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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Blessure

Auteur Sujet: Blessure  (Lu 1094 fois)

Hors ligne petite-enchainée

  • Plumelette
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Blessure
« le: 30 Avril 2013 à 19:16:40 »
Bonjour, je serais ravie de connaitre votre avis sur cette nouvelle que j'ai écrit. Il y a certainement un grand nombre de fautes surtout d'orthographe que mes yeux ne voient pas.  Help Me   :-[


Le dernier rendez-vous :

-Je joignis mes rires joyeux à ceux des enfants qui m'entouraient. Ma tante m'avait conseillé de jouir de chaque moment que la vie m'offrait tant que mon innocence et mon insouciance d'enfant me le permettraient. Bon… là…je me vois…Je ferme les yeux et m'agrippe à mon beau cheval blanc, qui avance élégamment et habillement en s'élevant très haut et en redescendant en douceur. A force de sourire ma mâchoire me faisait souffrir.
"Oh mon beau cheval blanc, toi qui fait mon si grand bonheur en cet instant. Va plus vite, que je puisse sentir la force du vent sur mon visage. J'aimerais tant qu'il emporte mes cheveux, et emporte mes rires loin, très loin, pour que des créatures magiques puissent l'entendre et rappliquer par ici en  hâte. Oh comme j'aimerais les voir ! Au galop mon cheval blanc, plus vite !" pensais-je.
 En essayant de m'asseoir plus commodément sur son  dos,  m'appuyant  dessus avec ma main, cette dernière glissa et ma tête alla en avant pour se cogner à quelque chose de dur comme fer. Mon sourire s'effaça aussitôt, la douleur persista un moment. Je voulus compresser ma tête avec mes mains, mais j'avais trop peur de lâcher le cheval et d'en tomber.
A ce moment là, je crois avoir pensé que mon cheval était une licorne, mais en ouvrant les yeux, oh excusez moi, je n'arrive pas à me retenir de rire. Oui a ce moment là, j'ouvris les yeux et … Je constatai que c'était en fait une barre de fer qui venait de très haut dans le ciel et qui s'enfonçait dans mon cheval.
-C'est un rêve, me tromperais-je ? demanda la jeune femme assise en face de moi, tout en rajustant ses lunettes, ne quittant pas son bloc-notes des yeux.
Cette agaçante dame d'une trentaine d'années, portant tous les jours le même tailleur mais d'une couleur différente, m'ennuyait.
-Je vous demande pardon ?

L'odeur de la chambre dans laquelle je me trouvais venait d'être remplacée par un arome cerise. Le parquet était en faux bois. A ma gauche se trouvaient deux fenêtres. À travers l'une d'elles j'arrivais à apercevoir au loin, Un saule seul qui fait danser ses feuilles et ses branches au grès du vent. Mes yeux revinrent dans la pièce scruter cette personne en face de moi dont l'identité m'était inconnue. Entre nous une table basse en verre, ronde, sur la quelle elle avait mise sa petite pochette noire, assortie à son tailleur qui ne lui donnait pas sa classe naturelle, car elle se tenait étonnement droite sur sa chaise. Son regard intensifié par l'eye-liner me faisait perdre tous mes moyens.   
 
-Poursuivez, je vous prie.
-J'ai regardé autour de moi, mais tout était brumeux. Je me souviens d'un rassemblement de gens, mais je regardais trois ou quatre personnes en particulier dans cette foule. Je crois que c'était ma famille.
-Pouvez vous me les décrire ?
-Non, trop flou.
-Vous rappelez-vous d'autres détails ? Comme les odeurs, ou d'autres de vos pensés, réflexions ou observation.
-J'avais faim, j'avais hâte de manger des sucreries… de la barbe-à-papa !
-Pourquoi des sucreries ?
-Je ne sais pas. Je crois que c'est ce que je comptais manger, vous en avez de ces questions !
-Autre chose ?
-Non, je ne me souviens pas de la suite, et n'insistez pas. C'est bien votre dernière visite avant que vous ne me laissiez tranquille maintenant, non ?
-Il n'en reste que deux, et après vous ne me verrez plus pendant un mois. Vous ne recevrez plus que les visites des membres de votre famille.
-Bien, dépêchez vous de sortir d'ici maintenant.
Le soir, devant Oussama, mes idées devinrent plus distinctes:
-Oussama, mon chéri, qui était cette femme venue me voir ?
-Pour la dernière fois, maman, cette dame s'appelle Nawel, elle vient ici pour t'aider.
-M'aider ? Mais en quoi ?
-Elle est là pour stimuler ton raisonnement, tes facultés mentales et ta mémoire.
-Pourquoi faire ?
-Pour ralentir ta maladie, me répondit-il d'un ton sec.
-D'accord, mais arrête de m'appeler Maman, veux-tu ? Je suis ton épouse.
-Quand tu cesseras de m'appeler Oussama.
-Pourtant, c'est ton prénom.
Le grand jeune homme brun aux épaules larges et à la silhouette imposante, lâcha une longue plainte, vint s'asseoir au près de moi et me  regarda dans les yeux d'un air  débonnaire.
-Maman, je suis désolé de me montrer parfois si dur avec toi, il y a des moments ou ma patience flanche et je m'en excuse. Tu m'as tant apporté, et je sais qu'à présent, c'est à mon tour de te venir en aide et de t'épauler du mieux que je peux. Je vais t'expliquer une nouvelle fois, posément. Je ressemble énormément à papa quand il avait mon âge, certes. Mais essaye de saisir, je ne suis pas papa, mais ton fils Khaled. J'ai trente ans, et toi tu en as soixante cinq. Tu es atteinte d'une maladie incurable qui porte le nom d'Alzheimer. Tu en es à son deuxième stade, le modéré. J'en suis profondément désolée.
-Je ne suis pas dérangée ! A mon âge, c'est normal de perdre un peu la mémoire Oussama.
-Maman, s'il te plait, écoute-moi.  Tu as perdu plusieurs de tes fonctions mentales et la mémoire. De ce fait, à présent, tu crois que tu as vingt ans et que tu n'as épousé papa que depuis peu. Tu ne me reconnais ni moi, ni le reste de mes frères et sœurs. Tu ne te rappelles pas avoir eu des enfant ni de tout ce qui s'est passé dans ta vie après tes voyages avec papa, ta mémoire a été effacée jusqu'à tes soixante cinq ans ! Maintenant quand Nawel exigeait que tu lui confesses des souvenirs de ton passé, tu ne lui relates plus que des choses relatives à ton mariage,  ou tes souvenirs d'enfance. Prenons ton récit d'aujourd'hui pour exemple, tu lui as raconté l'un d'eux. Tu n'as pas pu décrire tes frères et tes parents, mais tu lui as dépeint l'un des moments de ton enfance qui t'a marqué. La première fois que tu es allé au parc d'attraction. Tu m'as déjà conté ce moment quand j'étais petit, c'est un endroit qui te tient particulièrement à cœur. C'est normal, tu ne t'es pas rendue compte que tu parlais du parc d'attraction mais au moins tu t'en es souvenue… les sucreries du parc comme la barbe à papa, les gaufres au chocolat, et les glaces. Tu t'es rappelée du grand manège et de ton cheval blanc favori. J'ai une photo de toi dans l'album, tu avais sept ans, tu étais si jolie et tu avais l'air tellement heureuse. Nawel n'avait pas tout de suite compris ce que signifiait cette barre de fer qui venait du ciel et qui transperçait le cheval, elle a d'abord supposé que tu lui racontais l'un de tes rêves qui se transformait en cauchemar.
-Tu causes trop. L'interrompis-je. Dis-moi, si tu n'es pas mon mari, alors qui es-tu ?
-Je te l'ai dis, je suis ton fils, Khaled.
-Et où suis-je ?
-Tu es chez nous. J'ai emménagé ici pour m'occuper de toi. C'était votre chambre à toi et Papa, mais je l'ai réaménagé pour qu'elle soit plus adapté à…à ta nouvelle façon de vivre.
-Qui est cette femme qui ne cesse de décider de tout ce que je dois faire ?
-J'ignore de laquelle tu parles. Miss Prunet est une bonne femme qui fait tout pour te faciliter la vie, elle est payée pour ça et fait son travaille très décemment et convenablement. Le ménage, la lessive, ta toilette… Elle cuisine aussi. Elle est anglaise et ne maîtrise pas encore très bien le français. C'est d'ailleurs mieux ainsi vu le nombre de questions que tu poses. C'est d'elle que tu parles?
-Non.
-Mais voyons maman, elle est avec toi tous les jours. Elle va bientôt venir te servir ton souper. Mais tu te souviens de mademoiselle Farah n'est-ce pas ? C'est ton infirmière.
-Oh ça oui, comment ne pas me souvenir de celle-là ! Elle ment comme elle respire.
-C'est ma fiancée maman ! Ne te souviens-tu pas ? Tu m'as demandé d'avancer la date du mariage pour pouvoir y assister. C'était quand tu étais consciente de ta maladie…
La fameuse mademoiselle Farah entra dans la pièce. Jeune, belle, elle ne portait pas de blouse d'infirmière, non, elle était vêtue élégamment, donnant l'impression qu'elle s'apprêtait à sortir dîner avec quelqu'un. Avec Oussama ?!
Elle me salua et alla s'installer sur le fauteuil auprès de lui, comme si elle l'avait fait de nombreuses fois.
-Arrête de m'appeler Maman, tu es beaucoup plus âgé que moi, dis-je en me mettant très en colère.
-D'accord, ne t'énerve pas Maman, reste tranquille. Tu préfères que je t'appels Zohra ?
-Oui. Où est Oussama ?
Le dénommé Khaled et mademoiselle Farah se regardèrent d'un air triste.
-Qu'y a t-il ? M'affolai-je.
-C'est trop de devoir lui annoncer ça à chaque fois. Chuchota-t-il en s'adressant à Farah.
-Je peux le faire à ta place…, lui dit-elle en lui serrant les mains.
Il me regarda longuement avant de me dire d'un ton sec:
-Il est parti pour un très long voyage.
La jeune femme le regarda soudainement avec de grands yeux étonnés.
-Oui… il… il reviendra. Me dit-elle d'un air mal assuré mais quand même assez rassurant.

                                      _________________________________

L'avant dernier rendez-vous:

-C'est très bien, les souvenirs que vous m'avez raconté aujourd'hui sont assez nets. De plus, votre fils m'a dit qu'hier, vous l'avez appelé par son véritable nom, Khaled.
-Je ne m'en souviens pas. Vous a–t-il dit que je l'ai giflé ?
Le visage de Nawel s'assombrit.
-Je l'ai fait pour qu'il se ressaisisse. J'ai compris ce que j'aurai dus comprendre il y a longtemps. Mon mari a perdu la tète. C'est lui qui est malade. Il s'inquiète, il pense que j'ai des problèmes de santé, mais c'est psychologique. Tout ce beau monde pour m'aider moi, alors que c'est lui qui devrait se faire soigner. Je l'ai donc giflé et je lui ai dis : «  Oussama ! Reprends toi ! » Bien sur il s'est fâché le beau monsieur ! Il m'a regardé avec des yeux emplis de peine… Je lui ai dis que cette fois, c'était à son tour de m'écouter, et de prendre conscience de la situation. Je ne suis jamais tombé enceinte, comment peut-il prétendre être mon fils ? Et oser me dire que je ne n'ai pas connaissance de ce qui ce qui m'arrive, ni de ce qui m'est arrivé dans le passé… mais enfin, c'est absurde de croire à de telles choses. C'est ma vie ! Tout ça est trop absurde pour être vrai ! Je n'ai pas le droit de sortir sans être accompagnée, je ne dois jamais enlever ce bracelet, et je suis enfermée la majorité du temps. Ce n'est pas une vie ! Je veux vivre, moi. Je suis jeune, et j'ai encore assez d'argent pour visiter les pays qu'il me reste à voir. Vous savez, les voyages, c'est notre passion à lui et moi. Je lui ai dis tout ça, je lui ai dis tout ce je pensais. Mais il ne m'a pas cru… non, il a continué à me contempler avec ce regard … ce regard que je déteste tant et qui est devenu si régulier… Il me voit comme une folle. Voilà ce que je suis pour lui maintenant. Mais c'est lui qui est souffrant, c'est lui qui doit se faire soigner. Et c'est ce qu'il fera ! Affirmai-je. Et tout redeviendra comme avant. Oui ! On s'aimera… Mais non, il ne me croit pas, et ne me croira jamais ! Pourquoi ? Pourquoi ne pas vivre une vie tranquille ensemble, une vie heureuse ! Nous avions tant de projets.
-Croyez moi, vous l'avez eu cette vie, cette longue vie heureuse dont vous rêvez, maintenant. Mais tous les beaux voyages ont une fin, il faut savoir l'accepter Zohra. Votre mari est décédé, que dieu le protège. Son histoire sur terre s'est achevée, et la votre continue plus rudement… vous n'êtes pas seule, vous avez le soutien de tout le monde.
-Décédé ?

Le lendemain en y repensant, je ne me rappelai que d'une succession de cris. Mes hurlements de douleurs, mes larmes chaudes et mon envie de casser tout ce qui se trouvait dans la pièce. Ce que je fis, je crois.

                     ______________________________________________________________



Le vrai dernier rendez vous :

J'ouvris les yeux en sentant une affreuse douleur au crâne. J'étais dans un lit d'hôpital. Oh dieu !  Ce que je détestais les hôpitaux ! leurs odeurs me répugnaient, et leur ambiance m'affligeait. Le lit était inconfortable, les draps mal lavés, et la nourriture passable.
Je mangeais un yaourt, quand on vint m'avertir que ma maladie était à un stade avancé. J'avais des aides-soignantes qui veillaient à ce que je ne me fatigue jamais. Ils arrivaient à m'occuper en fonctionnant une grosse boite noire dont j'avais oublié le nom. J'y regardais des dessins animés. Une jeune femme en tailleur rouge vint me saluer l'après-midi et me dit que c'était notre dernière séance.
-Vous ne me reverrez plus jamais. Vous voyez bien que ce jour n'a pas trop tardé à arriver. Dit-elle d'un air enjoué.
-Excusez-moi, nous sommes-nous déjà vu quelque part? Vous devez faire erreur sur la personne.
-Non non, c'est bien vous. Maintenant que vous ne vous faites plus soigner à domicile, je ne viendrai plus vous voir. Ne vous inquiétez pas, ici on prendra bien mieux soin de vous. Votre fils veillera à ce que vous ne manquiez de rien. Alors, alors… le mariage s'est-il bien passé ?
-Oui.
-Hé bien ! Vous me surprenez, là. Alors vous vous en souvenez ?
-Je me souviens d'un mariage très réussi. De musiques fort rythmées dont le volume était beaucoup trop élevé, de robes très jolies, de jeunes filles sachant danser. Je n'ai pas bougé de ma place, je tenais mon éventail à la main et je l'utilisais pendant que je regardais tout ces gens qui m'entouraient. Ces gens qui semblaient me connaître, mais que je n'avais jamais vus de ma vie. Je ne leur ai pas adressé la parole, je n'ai pas répondu à leurs questions. J'étais perdue, pensive… tout ce qui m'intéressait, c'était de regarder ces danseurs, et de voir ces mariés, heureux. Je ne sais pas si c'est mon fils mais j'ai accepté le fait que ce ne soit pas Oussama.  C'est un homme qui fait tout pour que je me sente bien, je le porte dans mon cœur. Et surtout, je lui souhaite tout le bonheur du monde.
-Je suis si fière de vous, me dit-elle toute émue.
Elle posa sa main sur la mienne mais je la retirai.

                                                   _________________________________________________


Oussama vint me voire tout les jours à la même heure, ce qui m'égaillait.  Il est comme une étoile qui guide mes pas dans l'obscurité où baignent mes pensées. Il est avec moi, il me tient la main et là… mon sentiment d'insécurité disparaît. Il ne rate jamais l'heure du déjeuné.
Il arrivait, un grand sourire aux lèvres, si rassurant, m'éteignait la télé et m'aidait à manger. Ses blagues parvenaient à me réchauffer le cœur.
Mes soit-disant enfants, que j'avais rencontré au mariage venaient de plus en plus rarement. Une fois, une jeune fille d'une vingtaine d'années se prétendant être ma fille lui dit ces mots, que je n'ai jamais oublié, jusqu'à ma mort, qui fut le lendemain :
-Khaled, tu vas lui rendre visite tout les jours, et cela malgré tes multiples obligations… pourtant, tu sais qu'elle ne nous reconnaît même plus… elle ne te connaît même pas.
-Oui, mais moi, je la connais.
« Modifié: 03 Mai 2013 à 21:29:59 par petite-enchainée »

Hors ligne Fahrenheit

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Re : Blessure
« Réponse #1 le: 30 Avril 2013 à 20:20:36 »
Salut !

Citer
"Oh mon beau cheval blanc, toi qui fais mon si grand bonheur en cet instant
Toi qui fait.

Citer
J'aimerai tant qu'il fasse vibrionner mes cheveux, et emporter mes rires loin,
J'aimerais, et qu'il emporte, plutôt ?

Citer
Oh comme j'aimerai les voir… au galop mon cheval blanc, plus vite !" pensai-je.
J'aimerais, Au galop, pensais-je.

Citer
dure comme fer
Dur comme fer.

Citer
Je voulu compresser
Je voulus.

Citer
C'est un rêve, me tromperai-je ? Me demanda la jeune femme assise en face de moi
Me tromperais-je, et répétition de "me".

Citer
Cette agaçante dame d'une trentaine d'année, portant tout les jours le même tailleur mais d'une couleur différente, m'ennuyait.
Une trentaine d'années, portant tous les jours le même tailleur, mais d'une couleur différente.

Citer
L'odeur de la chambre dans la quelle je me trouvais venait de se faire remplacer par un arome cerise
Dans laquelle, arôme.

Citer
Le parquet de la pièce dans la quelle
Dans laquelle.

Citer
A ma gauche se trouvent deux fenêtres.
A ma gauche se trouvaient ? Problème de temps

Citer
sur la quelle elle avait mit sa petite pochette noir
Sur laquelle elle avait mis (pense à une chose miSE quelque part) sa petite pochette noire.

Citer
assortie à son tailleur qui ne lui donnait pas sa classe naturelle, car elle se tenait étonnement droite sur sa chaise.
Qui ne lui donnait pas l'air naturel, non ? Étonnamment.

 
Citer
Poursuivez, je vous pris.
Je vous prie.

Citer
Autres choses ?
Autre chose ?

Citer
C'est votre dernière visite. vous me laissiez en paix définitivement maintenant , non ?
Si vous me laissiez ? Et je trouve le définitivement en trop.

Citer
qui était cette femme qui est venue me voir ?
Le deuxième "qui est" est en trop.

Citer
Pour ralentir ta maladie, me répond-t-il d'un ton sec.
Me répondit-il.

Citer
D'accord, mais arrêtes de m'appeler maman, tu veux ?
Arrête

Citer
lâcha un longue plainte, vint s'asseoir au près de moi et me regarda dans les yeux d'un air débonnaire.
Une longue plainte, auprès de moi, et je trouve que débonnaire ne correspond pas vraiment à la situation (ça m'évoque plus un ours en peluche trop gentil :mrgreen:)

Citer
Je ressemble énormément à papa quand il avait mon age, certes. Mais essayes de saisir
Mon âge, essaye.

Citer
Maman, s'il te plait, écoutes moi.
Ecoute-moi.

Citer
De ce fait, a présent
à présent

Citer
Tu ne te rappels rapelles pas du tout d'avoir eu des enfants… ni de tout ce qui s'est passé dans ta vie après tes voyages avec papa, tout ce qui s'est passé dans ta vie répétition de tout ce qui s'est passé dans ta vie jusqu'à tes soixante cinq ans ! Maintenant quand Nawel exigeait que tu lui confesses des souvenirs de ton passé, tu ne lui relates plus que des choses relatives à ton mariage, ou tes souvenirs d'enfance. Prenons ton récit d'aujourd'hui pour par exemple, tu lui as raconté l'un d'eux. Tu n'as pas pu décrire tes frères et tes parents, mais tu lui as dépeins dépeint l'un des moments de ton enfance qui t'as t'a marqué. La première fois que tu es allé au parc d'attraction. Tu m'a m'as déjà conté ce moment quand j'étais petit, c'est un endroit qui te tiens tient particulièrement à cœur. C'est normal. Tu ne t'es pas rendu compte que tu parlais du parc d'attraction mais au moins tu t'en es souvenue je n'ai pas compris cette phrase… des sucreries du parc comme la barbe à papa, les gaufres au chocolat, et les glaces. Tu t'es rappelée rappelé du grand manège et de ton cheval blanc favori. J'ai une photo de toi dans l'album, tu avais sept ans, tu étais si jolie et tu avais l'air si heureuse sur ton cheval répétition de cheval. Nawel n'avait pas tout de suite compris ce que signifiait cette barre de fer qui venait du ciel et qui transperçaient transperçait le cheval, elle a d'abord supposé que tu lui racontais l'un de tes rêves qui se transformait en cauchemar.
-Tu causes trop., L'interrompis-je. Dis-moi, si tu n'es pas mon mari, alors qui es-tu ?
-Je te l'ai dis, je suis ton fils, Khaled.
-Et où suis-je ?
-Tu es chez nous. J'ai emménagé ici pour m'occuper de toi. C'était votre chambre à toi et papa, mais je l'ai réaménager réaménagé pour qu'elle soit plus adapté à…à ta nouvelle façon de vivre.
-Qui est cette femme qui ne cesse de décider de tout ce que je dois faire ?
-J'ignore de la quelle laquelle tu parles. Miss Prunet est une bonne femme qui fait tout pour te faciliter la vie, elle est payée pour ça et fait son travaille très décemment et convenablement. Le ménage, la lessive, ta toilette… elle cuisine aussi. Elle est anglaise et ne maîtrise pas encore très bien le français. C'est d'ailleurs mieux ainsi vu le nombre de questions que tu poses. C'est d'elle que tu parles?
-Non.
-Mais voyons maman, elle est avec toi tous les jours. Elle va bientôt venir te servir ton soupé souper. Mais tu te souviens de mademoiselle Farah n'est-ce pas ? C'est ton infirmière.
-Oh ça oui, comment ne pas me souvenir de cella celle-là ! Elle ment comme elle respire.
-C'est ma fiancée maman ! Ne te souviens-tu pas ? Tu m'as demandé d'avancer la date du mariage pour pouvoir y assister. C'était quand tu étais consciente de ta maladie…
La fameuse mademoiselle Farah entra dans la pièce. Jeune, belle, elle ne portait pas de blouse d'infirmière, non, elle était vêtue élégamment, donnant l'impression qu'elle s'apprêtait à sortir dîner avec quelqu'un. Avec Oussama ?!
Elle me salua et alla s'installer sur le fauteuil au près auprès de lui, comme si elle l'avait fait de nombreuses fois.
-Arrêtes arrêtede m'appeler maman, tu es beaucoup plus âgé que moi, dis-je en me mettant très en colère.
-D'accord, ne t'énerve pas maman, reste tranquille. Tu préfères que je t'appels Zohra ?
-Oui. Où est Oussama ?
Le dénommé Khaled et mademoiselle Farah se regardèrent d'un air triste.
-Qu'y a t-il ? M'affolai-je.
-C'est trop de devoir lui annoncer ça à chaque fois. Chuchotât-il chuchotaen s'adressant à Farah.
-Je peux le faire à ta place…, lui dit-elle en lui serrant les mains.
Il me regarda longuement avant de me dire d'un ton sec:
-Il est parti pour un très long voyage.
La jeune femme le regarda soudainement avec de grands yeux étonnés.
-Oui… il… il reviendra., Me dit-elle d'un air mal assuré mais quand même assez rassurant contradiction ?.

Je te laisse relire et corriger le reste  ;D

                                                                  _________________________________



Le dernier rendez-vous:

-C'est très bien, les souvenirs que vous m'avez raconté aujourd'hui sont assez nets. De plus, votre fils m'a dit qu'hier, vous l'avez appelé par son véritable nom, Khaled.
-Je ne m'en souviens pas. Vous a –t-il dit que je l'ai giflé ?
Le visage de Nawel s'assombrit.
-je l'ai fait pour qu'il se ressaisisse. J'ai compris ce que j'aurai dus comprendre il y a longtemps. Mon mari a perdu la tète. C'est lui qui est malade. Il s'inquiète, il pense que j'ai des problèmes de santé, mais c'est psychologique. Tout ce beau monde pour m'aider moi, alors que c'est lui qui devrait se faire soigner. Je l'ai donc giflé et je lui ai dis, Oussama ! Reprends toi ! Bien sur il s'est fâché le beau monsieur ! Il m'a regardé avec des yeux emplis de peine… Je lui ai dis que cette fois, c'était à son tour de m'écouter, et de prendre conscience de la situation. Je ne suis jamais tombé enceinte, comment peut-il prétendre être mon fils ? Et oser me dire que je ne n'ai pas connaissance de ce qui ce qui m'arrive, ni de ce qui m'est arrivé dans le passé… mais enfin, c'est absurde de croire à telles choses. C'est ma vie ! Tout ça est trop fou pour être vrai ! Je n'ai pas le droit de sortir sans être accompagnée, je ne dois jamais enlever ce bracelet, et je suis enfermé la majorité du temps. Ce n'est pas une vie ! Je veux vivre, moi. Je suis jeune, et j'ai encore assez d'argent pour visiter les pays qu'il me reste à voir. Vous savez, les voyages, c'est notre passion à lui et moi. Je lui ai dis tout ça, je lui ai dis tout ce je pensais ! Mais il ne m'a pas cru… non, il a continué à me contempler avec ce regard … ce regard que je déteste tant et qui est devenu si régulier… Il me voit comme une folle ! Voilà ce que je suis pour lui maintenant. Mais c'est lui qui est souffrant, c'est lui qui doit se faire soigner. Et c'est ce qu'il fera ! Affirmai-je. Et tout redeviendra comme avant. Oui ! On s'aimera… Mais non, il ne me croit pas, et ne me croira jamais ! Pourquoi ? Pourquoi ne pas vivre une vie tranquille ensembles, une vie heureuse ! Nous avions tant de projets…
-Croyez moi, vous l'avez eu cette vie, cette longue vie heureuse dont vous rêvez maintenant. Mais tous les beaux voyages ont une fin, il faut savoir l'accepter Zohra. Votre mari est décédé, que dieu le protège. Son histoire sur terre s'est achevée, et la votre continue plus rudement… vous n'êtes pas seule, vous avez le soutien de tout le monde.
-Décédé ?

Le lendemain en y repensant, je ne me rappelai que d'une succession de cris. Mes hurlements de douleurs, mes larmes chaudes et mon envie de casser tout se qui se trouvais dans la pièce. Ce que je fis, je crois.

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Le vrai dernier rendez vous :

J'ouvris les yeux en sentant une affreuse douleur au crâne. J'étais dans un lit d'hôpital. Oh dieu que je détestais les hôpitaux, leurs odeurs me répugnaient, et leur ambiance m'affligeait. Le lit était confortable, les draps mal lavés, et la nourriture passable.
Je mangeais un yaourt, quand on vint m'avertir que ma maladie était à un stade avancé. J'avais des aides-soignantes qui veillaient à ce que je ne me fatigue jamais. Ils arrivaient à m'occuper en fonctionnant une grosse boite noire dont j'avais oublié le nom. J'y regardais des dessins animés… Une jeune femme en tailleur rouge vint me saluer l'après-midi et me dit que c'était notre dernière séance.
-Vous ne me reverrez plus jamais. Vous voyez bien que ce jour n'a pas trop tardé à arriver. Dit-elle d'un air enjoué.
-Excusez-moi, nous sommes nous déjà vu quelque part? Vous devez faire erreur sur la personne.
-Non non, c'est bien vous. Maintenant que vous ne vous faites plus soigner à domicile, je ne viendrai plus vous voire. Ne vous inquiétez pas, ici on prendra bien mieux soin de vous. Votre fils veillera à ce que vous ne manquiez de rien. Alors, alors… le mariage s'est-il bien passé ?
-Oui.
-Hé bien ! Vous me surprenez, là. Alors vous vous en souvenez ?
-Je me souviens d'un mariage très réussi. De musiques fort rythmées dont le volume était beaucoup trop élevé, de robes très jolies, de jeunes filles sachant danser. Je n'ai pas bougé de ma place, je tenais mon éventail à la main et je l'utilisais pendant que je regardais tout ces gens qui m'entouraient. Ces gens qui semblaient me connaître, mais que je n'ai jamais vus de toute ma vie. Je ne leur ai pas adressé la parole, je n'ai pas répondu à leurs questions. J'étais perdue, pensive… tout ce qui m'intéressais, c'était de regarder ces danseurs, et de voir ces mariés, heureux. Je ne sais pas si c'est mon fils mais j'ai accepté le fait que ce ne soit pas Oussama. C'est un homme qui fait tout pour que je me sente bien, je le porte dans mon cœur. Et surtout, je lui souhaite tout le bonheur du monde.
-Je suis si fière de vous, me dit-elle toute émue.
Elle posa sa main sur la mienne mais je la retirai.


Oussama vint me voire tout les jours à la même heure, ce qui m’égaillait. Il est comme une étoile qui guide mes pas dans l'obscurité où baignent mes pensés. Il est avec moi, il me tient la main et là… mon sentiment d'insécurité disparaît. Il ne rate jamais l'heure du déjeuné.
Il arrivait, un grand sourire aux lèvres, si rassurant, m'éteignait la télé et m'aidait à manger. Ses blagues parvenaient à me réchauffer le cœur.
Mes soit disant enfants, que j'avais rencontrés au mariage venaient de plus en rarement. Une fois, une jeune fille d'une vingtaine d'années se prétendant être ma fille lui dit ces mots, que je n'ai jamais oubliés, jusqu'à ma mort, qui fut le lendemain :
-Khaled, tu vas lui rendre visite tout les jours, et cela malgré tes multiples obligations… pourtant, tu sais qu'elle ne nous reconnaît même plus… elle ne te connaît même pas.
-Oui, mais moi, je la connais.

Tiens, sinon, rien à voir, mais j'ai vu un film, il y a pas très longtemps, N'oublie jamais. C'est sur la maladie d'alzheimer, tu connais ?
Dieu n'a pas fait de paupières pour les oreilles.

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Re : Blessure
« Réponse #2 le: 30 Avril 2013 à 20:40:22 »
merci pour ta correction et pour ton temps :) Non je ne l'ai pas vue mais on me l'a déjà conseillé  :D

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Blessure
« Réponse #3 le: 01 Mai 2013 à 16:56:23 »
J'ai lu et j'ai trouvé ça moyen. Comme quoi, il ne suffit pas de choisir un sujet "poignant" qui pourrait toucher tout le monde pour réussir son texte...
Je n'ai pas dit que c'était mauvais hein, juste que tu pourrais faire mieux car  il y a certains trucs qui ne tiennent pas debout dans tes dialogues, ils m'apparaissent peu crédibles.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne petite-enchainée

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Blessure
« Réponse #4 le: 01 Mai 2013 à 20:50:06 »
merci pour ton avis, j'essayerai d'améliorer ce premier jet. Pour les dialogues ils sont tirés de la réalité ainsi que toute l'histoire.

 


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