Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 novembre 2026 à 00:16:20
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La mort EST esthétique.

Auteur Sujet: La mort EST esthétique.  (Lu 3149 fois)

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
La mort EST esthétique.
« le: 02 mai 2013 à 02:53:09 »
Bon, je me lance. Ne pas juger sur la fin bancale parce que... Ce n'est pas la fin tout simplement.


"
Partie I :
- Je connais tout de la mort. Je sais qu'elle n'attend jamais. Personne. Elle vous prend. C'est tout. Elle frappe. Jamais ne rate. Elle ne vous laisse rien. Pas d' « au revoir ». Pas d'espoir. Rien que le vide. Un vide remplissant votre poitrine. Remplissant votre vie. Rien que le vide. La mort est maîtresse. Elle ne chôme jamais. Parce que jamais ne chôme la vie. La mort est un parasite. Je suis un parasite. La mort est moi. Je suis la mort. Le cycle de la mort vie par celui de la vie. Une fois que la vie se finit. Il ne reste rien que la mort. Elle vous fauche. Elle vous garde. Pas de retour. Elle vous enlève votre passé. Elle vous enlève votre présent. Elle vous enlève votre futur. Elle vous enlève. Et vous, vous partez. Vous disparaissez. Jamais ne revenez. Parce que la mort ne donne pas la vie. Elle la prend. Voilà ce qu'elle fait. La mort. Moi. Car c'est ce que je suis. La mort. Il n'y a ni joie, ni peine, ni haine dans ce que fais la mort. Elle le fait. C'est tout. Je le fais. Et c'est tout....
- Tu n'as jamais voulu embrasser la vie ?
- Je l'ai fait une fois. J'ai perdu. La mort m'a eu. De la plus horrible des façons. Elle m'a rattrapé au moment où j'étais la plus vivante. Elle a prit forme humaine et m'a abattu comme on abat un gibier. Je sens encore l’entrelacs de ses tentacules sur ma peau. Dans ma chaire. Elle était partout. Elle n'était nulle part. J'ai senti sa fureur entrer en moi d'avant en arrière.... Avant. Arrière. Avant. Arrière. Encore et encore. Pendant plusieurs minutes. Puis j'ai entendu ses pas feutrés glissant sur l'asphalte froid et humide. Et le silence s'est refermé sur moi. Le silence et le froid. Elle m'avait eue. La mort m'avait violée. La mort m'avait tuée. Elle avait fait plus que cela. Elle m'avait humiliée. M'avait salie. Méprisée. Souillée. Elle n'a pas fait que me tuer cette nuit. Elle m'a tout pris. Alors je lui ai tout pris à mon tour. Et je l'ai maîtrisée. Je me suis fondue en elle. Elle s'est fondue en moi. Et nous n'avons plus fait qu'un. Comme deux amants. Nous avons fusionné. Et je suis devenue elle. Elle est devenue moi.
- Tu n'as jamais voulu embrasser ?
- Personne n'aime la mort. Elle est rejeté par les hommes. Renié par les hauteurs. Et à peine tolérée dans les souterrains. Elle est bouc émissaire. Chacun lui rejetant sans cesse la faute. La mort est « sanglante sans raison » pour les hommes. « Incontrôlable », pour la lumière. « Trop peu populaire » pour l'ombre. Personne n'aime la mort. Même pas sa mère.
- Je t'aime, moi.
- Tu aimes celle que j'étais. Pas celle que je suis.
- Je t'aime.
- Alors tu es un idiot. La mort ne peut rien t'apporter de bon. Elle ne t'apportera que le malheur....
   Sur ces mots, il se leva et l'embrassa. Son corps fut alors secoué de convulsions et s'échoua lamentablement sur le sol terreux. Elle ne bougea pas. Puis d'un pas nonchalant, elle s'en alla en  et sans un regard en arrière, elle enjamba le corps du pauvre homme. Elle chuchota simplement ces quelques mots.
- Personne n'aime la mort. Au risque de ne pas y survivre.
   Elle rejoignit l'intérieur de la salle de bal où se déroulait un mariage. La fête vennait de perdre un témoin du mari. Il était temps de prendre le reste. Elle se plaça au centre de la piste et se mit à danser. Seule. En plein milieux. Tout le monde la regardait mais elle s'en foutait. Elle dansait. Ses pieds volaient au dessus du parquet d'acajou. Les pans soyeux de sa robe virevoltaient autour d'elle. Ses yeux étaient clos mais son esprit était ouvert. Ses pieds étaient joins mais ses bras étaient ouvert. Elle dansait et les gens la regardaient. Elle ressemblait à un corbeau. Un sublime corbeau. Un sublime corbeau qui avait déployé ses ailes et qui avait touché le ciel. Elle dansait. Seule. Et les gens la regardaient mais elle s'en moquait.

   Par les carreaux de la baie-vitré, la chaleur lunaire brûlait son être, la flamme des bougies hantait sa peau d'ombres silencieuses. Elle dansait et sur son corps dansait les ombres. Elle ressemblait à un corbeau lunaire jaillissant des ombres. Elle était fille de la lune et progéniture des ombres mais sur ses lèvres coulait le péché. Elle était pure et sensible mais de ses lèvres débordait la passion. Le rouge trahissait le noir, la fougue narguait l'espoir. Elle dansait et se perdait dans sa joie. Un sourire naissait au creux de ses lèvres. Ses yeux illuminaient la pièce. Sa chaleur couvait l'humanité mais de son cœur suintait la haine. Une haine atroce pour l'homme. Une haine flamboyante pour l'humanité. Elle aimait la mort, vénérait la vie et attisait sa rage avec les lambeaux de son histoire. Son corps était angélique mais son cœur était infernal.

   Le sourire se changea en rire. Et dans un souffle, le décors explosa et les cadavres s'éparpillèrent. Elle riait encore. Elle dansait encore. Mais sous ses pieds nus le bois n'était plus. Une marre rouge teintait sa peau blanche. Elle glissait sur les viscères et voletait au dessus des morceaux épars. Dans un dernier pas de danse elle s'arrêta. Se stabilisa. Et tomba. Ses cheveux s'imbibèrent. Sa peau s’imprégna et sa robe se changea en vol de corbeau. Après quelques minutes, elle se releva et de son corps suinta la mort, mais elle ne s'y attarda pas. Une fois le liquide retombé, elle exposa une seule et unique larme qui tomba dans l'océan de mort. Et, comme si rien ne s'était produit, tout disparut. Plus de corps. Plus de sang. Mais une femme nue debout et seule. Elle ne réagissait plus au monde qui l'entourait. Il n'y avait plus qu'elle, seule et nue. Et dans un élan elle s'en alla. Elle fuit. Elle quitta le monde sensible, et se réfugia dans les méandres de sa conscience. Elle parti loin du monde, loin des hommes. Et dans l'ombre d'une rue sa forme physique fondit, elle disparut.

   Elle était connus sous le nom d'Emmachendouléak. Un prénom qui lui sciait. Un prénom qui la connaissait. Son surnom n'était pas bien ingénieux. Emma. Cela lui permettait de se promener entre les royaumes. Un prénom passe-partout. Elle était plutôt libre. Solitaire. Débrouillarde. Plus que cela, Autonome. Elle faisait son chemin en le parsemant de cadavres. C'était son job. Cueillir la vie en répandant la mort. Il fallait avouer qu'elle aimait cela, sentir le souffle vital quitter son hôte pour venir orner sa besace de sa lumière. Et quand bien même elle n'aurait pas aimé, une autre aurait été choisie. Autant le faire soi même, c'était beaucoup plus amusant que croupir l'éternité en bas. C'était joviale comme ambiance, ce n'était pas cela le problème, mais voir les mêmes têtes pendant une éternité, cela en devenait lourd à la longue.  Bref, elle était belle, mais elle était mortifère.

   Son essence refit surface plus loin. Son corps était de nouveau vêtu de la robe noir. La lumière blafarde du lampadaire était absorbé par la jeune femme au visage fermé. Elle se déplaça à pas lents vers le mur d'en face et s'y adossa. Baigné dans l'ombre, elle attendait. Son colis ne devait plus tarder. La neige commençait à tomber mais aucun flocon ne la touchait. Jamais rien ne touchait la mort. Jamais rien ne la touchait, elle, car la mort était peste et se transmettait.

   Dans cette rue sombre elle attendait. La neige tenait sur les habitations et sur le sol, mais autour d'Emma, un cercle parfait restait immaculé de tous flocons. L'endroit était calme et les lumières aux fenêtres s'éteignaient une à une. -Les gens sentaient la proximité de la mort et ils la fuyaient.- Elle tourna soudain son regard vers le nord. De la rue adjacente, un homme en chemise blanche et jeans troué avançait vers elle. C'était lui, son colis, livré pile à l'heure. Il dépassa la première voiture sur le trottoir et la seconde mais disparut derrière la troisième. Un bruit mat se fit entendre et un long râle roula dans la nuit. L'odeur se répandit jusqu'à ses narines. Le sang. Le sang. Il se déversait sur la chaussé. Elle se déplaça à pas lents, comme à son habitude. -la mort n'est jamais pressée mais toujours à l'heure- Quand elle apparut dans le champ de vision du jeune homme, il réagit. Ses yeux s'écarquillèrent non de peur mais de soulagement. Elle était là, sa vieille amie, sa libératrice, sa liberté.

   Devant la solitude du jeune homme, elle se perdit, elle repensa et fondu à vu d’œil. La mort impassible pleura, la mort insensible ressentit, la mort, sans cœur, battit. Elle voyait la lumière s'éteindre, l'aura du jeune homme se dissiper, son sang se répandre mais pour la première fois, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas le prendre. Pourtant elle y était obligée. Alors elle se reprit et s'installa à coté du jeune homme. Elle lui parla, le berça et le caressa car elle voulait que son dernier souvenir ne soit pas envahit par la peur. Malgré toutes ses attentions, elle la sentait monter en lui mais elle se battit. La mort voulait chasser la peur mais la peur était tenace. Dans une dernière escarmouche mentale, la peur se volatilisa et le mourant échappa un râle mêlé de mots. La mort se pencha. Il disait « merci », il LUI disait « merci ». Devant cette sincérité mise à nue, elle ne put que sourire. Il ne l'a rejetait pas, mieux que cela, il l'acceptait.

   Elle posa sa main sur la blessure du jeune homme comme pour en étancher le saignement mais le liquide s'écoulait d'entre ses doigts. Elle perdit espoir. Elle aurait voulu lui parler, lui dire ce qu'elle ressentait à cet instant, lui avouer qu'elle désespérait de ne jamais être acceptée. Lui raconter son histoire, lui dire qu'elle le comprenait, qu'elle le soutenait.  Lui dire qu'elle ne voulait pas lui prendre sa vie, qu'elle ne voulait plus jouer ce rôle là. Lui dire que, sans le connaître, elle abandonnerait sa casquette, son métier pour le retrouver. Lui dire qu'il avait redonner l'envie à la mort de vivre. Mais elle ne pouvais pas parce que la mort ne parlait pas aux hommes, elle ne côtoyaient pas même les hommes morts.

   Alors elle hurla de rage et une tempête se prépara. La neige vola, les lampadaires oscillèrent, les lumières frissonnèrent et la température chuta. Le cris était strident et fort. Les alarmes se déclenchèrent et des vitres se brisèrent. La mort en avait assez, elle cassa son serment et apporta elle même le corps dans les limbes. Elle emporta le corps et tout deux disparurent dans une violente rafale de vent constellée de neige. La seule trace qui restait, était celle du sang poisseux épanché du corps sans vie et imbibant l'asphalte enneigé.

Partie II :

« C'est souvent le soir, quand tu te couches, que tu te dis que ta vie n'est rien. Qu'elle ne représente rien et ne fais en rien avancer le monde. Tu te dis que tu n'es qu'un Homme parmi les autres et que ta vie n'est pas plus méritante ou moins belle que la leur. Tu te retrouves au milieu d'eux, égal et semblable à eux sans aucuns moyens de te séparer du moule dans lequel tu t'enfonces un peu plus chaque jours. Tu te sens infiniment petit et tu voudrais pourtant être si grand. Tu as envie de pleurer ton vide et de rire de ton air pathétique. Tu te moques alors de toi et ne t'arrêtes que quand, n'ayant plus la force de réagir, ton corps s'apaise et tes yeux se ferment pour retrouver le calme plat de tes rêves.

   Tu entres alors en transe et vie tes rêves comme tu rêves ta vie. Tu inverses tous, le bas devient haut et le blanc devient noir, l'amour gagne et la mort recule, le bonheur perdure et la misère s'estompe, le chagrin meurt et la joie s’épanouit. Tu rêves et tente de te persuader qu'un jour, ta vie ressembleras aux frasques joyeuses qui peignent tes songes. Et tu t'attends encore et encore à ce que ta vie change et à ce que l'abîme dans lequel tu te trouves se transforme en un ciel constellé de millions d'étoiles scintillantes. Tu t'attends à ce que la joie égaye tes jours mais la seule chose qui s'amène est le sinistre carrosse noir de la mort tiré par ses quatre spectres sanglants et morbides qui viennent récolter ta vie comme on collecte le blé dans les champs. Sans plus de pitié ils te fauchent, sans plus de ménagement ils t'entassent avec les autres. Et tu finis encore une fois, croulant sous la masse que tu cherchais à éviter. Rien n'est plus sur, rien n'est plus vrai, la vie n'est rien et la mort est tout. C'est ce que je pense, parce que c'est ce que je suis : Un réaliste.

   Je vois l'amour tuer le bonheur dans l’œuf, je vois la vérité relayée au second plan, je vois la différence moquée et martyrisée. Je sais que le monde va mal, que l'humanité dépérit. Assis sous la pluie devant le porche de l'église, je sens la fraîcheur s'immiscer en moi. Je sens l'eau ruisseler sous ma chemise blanche. Assis sous la pluie devant le porche de l'église, je sens la foi des gens qui enfle et la mienne qui décline. Je sens que le monde a plus d'emprise sur eux à mesure qu'il en perd sur moi.

   Mon cœur n'a jamais été le repos de mes amours, de mes amis. Il n'a jamais représenté pour moi rien de plus qu'un organe palpitant et suinteux. Il n'a jamais enflammé mes passions mais rafraîchit mes ardeurs. C'est lui qui me fait garder la tête sur les épaules. C'est de lui que je tire mon tempérament réaliste car c'est de lui que j'ai apprit à être comme je suis : froid et vide de toute émotion futile et destructrice.

   Les gens m'ont toujours assimilé à la caste des être faible et sans avenir. Ils ont toujours eu l'audace de me dire comment être pour pouvoir me placer dans le moule de leur société corrompue et vénale. Ils ont cru pouvoir faire de moi leur jouet, leur pantin. Cela vous montre à quel point les hommes sont idiot et sans défense. Ils pensent pouvoir me rendre normal alors qu'ils se tortillent comme des vers sous le joug de leurs dieux cruels et viles. Alors qu'ils se maudissent et se haïssent entre-eux.

   Assis là, sous la pluie, devant le porche de l'église, je ris de l'humanité et de sa bêtise. Et je me moque de la société et de ses lois comme le ferait un riche d'un gueux. Car c'est ce que je suis, un riche parmi les gueux ou gueux parmi les riches. Je plains les hommes et me maudit d'être né parmi eux. »

   L'eau ruisselait entre ses omoplates et imbibait son jean troué. Ses cheveux rabattus sur ses yeux lui couvraient ses paupières closes. Il se passa une main dans la chevelure alors qu'un filet d'eau déambulait librement sur son nez vers sa bouche rouge en contraste avec la blancheur de son teint. Il leva les yeux dégagés de toutes gènes, se retourna vers l'édifice religieux et son regard croisa le haut clocher illuminé. Un haut-le-cœur lui empoigna l'estomac et il se retint de décharger sur la chaussée. Derrière lui, les voitures, encore nombreuses à cette heure de la nuit, continuaient leur chemin toussotant et crachotant. Il commença à descendre l'immense escalier qui devancé la sainte chapelle à pas lent mais fluide. Les mêmes phrases de désespoirs réalistes en tête. Arrivé au bas des marches, il se retourna une dernière fois et cracha en direction du chrit-vigile enchâssé au dessus de la porte principale.

   Au moment où il s'en retourna, une voiture passa en trombe sur l'énorme lac d'eau qui stagnait devant lui. Une gerbe finit de le tremper jusqu'à l'os. Un ricanement lui parvint par la fenêtre ouverte de la Mercedes. Et de ses lèvres entrouverte lâcha aussi froidement que la mort elle même ces quelques mots.

- La mort tend sa faux à qui est assez courageux pour la prendre, l'espoir tend sa main à qui est assez fous pour la voir.
   Une deuxième voiture prit exactement le même chemin que la première et le jeune homme se prépara à la giclée. Mais rien de cela ne se passa. La voiture s'arrêta et une femme toute de rouge vêtue apparut sur la chaussée. D'un pas de course, elle se dirigea vers l'église. Elle s'arrêta devant les portes closes de la sainte chapelle et tapa sur les battants. Rien ne se passa. Les frappes se faisaient de plus en plus frénétiques et fortes. Et bientôt, elle les accompagna de cris de rage et d'insultes cinglantes. Après cinq bonnes minutes, le jeune homme remonta l'escalier révulsant vers l'immonde édifice. Il s'approcha de la furie et attendit encore cinq minutes qu'elle le remarque.
- FUMIERS ! Vous n'êtes que des FUMIERS ! RHAAAAAAA, je vous jure je vais vous baiser tous autant que vous êtes ! FILS DE CHIENNASSES !
   Le flot d'injures ne paressaient jamais se tarir. Elle continuait encore et encore à inonder le temple impur de sa verve injurieuse et à rouer le saint édifice de ses coups. Devant tant de haine et de rancœur le jeune homme pris le bras sanglant de la jeune femme en vol. Cette interruption la déstabilisa juste assez pour que l'homme ai le temps de placé ces quelques mots.
- Ils ne méritent pas que tu leurs donnent de ta personne, encore moins de ta chair et de ton sang.
   Pour appuyer ses dires, une parcelle de peau se détacha d'un des battants de la porte et alla s'écrouler au sol avec un bruit spongieux. Elle regarda ses mains mutilées. L'interruption fut assez longue pour que l'adrénaline redescende et que la fatigue prenne le dessus. Le contre coup fut si brutal qu'elle s'écroula en pleure sur les pavés mouillés. N'ayant plus rien à faire pour elle, il partit en la lassant en pleure à genoux sur le sol enneigé.

   Les rues étaient désertes mis à part encore quelques rares automobiles. Aucun passant ne s'aventurerait dans les rues de Paris avec un temps aussi exécrable. Il arriva devant une esplanade verdoyante et s'assit sur le banc le plus reculé du petit parc, sous un lampadaire défectueux et clignotant. La neige n'avait pas cessé sa charge sur la ville. Il repensa à sa soirée.

   Ses pensées se perdirent entre les cristaux stellaires. Ses yeux se fermèrent. Son âme s'abandonna à la neige. Il partit loin du monde, loin des hommes. Après quelque minutes son esprit se focalisa sur le drame de sa vie.

   Il se revoyait avec elle. Celle qu'il avait aimé plus que le reste. Il la revoyait après tant d'années. Sa mère. Elle était là, assise sur le banc face à la mer. Face à sa vie. Face à sa maladie. Refusant d'être faible devant son fils. Refusant de perdre la face contre la mort. Elle voulait la combattre et se rêvait à l'abattre. Mais elle savait que la mort ne pouvait mourir comme la vie ne pouvait vivre.

   C'était tout le paradoxe des grandes forces de ce monde . Les hauteurs ne pouvaient descendre, les souterrains ne pouvaient monter et les hommes ne pouvaient que vivre et mourir. Monter ou descendre. Tous étaient sous contrôle. Sous le contrôle de leur propre forme. Les anges ne pouvaient combattre que le mal, c'était leur nature. Les démons ne pouvaient qu'être vil et sournois, c'était leur nature. Les hommes avaient le choix de leur vivant mais le perdait dans leur mort. Les mauvais devenaient mauvais et les bons, bons. Sans espoir d'en changer. C'était leur nature. Et c'était mieux ainsi. Le libre arbitre n'avait jamais existé pour quiconque. Tous étaient plus ou moins dans le moule. Rien ne dépassait et rien n'avait jamais dépassé. Les hommes, fou d’orgueil et de vanité, pensaient être les maîtres de leur vie. Que nenni. Les hommes étaient préconçus pour être ce qu'ils étaient. Depuis le début, les hommes ne servaient qu'à vivre et mourir de façons variées.

   Mais elle, elle savait tout ça. Elle avait l'intelligence pour le cerner. Elle avait vécu comme les autres hommes mais n'avait jamais éprouvé pour eux que du dégoût. Dégoût qui s'était transmit à sa progéniture. Elle partirait au moment venu mais elle ne partirait pas sans se battre, parce qu'elle était plus que ces hommes là. Elle méritait plus que ces hommes là, parce qu'elle avait perdu plus que ces hommes là.

   Il se souvenait alors de la confrontation entre sa mère et la mort. Une nuit agitée par des cris, des quintes de toux, des crachats verdâtres et des palabres sans queue ni tête. Il se souvenait de la nuit passé à son chevet. A essayer de la calmer, à essayer de la soulager, à essayer de la soigner. Et elle qui criait, se débattait dans ses draps imbibés de sueur. La douleur transperçait son visage et déformait ses traits. Elle se battait contre la mort, comme un lion défendrait son enfant, comme une hyène sur les lambeaux de sa proie. Elle n'abandonnerait pas même si il fallait en souffrir. Elle était forte, malheureusement son fils ne l'était pas. Et c'était alors qu'il se souvenait de son geste faible, hystérique mais compréhensible. Il se revoyait, levant cette lame et l'enfonçant profondément dans le siège de l'affection de sa mère. Il se souvenait du murmure qu'elle avait lâché pour essayer de l'apaiser à son tour. Comme elle aurait passé un baume sur ses blessures. « Merci ».

   Revenant de son aventure mentale dans le passé, il se mit à pleurer. Encore et encore, les larmes tombaient. Elles imbibaient sa peau blanche la rendant luisante. Il avait su au moment du geste qu'il se haïrait pour l'éternité mais il n'avait pu se résoudre à voir sa mère souffrir de la sorte. Il lui avait offert ce qu'elle méritait. Le bonheur des cieux.
- Qu'ai-je fais ?
   Les mots résonnaient dans la nuit alors que la punition, que lui avait prescrite la vie pour ce geste, se renouvelait. Revoir encore et encore les images de son meurtre. Encore et encore voir sa mère mourir, tuée de sa main. Encore et encore pleurer. Encore et encore souffrir. Il ne connaissait plus que cela à présent. Souffrance et tristesse.

   Une fois que les flash-back cessèrent et qu'il reprit ses esprits, son âme vagabonda dans les flots illuminés de sa réflexion. Il s'était toujours demandé à quoi servait la vie. Il l'avait définie mainte fois comme une entité malsaine et vile et même plus que cela : destructrice. Sur quoi basait-il son jugement ? Une longue liste de drames infantiles, qui ne s'était toujours pas arrêtée et n'était pas prête de le faire. La perte des proches, les soucis financiers, les soucis d'école -souvent les pires pour un enfant en devenir où une insulte pouvait être la pire des armes- et j'en passe des meilleurs.

   Basant son jugement de la mort sur celui de la vie, il avait très vite compris la méprise des hommes. La chienne de vie était chérie de tous alors que la mort libératrice était blâmée. Il avait choisi le bon coté, alors que tous avaient choisi le mauvais. Rien n'était plus doux que le baiser infini, que le droit au repos éternel, que la caresse de la mort elle-même. Depuis son plus jeune âge il s'était promis de dire merci à la mort le jour où elle le prendrait. Et il était loin de se douter que ce jour était arrivé. Elle l’emmènerait ce soir de novembre où la neige tombait en poussière d'étoile et recouvrirait jardins et toitures.

   C'était une belle nuit pour mourir, mais pas le bon moment. Ce n'était jamais le bon moment. Il avait seulement vingt ans et toute une vie de possibles découvertes devant lui. Il avait le temps de grandir, de mûrir, de changer, de se chercher et se trouver. Mais ce soir là, elle en avait décidé autrement. Au moins le soulagement de ne plus souffrir apaisa la gène de ne pas pouvoir vivre plus.

   Elle le prit ce soir là, comme on rafle un objet volé. Sans plus de ménagement, sans plus de gène, sans plus de peine. Une plaque de verglas et lui. Pas besoin de plus. C'était alors qu'il rentrait chez lui. Il avait glissé sur cette plaque de verglas et s'était ouvert le crâne sur le bitume enneigé du trottoir. Elle était alors apparue.

   Elle ne ressemblait pas à la faucheuse que l'on dépeint dans tout les livres. Pas de faux, pas de voile, pas de corps squelettique. Juste une jeune femme blonde-rousse, deux yeux marron et une robe noire faite en plume brillantes et soyeuses. Elle n'avait aucune expression sur son visage. Elle se dirigeait vers lui d'un pas lent. Arrivée à sa hauteur, elle se mit à genoux dans la neige et lui murmura ces quelques mots à l'oreille.
- Personne n'était là pour la mienne. Je serais là pour toi.
   Elle lui prit une main et attendit avec lui que la vie s'écoule de son être. Il sentait la caresse de sa peau douce sur ses doigts et le souffle froid de son haleine dans ses cheveux. Elle le regardait, un intense regard qu'il se surpris à soutenir. Il se perdais dans ses yeux alors qu'il perdait la vie. Et ce fut alors que sa promesse lui revint. il devait la lui dire.
- Merci.... Merci.... D'être là.... Merci.
   Ses lèvres bougeaient à peine et il peinait à reprendre mon souffle mais il ne pouvait pas s'empêcher de le lui dire.
-Mer.... Ci....
   Le froid engourdissait tout ses membres les uns après les autres. Et la peur commençait à l'envahir. La mort se mit à le bercer comme on berce un amant, tout en continuant à lui chuchoter des mots à l'oreille jusqu'à ce qu'il ne sente plus que ses mains sur sa peau. Elle se pencha alors sur lui et déposa de ses douces lèvres un baiser sur sa joue, à l'endroit même où tombait son ultime adieu à la vie. Une larme cristalline. Et dans son dernier souffle, elle le serra dans ses bras froids mais doux, durs mais protecteurs, fatals mais sauveteurs. Elle l'avait libéré de sa prison, la vie.

   Une fois son dernier soupir lâché, la mort le prit dans ses bras et tout deux disparurent dans un cris de douleur et une envolée de neige. La rue pourtant illuminé n'avait pas vu le drame. Il était mort seul, comme rejeté de tous.
"

Désolé pour la longueur, je n'ai pas envie de séparer en deux posts une même histoire.
« Modifié: 04 mai 2013 à 19:03:21 par Ludo »
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 783
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #1 le: 04 mai 2013 à 15:57:27 »
Ce texte a du style, mais:
J'ai pas vraiment accroché au contenu, y a de belles images mais c'est trop surchargé. Les réflexions du narrateur,  et personnages sont interminables et peu crédibles pour moi, j'ai pas aimé non plus la personnification et la sublimation de la mort, question de gout sans doute.

Voilà, au plaisir.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #2 le: 04 mai 2013 à 16:02:20 »
Merci pour le commentaire franc. Je vais voir ce que je peux faire pour épurer  le texte.
J'espère que le prochain te plaira.

Encore merci.
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 783
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #3 le: 04 mai 2013 à 16:11:49 »
Le style est pas mal hein, je le souligne encore une fois. J'aime aussi l'atmosphère sombre de l'histoire comme dans les pièces de théâtre où le destin se suspend. C'est pour cela que pas la peine de noyer ton texte d'images,  Le contexte et les faits sont déjà dramatiques en soi, les faits se suffisent à eux-mêmes.
Aussi, y a une idéologie derrière tout ça, ce qui est bien, mais on sent bien que les dialogues, tout ça ne sont que que prétexte pour étaler "ladite-idéologie". On voit les ficelles de ton texte alors ça casse la magie. Voilà, en espérant avoir pu t'aider.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #4 le: 04 mai 2013 à 16:39:41 »
C'est vrai que le texte et ce qu'il défend n'est pas vraiment implicite. En gros, il me faudrait plus de finesse dans l'écriture si j'ai bien compris. :]

Toute critique est bonne à prendre, quitte à prendre des claques. Mais la tienne est franche et justifiée. :mrgreen:
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 783
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #5 le: 04 mai 2013 à 16:59:34 »
Je relis ton texte à mesure que je poste, et j’ai trouvé ça, ce début est sublime : « - Je connais tout de la mort. Je sais qu'elle n'attend jamais. Personne. Elle vous prend. C'est tout. Elle frappe. Jamais ne rate. Elle ne vous laisse rien. Pas d' « au revoir ». Pas d'espoir. Rien que le vide. Un vide remplissant votre poitrine. Remplissant votre vie. Rien que le vide. La mort est maîtresse. Elle ne chôme jamais. Parce que jamais ne chôme la vie. La mort est un parasite. Je suis un parasite. La mort est moi. Je suis la mort. Le cycle de la mort vie par celui de la vie. Une fois que la vie se finit. Il ne reste rien que la mort. Elle vous fauche. Elle vous garde. Pas de retour. Elle vous enlève votre passé. Elle vous enlève votre présent. Elle vous enlève votre futur. Elle vous enlève. Et vous, vous partez. Vous disparaissez. Jamais ne revenez. Parce que la mort ne donne pas la vie. Elle la prend. Voilà ce qu'elle fait. La mort. Moi. Car c'est ce que je suis. La mort. Il n'y a ni joie, ni peine, ni haine dans ce que fais la mort. Elle le fait. C'est tout. Je le fais. Et c'est tout.... » Jusque-là, tu t’en sortais à merveille, rythme haché, phrases brèves, en coup de poings, ça claque. Ton Sombre, réaliste, poignant. Ensuite, dès que le 1er dialogue commence, ça fait « pouf ». Il faut que tu nuances tout ça, que tu polies ton texte. 
Coquilles :
« La mort m'a euE »
«Elle m'a rattrapéE »
 « Elle a priS forme humaine et m'a abattuE comme on abat un gibier »
« le silence S'est refermé »
« La mort m'avait violéE. La mort m'avait tuéE. Elle avait fait plus que cela. Elle m'avait humiliéE. M'avait saliE. MépriséE. SouilléE. Elle n'a pas fait que me tuer cette nuit. Elle m'a tout priS. Alors je lui ai tout priS à mon tour. Et je l'ai maîtriséE. Je me suis fondue en elle. Elle s'est fondue en moi. Et nous n'avons plus fait qu'un. Comme deux amants. Nous avons fusionné. Et je suis devenue elle. Elle est devenue moi ».

Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #6 le: 04 mai 2013 à 18:57:57 »
Ok, ok. J'ai pris du plaisir à écrire ce dialogue et j'y suis revenu mainte fois. Ce doit être pour ça.
Merci de la correction :] L'orthographe me perdra.
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 783
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #7 le: 04 mai 2013 à 20:11:51 »
Je me trompe peut-être, mais c'est un texte qui devrait plaire à World End Girlfriend.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne S0unk

  • Tabellion
  • Messages: 29
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #8 le: 06 mai 2013 à 15:36:30 »
Hello Ludo.

On sent que tu n'as pas de difficulté à écrire : tu fais de belles phrases, pas mal de vocabulaire, bref, le détail est sympa.

Par contre dans la forme, d'une manière plus générale, j'accroche pas trop : tu passes un peu trop brusquement d'un discours intérieur porté sur les sentiments et les idées du personnage à des scènes où ce dernier agit dans le monde réel, et c'est pas très ordonné à mon sentiment. Je ne sais pas si je me trompe ou non, mais ça fait l'effet d'une écriture "impulsive", sans avoir vraiment travaillé l'histoire auparavant (d'ailleurs, ce qui me fait penser ça, c'est qu'au début de la deuxième partie il pleut alors que la scène finale se passe sous la neige). Si je devais te donner un conseil, c'est de supprimer les trois quart des réflexions, et, à la place, de faire ressentir au lecteur l'état d'esprit du personnage à travers de courtes remarques sur son environnement. Plus de description, moins d'états d'âme.

Cela dit le thème est accrocheur, ça peut ne pas plaire à tout le monde, mais il y a un certain esthétisme que j'aime beaucoup. C'est tout de même un bon départ.
Maintenant une question de protocole. Pour passer je vous présente mon cul ou bien ma queue ?
Fight Club

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #9 le: 06 mai 2013 à 18:18:15 »
Salutation, :]
Ouai, pour la pluie et la neige... C'est un raccordement foireux entre deux textes. Parce qu'a la base, c'est ce que c'est : plusieurs textes sur le même sujet mis ensemble. Effetctivement, mon écriture est impulsive mais je ne sais pas écrire autrement, c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je suis ici :mrgreen:
Oui, je vois que les réflexions posent problème, Mnemo m'a fait la remarque aussi donc quand j'aurais le temps je passerais "ratiboiser" et arranger mon texte.
En tout cas merci de tes conseils que je vais tenter d'exécuter. :]
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Fahrenheit

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #10 le: 06 mai 2013 à 19:02:18 »
Salut !

Citer
Dans ma chaire
Chair.

Citer
- Tu n'as jamais voulu embrasser la vie ?
Citer
- Tu n'as jamais voulu embrasser ?
Tu n'as jamais voulu l'embrasser, non ? Sinon, je trouve que "tu n'as jamais voulu embrasser la mort" sonnerait mieux, en contraste avec la question précédente, quitte à faire une petite répétition.

Citer
Elle est rejeté par les hommes. Renié par les hauteurs. Et à peine tolérée dans les souterrains.
Rejetée, reniée. Pour les souterrains, j'aurais tendance à penser le contraire, qu'elle serait omniprésente et acceptée par tous.

Citer
La fête vennait
Venait.

Citer
En plein milieux
En plein milieu.

Citer
Ses pieds étaient joins mais ses bras étaient ouvert
Joints. Il y a répétition de pieds.

Citer
Par les carreaux de la baie-vitré
Baie vitrée.

Citer
la flamme des bougies hantait sa peau d'ombres silencieuses. Elle dansait et sur son corps dansait les ombres.  Elle ressemblait à un corbeau lunaire jaillissant des ombres.
Répétition voulue, je pense, mais que je trouve maladroite.

Citer
Elle aimait la mort, vénérait la vie
C'est en contradiction avec ce qu'elle a dit au départ ?

Citer
le décors explosa
Le décor.

Citer
Elle était connus
Connue.

Citer
Un prénom qui lui sciait
Un prénom qui lui seyait ?

Citer
sa libératrice, sa liberté.

Citer
Devant la solitude du jeune homme, elle se perdit, elle repensa et fondu à vu d’œil
Et fondit. Elle repensa à quoi ?

Voilà, pour la première partie, j'aime bien la personnification de la mort, justement. Elle me fait penser à un genre de succube, ta fille. Sinon, je trouves qu'il y a trop de répétitions, même voulues, peut être employer plus de synonymes ou faire de plus longues phrases.
« Modifié: 06 mai 2013 à 19:13:53 par Fahrenheit »
Dieu n'a pas fait de paupières pour les oreilles.

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #11 le: 06 mai 2013 à 19:16:08 »
Bonjour,

"Elle est rejeté par les hommes. Renié par les hauteurs. Et à peine tolérée dans les souterrains."
Dixit : Rejetée, reniée. Pour les souterrains, j'aurais tendance à penser le contraire, qu'elle serait omniprésente et acceptée par tous.

Non, elle est. Ils l'a subissent c'est tout. Enfin, tu n'as pas à aimer ou pas la mort. Elle sera là de toute façon, c'est une sorte de fardeau. (Tu vois ce que je veux dire parce que j'ai l'impression de ne pas être clair ^^)

L'orthographe je ne peux qu'acquiescer. :mrgreen:

"la flamme des bougies hantait sa peau d'ombres silencieuses. Elle dansait et sur son corps dansait les ombres.  Elle
ressemblait à un corbeau lunaire jaillissant des ombres."
Dixit : Répétition voulue, je pense, mais que je trouve maladroite.

C'est dommage, j'adorais cette phrase. :/

En tout cas, merci pour le commentaire. :]
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

Hors ligne Fahrenheit

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #12 le: 06 mai 2013 à 19:20:45 »
On peut accepter les choses sans forcément les apprécier  :mrgreen: .
Par souterrains, je suppose que tu entends la plus basse classe sociale ?
Dieu n'a pas fait de paupières pour les oreilles.

Hors ligne Ludo

  • Aède
  • Messages: 209
  • "Le bonheur ne s'acquiert pas, il se prend."
Re : La mort EST esthétique.
« Réponse #13 le: 06 mai 2013 à 19:23:47 »
C'est vrai, c'est vrai. :]

Non, les enfers à vrai dire. :mrgreen:
" Ne rien dire ou en dire trop, quel est le pire ? "

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.013 secondes avec 15 requêtes.