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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Recueil Ier] Où courez ?

Auteur Sujet: [Recueil Ier] Où courez ?  (Lu 5513 fois)

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[Recueil Ier] Où courez ?
« le: 07 Juin 2008 à 11:20:20 »
Chers tous,

J'ai envie de vous presenter la seule nouvelle digne de ce nom que j'aie jamais ecrite... a vrai dire, meme si ce texte est vieux de plus d'un an, il s'agit de ma derniere production en date... oui je suis ne train de m'y remettre alors en attendant je vous balance un vieux crouton, desolee...

En la relisant je ne suis pas insatisfaite de moi, je pense qu'il aurait ete possible de faire mieux  bien sur, mais voila...
Ce texte repondait a un concours (que j'ai remporte ^^ Mais c'etait vraiment un petit concours) sur le theme "Rencontres".

A vous

Ah oui, rassurez-vous, les accents y sont ^^

Où courez ?

Où courez-vous ainsi ? Fuyez-vous, poursuivez-vous ? Tomber raide mort, vous n'avez pas peur ? Combien de vies sont à vos trousses pour vous pousser de la sorte par delà vos forces, combien d'horaires, d'oublis, de remords, combien de ratages vous essoufflent ? Y'a-t-il quelqu'un au bout de votre adrénaline ?
Je suis curieuse, je suis bizarre – mais vous l'êtes plus. Regardez-vous un peu, vous appelez les exclamations, les rires et les questions. D'abord, vous n'avez l'air de rien, ou bien vous semblez trop. Vous êtes trop grand. Vos vêtements n'ont rien en commun les uns avec les autres, ils se battent pour être chacun remarqué. Vous mêlez des habits de ville, de sport, de soirée, comme pour avoir en toute circonstance une partie du corps parée convenablement, mais la somme de vous-même est incongrue partout. La couleur de vos cheveux ne porte aucun nom, et ils se dressent inconsidérément comme pour s'éloigner à tout prix de votre crâne. Voyez, même votre coiffe voudrait vous fuir et n'avoir plus rien à voir avec vous. Je parie qu'elle se meurt d'envie de pousser sur une autre tête. Votre début de calvitie indique assez son désespoir.
Mais arrêtez-vous donc ! Vos pas sont trop immenses, vous bondissez en avant, vers le haut, en tout sens, c'est terrifiant. Que peut-il y avoir en vous de si inhumainement étrange pour vous faire agir de la sorte, sans vous soucier de heurter l'entendement visuel de vos prochains ?
Vous êtes fascinant. A vous voir, on se réjouit de ne pas être vous, cependant qu'on vous prend tristement en pitié pour n'avoir pas le pouvoir d'être nous. Vous êtes un baume pour l'ego et une joie pour la cruauté, un mal pour la conscience.
On croit d'abord que vous êtes en retard, puis on vous voit repasser, et encore, encore, toujours dans le même sens : on se dit que vous faites des tours en courant pour garder la forme – ou pour trouver une forme. Mais si l'on reste assez longtemps là à vous voir, on perd vite toute opinion, on arrive au bout des idées alors que vous courez toujours tant que demeure le soleil.
"Que fait-il ?" Vous taraudez l'esprit de dizaines de personnes, le voisinage entier pense régulièrement à vous, s'interroge, et il se trouve des gens pour n'en plus dormir. Vous êtes un folklore local, une légende urbaine.

Moi-même je pense à vous, souvent, pendant mes insomnies. En écoutant sous mon oreille le cœur d'un homme qui dort, je vous revois courir, et je vous suis, je m'essouffle avec vous, je tente d'imaginer ce que vous ressentez à traverser ces rues si moches sous les regards informes des gens. Collée à sa peau tout juste trop chaude, je vous devine seul entre les bras froids de la folie, d'une obsession, ou de l'innommable démon qui vous mène. Et moi, j'enserre cet homme au nom de votre solitude. Je prie sans religion, avec un cœur qui ne vous aime pas, pour qu'un sens à la vie vous fasse courir un jour plus loin, et que vous ne repassiez pas devant moi.
Vous êtes un cycle infernal, vous êtes le quotidien en rotation. Vous faites tourner la vie, comme nous tous, mais sans vous encombrer de jours, d'années, ou d'âges. Le cercle de votre existence est simple et concis. Peut-être avez-vous tout compris.
Vous m'obsédez. Je voudrais vous parler, mais j'ai peur d'être vue m'adressant à vous. Et j'ai peur de me trouver seule avec vous. Je redoute tout autant ce que vous pourriez me dire. Certainement des paroles folles qui me mettraient mal à l'aise à votre place – comme ces gens dans le métro qui insultent ou s'exclament vers personne, forçant chacun à éprouver un peu de la honte qu'eux-mêmes ne ressentent pas.
Je fantasme. Vous allez rouler mort à mes pieds un jour, dans un petit gargouillement ridicule. Vous allez vous arrêtez comme si votre but s'était évaporé et me demander du feu avec un grand naturel. Vous allez ralentir, faire trois derniers pas, et énoncer : "36 943".
Cessez immédiatement. Vous emplissez mes réflexions. Je ne vous veux pas dans mes pensées, il y a quelqu'un qui mérite toutes mes attentions, et vous n'êtes pas celui-là.
Vous n'êtes pas lui, n'est-ce pas ?

Mon homme s'agite, il parle, je ne sais plus s'il est éveillé ou non, ni depuis combien de temps je me tourne en tous sens pour m'écarter de vous. Vous n'êtes pas seul à circuler dans ma tête, un requiem vous accompagne. C'est Mozart torturé qui chante. La première fois que j'ai pris conscience de vous, je découvrais ce requiem, j'en étais malade, je l'ai écouté encore et encore et encore jusqu'au dégoût, en vous voyant courir encore et encore et encore jusqu'à la fascination. Aussi vous est-il associé, aussi vous poursuit-il dans mes nuits insupportables. Je ne sais lequel d'entre vous deux est le plus terrifiant.
Laissez-moi dormir ! Vous êtes lugubres !

Je fixe le plafond blanc rayé de poutres stupides, inutiles, et même laides. Je tire la couette à moi, mais ma vigueur est trop faible par rapport au poids de son sommeil. Un coup sec et un grognement. Il se réveille et m'abandonne enfin ma part de tissu chaud. M'enserre, me demande si j'ai dormi –non– à quoi je pense –à rien.
Il dort.
Impressionnant.

Je lui ai parlé de vous, une fois. Ca ne lui a pas fait grand effet. Il y a beaucoup de fous dans cette ville. On doit zigzaguer entre les tarés, en se contorsionnant. Un fou qui court est peut-être un peu plus mobile que les autres, et après ?

Requiem ! A moi le repos, pour l'amour de toutes choses ! Qui devrais-je prier pour obtenir miséricorde ?

Je dois aller aux toilettes, mais son bras est autour de moi et son épaule pèse sur mon dos. Avec une tendresse comme maternelle, je crains de l'éveiller. Lui qui dort depuis des heures comme un bienheureux sans se soucier de me secouer dans ses retournements. Je me tortille intérieurement deux ou trois dizaines de minutes encore, puis mon besoin, tout aussi obsédant que vous, s'écrie "Tant pis pour lui !".
Un froid terrible me saisit et hérisse ma peau toute entière alors que je me dégage de la couette, mais ma détermination sans faille m'amène jusqu'à la salle de bains. Dans la lumière aveuglante, assise sur la cuvette, le carrelage glacial sous mes pieds, votre image revient m'assaillir, plus forte que jamais. Peut-être parce que l'incongruité d'une salle de bain éclairée et froide au sortir du lit rappelle la vôtre.
Vous exercez sur moi une attraction irrémédiable, et je sais bien que je ne pourrai pas dormir cette nuit.

Vous vivez dans notre immeuble. Je ne vous croise jamais bien sûr, vous vous levez trop tôt, et rentrez bien avant moi, mais vous êtes une célébrité : comment ne saurais-je pas que vous vivez deux étages au-dessus de ma tête ?
C'en est trop, allons, c'en est trop ! Je suis éreintée à force d'être privée par vous de mon sommeil. Qui sait si une nuit de plus dans ces conditions ne s'achèverait pas sur ma propre folie ?

Je sors toute silencieuse de la salle de bains, et mon homme dort toujours. A-t-il seulement frémi lorsque j'ai quitté son étreinte ? Discrète comme je le suis rarement, furtive et délicate, je déverrouille la porte et sors, je gravis les étages en comptant les marches, et me retrouve devant chez vous sans même savoir ce que je compte vous dire. Trop tard, j'ai sonné. J'agite vainement mon cerveau pour trouver quelque chose, mais vous ouvrez déjà la porte.
Vous portez un pyjama dont le haut et le bas ne sont pas coordonnés, et n'avez pas l'air étonné de me trouver là à cette heure de la nuit. Tout au plus semblez-vous un peu ensommeillé.
"Entrez donc", vous entends-je dire, et votre voix est grave et presque rassurante. J'obtempère. Votre studio est un peu plus minuscule que le mien, mais vous y vivez seul, vraisemblablement. Il y a des choses un peu partout ; vous dégagez pour moi l'espace d'une chaise esseulée, et m'apportez un verre d'eau. Docile, je m'assoie et bois. C'est en sentant le froid de la chaise contre mes cuisses et mon dos que je m'aperçois que je suis toujours en petite culotte. Vous êtes debout et fixez mes yeux. Les vôtres sont marrons. Leur couleur constitue sans doute ce que vous avez de plus banal. Ils ne reflètent rien de l'émotion d'un homme qui se trouve face à une très jeune femme presque nue. Vos regards ne s'adressent qu'à mon visage. Devrais-je m'en sentir vexée ou reconnaissante ? Toujours est-il que, puisque vous ne semblez pas considérer ma tenue comme gênante, je ne vois pas de raison de m'en embarrasser moi-même.
Que vous êtes grand ! Je le suis aussi, généralement, mais assise là jute en face de votre longue silhouette, je me sens plutôt menue.
"Alors, que vous arrive t'il ? vous enquerrez-vous sans frémir.
Je vous confie la façon dont vous m'obnubilez, et vous hochez la tête.
"Pourquoi, osé-je enfin formuler d'une voix fébrile, COUREZ-VOUS ?
C'est si facile. Mon hurlement même vous laisse impassible. Considérant toujours de votre hauteur mon visage un peu angoissé, vous répondez doucement
"Par amour."
Interloquée, je ne peux que demeurer coite. Vous reprenez :
"Vous ne croyez pas que l'on puisse courir par amour ?
Je réfléchis un temps, et puis : "Peut-être, si la personne aimée a besoin que l'on se dépêche…"
- Vous n'y êtes pas, dites-vous, et je me vexe un peu.

- Alors ? demandé-je, car vous laissez traîner votre explication.
- J'ai connu un jour une très jeune femme qui courait.
- Une athlète ?
- Pas du tout, une femme sans profession. Elle courait, voilà tout, pour emplir sa vie. Et moi qui l'aimais, je ne pouvais comprendre qu'elle passât son temps à une telle futilité.
Vous vous interrompez, comme pour me laisser poser une question, mais je ne peux qu'écouter, haletant presque. Je veux recevoir bien complètement la réponse à mes tourments. Vous toussotez.
- Jusqu'à ce qu'un jour elle mourût. Depuis je cours seul, à sa place, en sa mémoire.

Je dois laisser s'étendre un silence avant de pouvoir reprendre la parole.
- C'est terriblement romantique.
- N'est-ce pas ?
Ça l'est.
- Comment est-elle morte ?
- Malencontreusement, en traversant au feu rouge. Elle ne supportait pas de s'interrompre dans sa course pour laisser le feu passer au vert.

Hélas. Une telle dévotion dans l'acte de courir, c'est d'une rareté ! Vous seul pouvez l'égaler, sans doute.
Je soupire, vous m'imitez.
Je me lève et emplis mon verre d'eau, que je bois. Reposant le verre à côté de l'évier, je peux dire enfin :
"Je vous remercie bien. Si vous saviez à quel point je me suis troublée pour savoir ce qui vous poussait à courir de la sorte ! Votre histoire est bien triste, mais je suis soulagée d'apprendre que votre motif est si beau."
Quelques instants plus tard, alors que je ferme doucement la porte derrière moi, retentit un ricanement à frémir, et votre voix qui semble s'adresser à elle-même :
"Elle m'a cru !"
Et vous riez, vous riez, votre rire me poursuit dans les escaliers à travers l'interstice de la porte que, dans ma stupeur, je n'ai pas complètement fermée.

Seigneur ! J'ai affreusement honte, vous, un dérangé, m'avez bernée, et mon trouble se trouve à nouveau sans réponse.
Je cours me lover dans la chaleur de son lit, mais comment dormir après un tel affront ? Vous rencontrer – j'ai eu tort – n'a fait qu'aggraver ma perception de votre personne. Je m'enfonce dans votre impensable étrangeté, mais votre esprit me reste impénétrable.
Pourrai-je vous croiser à nouveau sans sentir le ridicule m'écrabouiller ?
Pourrai-je penser à vous sans craindre de rester embourbée dans mes interrogations ?
Pourrai-je ne pas penser à vous ?
Pourrai-je vous détester plus encore ?
Je suis exténuée. Je n'ai pas que ça à faire moi, monsieur, je travaille, je dois me lever dans très peu d'heures pour aller servir des hamburgers à la population affamée. Si vous ne me laissez pas dormir, je vais faire un écart de caisse, et je devrai payer de ma poche. Vide.
Si j'avais cru que vous seriez cruel au point de vous jouer de moi ! Vous aviez l'air fou, non fourbe ! Si j'avais soupçonné en vous de telles ressources ! Je me serais méfiée, un peu.
J'enrage. Je sens presque l'écume s'écouler entre mes lèvres jusque sur le drap tout propre et vierge encore. Quelqu'un, là-haut ou ailleurs, m'épie sans doute, qui se réjouit de mon supplice. Celui-là, quel salaud !

J'ai dû m'endormir, puisque le matin est venu, puisque mon homme m'a extirpée de son lit pour me pousser dehors, puisque me voilà, avec mon uniforme et ma casquette, qui accueille les clients en ne sachant même plus s'il faut leur souhaiter le bonjour ou le bonsoir, ou les renvoyer crever de faim.

Et voici que je prends le chemin de chez moi, de chez lui, fourbue, avec mon odeur de friture, toute imprégnée de graisse; et ce faisant voici que j'aperçois au coin de la rue un véhicule et un cadavre, et voici que le deuxième vous appartient. Des hommes autour de vous s'affairent, on vous cache, on vous emporte, mais le vide est déjà dans mon ventre et mon repas déjà liquide à mes pieds. C'est répugnant, je le sais bien, mais c'est votre faute ! Il y a du sang et beaucoup d'horreur : votre sang, votre mort ridicule.
Qu'avez-vous fait ?

Il apparaît que vous avez négligé la couleur rouge du feu.
Vous êtes un monstre ! Pire : vous en étiez un.

Je suis effondrée, liquide et salée, et cet homme ne comprend rien. Il ne voit pas que le quartier n'a plus d'image.
Vous êtes mort depuis deux jours. Leur âme mouvante et vive a quitté ces rues plates.
Ces rues plates, ces gens gris ont pris le pli de vous apercevoir, de vous suivre du regard, d'être bousculés par vous. Constater votre absence, c'est, ne serait-ce qu'une minute par jour, appréhender la disparition. Qui souhaite savoir que la mort existe ?
Revenez. Je vous implore. Pas de requiem pour vous, très cher, vous n'avez pas droit au néant.
Allons.
Allons.

Vous ne reviendrez jamais, n'est-ce pas ?

Seigneur ! Vous m'avez bel et bien eue. Vous m'avez condamnée. Je l'ai bien compris, la tâche de raviver ces trottoirs m'échoit. En fait de destinée, il ne me reste plus que votre sillon virtuel sur le sol.

Ainsi soit-il. Je serai l'âme, je serai vous. Je cours.
« Modifié: 13 Mai 2011 à 18:30:13 par Loredan »

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Re : Où courez ?
« Réponse #1 le: 07 Juin 2008 à 11:34:21 »


Excelleeeeeeeeent !

je pensais dur comme fer que c'était la plume et l'écrivain, au début. En fait, c'est un autre couple, non moins uni :-°

Bref, c'est remarquablement fluide ^^ bravo pour ça. Ca va vite, le ton est léger c'est très agréable, ça me faisait penser de temps en temps à du Devos...

Bon, ben rien de plus constructif, mais c'est un texte long très rapide à lire :)


Citer
"Alors, que vous arrive t'il ? vous enquerrez-vous sans frémir.
arrive-t-il et enquérez, non ?
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Re : Où courez ?
« Réponse #2 le: 07 Juin 2008 à 12:36:40 »
je pensais dur comme fer que c'était la plume et l'écrivain
hum... ça a déjà été écrit ça, non ? :noange:


c'est un très beau texte, bien écrit qui se lit d'une traite!!!!
bravo! ^^

j'aime beaucoup le début!


"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Où courez ?
« Réponse #3 le: 16 Avril 2009 à 15:17:13 »
Personnellement, je n'ai jamais lu de texte où l'écrivain s'adresse à quelqu'un de mort... Donc je ne peux pas comparer, mais je trouve que c'est très "original" (dans la façon d'écrire, s'entend), et j'aime beaucoup la chute de l'histoire, qui est tout de même assez prévisible...  :-¬?

Mais c'est vrai que moi aussi, au début, j'étais persuadée que le narrateur s'adressait au lecteur.


Citer
Quelques instants plus tard, alors que je ferme doucement la porte derrière moi, retentit un ricanement à frémir, et votre voix qui semble s'adresser à elle-même :
"Elle m'a cru !"
Je trouve ça très... pervers !  ;D
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Re : Où courez ?
« Réponse #4 le: 27 Janvier 2010 à 14:36:38 »

Je l'ai relu (corrections, tout ça) et ce texte est vraiment très bon. Le ricanement de l'homme (dans la citation de Coca justement), c'est trop bien.
Et puis le reste, ce ton si étrange, à la fois banal et bizarrement décalé.
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MillaNox

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Re : [Recueil Ier] Où courez ?
« Réponse #5 le: 01 Février 2016 à 22:43:21 »
6 ans plus tard, Milora nous fait une excellente lecture audio (le son est un peu merdique mais le ton est si bon  :coeur:) de ce texte surprenant !


Où courez ? de Zenaïs, lu par Milora, lecture

Hors ligne Milora

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Re : [Recueil Ier] Où courez ?
« Réponse #6 le: 02 Février 2016 à 11:17:02 »
Hop, remontage ! (Edit : oups, j'avais pas vu que Milla avait déjà fait le remontage ! Désolée pour le doublon ^^)

Je suis tombée sur ce texte via "Un texte au hasard" et je l'ai relu, après tout ce temps. Je l'ai encore mieux aimé qu'à l'époque, je crois. Je le trouve intrigant, bien mené, très bizarre, et cette chute est parfaitement amenée.
J'aime beaucoup !
(Même si Zen ne passe plus sur le forum, j'avais envie de lui donner une 2e vie en le remontant, avec l'audiothèque.)


Bref, moralité : lisez ce texte ! :)
« Modifié: 02 Février 2016 à 17:56:44 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne autofic

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Re : [Recueil Ier] Où courez ?
« Réponse #7 le: 02 Février 2016 à 13:02:05 »
J'ai écouté la version audio et j'ai bien aimé cette nouvelle. Le texte est très vivant et dynamique. J'ai beaucoup aimé le questionnement du personnage, un petit rien en réalité, qui donne envie au lecteur d'en savoir plus. Et pour moi, c'est ce petit rien que tu arrives à rendre 'important aux yeux du personnage et des lecteurs qui rend ce texte intéressant. La fin est bien amenée, elle est logique et clos à merveille le texte. Voilà, pas grand chose à dire d'autre ;)
" Rien n'était plus dur que d'écrire un roman. Aucune besogne humaine ne réclamait autant d'effort, autant d'abnégation, autant de résistance. Aucun peintre, aucun musicien n'arrivait à la cheville d'un romancier " Philippe Djian, Impardonnables.

Hors ligne pehache

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Re : [Recueil Ier] Où courez ?
« Réponse #8 le: 03 Février 2016 à 03:38:44 »
Intriguant.

 


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