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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » J'ai mordu un arbre

Auteur Sujet: J'ai mordu un arbre  (Lu 1675 fois)

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
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J'ai mordu un arbre
« le: 07 Mai 2013 à 03:31:28 »
De retour, un "petit" texte écrit ce soir, donc posté sans trop de recul ; je vous en laisse juges.
Au-delà de l'aspect philosophique, le correcteur marche pas sur le logiciel que j'utilise maintenant, il y aura donc sûrement plus de fautes.
Bonne lecture je l'espère.  :mrgreen:

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J'ai mordu un arbre, quand la bouche pleine de fibres épaisses et rigides, je me suis demandé ce qu'on trouvait d'inutile à ce geste ; je me suis dit, le regard scintillant d'innocence, que l'on ne voyait jamais personne s'essayer à ce genre de maladresse ; alors même que j'y plantais une seconde fois mes dents. J'appréciais la résistance de l'écorce que je tirais férocement, et le sang des gencives propulsé en hauteur par la pression, je les sentais s'endolorir peu à peu, jusqu'à me laisser une douleur lancinante au creux de la mâchoire. Pourtant, je continuais d'y goûter, comme pour saisir une consistance qui échappe à la vue et aux autres sens, comme pour, en riant en moi-même, développer un savoir buccal ; que la bouche ne soit plus réduite à l'appétence ; qu'elle trouve en sa sensibilité singulière un paradigme à celui de la vue. Je délirais, le palais enduit de sève amère, les interstices entre les dents bouchés par des lamelles de bois fines et piquantes ; je songeais à tous ces usages que les hommes s'interdisent par optimisation, par régulation, ou selon moi, et beaucoup d'autres avant moi, par asservissement à des chimères régulatrices, à des autorités vaines et inconscientes qui portent leurs fruits comme un cheval s'habitue à ses oeillères.

J'avais les mains aggripées sur sa rudeur ; la texture sous la paume était irrégulière, râpeuse, sèche ou humide selon les endroits ; l'odeur acide de la sève remontait ma gorge, presque mentholée tant son agressivité était frâiche ; je frottais mes joues contre lui, m'imaginant un vieil ancêtre à qui je dois le monde, comme un chaînon très lointain dans la course de la vie, un vieux frère qui m'aide encore. Je me demandais combien avait partagé cette expérience ; et si l'on comptera toujours plus d'arbres que d'hommes ; si la rareté signifiait toujours sophistication, toujours complexification ; c'est-à-dire, si la vie pouvait, littéralement, se multiplier par sa partie haute en diminuant sa base, ou si au contraire, la sophistication s'accompagnait de fragilité, d'une certaine difficulté à se propager. J'ai vite fait le constat d'une humanité grandissante pour en déduire que la complexité s'accompagne de facultés d'adaptation plutôt complètes, et de ce fait rend l'homme solide et nombreux. Le vieux mythe de l'élite fragile, si l'on prend la facilité à se reproduire en critérium, ne tient plus vraiment ; à certains égards peut-être pouvons-nous dire que l'homme est moins résistant et plus faible ; oui bien sûr, aucune espèce, l'homme en tête, n'est une perfection intégrale puisque ses facultés dépendent du milieu ; mais l'homme a ceci de spécifique qu'il s'adapte plus aisément, et donc, qu'il s'est pensé lui-même, de l'intérieur, en fonction d'un grand nombre de milieux. De cela, doit-on se poser la question inverse et se demander si l'homme n'est pas un parasite dangereux ? Doit-on, dans cette perspective empruntée, en déduire que l'adaptation ne suffit pas à le rendre bon ? Plus simplement, doit-on voir en sa résistance interminable et destructrice une mauvaise chose, le signe précurseur de la fragilité du monde, et donc la nôtre ? Jusqu'où devra-t-on rejeter la fragilité, si ultimement, même l'univers doit mourir ?

Je mâchais ce vieux chêne en me posant toutes sortes de questions, certaines compliquées, d'autres absurdes ; j'avais perdu de vue ce à quoi j'étais, suçotant l'âcreté de ce bois clair sous l'écorce ; j'étais toujours à peser le pour et le contre, à me demander en quel sens il me fallait prendre le monde ; me soumettre aux murmures égoïstes de l'élitisme, et me rallier avec ceux qui louent le meilleur en toute chose ; m'indigner du nombre grandissant de l'étoile humaine qui ne cesse en brillant d'étouffer les lueurs qui l'entourent. En quel sens finirais-je par pencher, me demandais-je, celui où les hommes oppressés par le poids du destin, par une vie difficile, par une constitution extraordinaire mais fragile, doivent leur puissance à leur grégarité ; ou au contraire, celui où les individus sont nombreux et puissants en eux-mêmes par les magies de l'esprit. En somme, trancher entre une humanité triomphante et divisée, ou une humanité faible, parasite et passive. Et je m'avouais volontiers en y regardant de plus près bien incapable de retrancher tout dans l'un comme tout en l'autre ; alors, insistant, je remontais à l'abstraction la plus haute et la plus proche que je pouvais concevoir : ce qui se multiplie a-t-il de fait plus de droit à se multiplier qu'autre chose ; est-ce pour cette raison précise qu'il se multiplie ; est-ce l'indicateur, du point de vue de la vie, du succès d'une forme, de sa complétude, de sa perfection ? Simplement, est-ce que l'homme qui se multiplie grandement est un être positif, lui qui se détâcherait du règne animal par sa faculté à refuser à la nature son fonctionnement, par sa volonté de substituer à la causalité naturelle tout un monde d'exigences proprement humaines ; est-il, me disais-je, une bonne chose, et pour le prouver, dois-je me prouver avant cela que le nombre emmène avec lui la valeur. Qu'il survive facilement, soit ; cependant, doit-on vraiment peser les choses par leurs facilités ?

Un picotement dans la gencive, une écharde, me rappela quelques minutes à la réalité ; je la cherchais de la langue, m'exaspérant de ne pas la trouver, quand je me dis en moi-même, agacé, que toutes ces questions n'avaient aucun sens ; la perspective d'un côté est privée de celle de l'autre ; le mur qui sépare la légitimité des choses les complique outre-mesure ; une chose fragile n'a pas à être nécessairement minoritaire, cachée, ou grégaire ; et puis, que veut dire être fragile finalement ; est-ce ce qui ne réussit pas à vivre ; la maladie est-elle une fragilité, perdre un membre, en est-elle une autre ? Sûrement, me disais-je recrachant l'écorce, mais pas seulement. Une chose que j'avais apprises en me confrontant à ce genre de problèmes est qu'une qualité ou qu'un défaut n'arrive jamais seul ; puisque chaque chose porte en elle la marque indéfectible de son contraire, sa présence intégrale, son sens, ses exigences. Celui qui un jour saura comprendre la vie en son détail saura la détruire au-delà de ce que nous nommons la mort. La légitimité, songeais-je, n'est pas une affaire de volonté ou d'orgueil ; il serait bien parvenu celui qui me soutiendrait qu'une chose n'a pas à exister ; peut-être n'a-t-elle pas une conformité idéale avec nos projections, ni même avec ce que nous supportons ; pourtant, son existence nous fracture littéralement. Il est là, l'évènement redouté, le malheur incontournable ; que mes dents s'eussent serrées en priant ; que mes poings aient tout fait pour y échapper ; rien ni personne ne dictera ses volontés au destin, il y restera muet, le talon qui broie les dernières lumières. A proprement parler, tout a sa légitimité à l'existence du moment qu'il existe ; du plus horrible méfait à la plus magnifique des actions ; mais surtout, celle-ci est toujours horrible, à la manière du plaisir qui se lie à la douleur, la justice à l'injustice, et le beau au laid.

Je m'écartais de cet arbre pour y dessiner la silhouette sur ma rétine ; je scrutais le fond de mon âme à travers son image ; j'appelais ses formes et ses couleurs à mon aide ; quand j'ai vu s'ouvrir un gouffre de silence sous mes pieds, l'abîme qui guettait mes arguments ; je me suis demandé si je devais céder au relativisme, m'écrouler dans la parole égale, admettre à l'existence de chaque pensée une réalité effective du même genre que les choses qui existent sous nos sens, c'est-à-dire encore, admettre l'égalité de toutes les visions du monde du moment qu'elles s'incarnent, comme j'ai reconnu à tous les faits le droit à l'existence du moment qu'ils se réalisent ou sont réalisables et réalisés. Pourquoi ferais-je une exception, m'objectais-je, ne voulant visiblement pas me rallier à cette affirmation ; c'est qu'il existe trop d'arguments et de vues qui me déplaisent ; qu'il existe tant de conceptions virales et néfastes qu'il est difficile de m'y résoudre ; mais soit, logiquement, je n'ai rien à en redire, si ce n'est d'y ajouter une précision : hors du système binaire vie/mort, toute pensée est égale, mais de l'intérieur, de ce que l'on fantasme comme le milieu de ce système, une hiérarchie s'établit entre, d'abord, les pensées qui font survivre et celles qui tuent ensuite. Cette distinction n'est fonctionnelle, intéressante, que pour des formes soumises à une vie qui se définit contre la mort. La vie, en tant que mère de ce qui vit et de ce qui meurt, ne prend pas part à ce débat ; en elle toutes choses sont effectivement égales ; tout fonctionnement est naturel, tout usage est bon ; la destruction est une promesse, la mort aussi, là où pour nous s'érige une limite écrasante, un référent négatif.

Je regardais alors bruisser les feuilles dans le vent, me demandant ce qu'il faudrait de chiffres pour reproduire ce prodigieux spectacle ; les bras légèrements ouverts je regardais cette énigme morcelée ; l'air soucieux et je l'espère pénétrant, je finis à nouveau par creuser ce qu'il me restait d'idées : si toutes les pensées se valent du point de vue de l'existence, ce n'est pas le cas du point de vue de la subsistance. Mais, m'objectais-je en silence, l'intérêt d'un être n'est pas uniquement de ramper jusqu'au lendemain ; pas plus que ce n'est de brûler sans considération tout ce qui le soutient ; l'intérêt d'un être, donc, ce n'est pas simplement sa survie immédiate, isolée ; tout un cortège de vie doit aussi l'accompagner pour qu'il réussisse, pour qu'il s'étende, qu'il se multiplie ; il faut qu'il ait des occasions, et s'il devient trop nombreux il devra les ménager, les étaler dans le temps, dans la grande inconnue ; alors un être emmène avec sa subsistance une poignée d'existence, la sienne, et celle de ce dont il dépend. Que dire, m'interrogeais-je, de cette connaissance délicate qui dépasse notre intérêt, et d'ailleurs que nous violons un peu plus chaque jour qui se lève ? Sommes-nous tant séparés du monde de la nature que nous semblons oeuvrer à sa destruction ; sommes-nous tant séparés de ce monde que nous semblons nous refuser toute connaissance qui dépasse notre intérêt propre ? Et si justement, cet intérêt propre dépassait de beaucoup tout ce que l'on s'imagine ; si justement, nous étions dedans plutôt qu'au-delà, mais à cela près que ce dedans s'élance ?

J'avais désormais perdu de vue ce qui se trouvait sous mes yeux ; je n'arrivais pas à conclure la question qui battait sans discontinuer mon esprit comme un arbre pousse tant que s'étend sous ses racines de la terre et du ciel sur ses feuilles ; je ne savais quoi faire de ce problème que je trouvais fondamental, alors, extirpant mon esprit de la brume, j'y reposais une dernière fois la question : à quoi reconnait-on, quand on est un homme, une chose bonne, pour ensuite lui dessiner une ombre ? Et que faire de ces logiques qui prennent dans leur système l'identique pour la cause de la différence, et vice-versa ? Enfin, quelle logique trouve-t-on dans leur égalité parfaite, dans la présence insoluble de l'un dans l'autre, sans qu'aucun ne sache prendre le pas ? Je voguais aux grés des formes et des mots que j'écoutais venir, inspiré du vent et de cet arbre solitaire ; je parcourais tout cela pour mieux saisir son existence par rapport à la mienne ; et je me préparais à répondre aux questions que je venais de m'asséner : négativement, une chose bonne, pour un homme, est une chose qui ne contrevient pas à sa forme individuelle ; positivement, elle y contribue, et partant des lignes présentes elle les prolonge ; d'un point de vue plus large cependant, une chose bonne est une chose qui ne contrevient pas à la multiplication du groupe ; et positivement, une chose qui contribue à la bonne santé du groupe, du pays, ou de l'humanité ; tout ce qui donc, garantit l'existence et le confort de vivre au groupe, tout ce qui assure sa domination, qu'elle soit raisonnée ou non ; enfin il existe un dernier niveau de réflexion, celui qui immisce la mort au sein de la vie, où une chose bonne ne peut être définie négativement, pas plus que positivement ; parce que la perspective qui dépasse la mort, qu'elle soit individuelle ou collective, embrasse tout ce qu'elle contient avec approbation.

Lequel de ces niveaux a le plus de pertinence, je ne saurais le dire, m'avouais-je ; toutefois, ils ne convergent que rarement ; et, m'assénais-je, ils pourraient bien finir par diverger dangereusement ; l'ultime niveau d'abstraction restant très sûrement intouché lorsqu'il s'agira d'affronter l'extinction. Il y aura bien quelque chose quelque part qui remettra en cause notre bienfondé à l'existence ; si l'être-même de la vie est de résister à tout, le nôtre n'a pas cette force ; et quand bien même nous semblons partager cette unique vie, nous pouvons disparaître sans qu'elle ne vacille un instant. Ainsi, je revenais à ma première interrogation : dois-je vivre d'utile ? Ai-je gagné quelque chose à mordre cet arbre ? Comme pour m'en assurer je m'en approchais pour le mordre ; j'y plantai toute mon énergie ; et me dis, le nez contre le tronc, que...

J'ai mordu un arbre.
« Modifié: 10 Mai 2013 à 01:45:10 par Ollin »
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Jon Ho

  • Invité
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #1 le: 07 Mai 2013 à 12:06:34 »
Hello

Je sais pas si le côté pavé était imposé dans l'exercice mais pour un claustrophobe c'est hard ;)

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #2 le: 07 Mai 2013 à 12:39:11 »
J'avoue.  :mrgreen:
Je vais séparer les parties déjà présentes, vu que j'ai pas trop le temps de penser à une autre découpe là.
J'espère que ça soulagera quelques douleurs.  :mrgreen:
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Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 665
  • Une tapenade de mots dans une mer d'huile d'idées
    • Page auteur
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #3 le: 07 Mai 2013 à 13:04:13 »
Comme signalé par Jon, les pavés sont, pour moi, plutôt indigestes, mêmes séparés par une ligne.
De plus, je trouve certains découpages de phrases (virgules, points-virgules) un peu étrange. C'est une question de rythmique ?

Je m'abstiendrai de commenter le fond. J'ai l'impression que c'est une divagation (écriture automatique ?).
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #4 le: 07 Mai 2013 à 13:29:51 »
Pour la place des points-virgules, il y a des chances que j'en foire quelques-uns, vu que j'apprends encore à m'en servir et que j'hésite encore parfois.

Ce n'est pas de l'écriture automatique, il y a un sens voulu, prémédité.
Après savoir si ces sens s'enchaînent bien, c'est peut-être là où le  travail de correction et de reprise reste à faire.

Ca ne me dérange pas qu'on commente le fond, au contraire, car il est plutôt logique, et donc discutable.

« Modifié: 07 Mai 2013 à 19:26:30 par Ollin »
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Hors ligne western

  • Aède
  • Messages: 221
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #5 le: 09 Mai 2013 à 09:14:33 »
maitre castor, sur son arbre perché.
le premier paragraphe est fabuleux par sa puissance évocatrice, le grignotage d'arbre comme si vous y étiez, le remake du Dracula des bois, à pleines gorgées de bon bois bien brut. je rigole, mais ça donne envie d'essayer, lol.
après ça part dans des absconséités serpentines, je me suis perdu en route, c'est trop long pour moi.

Hors ligne Papillote

  • Aède
  • Messages: 158
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #6 le: 09 Mai 2013 à 12:19:02 »
Oui, trop de chichis. Je pensais aussi tout lire, mais il est tellement obstrué , ce texte qu'on le lâche des le second paragraphe , si c'en est un.
Et puis, paradigme, appétence , interstices, asservissement, chimère ....Que d'excès !
On dirait un plat de riz aux pommes de terres, accompagné de pâtes et de croûtons.
Il faut alléger tout ça, que diable!

Hors ligne Ollin

  • Troubadour
  • Messages: 377
Re : J'ai mordu un arbre
« Réponse #7 le: 10 Mai 2013 à 01:40:55 »
Je l'ai relu quelques fois, à des moments différents.
Y a des endroits où je tourne autour de ce que je veux dire, je vais reprendre et éclaircir le propos.

Après sur le choix des mots, faudra faire avec pour le moment, ce ne sont pas des choix esthétiques.  :mrgreen:
Une fois que le propos sera clair, je songerai à élaguer le registre.
Mais normalement, en le retravaillant, il va gagner en légèreté tout de même.

Puis je vais reprendre un bout de la fin aussi, y a des trucs bien moches.
Le second paragraphe aussi.
Bref, je vais voir ce que je peux faire.

Merci du passage.

Edit : ayant la flemme de corriger la fin, et me rendant compte qu'elle était mauvaise, j'ai viré.  :mrgreen:
Je verrai ça demain.
« Modifié: 10 Mai 2013 à 01:45:52 par Ollin »
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