Bonjour,
Voici un premier poème, à tous les sens du terme. J'ai fait mon possible pour respecter la métrique, avec des heptamètres, puis des octomètres. Si vous avez la moindre question concernant le sens, n'hésitez pas.
Edit : Seconde version ; Merci à Matt, Ernya, Versasoie et Lord-asriel
Océan Noir
Du sobriquet du Capitaine
Matelot – J'arpentais hier les ruelles,
Et entre deux chansons à boire,
J'entrevis un flot de sang noir,
Qui sortait du cœur d'une donzelle.
Capitaine – L'âme oppressée par le Ciel,
Et craignant la justice humaine,
Je délaissais ma jouvencelle,
Quand arriva l'énergumène.
Matelot – Le gueux tenait un gros hachoir,
Et me lorgnait l'air peu amène,
Comme s'il manquait d'oxygène.
Qu'avais-je à faire dans ce foutoir ?
Capitaine – Écoutez, l'ami ! m'exclamai-je,
Si vous oubliez, je vous donne
Sans exception mes privilèges,
Jusqu'à mon navire et mes hommes.
Matelot – Ce n'était pas pour me déplaire,
Et j'avais bu le verre de trop,
Aussi ne parvins-je à me taire,
Et topais la gloire des poivrots.
Capitaine – Grâce à un habile simulacre,
Je lui parus en tout sincère,
Sur quoi je laissai le médiocre
Et par la mer quittai la terre.
*
Matelot – Aurais-je cru cela de lui ?
Naquirent de violentes envies,
Que je ravalai, inhumai.
Je ne partirai pas ce soir.
Non, je ne partirai jamais.
Mais attends-moi, Océan Noir,
Tu m'as menti, tu m'as trompé,
Où que tu ailles, je te suivrai,
Et tu le sais, te rejoindrai.
*
Suite à venir...*
* * * *
La première version est ici :Pour entendre le métro,
Je gis à terre, glacé.
– C'était la veille, au bistrot.
Sa voix aiguë de fausset ;
M'interpela. J'écoutais.
Et j'entendis les voilures ;
Hurlant, toiles éclatées ;
Que l'on me jetait dehors.
Au travers de mon âme. Essor ;
De ma vie, sitôt je m'enfuis.
Aurais-je cru cela de lui ?
Amères vinrent des injures,
Que je ravalai, inhumai.
Je ne partirai pas ce soir.
Non, je ne partirai jamais.
Mais attends-moi, Océan Noir,
Je sais comment te retrouver.
Si je ne suis dans un navire ;
Pour accéder à ton empire,
Alors mes cendres avivées,
Dans tes flots seront libérées.
– En cet instant, j'avais peur.
Puis vint le métro espéré.
Tu sais que je te rejoindrai.