Elle frappe sur son clavier, elle le malmène... Elle écrit, elle efface, elle recommence. Encore et encore...
Torcher trois pauvres phrases ça ne devrait pourtant pas être la mer à boire mais voilà... Les presentations d'elle-même c'est surtout, absolument, pas du tout son fort! Oh, ça y'est, elle craque... Elle balance! On efface plus, on avance! Tant pis pour le cousinage avec le "n'importe-quoi". Attention les yeux ça pique!
Alors messieurs, dames, je vais coucher les mots sur mon clavier, j'vais retirer la pommade et vous servir le reste. Prennez tout en vrac, repoussez tout en bloc. J'aime l’écriture tout autant que ceux qui la persécutent. C'est dans les extrêmes qu'on entrevois souvent des éclats de génies.
J'aime les mots.
Les mots dont personne ne veux.
Ceux qu'on trouve dans les poubelles.
Les rouillés, les moches, les belliqueux et les dégueux.
Les trop usés, les mal-aimés, les abusés.
Maintenant 10 ans que j'écris à fréquence de 200 à 600 lignes par semaine. Toujours des bouts d'tout. Jamais rien de construit, comme des fringues eparpillés aux quatres coin de ma cervelle.
L'ecriture, une drogue, un défouloir, un vice dont je n'ai jamais pu me défaire. Comme le camé qui se planque pour fumer, moi je me planque pour écrire mes saletés. Vous trouverez dans mes écritures, mes entrailles... Tout ce que je suis incapable de dire. Tout ces ideaux que je n'aurai jamais le courage de défendre. Tout ces meurtres que je ne pourrai pas assouvir. Tout ces amours que je ne vivrai jamais...
Ce sera la première fois pour moi que je confronterai ma diarrhée littéraire aux yeux du monde... C'est donc le coeur imbibé de trouille que je ramène ma trogne sur l'estrade de ce forum. Espérant apprendre de vos écris, jouer de ma plume et me repaître de vôtre imagination.