Le Monde de L'Écriture

Sous le soleil des topics => Discussions => Le petit salon => Discussion démarrée par: EriG le 30 Avril 2013 à 21:22:57

Titre: Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: EriG le 30 Avril 2013 à 21:22:57
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fimg11.hostingpics.net%2Fpics%2F823422Enfantvase.jpg&hash=dea7b9279b8bc9fd8acce13e1b8ae09fc4466969)


J'ai un ami formidable.

Il y a quelques temps, son adorable fille de quatre ans était martyrisée par un camarade d'école. Peut-être pensez-vous que la violence scolaire ne commence pas aussi tôt... détrompez-vous ! Ce serait même un euphémisme de dire que la mauvaise graine se plante dès le plus jeune âge. Elle se faisait taper tous les jours.

Alors, un jour, mon ami est allé se plaindre auprès de la maîtresse, puis de la direction de l'école. A peu de chose près, on lui a répondu :

" Mais Monsieur, notre rôle est d'enseigner ! Nous n'allons pas dire aux parents comment éduquer leurs enfants ! "

Mon ami a rétorqué :

" Si vous ne pouvez rien faire, alors moi, je vais agir. Je vais me rendre à la gendarmerie, pour faire poser une main courante sur cet enfant qui frappe ma fille. "

Peu de temps après, les parents du gamin violent sont venus voir mon ami, pour lui demander :

" Vous ne feriez quand-même pas ça à un enfant ?
- Bien sûr que si, a répondu mon ami. Moi-même, je me suis fait maltraiter par certains camarades à l'école, et il m'arrive d'en souffrir encore. Il est hors de question que ça se reproduise sur ma fille. "

Je ne sais pas ce que les parents ont dit à leur gamin, mais il a cessé d'importuner la fille de mon ami.

L'hiver de ma classe de sixième, il a neigé. Ce matin-là, mon père m'a conduit à l'abri-bus du car qui m'emmenait tous les jours au collège. Puis il est entré dans le bar-tabac d'à côté pour acheter son journal. Quand il en est ressorti, ce fut pour voir certains de mes camarades me remplir les vêtements de neige. Il faut dire que j'étais déjà pour eux un souffre-douleur. Mon père n'a rien trouvé d'autre à faire que de leur flanquer des baffes, comme il le faisait chaque fois qu'il se mettait en colère.

Résultat, les mois suivants, la cour de récré est devenue pour moi un véritable enfer.

Mon ami m'impressionne ; pour sa fille, il a fait exactement ce qu'il fallait faire.

Ne badinez pas avec la violence scolaire. Un enfant maltraité par ses camarades peut en garder des séquelles jusqu'à l'âge de quarante ans et, si ça se trouve, jusqu'à la fin de ses jours.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Fahrenheit le 30 Avril 2013 à 21:45:53
Ayant été le stéréotype de la fille à lunettes première de la classe étant gamine, je ne peux qu'approuver ce que tu dis. Je ne comprends pas comment les parents peuvent rester sans réagir, voir même défendre leur gosse quand il a ce genre de comportement. Néanmoins, je comprends la réaction de ton père, même si elle a empiré les choses, je pense qu'actuellement, si je voyais un enfant dans cette situation, je perdrais assez vite mon calme, vu l'attitude qu'ils ont aujourd'hui (phrase un peu cliché, mais c'est les faits tels que je les vois.)
Enfin, peut être que je n'ai pas encore les ressources ou la sagesse pour faire face à ce genre de choses, à voir.
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 30 Avril 2013 à 21:55:08
Ayant été le stéréotype de la fille à lunettes première de la classe étant gamine, je ne peux qu'approuver ce que tu dis.
Mais alors... tu es une fille !  :o
(c'était ma révélation du jour  :D )

Il sort d'où ce texte, EriG ? C'est toi le "je" dedans ?
En fait je sais pas trop ce que tu attends comme genre de réponses...  :-X


Moi aussi j'ai eu des soucis au collège, pour les mêmes raisons que Fahrenheit mais sans les lunettes (las ! lointain passé où je voyais au bout de la rue avec les yeux frais et encore jeunes !). Un peu frappée (dans le bus), et puis le reste c'était plus de la violence verbale et du rejet. Aucun adulte n'est jamais intervenu. C'est vrai que ça a dû beaucoup me marquer (plus que je ne m'en doutais à l'époque), mais en même temps cette expérience est devenue une part de ma personnalité, je sais pas, si on me disait "on revient en arrière et on fait que le collège soit une belle promenade semée de fleurs", je dirais non. (J'ai horreur du personnage, dans les films, séries ou livres, qui est rejeté par ses camarades de collège/lycée et qui du coup est mal dans sa peau et serait prêt à tout pour être accepté. Ok, ça existe, mais beaucoup des gens qui sont mis à l'écart comme ça ont une réaction tout à fait différente, et beaucoup moins faible. 'Fin bref, je referme la parenthèse ^^)
Mais en même temps, d'une c'était au collège (on est quand même grand, c'est pas du tout pareil que vers 4 ans ou le primaire), et de deux j'ai jamais subi de vraie agression, quand je dis frappée c'était juste quelques gifles et des calottes, j'ai jamais été rouée de coups ni rien...


Bref, mon message est inutile :mrgreen: C'était juste parce que répondre seulement "mais tu es une fille !" aurait été du pur flood :-[
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Fahrenheit le 30 Avril 2013 à 22:06:18
Fichtre alors ! Me voilà démasquée  :D
Tu m'avais prise pour un homme ?
En même temps, ici c'est le Fort Flood, donc je pense que tu peux.
(Tiens, sinon, petite anecdote, il y a pas mal de violence chez les petits, mine de rien, j'ai mordu jusqu'au sang un garçon à 2-3 ans. Mais il l'avait cherché, hein.)
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: azerta le 30 Avril 2013 à 22:24:56
Ces témoignages sont touchants de sincérité. Il y a un genre de tabou sur la question mais le nombre de personnes qui ont souffert de violence scolaire doit frôler les 100% à des degrés divers certainement.
En tout cas voilà bien un club où je pense mériter mon ticket d’entrée, et sans me sentir illégitime pour une fois.

C’est vrai qu’en devenant parents on se prend une piqure de rappel de cette époque-là.
Je crois qu’on ne pourra jamais protéger nos enfants de tout. Mais plutôt leur donner une base solide de confiance en eux pour se protéger eux-mêmes. Enfin on fait comme on peut…
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Freakazoid le 01 Mai 2013 à 01:06:41
Très intéressant ! Et l'utilisation de la main courante est bien trouvée en effet ! C'est le genre de truc qui a de l'effet sur les parents vu qu'en cas de gros dérapage, tout va retomber d'un seul coup sur la gueule d'eux et leurs enfants. En plus, il me semble que les gendarmes/policiers ont moins de difficulté à accepter les mains courantes étant donné que ça ne nuit pas à leurs statistiques.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Insoupçonné le 01 Mai 2013 à 10:28:19
Je connais des gens qui se sont fait agresser, mais en dehors du cadre scolaire.

J'irais pas jusqu'à dire que j'habite dans une cité à problème. Mais c'est plus l'ambiance "Chalon-sur-Avres" que "Neuilly-sa-mère".
Bref, j'habite en banlieue, et c'est réputé pour être assez corsé de ce côté là.

En maternelle, jamais eu aucun problème. Aucun souvenirs de gens se faire frapper. F'in, quelques fois, mais c'était amical, genre 'tape dans le dos' ou bagarre entre amis.

J'ai commencé à être le stéréotype de l'intello-génie en primaire et ça s'est arrêté en fin de collège. Maintenant au lycée, c'est plus celui de génie que celui d'intello.

En primaire, j'ai un ami qui m'a dit qu'il se faisait racketter. On a décidé d'en parler aux profs qui nous ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire donc il est allé avec ses parents au commissariat ou un shwarpzouille du genre. En parallèle, on s'amusait à se battre avec d'autres gens, mais c'était consenti des deux côtés.

Au collège, y'avait deux mecs qui nous faisaient chier quand on jouait au basket, genre ils perchaient la balle etc. Mais on allait voir la CPE à chaque fois et y'avait sanction. Un jour, l'un des deux a voulu me barrer l'accès aux toilettes en me prenant par le T-shirt, je lui ai fait une clé de bras et j'ai forcé jusqu'à que je sois sûr qu'il ait mal. Il a essayé de se plaindre aux surveillants mais c'était pas crédible. Une autre fois, une vague connaissance m'a salué en me faisant une tape par derrière sur la tête. Ca a dégénéré en bagarre, il m'a pété un p'tit bout de dents, j'lui ai dégommé la mâchoire et ça en est resté là.

Au lycée, plus aucun problème. Sauf un mec que je connais pas qui s'est fait péter la gueule à coup de marteau par des collègiens pour se faire voler son I-phone.

Bref, j'veux bien que vous disiez que c'est à peu près 100% à divers degré mais uniquement si on comprend le degré 0.

Sinon, j'ai eu de dialogues approfondis qu'avec 3 victimes. Si y'en a qui veulent bien que je leur pose des questions sur ce passage assez difficile de leur vie, qu'ils me le fassent savoir par MP, ce serait hyper sympa.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: EriG le 01 Mai 2013 à 12:04:57
Farenheit : T'inquiètes, je n'attendais pas spécialement de réponse, je diffuse. Moi aussi, quelque-part, je comprends la réaction de mon père. Mais il ne faut pas s'arrêter là. J'ai subi la vengeance de mes camarades, justement parceque les frapper a été la seule réaction de mon père qui réagissait à peu-près comme ça dans tous les domaines. A chaque raclée que j'ai reçue avant d'aller au lit, jamais on ne ma expliqué quelle bêtise j'avais faite.

Milora : Oui, oups, le je, c'est moi, j'ai oublié de signer.

Et à tous : Il faut bien distinguer les embrouilles à l'école d'un vrai pur harcèlement quotidien. Je ne suis pas d'accord pour dire que 100% d'entre nous ont subi la violence à l'école. D'abord, il y en a, en effet, qu'on a laissés tranquilles, parmi ceux qui avaient chez eux une vie de famille bien équilibrée et pleine d'amour (j'en connais au moins un). Ensuite, il existe des enfants foncièrement mauvais, qui prennent plaisir à torturer leurs camarades. Ceux-là, je suis absolument certain qu'on ne les a jamais frappés, sauf probablement à la maison.

Ensuite, effectivement, c'est à divers degrés. Je vous parle d'un harcèlement quotidien, comme pour cette petite fille qui se faisait taper dessus tous les jours, et à quatre ans !!!!

Moi-même, tous les jours, à chaque récréation, entre la 6è et la 5è, ce fut un bizutage permanent, se terminant systématiquement par un pur tabassage. Bon, il faut dire que, vu ce qu'il se passait à la maison, j'étais assez colérique. Je finissais systématiquement par péter ma crise de nerfs, et la violence psychologique se transformait immédiatement en violence physique.

Ce n'est pas une excuse pour eux.

Humiliations, mises à l'air régulières... vous savez ce que c'est qu'une mise à l'air ? On se retrouvve cul nu au milieu de la cour de récré, devant tout le monde, notamment devant la fille qu'on aime... en secret évidemment tellement on se dénigre soi-même. Si mon père avait eu un flingue, je serais venu au collège avec (j'en ai rêvé souvent, à l'époque), et j'aurais buté ces salopards.

Imaginez qu'aujourd'hui, ces petits cons auraient filmé leurs exploits pour les diffuser sur le net.

Alors effectivement, on peut parler de degrés.  Tu dis, Milora, cette expérience est devenue une part de ta personnalité. Tu en as fait une force ; bravo à toi ! C'est ce qu'il faut apprendre à vos enfants... tout en les protégeant quand ça va trop loin.

Moi aussi, cette expérience est devenue une part de ma personnalité : aujourd'hui encore, je suis bipolaire à tendances skyzophréniques. Ca veut dire que, un coup sur deux, vous avez en face de vous soit une personne à l'air équilibré qui fait paraît-il preuve d'une grande sagesse, soit un parfait écervelé qui monte sur ses grands chevaux et mord les gens. Mais comme vous pouvez le constater ici, je travaille à ma guérison en partageant ça avec vous.

Tous les matins, j'allais au collège la peur au ventre. Je ne devais absolument pas montrer cette peur car, si mon père se rendait compte que je ne voulais pas aller à l'école, alors il en concluait à tord que je n'avais pas fait mes devoirs et je me prenais les premières baffes de la journée. Je n'avais plus qu'une seule idée en tête : intégrer une classe de latin, afin d'être séparé de mes tortionnaires.

C'est comme ça que je suis devenu un bon élève et pas autrement. Enfin, si : il se trouve que tous les soirs, mon père me faisait réviser les leçons à coups de baffes. J'étais pas un intello, moi, au départ. Si je me suis inscrit à tous les clubs, c'était plus une question de survie que d'intérêt. Le théâtre, les échecs, les arts plastiques, ces choses-là ne m'intéressaient pas tant que ça ; je voulais juste fuir la cour de récré.

Alors oui, effectivement, cette expérience a fait de moi ce que je suis, le bon comme le mauvais. Mais croyez-moi quand je vous dit qu'il vaut mieux aider vos enfants à se développer autrement. J'ai un frère qui a réagi à l'opposé de moi face à la violence de mon père. Il est devenu lui-même un bourrin de cour de récré, autant à l'école qu'à la maison (j'ai aussi subi sa violence à lui). Depuis quelques années, on s'entend mieux, mais cette peur qui me prenait le ventre tous les matins en allant au collège, elle me revient quand-même chaque fois que je sais que mon frère va venir. C'est irrationnel, mais sur le moment, je n'y peux pas grand-chose. Il est sympa, mais reste bourrin dans tout ce qu'il fait.

Le dernier coup, c'était la semaine dernière. Après plusieurs mois de silence radio, voilà qu'il me prévient trois jours avant qu'il va passer à la maison (juste pour dire bonjour), avec sa bande de copains motards et à l'occasion de leur tour de Bretagne.

J'ai pas pu m'en empêcher, je suis entré en pleine crise de panique psychotique. Quand ils sont passés samedi, j'ai préféré aller chez un ami en laissant à mon frère un mot lui demandant de ne pas men vouloir, et en lui rappelant tout ce que je viens de vous raconter ici. J'ai passé la soirée chez cet ami qui m'a raconté ce qu'il a fait pour sa fille.

Et ça fait du bien.

Mais si votre enfant, quel que soit son âge, vous dit en pleurant qu'un ou une camarde le tape tous les jours, ne prenez surtout pas ça à la légère en pensant que c'est bon pour forger son carractère.

Un enfant, c'est comme un vase. Plus on le frappe, plus il se brise.

Erig
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: azerta le 01 Mai 2013 à 13:22:50
Tu as raison EriG,

Je réalise en lisant les reactions que  ce que j'ai écrit peut minimiser ce dont tu parles et ce n'est pas du tout mon intention. J'ai subi des pressions à l'école à un degré moindre que le tien et de façon différente mais je ne peux pas en conclure que c'est le cas de tous. Comme tu le dis si bien les adultes autour, ainsi que quelques précieux amis ont été un grand soutien.

Alors je me répète ton témoignage est courageux et la sincérité de ta démarche t'apportera surement beaucoup.

Il y a un point auquel j'avais pensé dans ton premier message et qui me revient. Tu parles de cette petite fille et des adultes qui l'on soutenue. Tu rapportes cette histoire et la tienne dans un poste qui demande aux adultes de défendre les enfants dans cette situation. Bref tu fais tout ce que tu peux pour protéger ceux qui subissent cette violence.
Je trouve que c'est une façon très saine de se reconstuire en prenant soin des autres comme on aurait aimé qu'on le fasse pour soi-même.

 Courage pour ton cheminement et je te souhaite plein de bonne choses pour la suite :oxo:
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: EriG le 01 Mai 2013 à 14:23:03
Merci !  :-[

Moi, c'est ma mère qui m'a empêché de devenir un monstre à mon tour. Et les amis aussi bien-sûr.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 01 Mai 2013 à 20:36:43
Je suis assez d'accord avec Milo. Pour moi, ça a été plus de la violence verbale et du rejet. Ça peut paraître banal, mais à l'échelle de toute une classe, ça fait une année trèèèèèès longue moralement parlant. Sans compter que je serais incapable de parler de mes années de 6e et 5e... Je m'en souviens pas  :-\
Bref, c'est vrai qu'aujourd'hui ça fait la personne que je suis : ouverte à la différence, en général sans à priori, tolérante... Mais je pense que j'aurais pas forcément eu besoin de passer par ce parcours pour être comme ça. Le rejet à l'école, c'est vraiment très dur, surtout à l'adolescence où on se pose plein de questions. Et pour ma part, ça a eu pour cause un énorme retard dans les relations amoureuses.

Bref. Parents, ne laissez pas vos enfants livrés à eux-mêmes. Et s'ils ne parlent pas vraiment de l'école - s'ils survolent le sujet, parlez-leur. On ne sait jamais ce qui se cache sous un silence.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: EriG le 01 Mai 2013 à 20:59:27
 :)

Moi, j'oublie rien. J'ai encore tout en tête, depuis la maternelle jusqu'à maintenant. Et vous pouvez me croire, ça peut être perçu comme une malédiction. Parfois, j'envie ma mère. Elle, auourd'hui, elle a presque tout oublié, même, de temps en temps, comment je m'appelle.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Fahrenheit le 01 Mai 2013 à 21:27:32
Je rajouterais à l'attention des éventuels futurs parents qui passeraient par là de ne pas privilégier la réussite scolaire au détriment des "liens" sociaux (du style "non, tu n'as pas le droit d'aller chez machin, il faut que tu travailles".) Ça peut marcher à l'adolescence, au moment où il commence à sortir le soir, mais dans l'enfance c'est juste ultra destructif de l'enfermer dans une  espèce de quête de la perfection absolue alors que c'est là qu'il va avoir ses premiers amis et l'occasion de passer du temps avec eux en dehors de l'école vu qu'il y aura pas beaucoup de travail à faire à la maison. Je me prends pour exemple, jusqu'à 13 ans aucune vie sociale et victimisation (seul = vulnérable), et à 14 ans gros pétage de plombs, violence, placement en foyer, self piercing/tatouage, coma éthylique, et pour finir arrêt de l'école à 15 ans. Bref, la rebellitude totale.
Donc, parfois, même si il y a des facteurs extérieurs, je pense qu'il y a des parents qui créent le "monstre", en voulant (trop) bien faire.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: EriG le 01 Mai 2013 à 22:35:39
Mais non ! T'es pas un monstre , lol !

Moi, mon père, il voulait tous nous voir ingénieurs. Le premier a réussi (ingénieur en informatique). Le deuxième... eh bien... il est handicapé à cause d'une méningite qui a dégénéré quand il était bébé.  Le troisième, il est analyste programmeur. C'est pas ingénieur, et le père pouvait pas encadrer sa femme, donc il l'a renié. Le quatrième était son souffre douleur. Après des années de dépression et de ballotage de centre médical en centre médical, il est mort d'une embolie pulmonaire suite à une phlébite déclenchée par une jambe cassée. Le cinquième a fait une carrière militaire pour échapper au père. Et le sixième, eh bien, c'est moi : un artiste. Ah, j'oubliais : entre le premier et le deuxième, y'a eu une fille qui est morte d'une broncho-pneumonie à l'âge de dix-huit mois, ce qui doit bousculer un peu cette numérotation. Du coup, mes parents ont fait cinq garçons pour avoir une autre fille.

C'est dire si c'est con de forcer ses mômes.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kath le 01 Mai 2013 à 23:04:11
Sujet délicat que la violence scolaire... Je me suis souvent, à tort ou à raison, sentie exclue, mais je n'ai pas souvenir de violences physiques.  Faut dire aussi que je répliquais quand on m'attaquait physiquement et verbalement. Ma dernière bagarre, contre un garçon, a eu lieu en troisième, sous les yeux éberlués de ma prof de math.  La tête de classe petite fille sage qui se battait dans l'escalier contre un garçon et qui lui rendait coup pour coup, ça lui a fait un choc.

Sinon j'étais plutôt du genre protectrice.  Je vois bien ce que tu as vécu, EriG, avec une amie on a évité je ne sais combien de fois à un copain dans le même genre de situation que toi, à la maison comme à l'école, que ça ne dégénère en bagarre ou harcèlement. Je n'avais pas peur de me battre si besoin, surtout que je beneficiais d'une certaine "immunité" grâce à ma mère et à les bons résultats.
J'ai protégé aussi un camarade de classe un peu surdoué qui avait le don d'énerver tout le monde. Je l'empêchais juste de poser ses questions énervantes, mais ça luu évitait les ennuis.

Après cette "immunité" (que franchement j'utilisais rarement à mon seul profit, et quu était à double tranchant) et mon côté petite fille sage enervait pas mal de monde,  pendant 5ans des filles ont monté tout un tas de monde contre moi, mais entre ceux qu se rendaient compte que j'étais sympa et ceux à qui je répliquais aussi sec (ah les concours d'insultes dans la cour...), finalement aucun ne m'a blessée, ça m'a plus amusée qu'autre chose.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Moyen Moyen le 03 Mai 2013 à 09:04:00
Ba tiens, il y a même des professionnels de la variété sur le retour qui se font de la pub avec ça:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/02/harcelement-a-l-ecole-la-violence-du-clip-d-indochine-choque_3170257_3224.html (http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/02/harcelement-a-l-ecole-la-violence-du-clip-d-indochine-choque_3170257_3224.html)
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 03 Mai 2013 à 10:59:53
Ba tiens, il y a même des professionnels de la variété sur le retour qui se font de la pub avec ça:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/02/harcelement-a-l-ecole-la-violence-du-clip-d-indochine-choque_3170257_3224.html (http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/02/harcelement-a-l-ecole-la-violence-du-clip-d-indochine-choque_3170257_3224.html)
Loana a ouvert un fil dessus dans la rubrique du forum sur la musique : monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,8550.msg144974.html
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 14 Novembre 2013 à 20:30:18
Encore une victime du harcèlement scolaire... (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/06/28/01016-20130628ARTFIG00287-les-parents-de-marion-suicidee-a-13-ans-portent-plainte-contre-le-college.php)

J'ai le moral dans les chaussettes...

Je sais que ce sujet est éteint depuis pas mal de temps, j'ai je pense qu'il serait bon de le rouvrir, non ?

J'ai trouvé  cet article en tout cas, très intéressant (http://www.madmoizelle.com/harcelement-scolaire-parole-harceleuses-180989)
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Freakazoid le 15 Novembre 2013 à 11:10:35
Ce qui me gêne un peu dans ce débat, c'est qu'on dit beaucoup "oh, ce n'est pas normal ! Que font les parents/enseignants ?" mais quelles sont les véritables solutions ?

Personnellement, je considère que la bonne solution, c'est de se défendre, quitte à y aller physiquement. Il faut montrer aux harceleurs que même si on est moins nombreux, plus faibles qu'eux, que leur victoire ne sera jamais facile.
En ce sens, l'apprentissage d'un art martial me paraît quasi-obligatoire : c'est l'occasion d'appréhender les capacités de son corps, de ne plus avoir peur d'avoir mal. Et il y a cette philosophie qui est que l'on ne nous enseigne pas à nous battre mais à nous défendre et défendre les autres.

C'est peut-être même cette philosophie qui est la plus importante. Petit, j'étais fan des super héros, de Dragon Ball Z et tout. A l'époque, alors que les adultes y voyaient une apologie de la violence, j'y voyais des modèles : mes héros ne se battaient pas pour imposer leurs opinions mais pour les défendre. Ils m'ont appris que lorsque l'on a des convictions, il faut les défendre et ne pas reculer, pas abandonner, même face à ceux qui sont trop bêtes pour avoir recours à la violence. Garder cette philosophie en tête est d'autant plus important aujourd'hui où l'on nous fait insidieusement l'apologie de la malhonnêteté.

Désolé, je m'aperçois que je me suis un peu éparpillé en écrivant mais voilà mon opinion sur le sujet.
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 15 Novembre 2013 à 11:29:21

J'ai trouvé  cet article en tout cas, très intéressant (http://www.madmoizelle.com/harcelement-scolaire-parole-harceleuses-180989)
C'est vrai que la fin est intéressante, même si ça dit pas non plus des choses super originales...

Freaka --> En même temps, si tu pratiques un sport de combat, y a peu de chances que les autres viennent t'embêter  :mrgreen:

Cela dit :
Citer
Ce qui me gêne un peu dans ce débat, c'est qu'on dit beaucoup "oh, ce n'est pas normal ! Que font les parents/enseignants ?" mais quelles sont les véritables solutions ?
Ouais, c'est vrai, mais je pense que c'est parce que personne ne sait vraiment...  :/ Moi j'aurais tendance à penser qu'il faut entourer l'élève malmené pour qu'il ne se laisse jamais briser. Mais ça dépend du caractère de la personne, je vois pas comment on pourrait prendre une mesure générale là-dessus. Sensibiliser les gens sur le sujet, ça me semble déjà une bonne chose, pour ne pas minimiser comme dit l'article de Kere... (Le souci étant quand ça devient une agression réellement physique...) Je pense que la tendance à la violence en groupe pour se donner l'impression d'être costaud en écrasant l'autre, malheureusement elle a toujours existé (j'ai trouvé des témoignages sur ça en faisant mon cours sur l'enseignement au moyen âge, mdr :D). Ça ne justifie pas qu'on l'accepte, évidemment, mais je crois pas que ce soit une déviance sociale qu'on peut redresser une bonne foi pour toutes...
Par contre, le point intéressant de l'article de Kere c'est qu'il s'intéresse non pas à comment aider la personne harcelée, mais à comment stopper le processus qui fait qu'une autre devient une harceleuse. Peut-être que c'est effectivement en faisant plus attention aux harceleurs que ça peut briser le cercle ? Je veux dire qu'en essayant de le détourner de ce comportement, ça peut peut-être être plus efficace qu'en aidant la personne harcelée uniquement, vu que le harceleur se trouvera une autre victime... Du coup ce serait en essayant de promouvoir davantage les valeurs d'entraide et de solidarité.
Je sais que personnellement, ça m'a toujours exaspérée de voir la personne malmenée/rejetée par un groupe, faire elle-même pareil avec quelqu'un d'autre, au lieu de lui tendre la main. Cet espèce de réflexe "y a pire que moi, moi aussi je peux être le dominant !" alors qu'il aurait mille fois mieux valu penser "on est tous molestés par cette bande de petites pestes, unissons-nous pour leur montrer que leur jugement et leurs actes n'ont pas de valeur."
Après, y a violence et violence, quand c'est de la violence physique reproduite de ce qui se pratique à la maison, comme dit l'article, ça peut pas être pareil que quand c'est juste de la méchanceté psychologique par la peste du coin qui veut devenir populaire en affirmant son pouvoir sur l'intello timide de la classe...

Enfin je sais pas, juste un avis...
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 15 Novembre 2013 à 11:36:33

Personnellement, je considère que la bonne solution, c'est de se défendre, quitte à y aller physiquement. Il faut montrer aux harceleurs que même si on est moins nombreux, plus faibles qu'eux, que leur victoire ne sera jamais facile.


Bon, ben toi, on sent que t'es jamais passé par là  :mrgreen: (tant mieux pour toi, hein)

A ton avis, pourquoi les jeunes s'en prennent-ils à d'autres ? Parce qu'ils sont faibles, timides, effacés, donc des cibles faciles. Tu crois vraiment qu'un gamin faible et timide irait mettre un poing dans la gueule à une forte tête ?
D'autre part, la plupart du temps ce n'est pas une personne qui traumatise, mais toute une classe. Tu te revois, à 13 ans, face à 30 personnes qui te harcèlent ? Et puis dans le cas de Marion, je rappelle que dans sa lettre elle avoue qu'ils l'ont menacée avec un déo et un briquet en disant qu'ils allaient la "transformer en torche humaine", "lui faire la peau", etc... Est-ce que les frapper résoudrait vraiment la chose ?

Moi, je pense surtout qu'il faudrait faire prendre conscience aux traumatiseurs de ce qu'ils ont fait. A-t-on pris ces enfants pour leur parler, face à face, les yeux dans les yeux, en adultes, de ce qu'ils ont fait ? Il faut leur exprimer clairement leur faute, et surtout, surtout, les faire réfléchir. Les mettre à la place de leur victime, leur ressortir leurs propres insultes et leurs propres actes. Qu’ils aient aussi peur que leur victime, afin qu’enfin ils puissent se mettre à sa place et comprendre ce qu’ils ont fait.

Là où l'histoire de Marion est absolument lamentable, c'est que les professeurs étaient au courant, bon sang, et ils n'ont rien fait pour arrêter ça ! La mère a porté plainte contre l'éducation nationale pour non assistance à personne en danger, et elle a eu bien raison.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Freakazoid le 15 Novembre 2013 à 12:16:27
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Freaka --> En même temps, si tu pratiques un sport de combat, y a peu de chances que les autres viennent t'embêter

J'ai simplement pratiqué l'aïkido à 17 ans. Avant ça, même si ce n'était pas technique, j'étais prêt à défendre chèrement ma peau.

Kerena > C'est sûr : même si j'ai eu des problèmes, ça n'a jamais été au point que l'on me menace de me transformer en torche humaine. M'enfin, outre le fait que mes agresseurs n'étaient pas si violents, y a peut-être aussi le fait que dès le départ, je leur ai montré que je ne me laisserais pas faire et ils sont allés voir ailleurs. Faut pas laisser la situation empirer, sinon, forcément, c'est beaucoup plus difficile de s'en sortir. C'est là où l'on pourrait par contre agir : repérer rapidement les harcèlements pour les résoudre avant que ça ne prenne des proportions énormes.

Mais je considère aussi que c'est se voiler la face que de dire que tout va se résoudre en s'attaquant aux harceleurs. Dans la vie, il n'est pas rare de se retrouver confronté à des personnes dont le seul plaisir semble être de nous pourrir la vie. L'école n'est pas un microcosme coupé du reste, c'est un reflet de la société, dans ses meilleurs comme dans ses plus sombres aspects.
Il faut défendre les harcelés mais aussi leur apprendre à s'endurcir pour mieux résister aux prochains harceleurs. Comme dit le célèbre adage : "donne un poisson à quelqu'un, il mangera une journée. Apprends lui à pêcher, il mangera toute sa vie". Là encore, c'est la mission des parents et, à défaut, de l'école : donner les clés à l'enfant pour se défendre.

En ce sens, pourquoi ne pas inclure un sport de combat axé sur la défense type aïkido dans les cours d'EPS ?
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 15 Novembre 2013 à 12:27:31
Freaka --> En fait je pense qu'il faut faire deux poids deux mesures :
- sur les situations où tu te fais embêter, genre rejeté, vaguement bousculer, mais surtout où tout reste verbal, ou dans l'attitude, bref, se faire embêter à l'école : je suis assez d'accord avec toi
- mais là dans les cas dont parlait Kerena, ça allait vraiment plus loin. Dès lorsque que la personne harcelée se met à avoir peur (pas peur d'être embêtée/rejetée, mais craindre pour elle), dès lors qu'il y a menace physique ou intimidations graves, tu peux pas juste dire "ben ouais mais faut t'endurcir".

Citer
J'ai simplement pratiqué l'aïkido à 17 ans. Avant ça, même si ce n'était pas technique, j'étais prêt à défendre chèrement ma peau.
Ben, c'est ce que disait Kerena : du coup tu n'as pas été dans la situation d'infériorité physique et de vulnérabilité...
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Verasoie le 15 Novembre 2013 à 13:27:17
Un des problèmes de ce genre de violence c'est que oui, on a tous subi du rejet, une insulte par-ci par-là, et on s'en sort tous. Mais y'a des fois où le rejet est méthodique et partagé par tout le monde (comme tu dis Kerena, "contre toute une classe"...), et c'est très très différent.

Et la personne se traîne ensuite ça toute sa vie (j'avais lu une étude qui disait qu'en gros, comme le fait d'être victime de harcèlement, et celui d'être peu confiant/moche/une cible facile étaient corrélés, c'était un peu un cercle vicieux).

Ce genre de violence passe pas forcément par le physique, ça peut être très tordu.

Ma pote de collège dont la photo d'elle nue a tourné sur les adresses mail, été imprimée et distribuée devant son lycée, elle aurait pu faire toute la boxe qu'elle voulait, ça aurait rien changé.

Et y'avait une autre fille au collège, qu'on détestait tous (oui, tout le monde la détestait, c'était viscéral. Et c'était pas les gens les plus craignos qui la détestaient, c'était aussi les sympas, les gentils, ceux qui d'ailleurs étaient vaguement rejetés par ailleurs). Quand quelqu'un lui faisait une crasse, ça faisait rire tout le monde ("y'a A. qui a renversé tout un flaçon de parfum dans son sac ! Bien joué !") et quand elle appelait clairement au secours aussi, en fait ("E. m'a dit que des fois elle avait envie de se pendre avec ses rideaux. Mais LOL quoi c'te golmon. C'est lâche de se laisser abattre").

Et en effet, on n'avait pas du tout conscience du mal qu'on pouvait faire. Perso je voyais un peu ça comme une stratégie de défense, c'est vraiment rassurant de savoir qu'une personne fait une cible tellement énorme qu'on te visera jamais toi.

Freaka a raison en disant qu'il faut apprendre à se défendre, mais je pense surtout qu'il faut que ces enfants, quand ça atteint des dimensions pareilles, aient au moins un suivi psychologique. (Parce qu'il y a risque de dépression et de suicide).

Et Kerena a foutrement raison en disant qu'il faut leur dire quelque chose, aux "agresseurs". Pas les menacer ou leur faire peur, mais les informer. Parler du harcèlement en classe, que ce soit cyber-bullying, insultes ou violences physiques. Être super attentif. La main courante est une très bonne idée, ça met les gamins face à leurs responsabilités.

Mais leur "faire peur", je pense que c'est tout aussi inutile que ne rien faire, parce que, comme dit, c'est un effet de groupe, et c'est pas des gamins "gros méchant pas beau" qui font ça, ça peut être n'importe qui, avec l'impression de se défendre...

Pouah, j'pensais pas que ça m'inspirerait autant. x)
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Freakazoid le 15 Novembre 2013 à 14:40:39
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- mais là dans les cas dont parlait Kerena, ça allait vraiment plus loin. Dès lorsque que la personne harcelée se met à avoir peur (pas peur d'être embêtée/rejetée, mais craindre pour elle), dès lors qu'il y a menace physique ou intimidations graves, tu peux pas juste dire "ben ouais mais faut t'endurcir".

Je n'ai pas de statistiques sous la main mais à mon avis, dans la majorité des cas, on ne passe pas d'un seul coup de "je ne te connais pas" à "je vais te foutre le feu et c'est pas une menace en l'air". Au début, c'est très souvent des brimades et vu que la personne ne réagit pas, les harceleurs se disent qu'ils peuvent encore aller plus loin. Et passer un stade, là, ça devient difficile à résoudre.

Enfin, je précise bien que, justement, dire simplement aux gosses "faut t'endurcir" est une mauvaise chose. Car cela revient à confirmer au gamin qu'il est seul. Mais à mon sens, l'aider, c'est à la fois faire ce qu'il faut pour que ses harceleurs soient punis, et faire ce qu'il faut pour que ça ne se reproduise pas avec d'autres harceleurs. On ne peut pas faire de répression sans prévention.

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Ben, c'est ce que disait Kerena : du coup tu n'as pas été dans la situation d'infériorité physique et de vulnérabilité...

Justement si : au début, je me faisais battre. Le truc c'est que, même si j'étais le plus blessé, les adversaires ne s'en sortaient pas indemnes. La plupart du temps, les harceleurs sont lâches. La preuve : ils attaquent en nombre une proie isolée car ils pensent que, du coup, ils ne risquent rien. A partir du moment où tu leur démontres qu'ils risquent eux aussi d'avoir mal s'ils t'attaquent, tu as de grandes chances qu'ils se barrent.

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Ma pote de collège dont la photo d'elle nue a tourné sur les adresses mail, été imprimée et distribuée devant son lycée, elle aurait pu faire toute la boxe qu'elle voulait, ça aurait rien changé.

Boxe et arts martiaux n'est pas LA solution à tous les problèmes d'harcèlement. Mais, ça peut aider.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Verasoie le 15 Novembre 2013 à 15:40:17
Je pense qu'en effet la boxe, les arts martiaux, auraient une influence positive, mais pas par dissuasion, plutôt parce qu'ils permettent d'avoir confiance en soi (du coup, pareil pour les sports collectifs parce qu'on est en équipe, les activités extrascolaires artistiques, etc...). Le fait de "ne pas réagir" aux brimades est sûrement une conséquence du défaut de confiance. Fin j'sais pas. Fin p'têtre.

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La plupart du temps, les harceleurs sont lâches. La preuve : ils attaquent en nombre une proie isolée car ils pensent que, du coup, ils ne risquent rien. A partir du moment où tu leur démontres qu'ils risquent eux aussi d'avoir mal s'ils t'attaquent, tu as de grandes chances qu'ils se barrent.

En effet. Mais ils iront voir quelqu'un d'autre. Quand ta façon de te rassurer c'est harceler quelqu'un, tu te fiches de qui c'est. Y'en faut un, c'est tout.
Titre: Re : Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: ernya le 15 Novembre 2013 à 16:11:25
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Moi, je pense surtout qu'il faudrait faire prendre conscience aux traumatiseurs de ce qu'ils ont fait. A-t-on pris ces enfants pour leur parler, face à face, les yeux dans les yeux, en adultes, de ce qu'ils ont fait ? Il faut leur exprimer clairement leur faute, et surtout, surtout, les faire réfléchir.
mais tu penses sérieusement que ce n'est pas la première chose qui a été faite ? Bien sûr que la première chose qu'on fait c'est parler avec la personne qui agresse. Mais parler, ça ne suffit malheureusement pas. Je veux dire, il n'y a qu'à voir ce qui se passe ici même sur notre forum pour voir à quel point parler à l'autre pour lui dire "là ça va pas", ça ne suffit souvent pas.
A ce titre, merci ma pourriture de dire que nous aussi on ne vaut pas mieux/ on n'a pas valu mieux.

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Là où l'histoire de Marion est absolument lamentable, c'est que les professeurs étaient au courant, bon sang, et ils n'ont rien fait pour arrêter ça ! La mère a porté plainte contre l'éducation nationale pour non assistance à personne en danger, et elle a eu bien raison.
les parents aussi étaient au courant...
je veux dire, c'est compliqué, on ne sait pas tout, on ne sait que ce que les journaux veulent bien nous dire et c'est toujours facile de rejeter la faute sur l'autre, dans un cas comme ça je pense que tout le monde est responsable... Est-ce que les parents étaient vraiment à l'écoute de leur fille, est-ce qu'elle s'est confié, est-ce qu'un prof n'a pas rapporté à la direction le problème... bref, ne jugeons pas trop vite, on nous dit ce qu'on veut bien nous dire et je pense sincèrement que dans les faits, c'est beaucoup plus compliqué que ça.

Perso, je trouve ça surtout impensable qu'on puisse avoir l'envie et le courage de mettre fin à ses jours à cet âge-là. Comment on a réussi à faire en sorte qu'une gamine ne parvienne pas à donner plus de signes d'alarmes, à être écoutée, etc, je trouve ça très inquiétant d'être arrivé à ce point à un stade de non-dit. Que ce soit dans le cadre de l'école que dans le cadre familial (parce qu'a priori, maman et papa sont quand même censés être les personnes protectrices vers qui se tourner quand ça ne va pas).
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 15 Novembre 2013 à 16:15:44
@Ernya : pour comprendre la situation, voici l'interview de la maman de Marion :

http://www.europe1.fr/France/Harcelement-a-l-ecole-sa-fille-se-suicide-elle-demande-justice-1708231/
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Moyen Moyen le 15 Novembre 2013 à 16:32:31
En ce sens, pourquoi ne pas inclure un sport de combat axé sur la défense type aïkido dans les cours d'EPS ?

Ca n'engage que moi mais j'ai pratiqué assidûment la boxe pendant 5 ans et de mon point de vue les sports de combats ne servent pas à grand chose dans le quotidien.
A part peut-être te donner l'illusion inutile d'être plus costaud... Quand tu te retrouves en situation de te servir de ce que tu as appris, le rapport a la violence modifie tout.

La plupart des gens perdent leurs moyens, même lorsqu'ils se pensent endurcis. J'ai pas de stat on est d'accord, juste mon expérience personnelle, c'est pour ça que je dis tout ça en insistant sur le fait que c'est mon opinion.

Pour soutenir la violence, il faut vivre dedans et heureusement ça n'est pas le cas de la majorité d'entre nous. On peut regarder tous les films de guerre, fréquenter toutes les salles de muscu, boire du whisky et fumer des cigares ou je ne sais pas quoi, quand on se fait agresser, le rythme cardiaque part en flèche, les pupilles se dilatent et 9 personnes sur 10 au mieux se barre, au pire reste figée.

Tout au plus les réflexes appris te donneront la chance de donner le change les cinq premières secondes, après tu prendras plus chère parce que tu auras mis la barre plus haut.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Aahraz le 15 Novembre 2013 à 18:33:58
Faut pas dramatiser non plus... Fin je sais pas, je dois connaitre beaucoup d'exception, alors... 9 personnes sur 10 figées? T'as un instinct, aussi, le truc du "c'est lui ou moi", qui fait que tu peux te retrouver à te dire "Ptin en fait je sais cogner !"

Parce que je sais de quoi j'parle, en fait : j'étais pas la petite tête de turc à lunettes et à la voix aigu. Ce gamin très grand, assez planté, un peu gauche en primaire... mais d'une timidité maladive, assez spontané, le genre dont la confiance fait penser à ballon de baudruche crevé. J'ai jamais été excellent nul part, ni intello ni bigleux, jamais trop sympa non plus, jamais trop su me démarquer... du coup, c'était le décalage total, un truc risible : un gamin qui fait trois têtes de plus que tout le monde, parfaitement bizuté. Mes parents m'ont fait faire tout un tas de sports, du théâtre et un paquet de conneries qui auraient du m'épanouir : je suis encore plus passé pour un guignol. Final : angoisse scolaire.

Jusqu'au collège (5ème), où on en est arrivé au racket (Mes parents étaient boulangers, un rêve de tout môme : on voulait des bonbons). Et là; j'ai l'araignée qui s'est décroché. J'fais pas un dessin, rien de grave mais l'école dans son ensemble en a parlé un moment. Du coup ça m'a fait rentrer, jusqu'au lycée, dans l'autre camp. Celui du moqueur. Celui du grand qui-pouvait-répercuter-sur-d'autres-ce-qu'il-a-vécu. Celui qui fait des conneries phénoménales (dont quelques-unes vraiment méchante, sur lui, sur les autres, et sur le collège, même) juste pour que l'ensemble de l'entourage se dise "oula, ça rigole pas!". C'est l'enfant, de base, qui est profondément mauvais, à moins qu'on ne sensibilise parfaitement l'ensemble des mômes au nécessaire. T'as vu les petites filles de 6 ans se battre pour un vulgaire jouet? C'est un débat houleux, là, parce que quand tu vois deux gamins de trois ans se balancer des hochets gentiment à travers la tronche, ça fait tout un délire sur la mémoire génétique et les instincts primaires qui donne vite le tournis... "Nan, c'est à mwaaaa!"

Bah c'est un peu comme le type qui frappe ses gosses pour un 0 ou une bêtise. Ce sont des schémas vécus, ce sont des moyens de canaliser des traumatismes dans sa propre existence à travers l'autre pour, inconsciemment, les légitimer. Et dans le cas des gamins, en plus, la vanne et le bizutage te valorisent aux yeux des autres : tu fais rire, tu parais grand ("Han il a osé faire ça!")... C'est un bon moyen de compenser son vide intérieur et de se faire apprécier de la classe. Parce que je suis persuadé que le gamin qui bizute, au fond, inconsciemment ou pas, sa plus grande peur est d'être bizuté. Ou qu'on découvre qu'il se sent mal.

Faut savoir s'effacer aussi, laisser couler la bêtise... Mais j'suis bien d'accord : il faut s'armer et se défendre tant qu'on a pas une éducation absolument tourné vers l'ouverture à l'autre, la cohésion sociale, le monde et ses populations, son environnement, le lien entre tous et tout... Tu prends un maillon de la chaine, tu le fragilises, il va s'esseuler et 4 ans plus tard tu le retrouves à bizuter des plus jeunes que lui au collège. Les bizuteurs de vos collèges sont ceux qui débordaient trop en coloriant à la maternelle, ceux qu'on moquait en montrant du doigt quand il faisait les trucs différemment, dès la petite enfance. Un peu comme des cycles, ca se reproduit.

Fin après c'est comme ça que je le vois. Je suis papa dans deux petites semaines, je me demande, me connaissant, comment je vais gérer les embrouilles à l'école... ca va sonner un peu Little Kevin :'x
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Musyne le 15 Novembre 2013 à 18:43:25
Y manque pas une suite à ton post, Aahraz ?
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Aahraz le 15 Novembre 2013 à 19:02:01
J'apprivoise mon nouveau clavier (ô, joie!), et j'ai fait une manipulation hasardeuse à l'insu de mon plein gré qui a posté la moitié du message seulement. Vous m'en voyez navré !
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Musyne le 15 Novembre 2013 à 19:15:08
C'pas grave, va !

Félicitations pour le futur passage de cigogne ! :) Puis, t'en fais pas : t'as le temps de voir venir. C'est lui qui te bizutera en premier à coups de couches et de biberons ^^
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Aahraz le 19 Novembre 2013 à 12:59:12
Merci pour les félicitations, mais non, je ne pense malheureusement pas être de la partie à cette époque-là. Life is life, comme on dit. Enfin, j'ai commencé à ramer pour ne plus subir les courants.

Et justement, là, depuis des mois, y'a pas mal d'interrogations qui arrivent, et plein de chansons qu'on écoutait en se disant "uoah, c'est joli, c'est fort comme texte", et qu'on écoute aujourd'hui avec le coeur à l'envers et l'impossibilité de faire autre chose que de fusionner avec la douleur de l'auteur, parce que ce n'est rien d'autre qu'une symbiose de ressentis.

http://www.youtube.com/watch?v=uEjjVq9vkfI (http://www.youtube.com/watch?v=uEjjVq9vkfI)

(Sur l'école, justement, pas trop hors-sujet. Promis, bientôt j'arrête de disséminer ma vie au goutte à goutte sur le forum. C'est exutoire, si ça pose un quelconque problème, j'y ferai attention.)

Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Pirouli le 27 Décembre 2013 à 12:21:33
Moi-même, tous les jours, à chaque récréation, entre la 6è et la 5è, ce fut un bizutage permanent, se terminant systématiquement par un pur tabassage. Bon, il faut dire que, vu ce qu'il se passait à la maison, j'étais assez colérique. Je finissais systématiquement par péter ma crise de nerfs, et la violence psychologique se transformait immédiatement en violence physique.

Ce n'est pas une excuse pour eux.

Humiliations, mises à l'air régulières... vous savez ce que c'est qu'une mise à l'air ? On se retrouvve cul nu au milieu de la cour de récré, devant tout le monde, notamment devant la fille qu'on aime... en secret évidemment tellement on se dénigre soi-même. Si mon père avait eu un flingue, je serais venu au collège avec (j'en ai rêvé souvent, à l'époque), et j'aurais buté ces salopards.

Imaginez qu'aujourd'hui, ces petits cons auraient filmé leurs exploits pour les diffuser sur le net.

Alors effectivement, on peut parler de degrés.  Tu dis, Milora, cette expérience est devenue une part de ta personnalité. Tu en as fait une force ; bravo à toi ! C'est ce qu'il faut apprendre à vos enfants... tout en les protégeant quand ça va trop loin.

Moi aussi, cette expérience est devenue une part de ma personnalité : aujourd'hui encore, je suis bipolaire à tendances skyzophréniques. Ca veut dire que, un coup sur deux, vous avez en face de vous soit une personne à l'air équilibré qui fait paraît-il preuve d'une grande sagesse, soit un parfait écervelé qui monte sur ses grands chevaux et mord les gens. Mais comme vous pouvez le constater ici, je travaille à ma guérison en partageant ça avec vous.

Tous les matins, j'allais au collège la peur au ventre. Je ne devais absolument pas montrer cette peur car, si mon père se rendait compte que je ne voulais pas aller à l'école, alors il en concluait à tord que je n'avais pas fait mes devoirs et je me prenais les premières baffes de la journée. Je n'avais plus qu'une seule idée en tête : intégrer une classe de latin, afin d'être séparé de mes tortionnaires.

C'est comme ça que je suis devenu un bon élève et pas autrement. Enfin, si : il se trouve que tous les soirs, mon père me faisait réviser les leçons à coups de baffes. J'étais pas un intello, moi, au départ. Si je me suis inscrit à tous les clubs, c'était plus une question de survie que d'intérêt. Le théâtre, les échecs, les arts plastiques, ces choses-là ne m'intéressaient pas tant que ça ; je voulais juste fuir la cour de récré.

Alors oui, effectivement, cette expérience a fait de moi ce que je suis, le bon comme le mauvais. Mais croyez-moi quand je vous dit qu'il vaut mieux aider vos enfants à se développer autrement. J'ai un frère qui a réagi à l'opposé de moi face à la violence de mon père. Il est devenu lui-même un bourrin de cour de récré, autant à l'école qu'à la maison (j'ai aussi subi sa violence à lui). Depuis quelques années, on s'entend mieux, mais cette peur qui me prenait le ventre tous les matins en allant au collège, elle me revient quand-même chaque fois que je sais que mon frère va venir. C'est irrationnel, mais sur le moment, je n'y peux pas grand-chose. Il est sympa, mais reste bourrin dans tout ce qu'il fait.

Le dernier coup, c'était la semaine dernière. Après plusieurs mois de silence radio, voilà qu'il me prévient trois jours avant qu'il va passer à la maison (juste pour dire bonjour), avec sa bande de copains motards et à l'occasion de leur tour de Bretagne.

J'ai pas pu m'en empêcher, je suis entré en pleine crise de panique psychotique. Quand ils sont passés samedi, j'ai préféré aller chez un ami en laissant à mon frère un mot lui demandant de ne pas men vouloir, et en lui rappelant tout ce que je viens de vous raconter ici. J'ai passé la soirée chez cet ami qui m'a raconté ce qu'il a fait pour sa fille.

Et ça fait du bien.

Mais si votre enfant, quel que soit son âge, vous dit en pleurant qu'un ou une camarde le tape tous les jours, ne prenez surtout pas ça à la légère en pensant que c'est bon pour forger son carractère.

Un enfant, c'est comme un vase. Plus on le frappe, plus il se brise.

Erig

Je viens de découvrir cet ancien sujet très intéressant. EriG, ton témoigne prend aux tripes. Merci de l'avoir partagé ici, j'imagine que ça n'a pas dû être facile. Bien amicalement. Pirou.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Erwan le 27 Décembre 2013 à 14:45:35
C'est vrai qu'il y a ici des témoignages qui font froid dans le dos... Pour ce que j'en sais, un prof m'avait dit un jour qu'il ne fallait pas assimiler les violences scolaires uniquement aux violences physiques. Il affirmait que les violences physiques avait peu de conséquences sur le long terme et se guérissaient assez bien, à l'inverse de l'impact psychologique, qui lui perdurait. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tout cas j'ai beaucoup plus souvent rencontré des adultes qui portaient les stigmates psychologiques des violences scolaires que des cicatrices et autres blessures/handicaps physiques.

Enfin, je ne suis pas du tout convaincu par les discours martiaux du genre "vas y, marave leur la gueule, bats toi" etc. Déjà, le serpent se mord la queue, puisque c'est justement les enfants qui n'ont pas la volonté de se défendre qui sont le plus l'objet d'agressions répétées. Et je ne crois pas que la boxe ou les arts martiaux y change quoi que ce soit, mais il s'agit plutôt de leur faire comprendre qu'ils sont dans leur bon droit et ne méritent pas ça. D'autre part je ne crois pas que ce soit intelligent d’appeler à répondre à la violence par la violence. À vouloir faire justice soi-même, on prend des risques inutiles. Il est bien plus sage et plus efficace de faire appel aux institutions (scolaires et de police) dont c'est la fonction. Il s'agit donc plus de demander de l'aide que de se transformer en Rambo dans la cour de récré, à mon avis. Quoi qu'un petit Rambo premier de la classe à lunette et tout timide, ça pourrait avoir de la gueule   :D

Sinon, je n'ai jamais été moi même victime de ces violences. En revanche je ne garantie pas de ne pas avoir participé quelque fois  :(. C'est vrai que c'est vite fait de faire une remarque désobligeante. On s'imagine que ce n'est pas grand chose, que ça n'aura pas de conséquences graves. Sauf que si toute une classe fait de même, ça devient lourd à supporter pour l'élève en question. Personnellement, je ne me suis jamais posé cette question en tant qu'élève, et on ne m'y a jamais sensibilisé. Je ne sais pas si maintenant le sujet de la violence à l'école est abordé en classe, mais c'est absolument nécessaire que ce soit le cas, je pense.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: romanticvampire le 15 Janvier 2014 à 18:51:28
ça ne me rassure pas de savoir que d'autre on subit le harcèlement d'une classe entière mais au moins je ne me sens pas parano contrairement à ce qu'essaie de me faire croire mes professeurs ^^.

Je n'ai pas subis pire que certains témoignages qui m'ont fait de la peine.

Mais j'ai eu mon lot d'insulte et harcèlement moral surtout au collège parce qu'étant timide et sans amis j'ai été la victime idéale
à cause de ce harcèlement j'ai cessé de prendre soins de moi et j'étais considéré comme moche en plus de ça. Mon manque de goût pour la mode à empiré les choses et on m'en a fait voir bien plus en 5e qu'en 6e ensuite ça c'est calmé en 4e et 3e.

Au lycée j'ai réussis à me reconstruire mais j'ai dû en changer (mauvaise orientation)
2e seconde, je me suis fait des amies du même tempérament calme que moi.
Seulement je n'avais pas vu à quel point on insupportait le reste de la classe.  Ils ont fait en sorte que mes amies partent une par une en les harcelants moralement. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point c'était. Pour moi une seule était responsable mais e réalité tout le reste de la classe y était pour quelque chose. Seulement ils faisait de sorte qu'on ne s'en aperçoive pas excepter la personne visé. je l'ai compris l'année suivante quand il ne restais que moi parmi les personnes timides. On m'a fait comprendre indirectement que j'étais indésirable. Et cette année, la dernière ils ont redoublé d'effort pour me faire partir ça commençais à aller plus loin dans le harcèlement moral. jusqu'aux réseaux sociaux ou on a même essayé de s'en prendre à ma mère. Mes professeurs me pensait paranos entre autre parce que la parole d'une contre 15 ne fait pas le poids. J'ai eu la chance d'avoir ma mère pour me soutenir mais je n'ai pas été assez forte pour continuer et j'ai lâcher prise à 6 mois du bac. Je vais me lancer dans une formation adulte mais ils ont "gagner". 

ça me laissera des séquelles j'ai plus de mal à aller vers les autres mais au moins je suis plus forte et je me méfie quand je ne connais pas.

Mais d'autres ont vécus bien pire et ont été bien plus fort que moi je n'aurais qu'un conseil à ceux qui subissent ce genre de chose : Ayez confiance en vous même si ce n'est pas toujours facile et essayez d'avoir toujours quelqu'un sur qui compter (amis ou famille).  Et si j'avais fait des art martiaux ça ne m'aurais surement pas plus aidé. Quand c'est moral il est difficile et pour moi inutile de rappliqué avec des coups.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Verasoie le 15 Janvier 2014 à 19:33:19
C'est chaud que ce soit allé jusqu'à te faire virer de la classe (je sais que c'est toi qui as choisi de partir mais j'appelle bien ça se faire virer... --')  :(

Contente de lire que tu baisses pas les bras !
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Meilhac le 15 Janvier 2014 à 19:45:28
ça ne me rassure pas de savoir que d'autre on subit le harcèlement d'une classe entière mais au moins je ne me sens pas parano contrairement à ce qu'essaie de me faire croire mes professeurs ^^.

Je n'ai pas subis pire que certains témoignages qui m'ont fait de la peine.

Mais j'ai eu mon lot d'insulte et harcèlement moral surtout au collège parce qu'étant timide et sans amis j'ai été la victime idéale
à cause de ce harcèlement j'ai cessé de prendre soins de moi et j'étais considéré comme moche en plus de ça. Mon manque de goût pour la mode à empiré les choses et on m'en a fait voir bien plus en 5e qu'en 6e ensuite ça c'est calmé en 4e et 3e.

Au lycée j'ai réussis à me reconstruire mais j'ai dû en changer (mauvaise orientation)
2e seconde, je me suis fait des amies du même tempérament calme que moi.
Seulement je n'avais pas vu à quel point on insupportait le reste de la classe.  Ils ont fait en sorte que mes amies partent une par une en les harcelants moralement. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point c'était. Pour moi une seule était responsable mais e réalité tout le reste de la classe y était pour quelque chose. Seulement ils faisait de sorte qu'on ne s'en aperçoive pas excepter la personne visé. je l'ai compris l'année suivante quand il ne restais que moi parmi les personnes timides. On m'a fait comprendre indirectement que j'étais indésirable. Et cette année, la dernière ils ont redoublé d'effort pour me faire partir ça commençais à aller plus loin dans le harcèlement moral. jusqu'aux réseaux sociaux ou on a même essayé de s'en prendre à ma mère. Mes professeurs me pensait paranos entre autre parce que la parole d'une contre 15 ne fait pas le poids. J'ai eu la chance d'avoir ma mère pour me soutenir mais je n'ai pas été assez forte pour continuer et j'ai lâcher prise à 6 mois du bac. Je vais me lancer dans une formation adulte mais ils ont "gagner". 

ça me laissera des séquelles j'ai plus de mal à aller vers les autres mais au moins je suis plus forte et je me méfie quand je ne connais pas.

Mais d'autres ont vécus bien pire et ont été bien plus fort que moi je n'aurais qu'un conseil à ceux qui subissent ce genre de chose : Ayez confiance en vous même si ce n'est pas toujours facile et essayez d'avoir toujours quelqu'un sur qui compter (amis ou famille).  Et si j'avais fait des art martiaux ça ne m'aurais surement pas plus aidé. Quand c'est moral il est difficile et pour moi inutile de rappliqué avec des coups.
salut.
merci pour cet intéressant témoignage.
ça a dû être dur pour toi. bravo d'avoir réussi à en sortir à peu près et à avoir pu en tirer des choses positives.
plus ou moins sur ce sujet, http://rfp.revues.org/325 le livre de dominique pasquier, sur les cultures lycéennes, "la tyrannie de la majorité". je sais pas si c'est bon ou non, mais je crois que c'est pas mal. 8)
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: romanticvampire le 15 Janvier 2014 à 20:47:38
C'est chaud que ce soit allé jusqu'à te faire virer de la classe (je sais que c'est toi qui as choisi de partir mais j'appelle bien ça se faire virer... --')  :(

Contente de lire que tu baisses pas les bras !


Merci ^^ je vois dans quel sens tu dis que j'ai été viré et oui faut bien que j'ai quelque chose pour travailler ^^


salut.
merci pour cet intéressant témoignage.
ça a dû être dur pour toi. bravo d'avoir réussi à en sortir à peu près et à avoir pu en tirer des choses positives.
plus ou moins sur ce sujet, http://rfp.revues.org/325 le livre de dominique pasquier, sur les cultures lycéennes, "la tyrannie de la majorité". je sais pas si c'est bon ou non, mais je crois que c'est pas mal. 8)


C'étais dur oui mais pas pire que d'autres...  et merci j'avais pas vraiment le choix je déclinais niveau santé à cause de ça (le stresse, l'angoisse ça n'aide pas ^^)
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Erwan le 15 Janvier 2014 à 21:04:30
je ne me sens pas parano contrairement à ce qu'essaie de me faire croire mes professeurs ^^.

[...]

Mes professeurs me pensait paranos entre autre parce que la parole d'une contre 15 ne fait pas le poids.
Euh, rassure moi, tes professeurs ne t'ont quand même pas dit explicitement que tu étais parano ?  :o
Tu t'es plainte auprès d'eux ? Et qu'ont-ils fait pour que cela cesse ? Je demande cela, car je pense qu'il faut aller jusqu'au bout dans ces cas là. Allez jusqu'à rencontrer le proviseur si les profs ne réagissent pas, voir au delà. Ce n'est pas seulement pour toi, même si c'est très important psychologiquement d'avoir gain de cause, mais aussi pour tous ceux qui risquent de subir la même chose après toi.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: romanticvampire le 15 Janvier 2014 à 21:09:27
Non, ils ne me l'ont pas dis explicitement. Mais avec ma mère on a prit rendez vous avec le directeur pour me désinscrire je compte bien lui dire les raisons de mon départ. et ma mère voulais faire remonté ça à l'académie (elle est très énervé contre cette classe).
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: pehache le 15 Janvier 2014 à 21:12:58
J'ai passé deux trimestres de primaire avec ma table tournée dans l'autre sens, au fond, face au mur.
Est-ce une violence scolaire, docteur ?
P.S. Parfois, j'ai mal à mon professeur.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 15 Janvier 2014 à 22:47:56
Elle est terrible ton histoire RV (je peux dire RV ? Plus simple...)  :( Heureusement que pour moi, ça n'a pas été jusque-là. En plus mes notes sont restées assez bonnes donc mes parents ne se sont pas inquiétés et ne l'ont jamais su. J'ai aussi eu la chance d'avoir une "bouée de secours".

C'est dingue que tu aies raté ton bac à 6 mois près... Je suis trop dégoûtée que ce genre de choses arrive encore aujourd'hui ><
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: romanticvampire le 15 Janvier 2014 à 23:45:26
Moi aussi je suis dégoutée mais malheureusement je ne suis pas la seule à subir ce genre de choses  :( (Oui tu peux dire RV, je me reconnaîtrais  ;) )

Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.   |-|
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Erwan le 16 Janvier 2014 à 11:43:07
Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.

Et le pire c'est qu'il est probable qu'eux mêmes ne le sachent pas vraiment  |-|. En tout cas, c'est normalement le rôle des professeurs et de l'institution scolaire d'apprendre aux élèves à vivre ensemble sans ce genre de dérive. C'est pourquoi il est effectivement important que tu en parles au proviseur si tu en as l'occasion.
Titre: Re : Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 16 Janvier 2014 à 11:48:17
En tout cas, c'est normalement le rôle des professeurs et de l'institution scolaire d'apprendre aux élèves à vivre ensemble sans ce genre de dérive. C'est pourquoi il est effectivement important que tu en parles au proviseur si tu en as l'occasion.
Moui je sais pas, moi j'aurais dit "c'est le rôle des parents d'apprendre à leur enfant à ne pas faire de mal à autrui".
J'ai toujours trouvé ça injuste les profs qui renvoient les plaintes au motif de "débrouillez-vous entre vous, on n'est plus à la maternelle", parce que quand on se plaint, c'est justement pour demander une médiation et une intervention éventuelle de l'autorité.
Mais je pense pas qu'empêcher le harcèlement à l'école soit le rôle des profs spécifiquement. Je veux dire : à mon sens c'est le rôle de tout le monde, en tant qu'être humain, d'essayer de faire quelque chose quand il voit que ça va mal pour quelqu'un. Prof, CPE, proviseur, camarade de classe, parent d'élève, parent de la personne malmenée (et parent de ceux qui malmènent mais je pense qu'eux, ils le voient pas).
J'adhère pas vraiment à l'argument "tout ça c'est la faute des profs, il faut se plaindre d'eux quand rien n'est fait". C'est un peu facile...

Je dis pas ça parce que je vais être prof, je dis ça de mon point de vue d'élève, enfin ce que j'essaie de dire c'est qu'à mon sens, c'est pas un problème de l'institution scolaire, c'est un problème d'être humain en difficulté visé par la méchanceté. C'est plus large qu'un problème du système. C'est au collège-lycée parce que c'est là que les jeunes gens sont réunis et qu'il y a une certaine ambiance et que sais-je ; mais je suis sûre que ça arrive aussi au travail, sauf que là bas ça porte un nom et il y a des recours.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 16 Janvier 2014 à 12:17:49
Je suis bien d'accord Milo, mais les profs ont aussi un rôle social, non ? (enfin, c'est ce qu'il me semblait...). Donc je trouve ça dommage qu'ils ne prêtent pas attention à ce qu'il se passe dans leurs classes... Je veux dire, bien sûr on peut pas tout voir, mais quand les élèves ricanent en cours et jettent des boulettes et des stylos sur un autre, c'est quand même flagrant...
J'ai l'impression que les profs font preuve d'un désintérêt total envers leurs élèves, et ça ça me décourage.  :(
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Pirouli le 16 Janvier 2014 à 13:16:26
Il ne faut pas faire des généralités! C'est comme dans tous les métiers, il y a des gens passionnés par ce qu'ils font et d'autres qui ne le sont plus. Je connais des gens géniaux dans ce domaine. ;)
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Lysea le 16 Janvier 2014 à 13:25:10
Avec Erwan!

Vivre en société ça s'apprend bien plus à l'école. C'est aussi le travail des profs, instits, cpe... Pas juste l'enseignement. Ca me soul un peu tous ces gens qui fuit leur travail éducatif en criant "mort à l'autorité". Un humain, surtout enfant, a besoin d'un cadre pour se définir. Et l'école doit , et c'est vraiment un dur travail, tenir ce cadre. On peut, on peut pas. Sanction, médiation, réparation, .... Parfois même contraire à l'éducation reçu par des parents qui maintiennent leur enfant dans un sentiment de toute puissance.

Y en a plein qui font un travail remarquable dans ce sens. Et puis il y a ceux qui trouvent que ça les concernent pas. Voir même qui sont content que le gamin qui pue se fasse charrier par les autres, ça le poussera enfin à se laver.


Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: ernya le 16 Janvier 2014 à 15:34:21
Faites un jour prof dans votre vie et on reparlera de tout ça. Non, sérieusement, comme Mil, je trouve que c'est le travail de tout le monde et que c'est assez facile de TOUJOURS reporter la faute sur le prof. Ce n'est pas son boulot de faire la police, il est censé transmettre des connaissances, enfin je sais pas, y a un moment où il faudrait se rendre compte tout ce qu'on demande aux profs (asistance sociale, prof, éducateur, policier, parent....).
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Lysea le 16 Janvier 2014 à 15:59:31
AAAArg, que ça m'énerve ça!

J'ai pas le temps mais je reviendrais quand je serais plus calme.

Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 16 Janvier 2014 à 16:23:07
Non mais Ernya, je jette pas la pierre aux profs non plus, mais j'ai l'impression que parfois ils s'en foutent, ou font semblant de ne pas voir.
Sauf que moi, ben j'aurais bien aimé qu'ils réagissent quand ça se passait sous leurs yeux. ><

C'est quand même pas demander la lune, ça, si ?
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Anlor le 16 Janvier 2014 à 16:35:20
J'sais pas, mais j'ai jamais eu l'impression que les profs m'apprenaient à vivre en société. Ils m'ont appris les maths, le français, la géo, la musique, mais pour le reste, c'est plutôt les parents et la multitude de gens qui ont croisé mon chemin. Alors s'il y a un problème, avertir, oui, mais ils ont jamais que deux bras. C'est peut-être aux parents de se rendre compte que ce qui se passe et de réagir autrement quand on leur dit que leur gamin part en sucette (je parle des méchants, pas de celui qui se fait maltraiter) d'arrêter de le défendre et de réfléchir à une solution sans reporter toute responsabilité sur l'école (parce que oui, c'est con hein, mais sur un lycée de mille élèves dont on doit gérer la scolarité, c'est pas forcément évident).

J'ai eu d'autres problèmes au lycée, pas de maltraitance, mais de gros soucis quand même. D'ailleurs j'étais pas la seule dans ma classe. Sur le moment, j'en ai voulu à mes profs de m'avoir seulement fait prendre un rendez-vous forcé à l'infirmerie. Je me suis oui et... et bah pas grand chose parce que c'était la limite de leur champ d'action, c'est tout. Mes parents ont fait le relais comme ils ont pu, et au final, même si leur geste n'était pas efficace, je suis pas sûre qu'ils avaient les moyens de faire plus, tout simplement.

Après, oui, certainement, il y a des fois où certaines personnes ferment les yeux et attendent que ça se passe sans rien faire. Mais que ce soit chez les profs, les parents, les amis, les entraineurs (ouais parce que ces gens-là, qui s'occupent des activités extra-scolaires, ils sont à prendre en compte aussi dans ce genre de situation, ils le voient quand quelqu'un ne va pas), tout le monde à son petit rôle à jouer dans la mesure de ses moyens, et j'irai pas taper sur une catégorie parce qu'il faut qu'il y ait un responsable/incapable.

EDIT : ah et puis je rajoute, tant que j'y suis ; j'ai jamais été prof mais par contre j'ai fait des colos. Et je t'assure (c'est un tu général) que quand la maman trimballe son gamin en te gueulant que "oui mon fils aurait pu perdre un oeil, il va garder une cicatrice à vie, et votre boulot bla bla bla" alors que le fifils en question s'est reçu un caillou dessus parce qu'il jouait comme un con à balancer des cailloux dans la tronche de ses copains pendant qu'on essayait de gérer la boom et une gamine à l'hosto, t'as envie de demander jusqu'à quel point les parents feront reposer le comportement de leurs enfants sur le dos de l'école/tout autre organisme les ayant à sa charge à un moment.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Pirouli le 16 Janvier 2014 à 16:51:05
"EDIT : ah et puis je rajoute, tant que j'y suis ; j'ai jamais été prof mais par contre j'ai fait des colos. Et je t'assure (c'est un tu général) que quand la maman trimballe son gamin en te gueulant que "oui mon fils aurait pu perdre un oeil, il va garder une cicatrice à vie, et votre boulot bla bla bla" alors que le fifils en question s'est reçu un caillou dessus parce qu'il jouait comme un con à balancer des cailloux dans la tronche de ses copains pendant qu'on essayait de gérer la boom et une gamine à l'hosto, t'as envie de demander jusqu'à quel point les parents feront reposer le comportement de leurs enfants sur le dos de l'école/tout autre organisme les ayant à sa charge à un moment."

Entièrement d'accord avec toi Anlor. J'ai été directrice d'un centre de loisirs un été (maternel et primaire), et il faut le voir pour le croire. C'est ahurissant comme certains parents sont capables de faire de histoires pour rien. C'est souvent ceux qui ne sont pas capables de gérer leurs enfants à la maison. Ils se défoulent ailleurs.
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 16 Janvier 2014 à 17:19:00
Non mais Ernya, je jette pas la pierre aux profs non plus, mais j'ai l'impression que parfois ils s'en foutent, ou font semblant de ne pas voir.
Sauf que moi, ben j'aurais bien aimé qu'ils réagissent quand ça se passait sous leurs yeux. ><

C'est quand même pas demander la lune, ça, si ?
En fait, je pense qu'on va tourner en rond, parce que tout simplement : ça dépend qui. Tout comme ça dépend qui au niveau des parents, des camarades de classe, des pions, etc. Les pions qui m'ont répondu "débrouille toi, on n'est plus à la maternelle" quand tous les 3ème s'étaient ligués pour me ficher la trouille pour que j'aille pas dénoncer ceux que j'avais vus fumer, quand j'étais en 6ème, j'ai pas apprécié. C'était pas des profs. Par contre, j'oublierai pas le prof qui, voyant que les autres me menaient la vie dure parce que j'avais de bonnes notes, me prenait à part pour me remonter le moral et avait tenté d'expliquer à la classe qu'il fallait pas être méchant avec moi. Concrètement, ça a plutôt empiré les choses, mdr, mais il avait vraiment essayé (d'ailleurs je crois que c'est à cause de ce prof que j'ai voulu devenir prof, mdr).
Alors moi c'était pas de la maltraitance, hein, rien à voir avec les témoignages d'EriG ou de VR, mais là j'ai l'impression que le débat s'est élargi.
BREF, tout ça pour dire que ça me semble un peu bête de dire "c'est la faute des profs", ou "c'est la faute des parents", ou "c'est la faute du système" ou "c'est la faute des clips de rappeurs" ou que sais-je : ça dépend. Personne ne se résume à une catégorie : t'as des profs qui font tout leur possible, t'en as d'autre que ça saoule de gérer la discipline et qui vont réagir en mode :
Citation de: Lysea
Et puis il y a ceux qui trouvent que ça les concernent pas. Voir même qui sont content que le gamin qui pue se fasse charrier par les autres, ça le poussera enfin à se laver.
Oui, ça existe aussi. Et y a des parents qui permettent tout à leur enfant et qui se moquent avec lui du petit gros de la classe. Et t'en as d'autres qui sont des gens responsables, pas méchants, qui transmettent le respect d'autrui à leur fils.
C'est du cas par cas, parce qu'on n'est jamais résumé à notre profession ou à notre rôle social. ça dépend des gens. ça dépend des profs. Un prof tout seul il peut pas toujours faire quelque chose. Quand un élève a des problèmes de ce genre, ce devrait être tout le monde, ou n'importe qui, en un sens, qui essaie de l'aider.
On parle jamais des camarades de classe qui vous prennent sous leur aile ; mais franchement, ça aide beaucoup. Le grand qui repère un petit en train de subir des méchancetés - de quelque ordre que ce soit - il peut parfois bien plus que le prof. Mais ça serait tout aussi réducteur de dire "c'est la faute des camarades de classe qui ont rien fait." (Encore que, finalement, ça me choque autant de voir un élève s'en ficher qu'un autre soit harcelé, plutôt que de voir un prof qui ne fait pas l'effort de se mêler de l'affaire)
Titre: Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: ernya le 16 Janvier 2014 à 18:02:45
AAAArg, que ça m'énerve ça!

J'ai pas le temps mais je reviendrais quand je serais plus calme.
Ce que je voulais dire, Lysea, c'est que bien sûr, un prof qui voit un élève frapper en autre dans sa classe ou dans un des lieux de l'établissement, il n'a pas à laisser passer une chose pareille. Mais pas parce qu'il est prof, parce que c'est la réaction que n'importe qui devrait avoir.
Maintenant, il y a des problèmes plus "sourds" dirons-nous où certains élèves se font malmener quand le prof n'est pas là (cour, couloirs, cantine, devant le lycée, que sais-je) et ce "malaise" n'est pas forcément perceptible chez le prof qui a devant lui une trentaine d'élèves et un cours à gérer. Le prof, il voit quelques heures ses élèves, il a plusieurs classes, bref, il peut pas être au fait de tout ce qui concerne sa classe, c'est impossible.
Sauf que dès qu'il y a un souci avec un élève, à écouter la radio, la télé, et la plupart des gens, c'est parce que le prof n'a pas géré la situation. Et ce discours m'agace vraiment, c'est pour ça que je dis aux gens "mais faites prof avant de parler", c'est toujours évident pour ceux qui n'ont pas à assumer cette charge de dire que untel n'a pas fait son boulot.  Le fautif dans l'histoire, c'est quand même l'élève qui maltraite l'autre, il me semble et parfois on a tendance à l'oublier pour trouver un autre "responsable".
Titre: Re : Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Milora le 16 Janvier 2014 à 18:10:22

Sauf que dès qu'il y a un souci avec un élève, à écouter la radio, la télé, et la plupart des gens, c'est parce que le prof n'a pas géré la situation. Et ce discours m'agace vraiment, c'est pour ça que je dis aux gens "mais faites prof avant de parler", c'est toujours évident pour ceux qui n'ont pas à assumer cette charge de dire que untel n'a pas fait son boulot.  Le fautif dans l'histoire, c'est quand même l'élève qui maltraite l'autre, il me semble et parfois on a tendance à l'oublier pour trouver un autre "responsable".
Oui, voilà, je suis tout à fait d'accord !
Pour se rassurer, quand il y a un problème, on cherche un fautif, le prof qui a rien fait, le mécanicien de l'avion qui s'est crashé, le chauffeur du bus qui a eu un accident, l'entrepreneur du bâtiment qui s'est effondré... Des fois, y a réellement faute professionnelle. Mais qu'il y ait ou qu'il y ait pas faute, on a tendance à toujours chercher un coupable identifiable, parce qu'on a besoin d'un bouc émissaire. Dans ce cas présent, c'est sans doute parce qu'on sait pas trop comment arrêter le harcèlement. Alors y avait le prof, et il avait qu'à faire les choses, voilà, on va trouver que c'est sa faute à lui, parce que c'est plus rassurant : on sait qu'un seul rouage de la société a flanché et que s'il avait fait son travail, tout irait mieux. Ben sauf que non. Y a des fois où ça peut être vrai, mais c'est réducteur de penser que c'est la responsabilité du seul prof d'arrêter le harcèlement. C'est cette impression qui m'agace dans ce discours.
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Jimhar le 16 Janvier 2014 à 19:45:49
Pour éviter de tourner en rond, on peut partir du principe qu'il n'y a pas de bon ni de méchant par nature, il y a des situations. Un enfant peut apprendre la grammaire avec autant de facilité que le maniement d'une arme: situation.
Un enseignant est rémunéré pour transmettre des connaissances dans le but d'élever la conscience et la réflexion des jeunes. Il le fait aujourd'hui dans des situations qui empêchent parfois cette finalité. Par exemple, si les différents gouvernements décident pour des raisons économiques de diminuer le vivier d'enseignants, les conséquences seront: fermetures de sections, donc augmentation du nombre d'élèves par classes. Après c'est comme dans le métro aux heures de pointe: on y est souvent mal à son aise. Si, toujours pour des raisons économiques, décision est prise de diminuer le personnel encadrant (CPE & surveillants)... forcément dans les couloirs c'est le grand défouloir.
Le pire bahut que j'ai vu avait le profil suivant: violentes altercations entre élèves, classes ingérables car trop surchargées. Aucun surveillant, les couloirs avaient des airs de poubelles abandonnées... une tristesse de crachats et de hurlements. Bref...
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Verasoie le 16 Janvier 2014 à 22:39:38
Citer
Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.

- le sentiment d'appartenir à un groupe (dont la seule activité commune est de faire chier X, mais c'est quand même un groupe...)
- être rassuré parce que tant qu'on s'acharnera sur X, on sera soi-même en sécurité


(Je me fais un peu l'avocat du diable, mais je pense qu'il est "facile" de devenir un persécuteur... Et que les profs y sont pour rien. Ils pourraient faire une différence, oui, mais on peut pas non plus leur reprocher cette situation, c'est pas les seuls à en être responsables, si tant est qu'il y ait des responsables.)

(Et ça ne m'empêche pas d'être dégoûtée de ça, hein, le fait de leur trouver des "excuses" comme ça. Y'a des filles de ma classe - 22 ans donc - qui se foutent ouvertement d'un type socialement inapte qui est avec nous en cours. Je les trouve d'autant plus méprisables qu'elles sont adultes. M'enfin à part m'assoir systématiquement à côté de lui et les regarder avec insistance chaque fois qu'elles se moquent, j'ai pas fait grand-chose...)
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kalhem le 16 Janvier 2014 à 23:15:42
Bonsoir ! J'ai vu de la lumière alors je suis entrée.  :-[

Tous les témoignages que j'ai pu lire m'ont profondément touché. J'ai moi même été victime de violence scolaire, non pas physique mais psychologique et j'en garde encore des séquelles alors que ça c'est passé il y a un peu plus de 8ans. Je suis arrivée dans un collège où je ne connaissais personne, des groupes d'amis datant de l'école primaire étaient donc déjà formés et j'ai tenté de m'intégrer à l'un d'entre eux. C'était un groupe de cinq filles particulièrement mauvaises qui m'en a fait voir de toutes les couleurs. Je vivais humiliations sur humiliations, il faut dire que j'étais hyper naïve (perso, l'idée d'humilier gratuitement quelqu'un ne m'étais jamais venue à l'esprit et j'étais un peu dans mon monde de bisounours), je ne faisais pas vraiment attention à mon apparence, portant le premier vêtement qui me tombait sous la main le matin etc... En même temps j'avais 10-11ans et j'étais un peu garçon manqué. M'enfin, j'étais la cible parfaite pour ces minis lolitas et elles en ont bien entendu profité.
Cette période est tombée pile au moment de ma puberté qui a démarré avant elles. Ce moment où le corps change, où on se demande un peu ce qu'il se passe et si tout est normal. Ce moment où justement, les humiliations sont assez marquantes... Je ne vais pas détailler tout ce qu'elles m'ont fait car je n'en ai pas envie.

Il faut rajouter à ça que j'étais une petite blanche sur l'ile de la réunion, j'ai donc aussi subi beaucoup de remarques racistes et à 11 ans, ça fait mal. Enfin, l'ambiance chez moi n'était pas extra, mon père étant un ancien militaire, il était super sévère et exigeant, me disant sans cesse, quoi que je fasse, que ce n'était pas assez bien et que je pouvais faire mieux. De plus, je n'ai jamais vraiment parlé de mes problème d'école ou de mes préoccupations de jeune adolescente avec ma maman. Je me suis donc refermée sur moi-même, angoissant tout les matin à l'idée d'aller en cours. C'était une année assez difficile, qui a complètement anéanti la confiance que je pouvais avoir moi à l'époque mais aussi à l'heure actuelle. J'ai aussi eu des problèmes de comportement au lycée qui sont heureusement réglés, il m'arrivait d'entrer dans des colères noires contre mon père, je devenais complètement incontrôlable et très violente. J'avais pris l'habitude depuis cette époque de tout garder pour moi, et ça finissait par exploser.

A cause de tout ça j'ai une estime de moi assez pitoyable. J'ai aussi du mal à aller vers les autres et à leur faire confiance mais j'ai eu la chance de rencontrer depuis des personnes formidables. Les violences scolaires ne sont pas à prendre à la légère, elles peuvent laisser des séquelles difficiles à réparer. Personnellement, je pense qu'on ne peut pas venir à bout du harcèlement même, les gamins sont comme ça, ils leur arrivent d'être méchants et les autres suivent le mouvement. En revanche, j'aurais beaucoup aimé que mes parents soient plus attentifs, plus à l'écoute, qu'ils m'encouragent à en parler, car j'en avais honte. Je pense que cela aurait changé pas mal de chose. Si jamais j'ai des enfants plus tard, et qu'ils sont victimes de tout ça, je ne sais pas vraiment comment je m'y prendrai, c'est assez angoissant en fait. Être totalement à leur écoute, à part ça je vois pas trop, on est un peu impuissant face à ça...

M'enfin, on en meurt pas !  :mrgreen:

Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Ambriel le 16 Janvier 2014 à 23:25:57
B'soir tout le monde,

J'ai lu la plupart de vos témoignages (certains assez flippants et la plupart tristes u_u) et ça m'hallucine qu'il se passe des trucs pareils.

Moi j'ai eu de la chance car j'avais des amies depuis la primaire (dont certaines que j'ai encore d'ailleurs) et j'étais dans un groupe de gens bien. Et les établissements où j'ai été étaient pas craignos donc...  Bon, j'ai subis des moqueries en primaire et au collège, forcément, vu que j'étais timide etc, mais rien qui aille vraiment jusqu'à du harcèlement. Et pour la confiance en soi, je l'ai jamais eue, donc je sais pas si ça vient de ça ou d'autre chose ou si je suis juste comme ça XD.

Voilà je passais juste dire que je vous lisais et vous soutenais moralement u_u
Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kipikera le 16 Janvier 2014 à 23:29:45
Au confessionnal, la porte reste fermée. 
Ouvrez-là !   :(

Titre: Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Kerena le 17 Janvier 2014 à 09:51:11
Tu vois Kalhem, on a à peu près la même histoire (y compris à la maison), et le même ressenti.

Ma grande chance, ça a été d'avoir une fille qui me soutenait dans ma classe. Mais ça a pas toujours été suffisant. Heureusement qu'elle était ultra-populaire dans la classe !

Par contre, au lycée je me suis lâchée  :mrgreen: J'avais tellement envie d'être "visible" et mon lycée était calme, alors j'ai passé 3 années très sereines  :huhu: Aujourd'hui, je suis "contente" parce que ça m'a forgée comme je suis, et que je suis contente d'être comme je suis. Si j'avais pas vécu tout ça, j'aurais pu devenir une insupportable lolita comme es autres, et je me préfère comme je suis. Donc quelque part, je prends ça comme "un mal pour un grand bien".

Par contre Vera, ce que tu nous racontes est simplement hallucinant :o
Titre: Re : Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Erwan le 19 Janvier 2014 à 15:47:50
Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.

Et le pire c'est qu'il est probable qu'eux mêmes ne le sachent pas vraiment  |-|. En tout cas, c'est normalement le rôle des professeurs et de l'institution scolaire d'apprendre aux élèves à vivre ensemble sans ce genre de dérive. C'est pourquoi il est effectivement important que tu en parles au proviseur si tu en as l'occasion.

Bon, je constate tristement que mes propos ont été interprété de mauvaise manière et par des personnes qui ne prennent pas le temps de lire les postes précédents, ceux auxquels je répondais. C'est pas bien ! :P
Pour Milora et ses suivants : je répondais de cette façon à romanticvampire qui disait qu'elle s'était plainte de harcèlement auprès de ses professeurs et que ceux ci lui avaient fait comprendre qu'elle était parano et n'avaient rien fait de plus. Je la cite :

Citer
Non, ils ne me l'ont pas dis explicitement. [qu'elle était parano] Mais avec ma mère on a prit rendez vous avec le directeur pour me désinscrire je compte bien lui dire les raisons de mon départ. et ma mère voulais faire remonté ça à l'académie (elle est très énervé contre cette classe).

Ce à quoi, je lui dis qu'elle a raison de s'en plaindre au proviseur. Cela dit, à aucun moment je dis que c'est le rôle du seul professeur d'éduquer les enfants/ados. Ce que je dis par contre, c'est que cela fait partie de son travail d'apprendre aux enfants à vivre ensemble au sein de l'école sans ce genre de dérive. Le reste c'est vous qui l'inventez... Je pense juste qu'un professeur alerté d'une situation de harcèlement est dans le devoir de réagir. Par ailleurs, je ne dis pas qu'elle doive se plaindre exclusivement des profs au proviseur...
Bref, je n'aime pas trop que l'on interprète mes propos comme ça. Merci de faire attention, la prochaine fois.  ;)
Titre: Re : Re : Re : Re : Ne badinez pas avec la violence scolaire !
Posté par: Anlor le 19 Janvier 2014 à 18:00:22
Bref, je n'aime pas trop que l'on interprète mes propos comme ça. Merci de faire attention, la prochaine fois.  ;)
Tu sais, d'autres gens ont répondu après toi, un peu plus catégorique dans leur argumentation ; on ne faisait pas que te répondre  ^^
(et le propre d'un débat par écrit c'est souvent d'être une suite de mauvaises interprétations  :mrgreen: )