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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Curiosité délétère [nouvelle]

Auteur Sujet: Curiosité délétère [nouvelle]  (Lu 3166 fois)

jonas

  • Invité
Curiosité délétère [nouvelle]
« le: 01 Avril 2008 à 08:26:30 »
Mauvais mentor. C'est à se demander ce que tu avais dans la tête lorsque tu as voulu enseigner quelque chose à ce petit être, si petit, si jeune, et qui n'avait pas encore vécu ce que tu avais vécu, pas encore compris ce que tu avais compris, pas encore découvert ce que tu avais découvert ? Comment réfléchissais-tu lorsque tu l'as emmené dans les bois, voir ce que toi tu y voyais sans prendre le temps, auparavant, de lui demander ce qu'il découvrait dans ces arbres et ces fleurs ? Pourquoi lui avoir montré la fleur fanée pour lui expliquer quelle beauté il y a dans l'éphémère, à l'âge où l'éternité semble être le lot et la condition sine qua none au bonheur de chaque chose ? Pourquoi lui avoir appris à ne pas craindre la mort avant de lui avoir appris à aimer la vie ? Le temps fait faire de bien mauvaises choses aux hommes.
     C'était dans ces termes que l'homme qui était entré quelques minutes plus tôt dans le bar se parlait à lui-même, le regard vitreux plongé dans son verre de liqueur qu'il sirotait avec tristesse. Je n'aimais pas ces personnes qui venaient se lamenter dans mon bar. Ils étaient tous là, à pleurer sur le destin qui avait fait d'eux ce qu'ils avaient réussi à devenir tout seul, comme des grands, avec dans les yeux une larme de souffrance de leur conscience même qui n'arrivait pas non plus à croire à ces sornettes, et, tourmentée par le remords et la douleur de se savoir se mentir, laisser échapper à travers un peu d'eau salée toute l'amertume de leur coeur. Parfois, je m'arrangeais pour qu'il m'apostrophe en parlant à voix haute et provocatrice au barman,  de manière à ce que l'énergumène, énervé de se voir ridiculisé implicitement, n'en puisse plus, et que je puisse m'occuper de ses affaires en  lui montrant qu'il n'avait pas besoin du destin pour faire toute les bêtises qu'il osait faire ployer sur son dos. Mais cette fois-ci, quelque chose m'en empêchait. Cet homme n'avait pourtant rien de différent. Il avait environ soixante ans, une barbe grisonnante, des yeux d'un bleu terni par les années, habillés banalement d'un jean bleu et d'un gilet brun en laine, le tout surmonté par un chapeau tout ce qu'il y a de plus courant. Mais je n'arrivais pas. Dès que je voyais son regard tourné vers sa liqueur, empli d'une tristesse terrifiante, ni trop forte, ce qui l'aurait rendue ridicule, ni trop faible, mais simplement et manifestement lucide, ma gorge, sans que je pusse savoir pourquoi, se nouait et les mots refusaient de la quitter. Je posais mon verre à côté de lui, afin de voir sa réaction, et il m'apparut qu'il n'était pas non plus de ces personnes aptes à pleurer de manière à ce que quelqu'un vienne s'enquérir de leur problème, mais qu'il acceptait simplement ma présence, sans savoir exactement où cela allait le mener, sans savoir exactement si cela allait nous mener quelque part. Le bar n'était pas désert, et j'aurais facilement pu choisir une autre personne avec qui discuter, d'autant plus que mon philosophe alcoolique était là, à quelques pas, accoudés au comptoir, plongé manifestement dans une ardente discussion philosophique avec deux autres personnes. J'avais rapidement deviné qu'il s'agissait de sa vie et de la mienne dont il était question car les deux sexagénaire avec qui il parlait nous regarder, lui, l'alcoolique, et moi, le dépravé, avec des yeux sévères plein d'une bienséante remontrance. Mais je ne pouvais pas détourner mon regard de ce vieil homme qui, finalement, n'était pas beaucoup plus vieux que moi. J'engageais la conversation:
- Vous avez l'air d'avoir l'alcool triste. Laissez ce verre.

- Je ne suis pas saoul. Et je ne pense pas l'être ce soir. Ce serait un peu trop facile de noyer ses soucis dans l'alcool pour ne plus y penser, n'est-ce pas ? Je sais tout le monde le fait, mais bon, le monde est lâche.

- Y a-t-il du mal à détester la souffrance et à vouloir ne plus la ressentir ?

- Oui, quand on en est à l'origine et que toute la faute nous incombe. Et c'est presque toujours le cas.

- Qu'avez-vous donc fait qui puisse être aussi diabolique que vous vous refusiez le salut de Bacchus ?

- J'ai élevé un môme. Comme mon fils. Comme le fils que je n'ai jamais eu. Je n'ai pas eu la joie d'être aimé assez longtemps pour le mariage, alors un fils... pensez-donc ! Je l'ai aimé ce gosse. Je l'ai aimé comme jamais je n'avais aimé qui que ce soit. Ce n'était pas qu'il me ressemblait, au contraire, ça l'aurait fait tombé très bas dans la hiérarchie des hommes. Non c'était plutôt qu'il avait quelque chose de plus que ceux de son âge. A six ans, ses yeux étaient d'un bleu si éclatant, qu'on aurait pu voir en eux la folie de l'azur et la splendeur de la mer. Un monde tout entier dans une petite tête blonde. Et puis, quelle intelligence, quelle avance sur ses camarades. Malgré que ce fût un garçon, il était en avance, même sur les filles de son âge, et même plus que je ne l'étais à l'époque. C'était incroyable. Il me surpassait en de nombreux points, et en caractère, il était encore plus différent. Il était plus calme, plus posé que moi. C'est à l'adolescence que nous nous liâmes encore plus. Il était en recherche d'identité, et j'étais prêt à lui en offrir une. Non pas pour le trahir, ni le modeler, mais pour l'aider à s'orienter. L'aider à s'aider et l'aider à devenir meilleur que je ne l'avais jamais été. Capable de plaire, capable de réfléchir, la beauté et l'intelligence dans un seul être, mille fois supérieur à ce que j'avais jamais pu être.
 Je lui ais appris à jouer de ce qu'il avait. Je lui ai donné confiance en lui. Cette confiance que je n'avais jamais réussi à posséder. C'est quelque chose de si beau, de si doux de voir la confiance, comme une rose sous le soleil, s'épanouir avec volupté tandis qu'on la caresse dans le bon sens. La beauté est intérieure. Je n'y avais jamais cru jusqu'à ce que je découvre certaines personnes capables, par leur simple confiance en elle, de trouver ce qui pouvait être beau ou charmant chez eux, afin de les mettre en valeur. De là il devenait parfois d'une beauté incroyable, dépassant l'humain dans une splendeur qui n'avait d'égale que leur charme. Car quel splendide charme que celui, non pas de la prétention, mais de la simple confiance en soi, de la personne qui sait qu'elle n'est qu'une simple personne, qui sait qu'elle ne vaut pas forcément plus qu'une autre, mais pas forcément moins, et qui connaît aussi la valeur de son  charme, sans pour autant la montrer, mais en la gardant naturelle, dans une indolence harmonieuse dont le mouvement, des cheveux pour une femme, souvent du manteau chez l'homme, faisait penser au vent, au feu, à l'eau et à la terre en même temps. J'aimais voir cette confiance grandir en lui, en faisant en sorte qu'elle ne soit pas outrancière.
     L'adolescent était là. Et il grandissait et devenait un jeune homme. J'étais devenu plus qu'un père pour lui. Son père, déjà n'était pas souvent là, mais en plus, comment aurait-il pu lui parler de ce qu'il avait sur le coeur ? Je devins rapidement son confident, son ami, son père, et toute cette sorte de chose. Une sorte de mentor à la Grèce antique. J'aimais cette vision de notre amitié. Souvent, nous partions, en ville, en forêt, à quelques mètres de chez lui ou à l'autre bout du monde, pendant quelques minutes ou quelques semaines, et nous discutions. Je lui montrais la beauté du monde. Les arbres, les fleurs, les animaux. C'était une époque assez noire pour moi, et passer mes journées avec lui apaisait mon âme. Bien sur, il remarqua rapidement que j'avais le sourire qui s'éteignait dès que je le quittais et me demanda même un jour si j'étais homosexuel. Je riais et lui expliquais que non. Il me demanda alors quelle était cette tristesse que mon visage peignait dès que nous nous quittions. Les années passaient. Je lui révélais un peu de mon coeur et déversait les tourments et les inquiétudes de mon âme tandis qu'il déversait les siens dans la mienne. C'était touchant les inquiétudes d'un jeune homme qui avait à peine un tiers de mon âge. Naïf, simple, et si puissant. La mort par exemple fut notre sujet le plus passionné.
 La bienséance est à désapprendre. Et la désapprendre prend du temps. La mort était quelque chose de terrifiant, de malsain pour ce jeune homme pour qui « sexe » tenait encore de la vulgarité. La mort. Nous passions par moment devant une fleur fanée à côté de sa camarade encore fraîche et je lui expliquais la beauté qu'il y avait dans l'éphémère. Je lui enseignais la mort et son côté fascinant. Vampires et loup-garou, démons et roses noires, les nuages noire dans l'azur sanglant. Tout ce monde fantasmagorique que je dévoilais devant ses yeux afin de lui montrer la dualité du monde. Vie et mort. Souffrance et jouissance. Bonheur et malheur. Tout allait par deux. L'un sans l'autre, c'était fade. L'éternité. L'éternité n'était que l'horreur et je lui appris à comprendre la beauté de la mort. Demain serait mort. Demain était la mort. Le passé était mort. Seul le présent était vivant. Tout était mort, sauf nous. Demain nous serions morts et je lui apprenais la beauté qu'il y avait là-dedans. Il se fascinait pour cette vision du monde. Qu'y avait-il derrière le voile vitreux que l'on voyait s'étendre sur les êtres au moment de leur mort ? Je n'avais pas la réponse. Certains semblaient fascinés par ce qu'ils avaient vu à l'instant où leur cerveau, affaibli par le manque de sang, avait fini par s'arrêter. D'autres manifestaient une terreur évidente. D'autres encore semblaient se reposer, avec le sourire calme du devoir accompli. Etait-ce le résultat de leur vie, qui, se déroulant devant leur yeux leur donnait cette expression, ou, au contraire, la puissance de ce qu'il y avait au-delà ? Je n'avais pas la réponse. Lui non plus. Personne ne l'avait. Et c'était bien cela qu'il y avait de beau dans la mort. Elle donnait forme à la vie et possédait cette incroyable énigme de sa propre nature. Simple chrysalide ou plongeon vers le néant ? La question restait entière. Et nous y réfléchissions, plongés dans la contemplation d'un coucher de soleil en pensant que ce jour n'avait eu de réelle valeur que grâce à la nuit qui allait arriver, et au suivant qui viendrait après. Un jour aurait-il encore de la valeur si aucun ne venait ensuite ? J'étais persuadé que oui. Lui moins, et nous en débattions pendant des heures entières.
 Au fur et à mesure du temps, il se coupa de ses parents. Ils n'étaient pas ce qu'il aimait chez les hommes et rejoignit quelques hordes de gothique qui trainaient un peu partout. Mais en réalité, cela ne dura pas. Car ils étaient rares les vrais adeptes du gothique, ceux qui étaient fascinés par la mort et qui l'aimaient plus qu'ils n'en avaient peur. Lui était comme moi. Même bien plus que moi. Je lui avais inculqué cette incroyable curiosité insatiable. Je me hais tant aujourd'hui.

- Que s'est-il passé ? Quelle raison à cette haine ?

- Vous n'avez rien vu d'anormal dans mon discours ?

- Non, j'avoue que non. Je suis moi-même assez passionné par la mort, et ce n'est pas la seule de les extravagances, avouais-je avec un sourire.

- Je n'ai parlé que de la mort. Une chose splendide, mais il ne fallait pas tant en parler. A mon âge, on peut. Pas au sien.

- Il est devenu suicidaire, commentais-je, comme pour moi-même.

- Non. Pas dans le sens où vous le dites. Ce n'était pas un dépressif.

- Il n'a pas fait de dépression ? Pourtant vous en parlez au passé.

- Il s'est tué, oui. Mais il n'était pas dépressif. J'ai reçu une lettre il y a quelques jours. Il m'y expliquait qu'il n'en pouvait plus de ne pas savoir ce qu'il y avait derrière, qu'il se sentait comme un enfant devant un cadeau qu'on lui met devant les yeux et qu'il n'a pas le droit d'atteindre, dans un supplice pire que celui de tantale face à la question de la mort et que, même s'il savait que cela allait me faire de la peine, il allait tenter l'expérience. La curiosité l'a tué. La curiosité que je lui avais implanté, sans penser qu'à son âge, j'avais appris, avant d'aimer la mort, à aimer encore plus la vie. J'avais oublié de lui expliquer que le fait que la rose fâne n'était pas l'important, mais bien que la beauté de ladite rose se trouvait dans le parfum et les couleurs qu'elle déployait majestueusement, tout en sachant que cela ne durerait pas. Je ne lui pas parlé de la beauté des couleurs pour la contraster avec la puissance du noire. Je ne lui ai pas parlé du malheur dans le bonheur, mais bien du bonheur dans le malheur. Quel idioties que de faire partager ses pensées à quelques de plus jeune, comme lancer un javelot à un animal, alors qu'il n'a pas encore les capacités de l'utiliser. C'était la bêtise.

- Je ne sais que dire.. Mais vous avez tort de vous blâmer ainsi.

- Non, et vous le savez bien. Merci mon bon monsieur, j'avais besoin de me relâcher un peu. La mort est une chose si douce que la vie paraît presque fade à côté, et pourtant la puissance de la vie est telle qu'elle m'emporte. Je n'ai pas su créer cela chez lui, et j'ai commis un meurtre. Le pire des meurtres qui soit. Celui de celui qui aurait pu faire tant de choses, découvrir tant de lieu, vivre tant de moments. Adieu monsieur, je ne reviendrais pas ici. Adieu monsieur, je vous aime. Adieu monsieur, je ne suis pas saoul, et c'est tant mieux. Adieu monsieur, je m'en vais me plonger dans une torpeur pour me souvenir de cet enfant.

- Comment s'appelait-il ?

- Alexandre.

- Je boirais à sa santé monsieur, et je suis sûr que, de là où il est, il sourira en pensant à moi, en pensant à vous. Si je puis me permettre, vous êtes un mauvais mentor, mais vous seriez un mauvais homme si vous ne passiez au-dessus de cela pour continuer à vivre. Ne vous laissez pas mourir et entraîner dans le même lieu où vous l'avez poussé. Par respect pour lui. Par amour pour lui. Vous êtes un mauvais mentor, et cela étant du passé, c'est ineffable. Vous n'êtes pas encore du passé, et pouvez donc êtres mieux qu'un mauvais homme. Ne mourrez pas monsieur. Ou la, effectivement, l'on aurait raison de cracher sur votre tombe, et de maudire le jour qui vous a vu naître.
Au revoir monsieur.

     Sur ce, il sortit du bar. Je le suivais des yeux tandis qu'il avançait, encore abattu par la journée qu'il avait vécu, et je me vis sourire en pensant que je venais sans doute de lui sauver la vie car cet homme n'était pas sorti pour faire autre chose que de suivre Thomas, chose qu'il serait maintenant incapable de faire. J'en étais certain, et il ne pouvait en être autrement. Je repensais à cet enfant qui n'avait pas eu la chance d'apprendre à aimer la vie et la mort, l'un et l'autre, et me disais qu'il y avait tant de choses que cet homme avait manqué que son éducation était peut-être aussi médiocre que celle de ceux qui ont appris à craindre oui à ne pas aimer la mort,  à détester l'inconnu et l'étrange, le diabolique et le bon, et qui croyait voir dans le monde un arc en ciel de bien et de mal,  l'un ne se mêlant jamais ou peu à l'autre, dans leur touche les plus ténue, alors même que l'acte le plus ignoble peut être le plus beau au monde. Je vidais mon verre et rentrait chez moi. L'air était frais au-dehors, et les feuilles d'automne voletaient un peu partout en tourbillon entre voitures et bus, coincés dans les rayons d'un vélo, sous une poussette. La brume faisait disparaître le sommet de l'église et je vis son cadran à travers la fumée, comme un oeil blême qui me suivait. Ce paysage, quelconque bourgeois l'aurait qualifié de morbide. Thomas aurait dit qu'il était le plus beau du monde mais qu'il aurait fallut qu'il n'y ait aucun être humain dans les rues, aucune voiture, juste le silence et la nuit. Et moi, je me disais simplement que j'aimais cette atmosphère et que la vie était belle dans les ténèbres de chaque chose. Je fermais les yeux et goûtais ce moment comme si cela devait être le dernier. Cela n'allait pas l'être, et je savais que jamais je ne mettrais fin à mes jours, mais je savais tout autant que penser que j'allais le faire était la meilleure manière de savourer pleinement la vie. Qui sait quelles avaient été les jouissances de ce jeune homme, quand il savait qu'il n 'allait pas voir le prochain lever de soleil, et que chaque instant allait être le dernier. Cette jouissance je la goûtais autant que lui. Mais je la goûtais chaque jour et je me surpris à penser que c'était peut-être là aussi le secret de la sagesse: voir la mort partout, l'accepter, l'aimer, mais jamais l'attirer soi-même pour l'épouser.



[nouvelle écrite il y a plusieurs mois déjà; je ne sais pourquoi, elle traînait au fond de mon ordinateur, comme quoi on perd des trucs bizarres]
« Modifié: 03 Avril 2008 à 17:45:31 par jonas »

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Re : Curiosité délétère [nouvelle]
« Réponse #1 le: 01 Avril 2008 à 19:23:52 »
bon alors, avant tout, je vais juste reprendre quelques points
sine qua non
quand on cite du latin on met en italique ( c'est formel, mais c'est comme ça)

bétises
on dit bêtises ^^

s'encquérir
s'enquérir

les dialogues doivent comporter des tirets avant chaque parole des personnages ( sinon on s'y retrouve pas)

Une sorte de mentor à la grèce antique.
je trouve la formulation bizarre

Demain nous serions mortS

il y a peut-être d'autres choses à relever...
 
sinon j'avoue que je n'ai pas beaucoup accroché et que le moment où tu parles du bar arrive un peu en décalage par rapport au début
et puis cette histoire de disciple/mentor me laisse un peu perplexe
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Re : Curiosité délétère [nouvelle]
« Réponse #2 le: 01 Avril 2008 à 19:35:21 »
Citation de: jonas
Mauvais mentor. C'est à se demander ce que tu avais dans la tête lorsque tu as voulu enseigner quelque chose à ce petit être, si petit, si jeune, et qui n'avait pas encore vécu ce que tu avais vécu, pas encore compris ce que tu avais compris, pas encore découvert ce que tu avais découvert. Comment réfléchissais-tu lorsque tu l'as emmené dans les bois, voir ce que toi tu y voyais sans prendre le temps, auparavant, de lui demander ce qu'il découvrait dans ces arbres et ces fleurs.
J'aime beaucoup cette intro ^^ Par contre, le tout dernier signe de ponctuation, c'est censé être un "?" ;)

Citer
Pourquoi lui avoir montré la fleur fanée pour lui expliquer quelle beauté il y a dans l'éphémère, à l'âge où l'éternité semble être le lot et la condition sine qua non au bonheur de chaque chose.
Idem côté ponctuation.

Citer
l'homme qui était entré quelques minutes plus tôt dans le bar se parlais à lui-même
se parlait

Citer
Je n'aimais pas ces personnes qui venaient se lamenter dans mon bar.
J'aime bien la façon dont arrive le narrateur :P (beaucoup de positif, lol, j'vais tâcher de trouver de gros défauts ::))

Citer
Parfois, je m'arrangeais pour qu'il m'apostrophe en parlant à voix haute et provocatrice au barman,  de manière à ce que l'énergumène, énervé de se voir ridiculisé implicitement, n'en puisse plus, et que je puisse m'occuper de ses affaires en  lui montrant qu'il n'avait pas besoin du destin pour faire toute les bétises qu'il osait faire ployer sur son dos.
T'as le goût pour les phrases longues, mais on n'a pas de problème pour suivre la syntaxe ; toutes proportions gardées, ça fait un peu Abbé Prévost.

Citer
Il avait environ 60 ans
En toutes lettres, scrogneugneu...

Citer
un chapeau tout ce qu'il y a de plus courant
J'crois que c'est une tournure fausse mais qu'on emploie à l'oral... à l'écrit, j'pense que ça n'marche pas.

Citer
les deux sexagénaire
  :-°

Citer
Qu'avez-vous donc fait qui puisse être aussi diabolique que vous vous refusiez le salut de baccus ?
Bacchus

Citer
A 6 ans
comme précédemment

Citer
Malgré que ce soit un garçon, il était en avance
malgré que ce fût

Citer
certaines personnes capable
capables

Citer
Une sorte de mentor à la grèce antique
Je n'sais pas si la formulation est bizarre, en tout cas Grèce, avec une majuscule.

Citer
J'aimais cette vision de notre amitié.
LOL xD Non, rien, une réminiscence du cours de culture antique qu'on vient de m'asséner... l'amitié à la grecque :-°

Citer
passer mes journées avec lui appaisait mon âme. Bien sur, il remarqua rapidement
apaisait, bien sûr

Citer
si j'étais homosexuel
Ah ben voilà, ce n'est pas qu'une association d'idées :P Enfin, ç'aurait pu. Na.

Citer
sa camarade encore fraiche
fraîche

Citer
Vampires et loup-garou
loups-garou ? loups-garous ? en tout cas, j'pense qu'il y a une marque du pluriel quelque part...

Citer
Tout était mort, sauf nous.
Mais c'est folichon dis-moi xD

Citer
rejoignit quelques les hordes de gothique qui trainaient un peu partout
les quelques, gothiques, traînaient

Citer
vrais adeptes du gothisme
t'as vérifié gothisme ?

Citer
que s'est-il passé ?
Que

Citer
Il s'est tué oui.
"tué, oui."

Citer
Adieun monsieur

Citer
Adieu monsieur, je vous aime. Adieu monsieur, je ne suis pas saoul, et c'est tant mieux. Adieu monsieur, je m'en vais me plonger dans une torpeur pour me souvenir de cet enfant.
Je n'aime pas trop cette répétition. J'trouve l'effet un peu raté, un peu faux.

Citer
je suis sur que, de là où il est
sûr

Citer
Si je puis me permettre, vous êtes un mauvais mentor
Il y va un peu fort ! Tu trouves que ça rentres dans la logique du personnage ? Si la cohérence semble respectée, alors je me tais.

Citer
Sur ce, il sortit du bar.
"Sur ce", ça n'se dit pas...

Citer
l'un ne se mélant jamais ou peu à l'autre
mêlant

Citer
les feuilles d'automne voletait un peu partout
voletaient

Citer
je la goutais autant que lui. Mais je la goutais
goûtais



**

Voilà, j'ai été tatillon côté ortho, mais au moins c'est fait...
Bon, j'aime beaucoup la manière dont tu écris ; c'est à la fois très fluide et... et ça se lit bien. Le discours qui reprend la jeunesse d'Alexandre est particulièrement réussi, j'trouve. Voilà, peut-être que la "morale" aurait pu être un peu plus fouillée, toi qui sembles avoir le goût de la belle sentence ? Le coup de l'indiscrétion fatale communiquée par un mentor, ça me dit quelque chose... tu l'as repris d'un mythe grec, ou pas ?

Enfin, sinon j'ai beaucoup aimé :)


[edit] D'ailleurs, c'est "sine qua none" ;) J'ai enlevé ce qu'Ernya vient de relever...
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jonas

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Re : Curiosité délétère [nouvelle]
« Réponse #3 le: 01 Avril 2008 à 20:07:49 »
arf, alors pour les tirets, on ne peut pas me les reprocher, vu que je les ais mit à la base, mais qu'étant sous open office, ils ne sont pas retranscrits lors d'un c/c.
Je m'attèle de suite aux corrections que vous m'avez conseillé.

Je reviens sur quelques points qui m'intéresse:
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un chapeau tout ce qu'il y a de plus courant
J'crois que c'est une tournure fausse mais qu'on emploie à l'oral... à l'écrit, j'pense que ça n'marche pas.
Je vais vérifier de ce pas. Ah ben en fait non, j'attendrais d'être en tête à tête avec un professeur de français. D'après mon père, qui n'est pas inculte, loin de là, ce serait familier mais utilisable à l'écrit. A approfondir donc.

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Une sorte de mentor à la grèce antique
Je n'sais pas si la formulation est bizarre, en tout cas Grèce, avec une majuscule.
effectivement en le lisant je vois que ça ne semble pas très correct, je vais réfléchir à un changement.

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Vampires et loup-garou
loups-garou ? loups-garous ? en tout cas, j'pense qu'il y a une marque du pluriel quelque part...
je viens de fouiner un peu, c'est, ce me semble, loups-garou.
A noter dans un coin je pense.

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vrais adeptes du gothisme
t'as vérifié gothisme ?
ouhla, effectivement, on dit "le gothique" j'ai eu un long débat sur un forum du même nom.

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Si je puis me permettre, vous êtes un mauvais mentor
Il y va un peu fort ! Tu trouves que ça rentres dans la logique du personnage ? Si la cohérence semble respectée, alors je me tais.
Totalement son style, surtout que là, ça a un but: ne pas que l'autre croit qu'on le caresse dans le sens du poil.

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Le coup de l'indiscrétion fatale communiquée par un mentor, ça me dit quelque chose... tu l'as repris d'un mythe grec, ou pas ?
Alors, non, je ne l'ai pas fait, mais ce serait intéressant de voir si ça existe.  ;D



enfin bref, merci à vous deux de vos commentaires, je vais de ce pas modifier les erreurs visibles afin de rendre le texte un peu plus lisible

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Re : Curiosité délétère [nouvelle]
« Réponse #4 le: 01 Avril 2008 à 20:16:05 »
oui, surtout que mon jugement sera peut-être modifié en lisant la version corrigée ^^
et la prochaine fois si tu ne veux pas que "je sorte les griffes" en voyant qu'il n'y a pas de tirets, préviens que tu as un problème de retranscription ^^
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jonas

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Re : Curiosité délétère [nouvelle]
« Réponse #5 le: 01 Avril 2008 à 20:18:11 »
Je ne l'avais pas vu en fait, je me demande même s'il ne faut pas que j'aère encore un peu plus l'histoire, mais.

Faudra que je commence la réécriture d'ailleurs, surtout au niveau de la fin, effectivement, la répétition sera totalement mon genre, mais pas du tout celle d'un personnage (je joue énormément sur les répétitions, tant à l'oral qu'à l'écrit)

 


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