Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

27 Août 2026 à 14:19:41
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Légère psychose (texte entier)

Auteur Sujet: Légère psychose (texte entier)  (Lu 11927 fois)

Hors ligne Miromensil

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Re : Légère Psychose II
« Réponse #30 le: 24 Septembre 2013 à 16:29:33 »
Voilà j'ai tout réécrit  :)

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Re : Légère Psychose
« Réponse #31 le: 26 Septembre 2013 à 10:16:26 »
Hello!

Citer
Devant lui les flâneurs du dimanche déambulent paresseusement. Un jeune couple se promène, une bande d'amis est assis en rond sur la pelouse. Les platanes séculaires, à ses côtés, surplombent ce vaste parc de la périphérie. La clameur urbaine semble à milles lieues des divagations des promeneurs, et les rangées d'immeubles se profilant au loin, un fade souvenir. Assis sur son banc Emile Pitus soupire d'aise. En cette fin d'après-midi, il sait que le soleil d'été va faire place à la pluie.
J'aime bien la description, je me suis bien imaginé l'ambiance.

Citer
Bien qu'il foule le gravier du même chemin qu'eux, personne ne prête attention ni n'entend le crissement de ses pas. Sa silhouette carrée se détache sur le vert des arbres mais il est invisible aux yeux de tous.
Je trouve cet anonymat en contradiction avec la célébrité dont tu parles plus loin.


Citer
D'Emile Pitus on ne sait rien d'autre que des histoires rocambolesques et d'autres anecdotes, dont la plupart sont imaginées.

La transition vers l'histoire mystérieuse d'Emile est un peu trop brutale à mon sens: rien ne justifie, dans les lignes qui précèdent, que cette explication intervienne ici.

Citer
Il n’apparaît qu'en de rares occasions, ce qui a fait de lui une légende urbaine qui hante les parcs et les squares.
Encore une fois, si je croise une "légende urbaine" au jardin botanique, je pense que j'y prêterai attention, mais personne ne le remarque plus haut.
Pour alléger la phrase j'aurais mis "hantant" plutôt que "qui hante".


Citer
Emile Pitus est chef d'orchestre. Son auditoire, les habitants. Ses musiciens, la pluie et la ville elle-même.
Syntaxiquement, il y a un petit problème. L'ellipse du verbe être dans les deux dernières phrases ne semble pas autorisé. 

Citer
Il est à peine arrivé au bout du parc que le ciel est constellé de nuages chargés de pluie. Des petits groupes de personnes affluent joyeusement dans son dos, qui s'assoient au premier rang, au bord de la pelouse. Le vent s'est intensifié et agite désormais les feuilles des platanes. Les mains posées calmement sur le pommeau de sa canne, il entend derrière lui le flop des parapluies qui s'ouvrent et le froissement si coutumier des capuches qu'on rabat sur la tête. De son esprit volatile il sent l'empressement des travailleurs qui quittent leur bureau. Les magasins qu'on ferme et l'embardée dans les métros. Les rues s'éveillent, les réverbères attendent.
En voilà une description qu'elle est belle et inspirante!  Petit bémol: dans ce paragraphe poétique, "le vent s'est intensifié" sonne un peu scientifique.


Citer
Alors elle arrive. Sans crier gare, elle s'ébat au-dessus des têtes. Dans un mouvement presque magistral, Emile Pitus se retourne et apparaît face à son public. Il affiche un grand sourire. Certains applaudissent. Ça y est, le spectacle peut commencer.
Sympa.

Citer
Son allure noyée dans l'ombre grandissante est rehaussée par la lumière des lampadaires environnants, la pluie, tombant des profondeurs de la nuit, est devenue sa musicienne. Elle dessine dans la pénombre des arabesque variant selon les geste d'Emile Pitus. Par le mouvement de ses bras il la fait valser et tournoyer devant les yeux des habitants ébahis. Les gouttes sont des notes perceptibles par tous et en chacun. Des notes qui captent ce qui reste de lumière et qui incarnent le commencement de la nuit, propageant son écho dans chacun des habitants assis à l'écouter. Elle vient des tréfonds des illusions des hommes, évoquant le blues du vent et le vertige des tornades. La ville est cadence et résonne de toutes parts. Jusqu'au rebord d'une fenêtre d'un salon, où une vielle dame est accoudée, la pluie s'exhausse crescendo d'une mélodie qui lui est propre.

J'ai commencé à décrocher à partir de ce paragraphe là. C'est joliment écrit, pas de doute là dessus, mais
1) j'ai eu du mal à comprendre l'interaction entre le vieux et la pluie : a-t-il une véritable influence sur les éléments (ce qui est suggéré par la comparaison, plus haut, avec un dieu)? Se contente-t-il d'agiter les bras à la manière d'un chef d'orchestre pour attirer l'attention des gens sur les sons qui les environnent?
2) Si le vieil homme se contente de mimer les gestes d'un chef d'orchestre, deux problèmes se posent: comment peut-il anticiper les différents sons que produiront la pluie, le vent et la ville ? Comment expliquer l'intérêt des gens pour ce vieil homme, dont le comportement est celui d'un illuminé?


Citer
Grâce à la pluie, il orchestre l'ordre caché du monde. Il est le musicien qui veille à l'harmonie du quotidien.
C'est pas mal, mais je ne sais pas ce que cela signifie :-D


Citer
Il n'est pas créateur, mais c'est grâce à lui que les lundis sont un peu moins laborieux. Il est la brise quand l'été tape sur la ville. La petite musique présente en chaque personne est plus positive, plus vaillante. Non, Emile Pitus n'a jamais eu la prétention de créer un monde parfait.
"positive" me fait trop penser aux magasins Carrefour. Là encore, je m'interroge sur les pouvoir de Pitus : quand je lis: "il n'a pas la prétention de créer un monde parfait", je comprends qu'il a quand même un pouvoir créateur. Sauf que tu dis bien au début: "il n'est pas créateur".  Ma confusion est ici à son comble.
Les contradictions de ton texte révèlent sûrement que tu as une idée complexe et fine de ton personnage, ce qui est bon signe, mais la présentation est en l'état trop difficile à cerner pour un lecteur moyen comme moi.
 
 
Citer
Les jours qui suivent son concert en plein air, il arrive aux gens de danser dans les rues. Les plus timides jettent un coup d’œil furtif aux alentours, s'assurent que personne de les regardent, et se mettent à danser. Mais ce qu'on aurait pu qualifier d'étrange, c'est qu'ils dansent sans écouteurs ni casque.
Arf, j'ai du mal à y croire à ça! ça me fait penser à une publicité pour les banques ou pour un forfait mobile, quand les gens se mettent à embrasser leur prochain dans la rue tellement ils sont content des économies qu'ils vont faire. C'est un peu too much à mon goût quoi.


Citer
Dans une pièce lugubre d'une sombre impasse, un petit comité cogite. Ces drôles d'oiseaux le jugent shooté de la veille.
"petit comité", "drôles d'oiseaux": ces expressions sont des expressions toutes faites. L'image des oiseaux n'est pas vraiment justifié.


Citer
Qu'il n'est qu'un vieillard tentant maladroitement de rendre ses élucubrations intéressantes, estimant que sa musique n'est qu'un somnifère qui endort et avilit les foules. Grand est leur désarroi de voir le nombre de fanatiques qu'il compte dans ses rangs. Il réfléchissent, dans l'ombre des ombres de la ville, se disant de prime abord qu'il faudrait le faire interner dans un quelconque asile pour mélomanes désaccordés. Mais Emile Pitus est connu et admiré. De plus, comment l'attraper, le faire arrêter? Son apparition est aussi transparente que la pluie elle-même.
Pas mal: un peu d'action, de jalousie, l'atmosphère du complot est bien rendue.


Citer
Alors eux, les Éveillés, ayant décidé qu'il est était préférable d'agir sur l'opinion publique, envahissent les murs de la ville à coup de messages percutants. Des graffitis aux couleurs écarlates dépeignant un appel à la prudence explosent sur les portes de garage, les enseignes de magasins et les murs désaffectés.
Très clairement, la décision d'agir sur l'opinion publique est prise au terme de (ou quelques temps après) la phase de cogitation dans l'ombre. Le fait que tu relies cette phrase au reste du paragraphe pourrait faire penser que la décision a déjà été prise. Je te suggère de créer un nouveau paragraphe, ça devrait suffire à mieux refléter la chronologie.


Citer
Ces soi-disant Eveillés ne savent pas de quoi il retourne, n'imaginent même pas quel conséquence dramatique la suspension de ses fonctions provoquerait. Il pourrait brouiller les ondes radios ; désynchroniser toutes sortes d'mp3, échafauder une censure médiatique anonyme. Dans sa tasse la frêle embarcation a coulé. Las, le vieux chef d'orchestre se demandant s'il est lui même possédé.
Encore une fois, je ne comprends pas en quoi de telles conséquences pourraient avoir lieu.


Bon, comme tu l'as compris, je n'ai pas réussi à entrer dans l'idée essentielle du texte (par ailleurs écrit avec élégance.) Je saisis vaguement une opposition entre rêveurs et "moldus", mais l'identité du personnage principal et son action sont évoqués de manière trop vague à mon goût. On sent que c'est un texte plein de bons sentiments, mais le sentiment domine peut-être un peu trop, aux dépens de la précision... C'est difficile à expliquer.
En tout cas, l'atmosphère est très bien rendue! 

Merci pour ce texte,
H.
« Modifié: 26 Septembre 2013 à 10:19:19 par holden5 »

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Re : Légère Psychose
« Réponse #32 le: 26 Septembre 2013 à 11:10:39 »
Bonjour!

La première impression que donne ton texte est en fait assez particulière. On se retrouve dans un endroit où la nature et les objets ont une importance capitale, une vie propre, indépendamment de l'action des hommes...
C'est un concept que j'apprécie, le rendu est assez joli dans l'ensemble. Les métaphores et personnalisations sont plutôt bien choisies mais leur multiplication, dans le mélange des descriptions des différents thèmes rend parfois un peu plus difficile à lire le texte... Car au bout d'un moment on veut savoir où tu veux en venir. Parfois j'ai eu un petit sentiment d'incompréhension... mais d'un autre côté, cela fait naître l'intérêt et la curiosité... (à laquelle il faut que tu répondes!)

J'avoue ne pas avoir trop compris le sens de ce chef d'orchestre de la pluie, même si les images sont belles. Je pense que le scénario ici n'est pas ton principal focus, c'est plutôt le style, l'envie justement de rendre une ambiance en images. Car si ton scénario est clair dans ta tête, il ne l'est pas pour nous tout autant.
Même si pour bien saisir tout cet univers un peu surnaturel, qu'on ne sait finalement plus trop où placer, entre monde réel ou imaginé, plus d'informations pratiques seraient nécessaires, je ne trouve pas extrêmement dérangeant d'être fort dans l'abstrait... Cela dit, je suis personnellement très à l'aise avec la lecture de longues descriptions, etc. mais ce n'est pas le cas de tous. Pour permettre à plus de monde de ressentir ce que tu veux faire passer, il faudrait plus de concret.
Cela peut se faire avec ton style narratif-descriptif , mais alors cela devrait être au sein d'un texte plus long...

Voilà ce que je peux dire sur ce texte tout en style :)

*"Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre." Zola*

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Re : Légère Psychose
« Réponse #33 le: 26 Septembre 2013 à 15:18:02 »
Un texte bien poétique. On se laisse bercer par les mots. Les scène sont bien décrite et la lecture s'écoule toute seule, c'est très agréable. J'ai bien aimé le concept de "chef d'orchestre" et le fait que ce soit juste la mélodie de la pluie.
J'ai pas trop saisi ce que cacherait/impliquerait son pouvoir. Une suite de prévue ?

Merci pour ce texte, et j'attends le prochain :)


Pour les détails :

Citer
Sa silhouette carrée se détache sur le vert des arbres
on ne dit pas plutôt se détacher de qqch ? :-\

Et quelques virgules manquent à l'appel. ;)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Miromensil

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Re : Légère Psychose
« Réponse #34 le: 26 Septembre 2013 à 19:11:37 »
Merci pour vos commentaires, ca coince là où je m'attendais: le rôle et les pouvoirs de pitus.
Effectivement je dois avoir plus le style que le scénario en tête. Il faut vraiment que j'arrive à le rendre compréhensible, ce pitus  :???:

Je vais corriger les passages qui prêtent à confusion et expliciter le bonhomme. Après je poste la suite ici, mais je vais surement la réécrire aussi   :)

Se détacher de qqchose c'est du sens propre je dirais, mais par exemple: "un avion rose fluo se détachait sur le bleu limpide du ciel", c'est sens figuré non?

Modification faite  ^^
« Modifié: 27 Septembre 2013 à 15:25:00 par Miromensil »

Hors ligne PaulineC

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Re : Légère Psychose
« Réponse #35 le: 27 Septembre 2013 à 23:06:16 »
Oui, je crois que "se détacher sur" est possible même si moins courant (on utilise "de" dans tous les cas): c'est bien dans le cas où tu as une image, où "sur" cette image, cette chose en particulier se détache car elle est particulière.
En anglais, c'est "to stand out AGAINST" ce qui montre bien l'opposition entre la chose qu'on décrit et ce qui l'entoure...
"Se détacher de" est plus physique (de quelqu'un, d'une matière...)...
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Re : Légère Psychose
« Réponse #36 le: 28 Septembre 2013 à 00:16:56 »
 
Citer
Les platanes séculaires, à ses côtés, surplombent ce vaste parc de la périphérie.
utile ?
jveux dire, c'est important qu'on sache qu'il y a des platanes ? Parce que tel quel, ça fait un peu "je suis en mode description donc AU FAIT il y a des arbres"

Citer
La clameur urbaine semble à milles lieues des divagations des promeneurs, et les rangées d'immeubles se profilant au loin, un fade souvenir
mille
c'est un invariable

Citer
Assis sur son banc Emile Pitus soupire d'aise
Assis sur son banc,

Citer
Se levant agilement il mêle sa balade à celle des autres marcheurs.
bof pour le début de la phrase, c'est un peu maladroit comme formule, je trouve

Citer
Un joggeur le frôle de toute sa course sans le faire tressaillir.
idem "de toute sa course" , ça ne veut pas dire grand chose
et puis "frôler" et "de toute" (qui semble indiquer une idée de force), c'est un peu antithétique :P

Citer
Un petit vent s'est levé mais le parc ne se désemplit pas pour autant.
lien avec la phrase précédente ?
Un texte est un tout, aucune phrase n'est censée être inutile ou indépendante. C'est l'ensemble qui fait sens d'où la nécessité de faire des transitions.
Essaye de trouver ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Soit la météo est importante et tu reste là-dessus, soit c'est le cadre qui est important et alors tu reste sur le cadre. Bref fais des choix mais ne pars pas dans tous les sens, un coup la météo, un coup les gens, un coup la nature. Suis un fil. C'est tel élément qui doit conduire à telle phrase.

Citer
D'Emile Pitus on ne sait rien d'autre que des histoires rocambolesques et d'autres anecdotes,

Pitus, on

Citer
Il est déjà vieux, et ses incroyables sourcils blancs lui donnent un air aussi sage que surpris.
je sais plus si cette phrase était déjà dans la V1 en tout cas je la trouve (toujours aussi) maladroite. Enfin je vois le rapport entre le blanc et la prétendue sagesse mais pas le rapport entre le blanc et la surprise. 

Citer
Des petits groupes de personnes affluent joyeusement dans son dos, qui s'assoient au premier rang, au bord de la pelouse.
le "qui" est-il vraiment utile ?

Citer
Les mains posées calmement sur le pommeau de sa canne,

hm, en même temps, quand c'est posé, c'est souvent calme une main.  :mrgreen: Si elle s'agite, elle n'est plus vraiment "posée". Ca, c'est vraiment un truc dont il faudrait te débarrasser : pas d'adjectifs ou d'adverbes mis pour faire jouli. Tout ce que tu as écrit a un impact et un sens, bref une portée sur le lecteur. Portée qu'il faut mesurer. Bref, épure. Dis l'essentiel. Il a les mains posées sur sa canne, point.

Citer
De son esprit volatile il sent l'empressement des travailleurs qui quittent leur bureau.
mouais, pas convaincu de "esprit volatile". Encore une fois, ça me paraît gratuit.

Citer
Pendant que d'autres s'assoient tout simplement contre un arbre, des marées déjà frémissantes se posent sur la pelouse.

hm y en avaient déjà sur les pelouses, tu te répètes

Citer
Alors elle arrive. Sans crier gare, elle s'ébat au-dessus des têtes.

elle s'abat :mrgreen:
s'ébattre tout seul, jsais pas si c'est possible en dehors du Moyen-Age (où existe effectivement la tournure soi esbatre).

Citer
Sous une impulsion gestuel sa tonalité devient grave.
gestuelle (un peu lourd comme formule)

Citer
relevant son menton, les yeux presque fous, elle se noie en accords mineurs.
non, le participe présent doit avoir pour "sujet" le sujet de ta proposition principale; ici, c'est pas la pluie qui relève son menton, right ?

Citer
propageant son écho dans chaque coins de la métropole.

coin

 
Citer
s'assurent que personne de les regardent, et se mettent à danser.

bug

Citer
Mais ce qu'on aurait pu qualifier d'étrange, c'est qu'ils dansent sans écouteurs ni casque.
même remarque que pour la dernière fois (tu peux danser de joie, tu peux chanter dans ta tête, tu peux répéter un pas de danse sans musique, bref la question n'a rien à voir avec le fait qu'ils dansent sans casques. Le truc c'est qu'ils dansent sans musique extérieure et qu'ils sont plusieurs à le faire)

Citer
Dans une pièce lugubre d'une sombre impasse, un petit comité cogite. Ces drôles d'oiseaux le jugent shooté de la veille.
what ? de quoi tu parles ?
"shooté de la veille", c'est une expression que je connais pas ?

Citer
Qu'il n'est qu'un vieillard tentant maladroitement

tu peux pas commencer ta phrase par "qu"il" parce qu'elle suppose que t'avais avant la structure "ils jugent QUE", ce qui n'est pas le cas. Bref, pas de cohérence syntaxique, ça va pas.

Dans l'ensemble, j'ai trouvé que cette 2e version était beaucoup plus claire et qu'on voyait un peu mieux qui est Pitus. La scène d'extase ne me convainc pas encore totalement mais je pense que pour le coup c'est juste parce que je suis pas fan des descriptions, ça manque de ressenti ou de point de vue d'un personnage. Mais c'est mon goût personnel là, c'est complètement subjectif.
Y a de l'amélioration. Travaille encore tes transitions et continue d'épurer toutes les expansions inutiles (adverbes et adjectifs) pour ne garder que l'essentiel. Un conseil : lis tous tes textes à haute voix, si tu butes sur une phrase, c'est qu'elle est lourde et que quelque chose nécessite d'être enlevé ou réajusté.

Voili voilou jvais me coucher, moi  :D
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Re : Re : Légère Psychose
« Réponse #37 le: 29 Septembre 2013 à 00:27:09 »
Citer
Les platanes séculaires, à ses côtés, surplombent ce vaste parc de la périphérie.
utile ?
jveux dire, c'est important qu'on sache qu'il y a des platanes ? Parce que tel quel, ça fait un peu "je suis en mode description donc AU FAIT il y a des arbres"

Ben je décris l'endroit quoi...Sans les arbres, tu aurais eu la même image de la scène?

Quant aux autres remarques, je suis d'accord. Y a juste pour l'histoire des danseurs sans casque, oui l'idée c'est qu'ils dansent sans musique, mais faut que je trouve comment mieux l'exprimer quoi xd
« Modifié: 29 Septembre 2013 à 00:35:23 par Miromensil »

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Re : Légère Psychose
« Réponse #38 le: 29 Septembre 2013 à 00:30:19 »
Oui, je pense que j'aurais eu la même image.
Tu sais, le lecteur imagine des tas de choses tout seul. Tu peux lui dire que ton personnage est brun, s'il veut en faire une belle blonde, tu pourras rien y faire :mrgreen:
Bref, la mention des platanes entre les deux autres phrases me semble superflue ^^
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Re : Re : Légère Psychose
« Réponse #39 le: 29 Septembre 2013 à 00:40:01 »
Surement, mais même si c'est superflu, jl'aime bien  :-[

Citer
Sous une impulsion gestuel sa tonalité devient grave.
gestuelle (un peu lourd comme formule)

Oui c'est même plus que lourd..Du coup je sais pas du tout comment le dire autrement. L'idée c'est que il fait un mouvement de bras brusque et du coup le ton devient grave. Comment tu dirais ca...? Le mot mouvement et le mot bras je les utilises déjà  :/

J'ai trouvé ca: "Dès que ses mains fendent l'air avec emphase, sa tonalité devient grave." Mieux?
« Modifié: 29 Septembre 2013 à 00:52:37 par Miromensil »

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Re : Légère Psychose
« Réponse #40 le: 29 Septembre 2013 à 11:46:09 »
C'est toujours aussi lourd, je trouve...
On comprend que Pitus agit comme un chef d'orchestre et que du coup ses mouvements correspondent à des indications pour la pluie. Fais confiance à ton lecteur, il est capable de comprendre ou de voir beaucoup de choses sans que t'aies besoin de décrire le moindre fait et geste du personnage.

Si on reprends ton paragraphe, tu peux très bien supprimer purement et simplement ta phrase:
Citer
Son allure noyée dans l'ombre grandissante est rehaussée par la lumière des lampadaires environnants, la pluie, tombant des profondeurs de la nuit, est devenue sa musicienne. Par le ballet de ses bras, il la tempère, joue sur les sons qu'elle véhicule. Sous une impulsion gestuel sa tonalité devient grave. Les gouttes, qui sont autant de notes, font miroiter leurs sonorités en chacun des individus assis à l'écouter.

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Re : Légère Psychose
« Réponse #41 le: 29 Septembre 2013 à 13:12:49 »
Voilà c'est fait, j'ai remodifié en supprimant aussi la phrase.

Je pensais déjà poster la suite mais je pense que je vais déjà bien relire et retravailler avec les commentaires déjà faits...Par contre il devient vachement long ce post  |-|

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Re : Légère psychose (la totale)
« Réponse #42 le: 04 Octobre 2013 à 15:09:13 »
Salut!

Bon j'étais en train de répondre en notant toutes mes petites remarques quand mon navigateur à buggé donc... avant de m'étendre en belles phrases, je vais commencer par noter les points que j'ai relevés, y compris dans la première partie (que j'ai pourtant lue deux fois):

Citer
bien que la couleur des habitants et des rues ne se soit pas encore tout à fait évanouie
La couleur? Ou une affaire d'ombres et de contrastes?

Citer
C'est l'heure bleue sur la ville, et une foule hétéroclite envahit peu à peu bancs et coins d'herbe, pendant que d'autres s'assoient tout simplement contre un arbre
ici "d'autres" se réfère à la foule, ce qui n'est pas logique je crois. Utilise peut-être "certains" ou "quelques personnes" qui se détacheraient de la foule...

Citer
elle se noie en accords mineurs
J'aime!

Citer
Les concerts en plein air d'Emile provoque une vague d' enchantement sur la ville
provoquent

Citer
Mais ce qu'on aurait pu qualifier d'étrange, c'est qu'ils dansent sans musique apparente
Musique.. apparente? En vrai, "audible" serait juste... mais dans ton texte, la musique a quelque chose de particulier donc on sait jamais...

Citer
Ces loubards le jugent shooté de la veille, qu'il n'est qu'un vieillard tentant maladroitement de rendre ses élucubrations intéressantes, estimant que sa musique n'est qu'un somnifère qui endort et avilit les foules.
"le jugent... qu'il n'est" je rajouterais un verbe: pensent, estiment, croient...

Citer
Il est conscient de ce qu'il se trame dans son dos.
J'ai un doute... ce qui se trame, j'aurais dit mais ap plus je réflechis, au plus j'hésite.

Citer
n'imaginent même pas quel conséquence dramatique la suspension de ses fonctions provoquerait
quelle conséquence. Par contre après tu cites plusieurs conséquences, non? A moins que ce n'en soit qu'une, triple action.

Citer
Il pourrait brouiller les ondes radios ; désynchroniser toutes sortes d'mp3, échafauder une censure médiatique anonyme.
qui pourrait, Emile lui-même? Ou le fait d'arrêter Emile? C'est plutôt flou...

Citer
Las, le vieux chef d'orchestre se demandant s'il est lui même possédé
participe?

Citer
Pas de réaction de la part d'un petit vieux que l'on présuma occupé à nourrir les pigeons dans un parc reculé.
pas "du petit vieux", comme on sait qui c'est?

Citer
Début automne la ville entière est en émoi, quoique discret.
économie de préposition et autres conjonctions? Je trouve que la formule "début automne" est pas super musicale...

Citer
Sur ce constat, un conciliabule d'experts est désigné afin d'élucider le mystère.
J'aime cette phrase, musicale à souhait :)

Citer
Il se demande comment faire venir la pluie, au lieu de Emile Pitus
je sais pas, la formulation se semble maladroite, le "au lieu de". Je trouverais cela mieux avec un "Faute de pouvoir faire venir Emile, ..." ou quoi...

Citer
Gaston, dans sa chemise un brin rococo, transcende le tempo du réel.
Il est beau, le Gaston  :P Ca me fait penser à celui de Disney...

Citer
Il s'est endormi en étant assis contre un arbre. Il s'aide à se relever grâce à sa canne, et renverse le trop plein d'eau de son chapeau.
en étant assis > c'est un peu lourd comme formulation
s'aide à se relever > encore heureux  :P "s'aide de sa canne pour se relever"?

Citer
On est quand même mardi, il devrait être debout, se dit-il.
Je mettrais des guillemets comme tu retranscris la pensée de Emile

Citer
des yeux rond
ronds

Citer
Puis les secondes passent et Emile décide de se bouger un peu, ignorant ses questions.
Je joue l'exigeante, oui! "de se bouger un peu" c'est pas digne de toi :D

Citer
la journée de travail où il n'ira pas
aller à la journée de travail?

Citer
C'est sur, il sera dans les Annales, Gaston en est sur.
Sûr avec accent... et il y en a un des deux à supprimer, c'est sûr!

Citer
Néanmoins personne ne semblent faire attention à eux
ne semble

Citer
A l'arrêt de bus de la ligne 14, ils voient, au loin, un gratte-ciel s'effondrer.
Pourquoi? Il doit y avoir un lien avec
Citer
La ville détonne, pense Gaston.
. Mais pourquoi?

Citer
Il voudrait dire quelque chose, mais il a peur de dire une bêtise alors il se contente de se tenir un peu plus près du vieil homme pour lui dire qu'il est là, avec lui.
3x "dire" dont une occurence que je remplacerais par un terme moins "physique" > lui signifier sa présence, lui témoigner son soutien sonneraient mieux...

Citer
Ah ! Il pense avoir trouver le moyen de se rapprocher du ciel autrement que sur des échafaudages.
;D J'aime, j'aime!
Par contre, la transition est un peu brusque, de Gaston vers sa voisine...pense à une petite éllipse géographique et/ou temporelle: "pendant ce temps là, dans le HLM de Gaston, la voisine..."  ^^

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Et tant pis si ce qu'a dit son voisin n'est que pure radotage, si elle peut aider à faire interner Pitus en pension, ce ne serait pas plus mal.
pur radotage
interner + en pension ca fait redondant à mon humble avis...

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Ils ont déjà fait surveiller tous les parcs et ont mis au point un dispositif de poussière censé révéler la présence d'êtres invisibles.
Qui "ils"?

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Ses collègues, sous ses ordres, sont des spécialistes en matière de soupçon et d'espionnage, pas dans la traque d'un vieux somnambule invisible.
Je connaissais pas le métier de "spécialiste du soupçon". Ca m'a fait sourire je t'avoue... ::)

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Elle sent leurs yeux posés sur elle malgré qu'elle ne porte qu'une jupe mi-mollets.
Il y a plein de raisons pour qu'ils la regardent, tu ne crois pas? A moins que les regards de ces hommes soient tous pervers? A préciser, je crois, si tu veux garder ça... ce petit clin d'oeuil féministe  :P

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La double file de voitures contraintes à s'arrêter le regardent sans cligner du phare.
Joli!

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Soudain, le temps d'un feu rouge, un saltimbanque exécute un tour alliant jonglerie et pyrotechnie. La double file de voitures contraintes à s'arrêter le regardent sans cligner du phare. Sous les yeux indifférents des conducteurs, il déploie des volutes flamboyantes s’embrasant dans le ciel. C'est sa spécialité, à lui l'artiste du macadam. Au feu vert, personne n'applaudit dans le bus. Et le voyage continue.
J'ai déjà vu ca quelque part, à la sortie du Bois de la Cambre, notamment.. ::)

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Dans la tour en verre, les plus âgés sont dispensés de danse et les plus jeunes sont priés de montrer l'exemple.
Même remarque que plus haut: "hein, quelle tour?" J'ai du revenir au début de paragraphe quand je me suis rendue compte qu'on était de retour chez Jacqueline... J'ai cru que Pitus vivait avec des autres comme lui, un moment :p

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Après avoir repousser l'imposante table contre le mur et alignés les vétérans dans leur fauteuil juste à côté de celle-ci
repoussé la table, aligné les vétérans (de la guerre?) > les doyens ou les plus âgés serait plus naturel je crois.

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tous coincés qu'ils sont
Je sais pas, je dirais "tout coincés qu'ils sont"

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M'enfin Bryan, j'ai plus danser depuis la fin de mes études ! Et encore, je ne dansais que sous certaines conditions, lance un collègue depuis le fond de la pièce.
-Oui et c'est pas l'eau des distributeurs qui va nous aider, marmonne un autre.
dansé
sous certaines conditions? pourquoi ne pas les dire simplement: "Et encore, seulement quand j'avais repéré une belle paire de fesses sur la piste"  :P
Quoi, l'eau des distributeurs? Lien avec la pluie, ok mais c'est bizarre je trouve.

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Par les fenêtres de la pièce qui résonne, les colosses de verre environnant se rient de la gaucherie de ses occupants
Je vous ce que tu veux dire, mais j'ai dû relire cette phrase à plusieurs reprises...

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tous deux ont l'esprit remuer par le vent
remué

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S'ils avaient eu du café, ils auraient siroté le paysage
J'aime bien ca :)

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je ne nous ai pas fait sillonnés monts et merveilles
silloner

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La foule compacte, les Eveillés en tête, parade dans les rues principales. La majorité ne sont cependant que des badauds curieux de faire partie d'un tel rassemblement.
"la majorité ne sont" > il faut que ce soit une majorité de quelque chose de précis. Ou la majeure partie de la foule... mais faut qu'il y ait une concordance: la majorité + singulier

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Ils veulent la chute du chef d'orchestre, la fin du règne de avilissement
de l'avilissement, faute de frappe

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Les parapluies s'ouvrent tandis qu'un crachin fait son apparition.
"fait son apparition" ne va pas avec "une crachin"... trop brusque, trop irréel, je sais pas...

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Par myriades les habitants descendent dans la rue en un flot incessant
myriades + flot incessant ca fait trop je crois

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Bientôt c'est tout un armada en anoraks qui arpentent les boulevards.
une armada, non? et arpente du coup, comme singulier.

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Brusquement un coup de tonnerre éclate avec fracas au-dessus des têtes ; le roulis des nuages s'empêtre dans les éclairs, l'azur entier gronde. Le chant des cors de chasse se lève. Les arbres bordant le boulevard se courbent en une révérence aux alizés toujours plus sinistres. Certains spectateurs décampent. Le vacarme aérien  n'éteint pas encore les clameurs des passants seulement armés de leur parka.
Et puis progressivement un vague mouvement de panique envahit la foule. Des frissons d'effroi gagnent les manifestants dont les yeux effarés disparaissent dans l'ambiance grisâtre. Les bassons entament leur lente litanie ténébreuse.
Subitement la tempête musicale explose. L'air des trompettes à un accent d'apocalypse sur un fond de timbales retentissantes. Des trombes d'eau s'échappent du ciel et s’abattent sans prévenir sur les épaules des passants. Les violons accompagnent leur épouvante ; des silhouettes apeurées s’éparpillent maintenant dans toutes les directions, se cachant sous les préaux et s’engouffrant dans les rares magasins ouverts. On crie au cataclysme, à la fin des fins.
Au déluge.
:coeur: J'ai juste adoré cette partie. Un beau crescendo, bien écrit et tout. Bravo, sérieux! Les métaphores, les rappels de la musique sont vraiment réussis!
"l'air des trompettes a un accent..."... sans acent :P

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ils voient des silhouettes fuir tous azimutes
touts azimuts

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Face à la super team de danseurs essoufflés, Emile apparaît.
super team, yeah!

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Les averses ont rincé les murs et les raisons
J'aime bien ça aussi!

La fin est vraiment bien écrite, j'ai vraiment aimé.
Globalement je trouve que l'amélioration apportée à la fin est vraiment bien. C'est plus long oui, mais ca vaut la peine. J'aime les détails qui tirent en longueur, et font bien ressentir les choses et c'est bien réussi. Maintenant je dis pas, quelqu'un d'autre que moi trouveras cela peut-être trop lourd car très détaillé mais comme ton écriture est fluide et très stylée c'est agréable à lire!

Bravo pour ce texte, je trouve qu'il est vraiment bon :)
Désolée pour le roman, j'ai été très pointilleuse, mais c'est parce que globalement il n'y a rien de plus à dire que ça... alors autant aller vers le détail...
« Modifié: 04 Octobre 2013 à 15:16:34 par PaulineC »
*"Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentement dans les sillons, grandissant pour les récoltes du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre." Zola*

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Re : Re : Légère psychose (la totale)
« Réponse #43 le: 04 Octobre 2013 à 17:50:54 »
Coucou,

Merci pour les corrections, j'ai déjà changer toutes celles que je pouvais, mais il y en a pour lesquelles j'hésite:
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bien que la couleur des habitants et des rues ne se soit pas encore tout à fait évanouie
La couleur? Ou une affaire d'ombres et de contrastes?

Ben quand il fait jour les couleurs sont vives. Quand il fait noir tu vois tout comme en délavé, tout est noir...J'essayais d'écrire la transition en fait humhum. Donc il s'agit bien de couleur, non?

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Mais ce qu'on aurait pu qualifier d'étrange, c'est qu'ils dansent sans musique apparente
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Musique.. apparente? En vrai, "audible" serait juste... mais dans ton texte, la musique a quelque chose de particulier donc on sait jamais...

Ah oui cette phrase, qu'est-ce que je l'aurai réécrite...Au départ c'était "Mais ce qu'on aurait pu qualifier d'étrange, c'est qu'ils dansent sans écouteurs ni casque."
C'est ça l'idée...Donc par apparente, je voulais dire que ils n'ont ni casque ni baladeur ni ipod ni rien du tout pour danser, ils sont juste sous l'effet du concert d'émile...Donc audible ca va aussi, j'ai changé, mais j'espère que pour le sens ça passe aussi  :/

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Ces loubards le jugent shooté de la veille, qu'il n'est qu'un vieillard tentant maladroitement de rendre ses élucubrations intéressantes, estimant que sa musique n'est qu'un somnifère qui endort et avilit les foules.
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"le jugent... qu'il n'est" je rajouterais un verbe: pensent, estiment, croient...

Oui tu as raison. Le problème c'est que j'ai déjà "estimant" juste après...Donc je sais pas trop comment tourner la phrase...

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Il est conscient de ce qu'il se trame dans son dos.
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J'ai un doute... ce qui se trame, j'aurais dit mais ap plus je réflechis, au plus j'hésite.
Humm ça dépasse mes compétences grammaticales  :\?

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n'imaginent même pas quel conséquence dramatique la suspension de ses fonctions provoquerait
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quelle conséquence. Par contre après tu cites plusieurs conséquences, non? A moins que ce n'en soit qu'une, triple action.
Ah oui, merci bcp. J'ai rajouté la conséquence juste après: "Une discorde totale de la société, puisqu'elle ne répondrait plus au nom de la musique, elle qui maintient les habitants unis dans le quotidien." Ca fait peu redondant, mais si c'est pas clair, heureusement que tu me le dis  :o

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Il pourrait brouiller les ondes radios ; désynchroniser toutes sortes d'mp3, échafauder une censure médiatique anonyme.
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qui pourrait, Emile lui-même? Ou le fait d'arrêter Emile? C'est plutôt flou...
Oui Emile, désolé, mauvaise compréhension du paragraphe. J'ai corrigé :)

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Pas de réaction de la part d'un petit vieux que l'on présuma occupé à nourrir les pigeons dans un parc reculé.
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pas "du petit vieux", comme on sait qui c'est?
Oui j'ai mis "du", on sait que c'est émile du coup?

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Début automne la ville entière est en émoi, quoique discret.
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économie de préposition et autres conjonctions? Je trouve que la formule "début automne" est pas super musicale...
J'ai changé "Au préambule de l'automne", mais ca me semble un peu cucul non?

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On est quand même mardi, il devrait être debout, se dit-il.
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Je mettrais des guillemets comme tu retranscris la pensée de Emile
J'ai mis de l'italique, mais globalement j'ai du mal avec les dialogues et les pensées je crois  :relou:

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Puis les secondes passent et Emile décide de se bouger un peu, ignorant ses questions.
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Je joue l'exigeante, oui! "de se bouger un peu" c'est pas digne de toi :D 
Ouch c'est vrai que...xD Mais je sais vraiment pas quoi mettre à la place...je vais y réfléchir  :o

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la journée de travail où il n'ira pas
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aller à la journée de travail?
J'ai changé en "au chantier où il ne se rendra pas, mais n'hésite pas longtemps."

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A l'arrêt de bus de la ligne 14, ils voient, au loin, un gratte-ciel s'effondrer.
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Pourquoi? Il doit y avoir un lien avec
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La ville détonne, pense Gaston.
. Mais pourquoi?
J'ai rajouté: "A l'arrêt de bus de la ligne 14, ils voient, au loin, un gratte-ciel s'effondrer, succombant sous les délires des Éveillés. " Plus clair? Ils font exploser les immeubles pour montrer que émile ne fout rien, quoi.

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Ils ont déjà fait surveiller tous les parcs et ont mis au point un dispositif de poussière censé révéler la présence d'êtres invisibles.
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Qui "ils"?
Jacqueline Mulier et son équipe. J'ai changé, mci bien^^

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Ses collègues, sous ses ordres, sont des spécialistes en matière de soupçon et d'espionnage, pas dans la traque d'un vieux somnambule invisible.
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Je connaissais pas le métier de "spécialiste du soupçon". Ca m'a fait sourire je t'avoue... ::)
Normal, c'est inventé xD

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Elle sent leurs yeux posés sur elle malgré qu'elle ne porte qu'une jupe mi-mollets.
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Il y a plein de raisons pour qu'ils la regardent, tu ne crois pas? A moins que les regards de ces hommes soient tous pervers? A préciser, je crois, si tu veux garder ça... ce petit clin d'oeuil féministe  :P
Ben oui, à la base c'était l'idée (tous pervers), mais maintenant que tu le dis je me dis que ca le fait moyen moyen  :-¬? Ca fait un peu cheveu dans la soupe ^^'

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Soudain, le temps d'un feu rouge, un saltimbanque exécute un tour alliant jonglerie et pyrotechnie. La double file de voitures contraintes à s'arrêter le regardent sans cligner du phare. Sous les yeux indifférents des conducteurs, il déploie des volutes flamboyantes s’embrasant dans le ciel. C'est sa spécialité, à lui l'artiste du macadam. Au feu vert, personne n'applaudit dans le bus. Et le voyage continue.
Citer
J'ai déjà vu ca quelque part, à la sortie du Bois de la Cambre, notamment.. ::)

Oui moi aussi, au centre-ville de Bxl  :mrgreen:

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Dans la tour en verre, les plus âgés sont dispensés de danse et les plus jeunes sont priés de montrer l'exemple.
Citer
Même remarque que plus haut: "hein, quelle tour?" J'ai du revenir au début de paragraphe quand je me suis rendue compte qu'on était de retour chez Jacqueline... J'ai cru que Pitus vivait avec des autres comme lui, un moment :p
J'ai changé en "Au moment où les deux compagnons regardent le paysage, dans une tour en verre toute proche, on s'échauffe." Plus clair?

Citer
M'enfin Bryan, j'ai plus danser depuis la fin de mes études ! Et encore, je ne dansais que sous certaines conditions, lance un collègue depuis le fond de la pièce.
-Oui et c'est pas l'eau des distributeurs qui va nous aider, marmonne un autre.
dansé
Citer
sous certaines conditions? pourquoi ne pas les dire simplement: "Et encore, seulement quand j'avais repéré une belle paire de fesses sur la piste"  :P
Quoi, l'eau des distributeurs? Lien avec la pluie, ok mais c'est bizarre je trouve.
Humhum, j'ai changé:

"M'enfin Bryan, j'ai plus dansé depuis la fin de mes études ! Et encore, je ne dansais que si j'étais soul!
-Oui et c'est pas l'eau des distributeurs qui va nous aider, marmonne un autre."
Compréhensible? :D

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quelqu'un d'autre que moi trouveras cela peut-être trop lourd car très détaillé mais comme ton écriture est fluide et très stylée c'est agréable à lire!
Ah ben si tu dis ca, j'ai réussi mon pari, car c'était le but :p Rendre simple et facile à lire une idée bizarre, c'est vraiment ce que je voulais écrire (idée bizarre: pluie musicale aide les gens car musique langage universel + vieux chef d'orchestre).

Un tout grand merci, et désolé, j'ai un peu du mal avec les citations e.e

Hors ligne Lafrites

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : Légère psychose (texte entier)
« Réponse #44 le: 05 Octobre 2013 à 23:29:10 »
Personnellement, j'ai bien aimé malgré quelques problèmes déjà largement évoqués.

En fait, ce qui est à la fois positif et négatif, c'est la richesse du texte. Il faudrait bien plus de pages pour donner toutes les explications utiles. Le sujet est sympa mais compliqué. Le personnage d'Emile Pitus est pour moi une belle trouvaille. C'est un peu l'allégorie du bonheur via la nature. Une sorte de "Joséphine ange gardien" qui rend le sourire au travers d'un pouvoir pluvieux et musical. Une sorte de Pan moderne... Après, encore une fois, il y a beaucoup de contenu qui demande explication et/ou précision (même si j'admets que l'auteur est seul maitre dans son oeuvre et crée les effets qu'il désire...quelque part, on peut toujours ergoter dans un sens ou dans l'autre  -gouts et couleurs changeant selon les personnes).

Pour moi l'histoire est plus symbolique que surréelle non ?

Cette histoire, dans son rythme, m'a beaucoup fait penser au début du film "le fabuleux destin d'Amélie Poulain". On est entrainé, pris dans un tourbillon dont on ne peut se décrocher. Le hic pour moi est peut-être qu'il faudrait un peu de temps morts. Genre la petite musique dans le film suscité où les choses ralentissent un tant soit peu après qu'on ait subis l'effet du tourbillon. Parce que bon, 7 pages word de tourbillon ce n'est pas simple à encaisser. Donc peut-être casser cela, en incorporant un dialogue ? Et celui-ci peut nous apporter des explications aux multiples questions qu'on se pose.

Ce que j'aurai surtout aimé, ce sont des associations linguistiques assez neuves et fraiches. On sent une belle recherche, parfois ça passe moins bien (cf les différents commentaires ci-dessus) mais souvent ça donne envie de prendre une note sur un post-it et de conserver ça en tête. Ou simplement des petites phrases qui viennent comme en contre pied de ce qu'on attendrait et qui donne une belle idée de l'atmosphère ("Il règne une odeur de cake brulé"...ça sort un peu de nulle part mais justement, moi, je trouve que ça varie bien les choses tout en posant une idée agréable).

Pour moi, beaucoup de bonnes choses et de potentiel dans une histoire que j'ai aimé lire sous cette forme (apparemment une v2 si j'ai bien suivi). C'est perfectible mais ça me plait déjà (et tout est toujours perfectible non ^^).

 


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