Des grains. Du sable.
La plage, la mer et les nuages.
L’océan. Le vent et les naufrages.
Les rires des passants dans les parages
J’ai
Le monde n’est rien tu sais.
Le monde entier se tait,
Ce n’est que du vent
Des brises juste tièdes,
Des gens idiots qui croient
Du monde qui croit savoir
Mais moi je sais.
Je sais
A midi.
Sous le soleil
Derrière la fenêtre
A l’ombre du volet
en fait,
Tu es pudique.
Moi je m’exhibe
Je ris.
Et mes lèvres
dieu sait qu’elles t’aiment
Et les mots, comme je m’emmêle
les pinceaux, et que tu es belle
J’écris. Je barbouille
Des crayons sur une feuille
toute fine
Je chiffonne et je crie
Où tu es
Et mes lèvres tremblent
Comme je t’aime.
Ta bouche tes mains
ces mimiques que t’as
comme une gamine
C’est ridicule
comme je t’aime.
La quantité
non
La force
Peut-être
Et
Je ne sais pas.
T’attraper et courir.
Courir par monts et vallées
Faire les rivages
Jouer comme des gamins au bord de l’eau
Tremper tes vêtements
Quand il fait chaud.
Et regarder