L’étreinte de son corps sur cette causeuse me laisse perplexe. Aurai-je une place dans cette sublime présence ? Quand les hommes s’évanouissent, ils laissent le choix à leur morale. Elle s’installe, puis disparaît. Certains se relèvent, et s’en vont. La plupart sont confus. Mais tous, le lendemain, font le même récit de l’expérience. Certains, pudiques, présentent leur bienséance. Tous les autres mentent, fanfaronnent, s’exhibent, se caressent, se maudissent, et s’amoindrissent à mon œil. La causeuse pourrait en parler. Vous l’entendez ? Elle vous parle avec ses vibrations qui n’en sont pas. Des lâchetés de ces hommes. De leur défaite définitive, de leurs embrassades ridicules.
Le pari est pris sur le nom de la fille
Le jargon qu’elle parle est une langue inconnue
Le parler de son cœur est parfait apostille
Rhapsodie par moment puis grande poésie
Unissez moi Mon cher à cette bonne diseuse
Pour qu’enfin par chez vous je devienne le maître
Et ma clémence jaillisse au milieu des diseuses
Faire d’un coup de baguette le silence apparaître
Aux aurores je vous ferai là-haut un signe
Les cieux, les montagnes en seront les témoins
Les hommes, les femmes, les enfants indignes
Telle une aiguille, tous, dans une botte de foin
J’ai oublié là leur vileté à jamais ou presque, de la noblesse de ma pensée.
A quel moment de la symphonie s’endormira le sphinx de votre désert ?