Métrique balbutiante, répartition et usage des rimes impropres : je dis cela car à mes yeux une structure qui cherche à faire du classique en bafouant des règles est insensée. Autant faire du "contemporain" et mettre des retours à la ligne n'importe où, ou alors respecter l'Alexandrin et ne pas élider ce qui nous arrange ou bien enlever des syllabes sous prétexte d'oralité. Envie ne rime pas avec alibi, ni pistil et distille.
C'est facile au niveau formel et ne mérite pas que l'on s'y attache davantage. Quelque "choix" que cela fût.
Quant au reste, c'est un assemblage de phrases lourdes ; donc aucun rythme ni mélodie. Regrettable encore.
Par exemple : "l'admissible cueillette". Oui, certes. La seule dérogation que le sens accorde est celle d'une beauté formelle ou d'une liberté d'interprétation (la rosée à tête de chatte, si je me souviens bien ; creux néant musicien et cie).
"Supposer" un rempart, extrêmement impropre et absolument "poetique" [...]
Pressentir l'osmose... D'accord.
Terrible feu qui ronge les entrailles ! Je tremble - sous cela, il faut comprendre qu'aucune sensation n'est soutenue.
Je suis toujours consterné par ce dont les poemes "parlent" ; je m'abstiendrai alors de parler du fond, qui n'est pas porté par des qualités de maîtrise de la langue ou d'originalité (dans les tournures).
Il faut que des personnes s'expriment en toute sincérité et que cessent les formules toutes faites qui confortent tout un chacun comme on en voit tant.
Ou bien alors j'ai des exigences qui ne sont plus conformes aux "productions" actuelles.