Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 novembre 2026 à 01:29:09
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Véhémence.

Auteur Sujet: Véhémence.  (Lu 4453 fois)

Hors ligne andrewalyacoub

  • Scribe
  • Messages: 68
Re : Re : Véhémence.
« Réponse #15 le: 20 mai 2013 à 17:34:03 »
J'ai eu un peu de mal a le lire a cause des lourdeurs dans le texte, mais je tiens a souligner le fait que j'ai beaucoup aimé ton scénario :] L'idée est très cool !  ;) Si j'étais toi je la mettrais de coté pour la réécrire quand j'aurais progressé. En tout cas les textes courts c'est la meilleure chose a travailler si on veut progresser. Je vais m'essayer a la critique de ton texte et je m'excuse si c'est un peu trop subjectif car je suis loin d'être une super pointure en littérature.

Citer
Une bourrasque catapulta un léger nuage de poussière. La force herculéenne de la rafale mécontente fut tel que le nuage disparut hâtivement.

Alors déja, moi j'ai eu du mal a comprendre le début du texte lors de la première lecture. Je ne sais pas ce que tu voulais dire par "une bourrasque catapulta un nuage de poussière" mais cela donne l'impression que c'est la bourrasque qui le crée ce nuage. Du coup, quand a la deuxième phrase tu rajoute que la force de la rafale (on parle bien de la même bourrasque?) fit disparaitre le nuage, on comprends pas tout de suite. Je suppose que la rafale crée le nuage et ensuite le détruit car elle est trop violente mais je suis pas sure que c'est ce que tu as voulu dire, d'autant que l'on apprends plus tard le nom de ses parents. Donc c'est assez confus.

Sinon, l'utilisation du terme "catapulter" ne me gène pas outre mesure, mais il y a quand des problèmes de lourdeur dans ton texte. Par exemple, toujours sur cette première phrase on a trois adjectifs : Herculéenne, mécontente, hâtivement. Pour une phrase courte je trouve qu'il y en a au moins un qui est en trop. D'autant que comme on l'a déjà souligné plus haut "herculéen" est un mot qui s'applique difficilement a un nuage. Donc je supprimerais ce premier adjectif. Et normalement comme on parle de la force, on mettra "telle" et pas "tel".

Je trouve pour la suite du texte qu'il y a en plus un problème de fluidité entre les phrases mais c'est très personnel. Je pense que ton texte gagnerait a être un peu plus long. J'ai l'impression en te lisant qu'il manque quelque chose entre les phrases qui expliciterait un peu mieux la situation. La on est plongé directement dans le récit d'un combat entre le nuage et le vent et on manque d'informations, de petites touches de renseignements qui viendraient illustrer la situation. Peut être également une introduction.

Voila ce que je propose comme réécriture sur les premières phrases :

Citer
"Une bourrasque catapulta un léger nuage de poussière. La brutalité de la rafale mécontente fut telle que le nuage disparut prématurément. Lui qui venait à peine de naître (d'un père gris nommé Fibratus et d'une mère immaculée que l'on appelait Floccus), mourut, tel un grenadier. A vrai dire le nuage n'avait fait que chatouiller les parties invisibles du vent et souhaitait seulement jouer avec lui, comme tout enfant.  Ce n'était assurément pas une raison valable de le tuer. Alors Fibratus se munit d'un courage, le prit à deux mains et partit combattre cette bourrasque assassine."

(les changements sont soulignés)
Encore une fois c'est subjectif, je suis loin de dire que ma réécriture est parfaite, au contraire. Tout d'abbord je trouve que le terme "prématuré" est plus parlant que "hâtivement" dans ce contexte. Ce mot souligne a la fois le fait que le nuage meurs rapidement mais également qu'il était très jeune.

Pour la deuxième phrase c'est un peu compliqué a expliquer mais en gros j'ai essayé de rendre ton texte plus clair. Premièrement parce que tu commençais ta phrase par "alors" qui implique qu'il va se passer quelque chose (sachant qu'on était déja dans l'action a la phrase d'avant). Je trouve que commencer la phrase en parlant directement du nuage facilite la compréhension de la phrase : "lui qui venait de naitre...mourut tel un grenadier" : c'est clair et concis. J'ai également changé la place des parenthèses pour mettre toute la partie descriptive sur ses parents de coté. Au lieux d'avoir une phrase en plusieurs parties un peu compliquée a lire on en a une en deux partie, ce qui se passe pour le nuage et de qui il est né.

Pour la troisième phrase, la il y a un clair problème dans l’emploi de l'imparfait avec le verbe chatouiller. Il faut que tu essaie de te mettre a la place du lecteur qui lit cette phrase a ce moment précis du récit. Le nuage est mort et pourtant "il chatouillait" le vent. Nié? L'imparfait peut être approprié pour décricre une action passée mais pas seulement et c'est pourquoi il faut faire très attention a ce que le lecteur va comprendre quand on l'emploie. Dans ce cas précis ça donne surtout l'impression d'une action entrain de se dérouler. Il faut donc employer un temps du passé qui ne prête pas a confusion sur le moment ou l'action c'est déroulée.

On remplacera donc par "n'avait fait que chatouiller" qui précise qu'on parle bien au passé. J'ai remplacé "voulait" par "souhaitait seulement", le verbe vouloir reflétant plus une forme d'exigence alors que le souhait souligne le coté enfantin de la chatouille et l'injustice qui en résulte.

Pour la quatrième phrase, j'ai rajouté un adverbe pour enrichir la phrase que je trouvais un peu trop brève. Pareil pour la cinquième phrase, j'ai juste modifié un peu la fin en ajoutant un adjectif histoire d'avoir quelque chose d'un peu plus parlant.

Bref, pour résumer un peu tout ça, il faut essentiellement travailler a simplifier tes phrases malgré le fait que tu recherche un style travaillé. L'un empêche pas l'autre et je suis a peu près sure que cela viendra avec le temps. Car pour terminer sur une note un peu plus positive je trouve que tu as bien réussi à narrer ton récit à la manière d'un conte mythologique. Tu as le style littéral et tu as aussi le scénario, le travail sur la forme viendra au fur et a mesure.

Bon courage.  8)

merci pour tes correction très détaillé et très bonne je te remerciai jamais assez  car tu as pris le plus de temps pour mon texte et en plus tes corrections sont très bien faites tu devrai être éditeur( ou éditrice( je sais pas) en tout cas merci merci et je ferai comme tu m'a conseillé je laisserai reposer ce texte et je le reprendrai plus tard  quand mon écriture serait mieux .merci merci encore.



Hors ligne Kerena

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 659
  • Schrödinger cat
    • Dans les nuages
Re : Véhémence.
« Réponse #16 le: 21 mai 2013 à 10:26:58 »
Citer
Je pense que tu seras heureux d'apprendre que je ne commenterai plus ce texte, il y a trop de travail !

Dommage, c'est en relevant ce qui ne va pas dans les textes que les gens progressent...
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne andrewalyacoub

  • Scribe
  • Messages: 68
Re : Véhémence.
« Réponse #17 le: 22 mai 2013 à 20:27:47 »
Voici ma nouvelle finies il y a quelques heures et raffiné ( je l'espère) jusqu'au bout des ongles.

Merci de vos commentaires qui me font progresser ( même les négatifs, surtout les négatifs!et les positifs aussi).

Bonne lecture à tous.


Véhémence.


Une bourrasque poussa un léger nuage de poussière. La force brutale de la rafale, mécontente, fut tel que le nuage disparut prématurément. Lui qui venait à peine de naître (d'un père gris nommé Fibratus et d'une mère immaculée que l’on appelait Floccus), mourut tel un grenadier. A vrai dire le nuage n’avait fait que chatouiller les parties invisibles du vent, et souhaitait seulement jouer avec lui, comme tout enfant. Ce n'était assurément pas une raison valable de le tuer, alors Fibratus se munit d'un courage, le prit à deux mains et partit combattre la bourrasque assassine. Celle-ci voulait tuer Fibratus mais ne put guère, car il avait cumulé assez d'eaux, cependant lors du combat, elle l’avait poussé vivement. A la suite de cet affrontement, le père-nuage se blessa. Quelques gouttelettes salées jaillissaient de son agglomération hydraulique. Il comprit qu'il ne pouvait vaincre la rafale solo. Il chercha abondamment une solution et alla demander finalement à Floccus, qui ne put l'aider pour grand-chose, dans son combat. Même à deux, ils n’ont rien pu faire, ils perdirent une seconde fois, et se sont blessés davantage. Fibratus s'écuma, s'enragea, s'affola et donc naturellement émit des pluies sur la ville délicieuse, proprette de Vienne. Floccus était attristée par le deuil non accompli de son fils, et l'indifférence de son mari.



_ Pourquoi n'appelle-tu pas nos frères nuages ? demanda t'elle en balbutiant.
Silence étouffant.
_ Je ne t’écoute plus. Fais ce que tu veux !

Elle ne se le fît pas dire deux fois, et prit illico sa route vers le vieux Danube, dans la ville verte, qui bouillonnerait sa tête vide, d'idées remplis. Après mûres réflexions, Floccus courut à la galopade de porte à porte en demandant :
_ Mes chères ! Nos enfants meurent de jour en jour à cause de cette redoutable bourrasque ! Nous devons retrousser nos manches pour la détruire ! (cette vielle veuve !) Ne sommes nous pas plus maléfique que diable si l’on est ensemble ?!

Ainsi ils étaient dix, cents, puis mille nuées qui la suivaient, faisant ainsi comme une petite résistance de guerre contre l'envahisseur.
Ils marchaient d’un pas prompt vers le monstre, je n’ai même pas eu le temps de cligner des yeux qu’ils arrivaient à la destination abhorrée. Floccus claqua des doigts pour signaler l’attaque. Tous se jetèrent sans cogiter, sur la bourrasque pourtant invisible qui avait prévu le coup, souffla sitôt aussi fortement qu’ils été propulsé aussitôt vers une autre contrée. Encore une fois ils étaient tous assommés. Un petit nuage de nom de Cumulus, proposa de suggérer aux anges, d’entrer à l’intérieur de leurs corps, pour y fumer. Ainsi les parties extérieures des nuages deviendrait grises voir noires pour qu’elles soient plus résistantes. Un autre qui s’appelait Cirrus, affirmait cela, et ajouta même que les anges les accompagnent pour être sur de la victoire.






Ils se mirent tous au travail et chacun divulgua l’information, les anges, gardiens des cieux, acceptèrent avec leurs humble prétention, et profitèrent de fumer après tant d’années. Vint le jour tant attendu, la troupe Achilienne désormais grise, marcha cette fois d’un pas traître, silencieux pour que la rafale n’entendes pas. Ils ne se jetèrent pas comme des barbares sur la bourrasque, mais l’emprisonnèrent des quatre côtés avec l’aide précieuse des anges. La solidarité Anges-Nuages existe bel est bien. La cour d’assises des cieux décida de reporter le jour de condamnation au moment où tous les nuages redeviendrait blancs car sa sera telle une fête nationale.






Voilà le jour qui se couche, le ciel avait pris son manteau pour afficher une belle couleur rose. Les nuages prenaient leurs vêtements de mariages. Les petits des nuages faisaient des ricochets sur le dos de leurs parents. Les anges, eux, se chargèrent de pêcher, des lucioles luminescentes avec quelques aurores qui danseraient, pour éblouir le ciel de lumière dans cette nuit sombre, mais joyeuse.


Rapidement le juge annonça la couleur : une condamnation perfide et durable au criminel !!!
Après une longue délibération, le juge dit :
_ Bourrasque vous avez commis un crime. Vous en payez les frais donc écartèlement sur la place publique !


Tout le monde était enchanté à l’idée de tuer une grande menace ! Alors avant d’écarteler ils cousirent sa bouche invisible pour qu’elle ne puisse plus souffler en les envoyant balader dans les cieux. L’écartèlement se fit dans la plus grande joie. Les anges tirait d’un côté, et les nuages d’un autre, comme une souque à la corde, qui arracha leurs mains pour qu’elle meurt. Le ciel sourit, mais sur la terre un violon sanglote dans le théâtre an der Wien : c’est celui de Beethoven. Il vient de créer la cinquième symphonie, à la vue de ces spectacles météorologiques frénétiques.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.015 secondes avec 18 requêtes.