
Même elle aurait eu bien du mal

Une virgule après "même", non ?

Citer
Il se retrouvait sans rien à présent, vide.

Le "vide" tout seul, je n'en comprends pas le sens. (répétition de ce qui précède mais dit autrement ?)

------------------

Dans l'ensemble c'est chouette, j'ai eu un peu de mal à reconnaître le personnage (il me semble qu'il est dans un autre de tes textes) mais sinon ça va, c'est toujours aussi bien écrit, c'est propre, c'est beau !  :mrgreen: :mrgreen:

J'ai vu qu'il y avait une suite mais je la lirai plus tard, tchuss !!!


Edit (pour le deuxième envoi)

Citer
Il n'y avait pas vraiment de vent, pas même une simple brise, les particules

Entre "brise" et "les particules" j'aurai plutôt mis un point.

Citer
de poussières tristounettes restaient à terre en l'absence du moindre soufflelet

Et je soufflelete !  :mrgreen:

Citer
Depuis qu'il avait perdu son bonnet il se sentait tout autre.
Avec son chapeau avait également disparût son dernier grelot.

Là je pense que mon prof de syntaxe crierait. (à cause de la suite "depuis" + "." + "avec" et d'autres raisons...)

Citer
Ceux de ses vêtements colorés étaient tombés depuis bien longtemps ; il avait réussi à sauvegarder une dernière clochette tintinnabulante à l'extrémité de son couvre-chef mais voilà qu'il en était également dépossédé.

J'aime, il manque plus que le "Miloumilou"  ^^

Citer
Le Fou fit une grimace dans le vide, une galipette, la poussière grise s'évasa autour de lui quand il retomba sur ses pieds. Il éternua lorsque les cendres remontèrent et il s'essuya le nez. Non, vraiment, ce n'était pas un monde qu'il appréciait. Il avait toutes les peines du monde à maintenir quelques couleurs sur son costume, elles menaçaient en permanence de partir en grève et il lui fallait utiliser des astuces inimaginables pour les conserver. Quant au monde... quelle tristesse ! Oh, le gris était divertissant un moment – on pouvait s'amuser à y distinguer des formes, des nuances... Mais il ne fallait pas que cela dure des siècles.

J'aérerais un peu plus. (idem pour la suite)

Citer
Il navigua au bord des crevasses d'une ancienne route, fit coucou aux monstres maigrelets

(étrange sensation d'avoir déjà lu ça dans l'un de tes autres textes)

Citer
Il n'y avait plus que du gris à perte de vue ; toujours. Il fallait

Je trouve que "toujours" rend le lien entre les deux phrases un peu lourd.

----------

C'est toujours aussi bien. C'est pas trop mon style de lecture mais ça va, je ne sais vraiment pas quoi dire d'autre.

Peut-être juste que je trouve qu'avec tes textes tu utilises ou réutilises trop de choses déjà vues.
« Modifié: 03 Décembre 2009 à 20:43:08 par Matt »
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

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Re : Ils marchaient
« Réponse #24 le: 18 Mars 2011 à 11:32:05 »
Oh lala, intolérable ! J'ai toujours gardé dans un coin de ma tête "y a un texte de Kail que t'as pas fini de lire", mais j'avais pas eu le temps, et après coup j'ai laissé traîner. Et là je vois les dates : 2009 ?! Déjà ?  :o

Donc voilà, j'ai tout (re)lu :

Partie I :
Citer
était finalement arrivé en manque
un peu maladroit, non ?

Partie II :
Citer
Avec son chapeau avait également disparût
disparu. Et je trouve que "avec"/"avait" ça fait un peu répétition, du moins au niveau des sons

Citer
Arrivé à un carrefour il décida de contredire un reste de panneau indicateur et de s'éloigner de la ville en ruine.
J'ai pas compris...

Citer
à lui même.
tiret

Citer
Il crût un instant qu'il s'agissait d'une luciole
crut


Bon, c'est bien écrit, j'aime bien les persos, mais c'est tout triste. :( La fin fait très fin, alors j'aime pas parce que moi je veux que ça continue, les histoires du Fou et du collectionnisateur !
Je préfère les autres histoires avec eux, moins mélancoliques. ::)

Citation de: Kathya
Je m'attendais à ce qu'il se fasse collectionniser
J'y ai pensé aussi ! (ce qui m'a entraînée sur l'insoluble question : mais que se passerait-il si le collecionnisateur collectionnisait un autre collectionnisateur ?)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

pehache

  • Invité
Re : Ils marchaient
« Réponse #25 le: 25 Mars 2011 à 21:30:07 »
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte. Il dodelinait la tête doucement et sans cesse, envoyait ses trompes remuer les débris du sol sans résultat. Les pierres qu'il bousculait roulaient dans la poussière sans jamais rien dévoiler. Il n'y avait pas si longtemps pourtant il trouvait encore quelques trésors – il en avait gardé un peu en lui mais il n'avait pu s'empêcher de les disséminer tout autour et leur nombre diminuait et bientôt il n'aurait plus rien.


Le jaùais/ toujours me semble, à moi aussi, poussé, poussif.
On dodeline "de" la tête, si, si.
Il y a une faute de virgule, aussi, là: Il dodelinait la tête doucement et sans cesse, envoyait   soit "," avant sans cesse soit pas de "," du tout.
Du mal aussi avec les deux imparfaits il n'y a(?)/ il trouvait.

Hors ligne Zephyr

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Re : Ils marchaient
« Réponse #26 le: 01 Octobre 2011 à 14:24:47 »
Bon, je sais pas trop quoi pensé du texte.

Déjà, je connais pas trop le collectionisateur, il faut vraiment que je lise les textes où il apparaît. Mais j'ai bien aimé sa partie pour le côté mélancolique. Enfin, surtout les derniers paragraphes. Et le chapeau du Fou, je me suis dit "nooooon, c'est la fiiiiiiin  :'( "
Et puis la partie du Fou est bien. Déjà parce que c'est le fou, et que les images sont aussi très belles. Mais pour le ocup, je trouve qu'il manque quelque chose à la fin. Il manque la petit détail qui fait que la fin est génial. La, ça fait juste plat je trouve. Pas mal, mais plat.

Donc au final je suis plutôt mitigé.
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

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Re : Ils marchaient
« Réponse #27 le: 01 Octobre 2011 à 14:38:29 »
Oulala ces remontages. C'est bizarre j'avais pas répondu (vu ?) les derniers commentaires. Ca date  :mrgreen:

Je retravaillerai peut-être le texte, mais il est vieux, donc... pas tout de suite, ce ne sont pas quelques jours/semaines/mois qui vont faire une différence  :mrgreen:

Les commentaires font toujours très plaisir, mais j'avoue que je ne sais même plus ce que je pense moi-même du texte  :-[
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Ils marchaient
« Réponse #28 le: 01 Octobre 2011 à 21:47:16 »
Citer
Non loin de l'eau, il tenta d'enfoncer ses pieds dans le sable afin de les réchauffer. Mais la plage était de cendres froides et il n'en tira nul réconfort ; il se fit une grimace comique à lui même.
Le soleil se couchait à présent, le gris devenant noir. Le Fou trempa ses doigts de pieds dans la mer d'encre et soupira. Il ne voyait vraiment plus que faire.
j'aime beaucoup cette partie

J'ai d'ailleurs préféré la partie avec le fou. Il y a beaucoup de mélancolie et de belles images dans ton texte, c'est bien fait en si peu de mots. Évidemment il faut connaître tes personnages pour en saisir un peu la portée (je crois que je n'ai pas tout lu les concernant mais quelques uns oui) du coup ce serait vraiment chouette que tu fasses un recueil avec ces contes du Fou, du Collectionisateur et de la Louve, avec des illustrations bien sûr :p !

 


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