Voici ma nouvelle finies il y a quelques heures et raffiné ( je l'espère) jusqu'au bout des ongles.
Merci de vos commentaires qui me font progresser ( même les négatifs, surtout les négatifs!et les positifs aussi).
Bonne lecture à tous.
Véhémence.
Une bourrasque poussa un léger nuage de poussière. La force brutale de la rafale, mécontente, fut tel que le nuage disparut prématurément. Lui qui venait à peine de naître (d'un père gris nommé Fibratus et d'une mère immaculée que l’on appelait Floccus), mourut tel un grenadier. A vrai dire le nuage n’avait fait que chatouiller les parties invisibles du vent, et souhaitait seulement jouer avec lui, comme tout enfant. Ce n'était assurément pas une raison valable de le tuer, alors Fibratus se munit d'un courage, le prit à deux mains et partit combattre la bourrasque assassine. Celle-ci voulait tuer Fibratus mais ne put guère, car il avait cumulé assez d'eaux, cependant lors du combat, elle l’avait poussé vivement. A la suite de cet affrontement, le père-nuage se blessa. Quelques gouttelettes salées jaillissaient de son agglomération hydraulique. Il comprit qu'il ne pouvait vaincre la rafale solo. Il chercha abondamment une solution et alla demander finalement à Floccus, qui ne put l'aider pour grand-chose, dans son combat. Même à deux, ils n’ont rien pu faire, ils perdirent une seconde fois, et se sont blessés davantage. Fibratus s'écuma, s'enragea, s'affola et donc naturellement émit des pluies sur la ville délicieuse, proprette de Vienne. Floccus était attristée par le deuil non accompli de son fils, et l'indifférence de son mari.
_ Pourquoi n'appelle-tu pas nos frères nuages ? demanda t'elle en balbutiant.
Silence étouffant.
_ Je ne t’écoute plus. Fais ce que tu veux !
Elle ne se le fît pas dire deux fois, et prit illico sa route vers le vieux Danube, dans la ville verte, qui bouillonnerait sa tête vide, d'idées remplis. Après mûres réflexions, Floccus courut à la galopade de porte à porte en demandant :
_ Mes chères ! Nos enfants meurent de jour en jour à cause de cette redoutable bourrasque ! Nous devons retrousser nos manches pour la détruire ! (cette vielle veuve !) Ne sommes nous pas plus maléfique que diable si l’on est ensemble ?!
Ainsi ils étaient dix, cents, puis mille nuées qui la suivaient, faisant ainsi comme une petite résistance de guerre contre l'envahisseur.
Ils marchaient d’un pas prompt vers le monstre, je n’ai même pas eu le temps de cligner des yeux qu’ils arrivaient à la destination abhorrée. Floccus claqua des doigts pour signaler l’attaque. Tous se jetèrent sans cogiter, sur la bourrasque pourtant invisible qui avait prévu le coup, souffla sitôt aussi fortement qu’ils été propulsé aussitôt vers une autre contrée. Encore une fois ils étaient tous assommés. Un petit nuage de nom de Cumulus, proposa de suggérer aux anges, d’entrer à l’intérieur de leurs corps, pour y fumer. Ainsi les parties extérieures des nuages deviendrait grises voir noires pour qu’elles soient plus résistantes. Un autre qui s’appelait Cirrus, affirmait cela, et ajouta même que les anges les accompagnent pour être sur de la victoire.
Ils se mirent tous au travail et chacun divulgua l’information, les anges, gardiens des cieux, acceptèrent avec leurs humble prétention, et profitèrent de fumer après tant d’années. Vint le jour tant attendu, la troupe Achilienne désormais grise, marcha cette fois d’un pas traître, silencieux pour que la rafale n’entendes pas. Ils ne se jetèrent pas comme des barbares sur la bourrasque, mais l’emprisonnèrent des quatre côtés avec l’aide précieuse des anges. La solidarité Anges-Nuages existe bel est bien. La cour d’assises des cieux décida de reporter le jour de condamnation au moment où tous les nuages redeviendrait blancs car sa sera telle une fête nationale.
Voilà le jour qui se couche, le ciel avait pris son manteau pour afficher une belle couleur rose. Les nuages prenaient leurs vêtements de mariages. Les petits des nuages faisaient des ricochets sur le dos de leurs parents. Les anges, eux, se chargèrent de pêcher, des lucioles luminescentes avec quelques aurores qui danseraient, pour éblouir le ciel de lumière dans cette nuit sombre, mais joyeuse.
Rapidement le juge annonça la couleur : une condamnation perfide et durable au criminel !!!
Après une longue délibération, le juge dit :
_ Bourrasque vous avez commis un crime. Vous en payez les frais donc écartèlement sur la place publique !
Tout le monde était enchanté à l’idée de tuer une grande menace ! Alors avant d’écarteler ils cousirent sa bouche invisible pour qu’elle ne puisse plus souffler en les envoyant balader dans les cieux. L’écartèlement se fit dans la plus grande joie. Les anges tirait d’un côté, et les nuages d’un autre, comme une souque à la corde, qui arracha leurs mains pour qu’elle meurt. Le ciel sourit, mais sur la terre un violon sanglote dans le théâtre an der Wien : c’est celui de Beethoven. Il vient de créer la cinquième symphonie, à la vue de ces spectacles météorologiques frénétiques.