Ayant été le stéréotype de la fille à lunettes première de la classe étant gamine, je ne peux qu'approuver ce que tu dis.Mais alors... tu es une fille ! :o
Ba tiens, il y a même des professionnels de la variété sur le retour qui se font de la pub avec ça:Loana a ouvert un fil dessus dans la rubrique du forum sur la musique : monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,8550.msg144974.html
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/02/harcelement-a-l-ecole-la-violence-du-clip-d-indochine-choque_3170257_3224.html (http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/02/harcelement-a-l-ecole-la-violence-du-clip-d-indochine-choque_3170257_3224.html)
C'est vrai que la fin est intéressante, même si ça dit pas non plus des choses super originales...
J'ai trouvé cet article en tout cas, très intéressant (http://www.madmoizelle.com/harcelement-scolaire-parole-harceleuses-180989)
Ce qui me gêne un peu dans ce débat, c'est qu'on dit beaucoup "oh, ce n'est pas normal ! Que font les parents/enseignants ?" mais quelles sont les véritables solutions ?Ouais, c'est vrai, mais je pense que c'est parce que personne ne sait vraiment... :/ Moi j'aurais tendance à penser qu'il faut entourer l'élève malmené pour qu'il ne se laisse jamais briser. Mais ça dépend du caractère de la personne, je vois pas comment on pourrait prendre une mesure générale là-dessus. Sensibiliser les gens sur le sujet, ça me semble déjà une bonne chose, pour ne pas minimiser comme dit l'article de Kere... (Le souci étant quand ça devient une agression réellement physique...) Je pense que la tendance à la violence en groupe pour se donner l'impression d'être costaud en écrasant l'autre, malheureusement elle a toujours existé (j'ai trouvé des témoignages sur ça en faisant mon cours sur l'enseignement au moyen âge, mdr :D). Ça ne justifie pas qu'on l'accepte, évidemment, mais je crois pas que ce soit une déviance sociale qu'on peut redresser une bonne foi pour toutes...
Personnellement, je considère que la bonne solution, c'est de se défendre, quitte à y aller physiquement. Il faut montrer aux harceleurs que même si on est moins nombreux, plus faibles qu'eux, que leur victoire ne sera jamais facile.
Freaka --> En même temps, si tu pratiques un sport de combat, y a peu de chances que les autres viennent t'embêter
J'ai simplement pratiqué l'aïkido à 17 ans. Avant ça, même si ce n'était pas technique, j'étais prêt à défendre chèrement ma peau.Ben, c'est ce que disait Kerena : du coup tu n'as pas été dans la situation d'infériorité physique et de vulnérabilité...
- mais là dans les cas dont parlait Kerena, ça allait vraiment plus loin. Dès lorsque que la personne harcelée se met à avoir peur (pas peur d'être embêtée/rejetée, mais craindre pour elle), dès lors qu'il y a menace physique ou intimidations graves, tu peux pas juste dire "ben ouais mais faut t'endurcir".
Ben, c'est ce que disait Kerena : du coup tu n'as pas été dans la situation d'infériorité physique et de vulnérabilité...
Ma pote de collège dont la photo d'elle nue a tourné sur les adresses mail, été imprimée et distribuée devant son lycée, elle aurait pu faire toute la boxe qu'elle voulait, ça aurait rien changé.
La plupart du temps, les harceleurs sont lâches. La preuve : ils attaquent en nombre une proie isolée car ils pensent que, du coup, ils ne risquent rien. A partir du moment où tu leur démontres qu'ils risquent eux aussi d'avoir mal s'ils t'attaquent, tu as de grandes chances qu'ils se barrent.
Moi, je pense surtout qu'il faudrait faire prendre conscience aux traumatiseurs de ce qu'ils ont fait. A-t-on pris ces enfants pour leur parler, face à face, les yeux dans les yeux, en adultes, de ce qu'ils ont fait ? Il faut leur exprimer clairement leur faute, et surtout, surtout, les faire réfléchir.mais tu penses sérieusement que ce n'est pas la première chose qui a été faite ? Bien sûr que la première chose qu'on fait c'est parler avec la personne qui agresse. Mais parler, ça ne suffit malheureusement pas. Je veux dire, il n'y a qu'à voir ce qui se passe ici même sur notre forum pour voir à quel point parler à l'autre pour lui dire "là ça va pas", ça ne suffit souvent pas.
Là où l'histoire de Marion est absolument lamentable, c'est que les professeurs étaient au courant, bon sang, et ils n'ont rien fait pour arrêter ça ! La mère a porté plainte contre l'éducation nationale pour non assistance à personne en danger, et elle a eu bien raison.les parents aussi étaient au courant...
En ce sens, pourquoi ne pas inclure un sport de combat axé sur la défense type aïkido dans les cours d'EPS ?
Moi-même, tous les jours, à chaque récréation, entre la 6è et la 5è, ce fut un bizutage permanent, se terminant systématiquement par un pur tabassage. Bon, il faut dire que, vu ce qu'il se passait à la maison, j'étais assez colérique. Je finissais systématiquement par péter ma crise de nerfs, et la violence psychologique se transformait immédiatement en violence physique.
Ce n'est pas une excuse pour eux.
Humiliations, mises à l'air régulières... vous savez ce que c'est qu'une mise à l'air ? On se retrouvve cul nu au milieu de la cour de récré, devant tout le monde, notamment devant la fille qu'on aime... en secret évidemment tellement on se dénigre soi-même. Si mon père avait eu un flingue, je serais venu au collège avec (j'en ai rêvé souvent, à l'époque), et j'aurais buté ces salopards.
Imaginez qu'aujourd'hui, ces petits cons auraient filmé leurs exploits pour les diffuser sur le net.
Alors effectivement, on peut parler de degrés. Tu dis, Milora, cette expérience est devenue une part de ta personnalité. Tu en as fait une force ; bravo à toi ! C'est ce qu'il faut apprendre à vos enfants... tout en les protégeant quand ça va trop loin.
Moi aussi, cette expérience est devenue une part de ma personnalité : aujourd'hui encore, je suis bipolaire à tendances skyzophréniques. Ca veut dire que, un coup sur deux, vous avez en face de vous soit une personne à l'air équilibré qui fait paraît-il preuve d'une grande sagesse, soit un parfait écervelé qui monte sur ses grands chevaux et mord les gens. Mais comme vous pouvez le constater ici, je travaille à ma guérison en partageant ça avec vous.
Tous les matins, j'allais au collège la peur au ventre. Je ne devais absolument pas montrer cette peur car, si mon père se rendait compte que je ne voulais pas aller à l'école, alors il en concluait à tord que je n'avais pas fait mes devoirs et je me prenais les premières baffes de la journée. Je n'avais plus qu'une seule idée en tête : intégrer une classe de latin, afin d'être séparé de mes tortionnaires.
C'est comme ça que je suis devenu un bon élève et pas autrement. Enfin, si : il se trouve que tous les soirs, mon père me faisait réviser les leçons à coups de baffes. J'étais pas un intello, moi, au départ. Si je me suis inscrit à tous les clubs, c'était plus une question de survie que d'intérêt. Le théâtre, les échecs, les arts plastiques, ces choses-là ne m'intéressaient pas tant que ça ; je voulais juste fuir la cour de récré.
Alors oui, effectivement, cette expérience a fait de moi ce que je suis, le bon comme le mauvais. Mais croyez-moi quand je vous dit qu'il vaut mieux aider vos enfants à se développer autrement. J'ai un frère qui a réagi à l'opposé de moi face à la violence de mon père. Il est devenu lui-même un bourrin de cour de récré, autant à l'école qu'à la maison (j'ai aussi subi sa violence à lui). Depuis quelques années, on s'entend mieux, mais cette peur qui me prenait le ventre tous les matins en allant au collège, elle me revient quand-même chaque fois que je sais que mon frère va venir. C'est irrationnel, mais sur le moment, je n'y peux pas grand-chose. Il est sympa, mais reste bourrin dans tout ce qu'il fait.
Le dernier coup, c'était la semaine dernière. Après plusieurs mois de silence radio, voilà qu'il me prévient trois jours avant qu'il va passer à la maison (juste pour dire bonjour), avec sa bande de copains motards et à l'occasion de leur tour de Bretagne.
J'ai pas pu m'en empêcher, je suis entré en pleine crise de panique psychotique. Quand ils sont passés samedi, j'ai préféré aller chez un ami en laissant à mon frère un mot lui demandant de ne pas men vouloir, et en lui rappelant tout ce que je viens de vous raconter ici. J'ai passé la soirée chez cet ami qui m'a raconté ce qu'il a fait pour sa fille.
Et ça fait du bien.
Mais si votre enfant, quel que soit son âge, vous dit en pleurant qu'un ou une camarde le tape tous les jours, ne prenez surtout pas ça à la légère en pensant que c'est bon pour forger son carractère.
Un enfant, c'est comme un vase. Plus on le frappe, plus il se brise.
Erig
ça ne me rassure pas de savoir que d'autre on subit le harcèlement d'une classe entière mais au moins je ne me sens pas parano contrairement à ce qu'essaie de me faire croire mes professeurs ^^.salut.
Je n'ai pas subis pire que certains témoignages qui m'ont fait de la peine.
Mais j'ai eu mon lot d'insulte et harcèlement moral surtout au collège parce qu'étant timide et sans amis j'ai été la victime idéale
à cause de ce harcèlement j'ai cessé de prendre soins de moi et j'étais considéré comme moche en plus de ça. Mon manque de goût pour la mode à empiré les choses et on m'en a fait voir bien plus en 5e qu'en 6e ensuite ça c'est calmé en 4e et 3e.
Au lycée j'ai réussis à me reconstruire mais j'ai dû en changer (mauvaise orientation)
2e seconde, je me suis fait des amies du même tempérament calme que moi.
Seulement je n'avais pas vu à quel point on insupportait le reste de la classe. Ils ont fait en sorte que mes amies partent une par une en les harcelants moralement. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point c'était. Pour moi une seule était responsable mais e réalité tout le reste de la classe y était pour quelque chose. Seulement ils faisait de sorte qu'on ne s'en aperçoive pas excepter la personne visé. je l'ai compris l'année suivante quand il ne restais que moi parmi les personnes timides. On m'a fait comprendre indirectement que j'étais indésirable. Et cette année, la dernière ils ont redoublé d'effort pour me faire partir ça commençais à aller plus loin dans le harcèlement moral. jusqu'aux réseaux sociaux ou on a même essayé de s'en prendre à ma mère. Mes professeurs me pensait paranos entre autre parce que la parole d'une contre 15 ne fait pas le poids. J'ai eu la chance d'avoir ma mère pour me soutenir mais je n'ai pas été assez forte pour continuer et j'ai lâcher prise à 6 mois du bac. Je vais me lancer dans une formation adulte mais ils ont "gagner".
ça me laissera des séquelles j'ai plus de mal à aller vers les autres mais au moins je suis plus forte et je me méfie quand je ne connais pas.
Mais d'autres ont vécus bien pire et ont été bien plus fort que moi je n'aurais qu'un conseil à ceux qui subissent ce genre de chose : Ayez confiance en vous même si ce n'est pas toujours facile et essayez d'avoir toujours quelqu'un sur qui compter (amis ou famille). Et si j'avais fait des art martiaux ça ne m'aurais surement pas plus aidé. Quand c'est moral il est difficile et pour moi inutile de rappliqué avec des coups.
C'est chaud que ce soit allé jusqu'à te faire virer de la classe (je sais que c'est toi qui as choisi de partir mais j'appelle bien ça se faire virer... --') :(
Contente de lire que tu baisses pas les bras !
salut.
merci pour cet intéressant témoignage.
ça a dû être dur pour toi. bravo d'avoir réussi à en sortir à peu près et à avoir pu en tirer des choses positives.
plus ou moins sur ce sujet, http://rfp.revues.org/325 le livre de dominique pasquier, sur les cultures lycéennes, "la tyrannie de la majorité". je sais pas si c'est bon ou non, mais je crois que c'est pas mal. 8)
je ne me sens pas parano contrairement à ce qu'essaie de me faire croire mes professeurs ^^.Euh, rassure moi, tes professeurs ne t'ont quand même pas dit explicitement que tu étais parano ? :o
[...]
Mes professeurs me pensait paranos entre autre parce que la parole d'une contre 15 ne fait pas le poids.
Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.
En tout cas, c'est normalement le rôle des professeurs et de l'institution scolaire d'apprendre aux élèves à vivre ensemble sans ce genre de dérive. C'est pourquoi il est effectivement important que tu en parles au proviseur si tu en as l'occasion.Moui je sais pas, moi j'aurais dit "c'est le rôle des parents d'apprendre à leur enfant à ne pas faire de mal à autrui".
Non mais Ernya, je jette pas la pierre aux profs non plus, mais j'ai l'impression que parfois ils s'en foutent, ou font semblant de ne pas voir.En fait, je pense qu'on va tourner en rond, parce que tout simplement : ça dépend qui. Tout comme ça dépend qui au niveau des parents, des camarades de classe, des pions, etc. Les pions qui m'ont répondu "débrouille toi, on n'est plus à la maternelle" quand tous les 3ème s'étaient ligués pour me ficher la trouille pour que j'aille pas dénoncer ceux que j'avais vus fumer, quand j'étais en 6ème, j'ai pas apprécié. C'était pas des profs. Par contre, j'oublierai pas le prof qui, voyant que les autres me menaient la vie dure parce que j'avais de bonnes notes, me prenait à part pour me remonter le moral et avait tenté d'expliquer à la classe qu'il fallait pas être méchant avec moi. Concrètement, ça a plutôt empiré les choses, mdr, mais il avait vraiment essayé (d'ailleurs je crois que c'est à cause de ce prof que j'ai voulu devenir prof, mdr).
Sauf que moi, ben j'aurais bien aimé qu'ils réagissent quand ça se passait sous leurs yeux. ><
C'est quand même pas demander la lune, ça, si ?
Et puis il y a ceux qui trouvent que ça les concernent pas. Voir même qui sont content que le gamin qui pue se fasse charrier par les autres, ça le poussera enfin à se laver.Oui, ça existe aussi. Et y a des parents qui permettent tout à leur enfant et qui se moquent avec lui du petit gros de la classe. Et t'en as d'autres qui sont des gens responsables, pas méchants, qui transmettent le respect d'autrui à leur fils.
AAAArg, que ça m'énerve ça!Ce que je voulais dire, Lysea, c'est que bien sûr, un prof qui voit un élève frapper en autre dans sa classe ou dans un des lieux de l'établissement, il n'a pas à laisser passer une chose pareille. Mais pas parce qu'il est prof, parce que c'est la réaction que n'importe qui devrait avoir.
J'ai pas le temps mais je reviendrais quand je serais plus calme.
Oui, voilà, je suis tout à fait d'accord !
Sauf que dès qu'il y a un souci avec un élève, à écouter la radio, la télé, et la plupart des gens, c'est parce que le prof n'a pas géré la situation. Et ce discours m'agace vraiment, c'est pour ça que je dis aux gens "mais faites prof avant de parler", c'est toujours évident pour ceux qui n'ont pas à assumer cette charge de dire que untel n'a pas fait son boulot. Le fautif dans l'histoire, c'est quand même l'élève qui maltraite l'autre, il me semble et parfois on a tendance à l'oublier pour trouver un autre "responsable".
Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.
Je ne sais pas ce qui motive certaines personnes à agir ainsi mais bon peut être qu'on ne le saura jamais.
Et le pire c'est qu'il est probable qu'eux mêmes ne le sachent pas vraiment |-|. En tout cas, c'est normalement le rôle des professeurs et de l'institution scolaire d'apprendre aux élèves à vivre ensemble sans ce genre de dérive. C'est pourquoi il est effectivement important que tu en parles au proviseur si tu en as l'occasion.
Non, ils ne me l'ont pas dis explicitement. [qu'elle était parano] Mais avec ma mère on a prit rendez vous avec le directeur pour me désinscrire je compte bien lui dire les raisons de mon départ. et ma mère voulais faire remonté ça à l'académie (elle est très énervé contre cette classe).
Bref, je n'aime pas trop que l'on interprète mes propos comme ça. Merci de faire attention, la prochaine fois. ;)Tu sais, d'autres gens ont répondu après toi, un peu plus catégorique dans leur argumentation ; on ne faisait pas que te répondre ^^