Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Tornade

Auteur Sujet: Tornade  (Lu 6912 fois)

MillaNox

  • Invité
Tornade
« le: 19 Décembre 2013 à 22:18:00 »
Bonsoir,

Je trouvais un peu "facile" de commenter les autres sans avoir encore tendu le texte pour me faire battre  ;D

Bref, j'ai déterré ce texte que j'ai écrit il y a environ 7 ans, à la suite d'un voyage. Je l'ai un peu modifié suite à relecture avant de vous le poster, je suis très curieuse de vos remarques, y a du boulot !

Milla



Version 2 :

Le matin même, alors qu’elle se penchait sur sa valise au contenu éparpillé dans la petite chambre, Aquilone choisit une robe légère d’un blanc immaculé. La chaleur était étouffante et, pour mieux la contrer, elle releva d’un geste assuré ses longs cheveux en chignon. Ses mèches étaient de la couleur de la neige, mais n’en avait rien de plus, surtout pas le froid dont la jeune femme rêvait pourtant.

Puis la journée passa, le vent se leva, semblant suivre ses pas qui la menèrent jusque dans la cour de la maison dont elle était l’invitée.

Trois familles se partageaient cet espace ouvert devant la succession des habitations. Le sol, comme partout dans la ville, était fait d’une poussière rouge que les semelles emportaient sur leurs chemins et répandaient partout où elles se posaient. Aquilone vint s’asseoir au bord du puits et se laissa entraîner dans d’agréables bavardages avec ses hôtes. De jeunes voisins, suffisamment espiègles pour vaincre leur timidité, vinrent lui lancer quelques railleries à propos de sa pâleur, espérant qu’elle ferait voler pour eux une tornade de poussière devant laquelle ils s’enfuiraient en riant. Mais Aquilone ne les remarqua pas. Tous ses sens s’étaient éveillés depuis qu’elle avait vu Marthe sortir de la cuisine avec fracas et se diriger, furieuse, vers sa fillette de cinq ans. L’harmattan, vent chaud et sec, soufflait doucement et de la poussière tourbillonnait aux pieds de la jeune femme. Cette dernière crispa ses mains diaphanes sur la pierre du puits. Marthe était en train de vomir sa colère et ses mains s’abattaient avec violence sur l’enfant. Autour, la vie suivait son fil. Seule Aquilone semblait entendre les cris de la mère et de la fille, une épidémie de surdité ou d’indifférence venait de frapper tous les occupants de la cour. La jeune femme sentit une colère dévastatrice monter en elle et tenta de la bloquer, effrayée par sa force.

Égarée dans sa propre volonté, Aquilone se leva et ne sut où aller. Un souffle d’air la poussa par l’arrière et elle se laissa guider. L’harmattan la conduisit jusqu’à la rue, ouvrant dans une brusque rafale le portail qui permettait d’y accéder. Au bout de quelques mètres, Aquilone s’assit sur le sol et laissa le rouge de la poussière tacher la blancheur de sa robe, colorer la pâleur de ses jambes et glisser sous ses mains.

« A quoi bon guider les souffles si je dois retenir le mien ? »

Retenir. Contenir. Aquilone savait qu’elle ne parviendrait pas à digérer le sentiment qui était né en elle quelques minutes auparavant. Il lui faudrait le libérer pour s’en libérer à son tour, mais un coup d’œil alentour renforça son inquiétude. De quoi était-elle capable alors que les êtres qui se trouvaient dans la rue subiraient peut-être sa force ? Songeuse, le souvenir de ce à quoi elle venait d’assister ne fit que renforcer la violence qui naissait en elle. La colère s’emparait de son corps qu’elle tentait de recroqueviller pour l’arrondir mais qui, à l’inverse, se raidissait et lui appartenait de moins en moins. Des bruits de portes métalliques claquant dans le vent commencèrent à se faire entendre de part et d’autre. Aquilone vit le sol s’égrener vers le haut et rougir l’atmosphère. La brise matinale s’était métamorphosée en tempête qui tournait sur elle-même à l’image de la rage de la jeune femme dans sa tête. Menaçante, une tornade s’était formée et tentait d’arracher les arbres de la rue. Leurs racines peinaient à creuser le sol aride et plusieurs d’entre eux se couchèrent sous la force du vent. Les habitants du quartier, effrayés, avaient couru se réfugier au loin en évitant tant bien que mal les détritus volant et retombant en pluie sur leurs chemins.

Aquilone demeurait seule et contemplait son courroux devenu matière d’air. Novice, elle s’étonnait encore de ses pouvoirs et de leur force qu’elle contrôlait mal. Une sensation de vide s’empara d’elle et un frisson la parcourut lorsque le vent tomba.

Tout était redevenu calme, le silence habillait la rue et il fallut plusieurs dizaines de minutes avant que quelques courageux n’osent sortir de leurs abris de fortune.

Aquilone se leva, un peu tremblante dans sa robe devenue rouge-poussière. Parcourant le sol du regard, elle y découvrit la longue tige de bois sculpté qui retenait ses cheveux noués avant la tornade. D’un geste lent, elle la ramassa et attacha de nouveau ses longues mèches blanches.



Version 1 :

Ici, elle ne pouvait plus respirer, l’air lui semblait comme empoisonné. Aussi, elle n’expira ni n’inspira et, ne sachant pas si on pouvait absorber de l’oxygène par les paupières, elle les figea hautes devant ses yeux ouverts et fixes. D’un mouvement rapide, elle traversa la chambre, la maison, la cour, puis passa le portail et fut sortie enfin. Ses poumons se rassurèrent de sentir l’oxygène les parcourir à nouveau. Elle avait contenu l’air, elle avait contenu ses émotions. Tous deux, reprenant leurs droits puisque le portail avait été dépassé, progressèrent dans une violente lenteur au travers du corps d'Aquilone . Quand elle eut cligné des paupières, elle sentit la colère partout en elle, et se remit à marcher pour la contenir.

   En son sein, montait la rage, naissait une force dont elle s’ignorait détentrice. La jeune femme ne supportait pas de perdre le contrôle. Cette idée l’angoissait au point que ses propres sentiments lui devenaient effrayants dès lors qu’ils se faisaient de plus en plus envahissants. Serait-elle encore elle-même, lorsqu’elle ne serait devenue plus que ses émotions ? Un vent chaud parcourait la rue au sol rouge et de poussière. Lentement, il soulevait cette dernière. Quelques grains vinrent se mêler aux cheveux longs et blonds d’Aquilone qui grimaça en y fourrant ses doigts. Elle ne voulait pas être leur hôte et son inconscient rit de sa naïveté. De solides nœuds se firent nids de la poussière envolée, nul mouvement de ses doigts ne vint à bout de ce qu’elle aurait voulu refuser. Aquilone dut l’admettre, elle ne pouvait parfois rien faire contre ce avec quoi elle n’était pas en accord. Ses mains se crispèrent, son corps se raidit. Comment contenir encore ?
Alors qu’elle avait enfoui les images de sa mémoire proche, trop proche, trop fraîche et trop réelle pour oser l’affronter, l’énergie qui la parcourait malgré elle eut raison des barbelés qu’elle avait plantés. Tout apparut devant ses yeux asséchés par le vent. Lui, n’était plus brise mais pas encore tempête, il s’évertuait seulement à soulever la poussière de la rue plus haut encore, rougissant un peu l’atmosphère. Elle, le visage sombre et tendu, distinguait dans le brouillard montant son cauchemar.
Devant Aquilone se dessinait l’hôtesse qui prenait soin d’elle jours après jours et l’accueillait chaleureusement dans son foyer. Une mère de famille aux traits généralement doux et aimant qui se dirigeait avec un air agacé vers sa fillette de cinq ans.
Les paupières de la jeune femme se précipitèrent pour recouvrir ses iris. Ce n’était pas du sable qu’Aquilone tentait de se protéger mais de son souvenir qu’elle aurait aimé fuir. A son grand désespoir, son impuissance et son illégitimité à dire ou faire quoi que ce soit n’étaient que plus visibles dans le noir. La scène suivait son cours, mère atteignant son enfant, et la jeune invitée rouvrit les yeux pour tenter, encore, toujours, de s’en extirper. Le vent s’agita, les cheveux de la jeune femme virevoltaient de mouvements incontrôlables, décrivant des éclairs, décrivant la colère et s’élevant vers le ciel. Aquilone avait cessé de résister à ses émotions. Désormais, ses yeux étaient teintés de haine et au bout de ses lèvres se tenaient des mots d’enfer et de damnation, tous prêts à se jeter dans le souffle de l’harmattan.
La mère abattit sa main sur l’enfant. Des coups qui pleuvent, qui ne s’arrêtent pas. Combien de temps passa ? Cris, pleurs, indifférence de tout le monde, tout autour. La norme d’un ailleurs qui ne lui appartenait pas. Et une fillette, qui malgré le bruit qu’elle fit, se résigna.
Autour d’Aquilone, plus de brise, plus de vent, mais une tornade ébranla la rue et sembla sortir de son ventre. La poussière s’envola jusqu’aux sommets des rares arbres et recouvrit les murs de béton, les visages des passants de sa couleur rouge salissante. Les puits, les cours et les maisons ouvertes disparurent sous ce voile alors qu’Aquilone, furieuse, hurlait sa rage dans le bruit du grand vent. 

A quoi bon tout cela ?
   
Les yeux de la jeune femme s’éclaircirent, se brouillèrent et dégoulinèrent finalement d’une eau salée au goût de désespoir. Le vent tomba brusquement, laissa place au silence entrecoupé de sanglots à l’accent français. Aquilone s’assit sur un tronc, épuisée, sidérée que sa colère se soit noyée. Des torrents qui s’échappaient d’elle, elle aperçut se déversant au sol, l’incompréhension, l’injustice, l’ignorance. Elle ne fit aucun mouvement pour les rattraper car elle ne savait qu’en faire. Longuement, elle continua de pleurer et son corps qui se vidait commença à se détendre doucement. Ses joues salies par la poussière ne reprenaient leur couleur naturelle que sous les sillons de ses larmes. Toutes les questions, les peurs et les reproches sortirent par ces rivières ininterrompues jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une chose. La résignation, ennemie de la jeune femme depuis qu’elle était en âge de penser. 

   Calme et perdue, Aquilone décida de rentrer consoler l’enfant. Quand elle arriva dans la cour, elle découvrit la fillette portant son petit frère et riant aux éclats avec lui. Peut-être l’habitude permet-elle de passer plus vite à autre chose ? La jeune femme se tut et rejoignit sa chambre. Sur le mur, un énorme cafard semblait l’observer.
« Modifié: 19 Mars 2016 à 14:20:35 par MillaNox »

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Re : Tornade
« Réponse #1 le: 20 Décembre 2013 à 21:49:38 »
La manière dont tu aborde tes phrases me fait penser aux auteurs du dix-neuvième siècle, c'est un autre français, j'aime bien. Cela dit fait attention, une écriture originale non maitrisé peut vite virer en lourdeurs, j'ai eu un peu de mal sur certains passages, mais rien de méchant en ce qui me concerne (pour les autres je ne suis pas sûr que ça passe).
Voilà pour la forme, pour le fond, j'ai absolument rien compris, trop de métaphores.
Bilan mi-figue mi-raisin du coup, de quoi parle ton histoire ?

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Re : Re : Tornade
« Réponse #2 le: 20 Décembre 2013 à 23:22:48 »
... de quoi parle ton histoire ?

@ WEG : Tu connais pas les X-Men ?  :D

@ Milla : j'ai trouvé le traitement très original pour une histoire de super héros. Je sais pas si je me plante dans l'interprétation, mais tout ce qui s'y passe fait furieusement penser à une sorte de Tornade Begins : les yeux révulsés, la colère qui déchaîne les vents ; par contre, ce qui me fait douter, c'est que la Tornade des X-Men n'est pas blonde et ne s'appelle pas Aquilone.

J'aime bien ton style, qui ne manque pas de souffle (c'est le cas de le dire  :mrgreen: ), mais au contraire de WEG, les lourdeurs et les maladresses ont vraiment gêné ma lecture.

Par exemple :

Citer
elle les figea hautes devant ses yeux ouverts et fixes.

Je te suggère  :  elle les chassa au-dessus de ses yeux fixes.

Citer
puis passa le portail et fut sortie enfin.

plutôt : puis passa enfin le portail.

Citer
Ses poumons se rassurèrent de sentir l’oxygène les parcourir à nouveau.

Ses poumons se détendirent lorsque l'oxygène y entra de nouveau. 

Etc, etc...

Au plaisir !  :)





« Modifié: 20 Décembre 2013 à 23:24:37 par Bricoman »
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MillaNox

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Re : Tornade
« Réponse #3 le: 21 Décembre 2013 à 17:08:52 »
Salut et bon solstice d'hiver! :)
Merci beaucoup de vos lectures et commentaires, ça fait avancer pas mal de choses ! Je me rend compte que ce texte est finalement franchement nebuleux...
Pour le sens de l'histoire, il s'agit en fait des emotions d'une nana qui se retrouve devant une mere frappant son enfant et ne se sent pas legitime pour intervenir, dans un contexte ou elle se sent seule et deracinée, à fleur de peau.
Il n'y avait absolument aucun super héro dans mes intentions mais je trouve ça assez énorme pour un perso rongé par l'impuissance de se retrouver avec des supers pouvoirs!! Au final la piste est sympa!
Bon pour le style, c'est un vieux texte que j'ai repris donc ça n'a peut être pas arrangé la chose... mais bon je vais être vigilante sur la lourdeur et la clarté, ce sont apparemment mes faiblesses! Merci des conseils et exemples, je vais tenter d'alleger en ce sens. Et prochaine fois je posterai du neuf, ça ressemblera plus à mon ecriture actuelle.
Milla

Hors ligne Ambrena

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Re : Tornade
« Réponse #4 le: 21 Décembre 2013 à 17:43:37 »
Étant donné ma citation actuelle et mon nouvel avatar, je ne pouvais pas ne pas commenter. ^^

Citer
elle n’expira ni n’inspira
Je trouve la formule un tantinet lourde...

Citer
ne sachant pas si on pouvait absorber de l’oxygène par les paupières,
Hum, même en étant très très nul en S.V.T., je ne sais pas si on peut vraiment se demander un truc pareil. xD

Citer
elle les figea hautes devant ses yeux ouverts et fixes
Un peu lourd, là encore

Citer
et fut sortie enfin
Pourquoi pas "et fut enfin sortie" ? Il me semble que cela passerait mieux...

Citer
Ses poumons se rassurèrent
Je ne trouve pas cette tournure très naturelle.

Citer
La scène suivait son cours, mère atteignant son enfant
"It is heavily implied that she's punching her !!" (cf Yu-Gi-Oh The Abridged Series)
Plus sérieusement, pourquoi ne pas en parler de manière plus directe ? Je veux dire, si ton texte implique de la maltraitance d'enfant, autant y aller franchement... On comprendra mieux les personnages.

Citer
une eau salée au goût de désespoir
Là, par contre, j'ai l'impression que tu en fais un peu trop. |-|

Et je n'ai pas compris la chute.

En bref, je crois qu'il y a un peu trop de lourdeurs, et ça a gêné ma lecture.

Bon solstice !
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : Tornade
« Réponse #5 le: 21 Décembre 2013 à 18:17:34 »
@ WEG : Tu connais pas les X-Men ?  :D
Bah si mais... je vois pas le rapport  ><

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Re : Re : Tornade
« Réponse #6 le: 21 Décembre 2013 à 18:50:50 »
@ WEG : Tu connais pas les X-Men ?  :D
Bah si mais... je vois pas le rapport  ><


Bah, t'avais raison, il n'y en avait pas.  ;D

Mais visiblement, je n'étais pas le seul à m'être trompé, puisque Ambrena à même  été jusqu'à louer un costume, spécialement pour participer à ce fil !  :mrgreen:

Mais bon, je suis super-déçu par ta déclaration Milla. Pourtant, il y avait un truc autour des vents : aquilon, harmattan...

J'ai vraiment cru que tu avais abordé le phénomène mutant sous le même angle sociologique que celui des films de Brian Singer.

Tant pis ! Ce soir j'aurai remporté la palme de l'intervention la plus ridicule. Ah non... elle revient à Ambrena.  :kei:

« Modifié: 21 Décembre 2013 à 18:57:44 par Bricoman »
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Re : Tornade
« Réponse #7 le: 21 Décembre 2013 à 19:08:05 »
Eh ! Moi j'ai juste changé d'avatar parce que celui de Point d'ironie ressemblait trop au mien. :relou:

A part ça, en effet c'est peut-êtredommage que cela ne parle pas de mutants... ou pas. Je persiste à penser que le texte oerd de sa force à cause du fait qu'il "tourne autour" de son sujet (la maltraitance, si j'ai bien compris).
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Re : Tornade
« Réponse #8 le: 21 Décembre 2013 à 19:13:29 »
A dire vrai, j'ai du relire ce texte par deux fois pour le comprendre.
La description d'émotions donc, en l'occurrence, la colère, la tristesse et le désespoir - avant que n'intervienne la résignation.

A la lumière de cette compréhension, le texte devient plus clair, plus percutant.
Les images nous parviennent et on imagine les états respectifs de cette jeune femme.
Toutefois reste inconnu la raison de ses chagrins et nos curiosités primaires s'en voient navrés.

Malgré tout, le mot qui revient le plus dans les commentaires est "lourd", c'est très chargé, peut-être un peu trop.
Mais, en même temps, les émotions de cette jeune fille le sont!

Aussi ne sais-je pas quoi en penser sinon que... c'était bien.

 ^^
« Il reste toujours assez de force à chacun pour accomplir ce dont il est convaincu.  » - Johann Wolfgang von Goethe

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  • Faute d'orthographe bonjour!
Re : Tornade
« Réponse #9 le: 21 Décembre 2013 à 19:43:57 »
Bonsoir:)

Je me devais de passer faire un petit tour pour commenter ton premier texte!

Je trouve que la description des sentiments est bien réalisé. On passe par beaucoup de phases bien menées: la peur, colère, résignation presque une sorte de fatalité contre laquelle elle semble impuissante. Un peu comme quelqu'un non pas acteur mais témoin de sa propre existence!

Citer
Quand elle arriva dans la cour, elle découvrit la fillette portant son petit frère et riant aux éclats avec lui. Peut-être l’habitude permet-elle de passer plus vite à autre chose ? La jeune femme se tut et rejoignit sa chambre. Sur le mur, un énorme cafard semblait l’observer.

J'aime vraiment la fin. ça m'a fait m'interroger. On peut si on ne lit pas à travers les lignes trouver la phrase de fin un peu "ridicule". Qu'est-ce que ça apporte le cafard qui la regarde? Alors que c'est peut-être le truc qui m'a le plus frappé! Elle vient de lâcher sa rage retenue depuis trop longtemps. Et puis la routine qui reprend le dessus.  Le fait de terminer sur un détail banal et presque insignifiant m'a interpellé! On a presque du mal à croire qu'après la "tempête" qui vient d'éclater, le "calme" (le quotidien) retrouve si vite sa place! Ce garçon qui rit... C'est vrai que le poids de l'habitude peu presque nous plonger dans un état de conformisme. On accepte les choses comme si elles étaient normales et on rit parce qu'il faut bien trouver la force d'avancer bon après j'avoue ne pas avoir bien comprit à quoi faisait allusion le texte

Par contre, c'est vrai que je rejoins malheureusement l'avis des précédents. Beaucoup de tournures maladroites. C'est exactement pour cela que je choisis dans mon roman des phrases courtes. Elles sont d'abords plus percutantes, ça donne du rythme et on évite les lourdeurs. Après c'est vrai que c'est particulier et ça ne plait pas à tout le monde, loin de là! :)

Bon le bilan est positif! Continu!

Au plaisir

Inès:)

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Re : Re : Tornade
« Réponse #10 le: 21 Décembre 2013 à 20:24:39 »


Eh ! Moi j'ai juste changé d'avatar parce que celui de Point d'ironie ressemblait trop au mien. :relou:



Oups... 

J'espère que mon super-humour n'a pas été mal pris.  :???:

Je sais bien que tu avais changé d'Avatar avant de commenter, et non pas l'inverse. Et comme tu avais la preuve d'antériorité parce que tu avais précisé ce détail dans ton premier post, je me suis autorisé ma boutade en étant certain que personne ne me croirait.

En tout cas je tenais à te préciser qu'il n'y a jamais de moquerie dans mes plaisanteries. Il n'y a que de la bonne humeur servie par un humour foireux.  ;D

Excellent week-end à toi !  ;)
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Re : Tornade
« Réponse #11 le: 21 Décembre 2013 à 20:28:23 »
Pas de souci, j'avais mis un smiley blasé avec mon message, donc tkt. ^^

/flood
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Re : Tornade
« Réponse #12 le: 21 Décembre 2013 à 20:36:55 »

Ah... j'en suis soulagé.  ^^

Je me disais bien qu'une fille capable d'enfiler un costume aussi ridicule ne pouvait pas être complètement dépourvue d'humour.  :putainlafaute:
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Re : Tornade
« Réponse #13 le: 21 Décembre 2013 à 20:42:42 »
Ca floode...
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Tornade
« Réponse #14 le: 21 Décembre 2013 à 22:55:02 »
Salut tout le monde et merci de vos passages !

bon, je crois qu'Ambrena résume assez bien la situation :
 
Citer
j'ai l'impression que tu en fais un peu trop. |-|
;D

J'avais vraiment envie que le vent ait sa place dans ce texte, pour moi il était l'expression poétique des sentiments de la nana. Je l'ai déjà dit mais c'est un écrit d'il y a longtemps et j'étais un peu en recherche de comment écrire des émotions sans utiliser un langage direct. comment faire comprendre par des images la force des ressentis d'un perso... bref, ça part toujours d'un bon sentiment mais comme dit Ambrena, c'est peut-être un peu trop !!!
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? :mrgreen:

Bon, j'étais pas partie pour me réapproprier ce texte plus que ça à la base, mais vu les remarques que ça soulève je vais me laisser titiller. Dès que j'ai cinq minutes, je prends un gros sabre de pirate et je refais la coupe de cette pauvre Aquilone ! On verra si ça passe mieux avec quelque chose de plus direct... Je crois quand même que pour le fun, je vais au moins lui colorer les cheveux en blanc  :mrgreen:

D'ici là, bonne soirée à vous !

Milla



 


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