Je me rappelle de ses lèvres au goût tendre et sucré,
comme une mangue bien mure, qui nous laisses des regrets,
c'était derrière se muret, utile pour se cacher,
que nous goûtions, de la vie les aigreurs et les mets.
Nous entendions au loin, les oiseaux piailler,
de leurs cris mélodiques on dirait qu'ils chantaient,
mais au abord d'une centrale on les trouvaient électrocuter,
on pensait au requiem, on ne savait qu'ils souffraient.
C'est derrière se muret ou nous goûtions si souvent,
Les faveurs de la vie, les bonheurs et les plaies,
Adosser au lierre, rigolant bruyamment,
mes mains dans ses cheveux, nous sommes grands : on disait.
Je pensais sans savoir, à l'avenir pourtant,
derrière se muret qui nous cachaient des cieux,
si les fleurs finiraient par se faner autant,
que l'amour que se portais jadis nos vieux.
Et l'on s'écriait bien loin du rivage,
que l'on reviendrait, mentir est si sage,
et cet à peine l'on n'osait, dire avant naufrage,
que guère on aimait, nos tristes pâturages.
Et c'est bien près de la ou nous, nous enlacions,
au delà du muret, du bruit et des maisons,
bien près de l'endroit ou tous finirons,
La ou seule les pierres porterons nos noms.