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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Jean-Pierre

Auteur Sujet: Jean-Pierre  (Lu 1659 fois)

kasprzak

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Jean-Pierre
« le: 30 avril 2013 à 13:33:16 »
Bonjour, ça fait longtemps que j'ai posté un texte par ici. Je m'essaye à de nouvelles choses, alors j'en profite. Je planifie d'écrire un recueil sur les gens que j'ai rencontré quand je vagabondais entre la rue et les centres d'hébergement. Une sorte de recueil sur les gens qu'on croise assez rarement, dont on parle peu. ça pourrait s'appeler Parias. C'est assez éloigné de ce que je fais d'habitude (nouvelle un peu loufoque à la 1ère personne, entre sexe et alcool), là j'aimerai que ce soit plus sérieux et surtout réaliste. Voici le premier texte (le seul que j'ai écris pour l'instant, alors le début changera peut-être en fonction des autres, et de sa place dans le recueil, à voir).

Jean-Pierre


Certains hommes ne deviennent jamais vraiment adultes. Pas parce qu'ils garderaient les craintes ou le corps chétif d'un enfant, mais plutôt parce qu'ils continueraient à vivre dans l'insouciance d'une vie sans responsabilités. Une vie dans laquelle une âme pourrait errer librement, au fil du vent, à son gré, sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit. Parfois, il s'agit juste là d'un comportement immature, mais quand c'est la personnalité même du type, c'est différent, il s'agira là plutôt d'un gosse éternel. Qui ne deviendra jamais l'adulte névrosé et anxieux qui se projette dans l'avenir et angoisse pour des choses futiles.
Jean-Pierre était un de ces gosses éternels, ajouté à cela qu'il avait le physique d'un ours qui se tiendrait sur ses deux pattes arrière. Il portait souvent une veste à carreaux et ça lui donnait des allures de bucheron. Il avait des cheveux assez longs et gras qui descendaient jusqu'à sa nuque et un visage réellement sympathique et ouvert, mais marqué aussi, de grosses rides, comme des coups de hache pris en pleine face, qui se voyaient encore plus quand il souriait et il aimait sourire, comme un gosse, si bien que son visage avait l'air constamment fatigué et même un peu usé. Il avait une peau très lisse, comme une peau de bébé, comme s'il se rasait tous les matins ou qu'aucune barbe ne s'était jamais décidée à pousser. Son allure générale laissait penser qu'il ne se lavait jamais et c'était peut-être bien vrai. Ce qu'on retenait surtout de son physique, c'était ses dents qui partaient vers l'avant, et qui faisait penser à un lapin, et lui-même l'avait accepté et quand il se présentait il n'hésitait pas à dire qu'on le surnommait Bugs. Un sourire niais au coin des lèvres.
Il venait de passer cinq ans à vivre seul dans les bois. Pas en pleine nature comme une sorte d'homme sauvage, mais dans une petite bicoque abandonnée qui était le seul héritage de ses parents. Il n'y a pas de clé, pas de serrure, mais la maison est tellement enfoncée dans la forêt qu'il est presque impossible de la trouver sans connaître le chemin. Et quand bien même on tomberait dessus, on n’aimerait pas vraiment y entrer ou imaginer y vivre tellement elle semblait prête à s'effondrer. Mais pour Jean-Pierre, ça ne posait pas de problème. Il disait qu'il vivrait là tant ça tiendrait le coup. « La vie dans les bois, y a que ça d'vrai, d'façon. Pas question que j'aille vivre en ville, avec tous ces Parigots toujours pressés. » Il appelait Parigots tous les gens qui vivaient en ville.
Et c'est là, au bout de cinq ans, qu'il a dû partir. La baraque tombait en ruines et dès qu'il pleuvait tout était trempé. Comme s'il pleuvait réellement de l'intérieur. Il a dit adieu à ce qu'il restait de Papa et Maman et il est retourné vivre comme les autres. Il avait un petit diplôme de cuisinier, alors il a pu retrouver assez rapidement un boulot à mi-temps puis un appartement.
Il vivait au troisième étage d'un vieil immeuble, un rustique, dans ces villes qui n’ont pas trop été abimées par les guerres. Un matin, alors qu'il avait mal dormi et qu'il était de mauvais poil, il s'est allumé une clope avant de partir et a jeté l'allumette dans la poubelle. Tout l'immeuble a pris feu. Son assurance a pris en charge tous les frais, mais en attendant de retrouver un nouvel appartement, il n'avait nulle part où dormir. Il a fait une demande pour être hébergé dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale et il a été accepté. C'était une petite ville au fin fond de l'Auvergne, pas grand monde y passe, alors il y avait souvent de la place dans le foyer.
Il s'est installé et on l'a présenté à tout le monde. Il devait y avoir cinq ou six autres résidents, dont certains qui étaient en fait d'anciens résidents, mais qui revenaient régulièrement. Pour le café, la télé ou la paperasse.
Lui, ça lui faisait plaisir à Jean-Pierre de rencontrer de nouvelles personnes. Il aimait ça même. Il était tout content, les yeux qui brillaient, etc., un petit sourire franchouillard et une pointe de timidité quand il se présentait.
« Bonjour... » avec les dents du haut qui ressortaient et un air gêné.
Il hochait de la tête tout du long que la personne en face lui lui disait comme elle s'appelait, toujours gêné, avec son physique d'ours et sa veste de bucheron.
Quand on lui demandait comme cela se faisait qu'il avait atterri là, il répondait en rigolant comme un marmot qui aurait fait une connerie : « J'ai mis le feu à mon appart. Peut-être à cause d'une allumette. Hihi ».
Mine de rien, ça foutait la trouille à tout le monde. Les autres se disaient qu'il n’avait pas l'air net, un peu simplet, et que ça se trouve il allait foutre le feu aussi à leur foyer, avec toutes leurs affaires qui s'envoleraient en poussière dans l'incendie.
Il était vraiment content de s'intégrer à une nouvelle petite communauté, alors il jouait le jeu à fond.
Quand il devait faire la bouffe, il le faisait professionnellement. Avec plein d'application. Surtout que tout le monde savait qu'il était cuistot alors il se mettait presque la pression même. Comme s'il se devait de faire une bonne cuisine.
Quand il devait faire le ménage, il le faisait avec plein de sérieux et râlait comme une vieille ménagère usée par les corvées et il mettait une charlotte sur sa tête et passait le balai en sifflotant même parfois. Fallait le voir faire le ménage, avec sa charlotte sur la tête, du haut de son mètre quatre-vingt-dix et avec son visage usé.
Par contre, comme lui se suer à la tache, il attendait que tout le monde en fasse pareil. Et il inspectait le boulot des autres résidents. Il regardait si le balai avait bien été passé dans tous les coins de la résidence, et il pouvait repasser derrière quelqu'un qui n'avait pas bien fait les poussières alors même qu'il savait qu'il n'était pas là pour très longtemps, lui, contrairement aux autres.
Pour la cuisine, c'était pareil. Quand il y avait des choses sur le feu, il allait voir si c'était bien fait, si ça ne cuisait pas trop, si les légumes étaient bien coupés, etc. Un midi, il est même parti, les larmes aux yeux, manger ailleurs parce qu'un type avait laissé les steaks trop cuire et que ça en était devenu selon lui : « Imbouffable ! C'est une honte d'abimer la nourriture comme ça ! » Il ne laissait rien passer, le Jean-Pierre.
On peut dire qu'il n'était pas vraiment fait pour vivre en groupe, c'était un solitaire, un type fait pour vivre seul, presque même pas attiré par les femmes. Il en trouvait certaines jolies, mais il suait de trouille quand on lui suggérait d'aller en aborder une. Peut-être bien qu'il était puceau même, qu'il avait toujours vécu dans la baraque au fond des bois avec ses parents jusqu'à leur mort et venait d'atterrir dans le monde réel pour la première fois. Ou ça n’en était pas loin, en tout cas. Mais finalement, il commençait à s'habituer à sa nouvelle vie. Il avait la chance d'être seul dans sa chambre, alors que c'étaient des chambres doubles, mais jusque-là personne n'occupait la deuxième place.
Il était même devenu ami avec un petit jeune qui venait d'arriver. Ils étaient tous les deux des sortes d'écolo, amoureux de la planète et de toutes les choses qu'on peut faire au grand air. Il lui avait donné un habit de moine, une de ces espèces de grande cape en laine avec une capuche. Il la mettait quand il vivait dans les bois, mais là il n'en avait plus besoin, et ça lui faisait plaisir de donner ses affaires si les autres en avaient plus besoin.
On était en Mars et Jean-Pierre expliquait qu'on pouvait aller ramasser les premiers champignons d'avril, à condition de connaître les bons coins parce qu'ils sont rares.
« Tu verras, on mettra les bottes, on prendra un panier, un couteau et on ira les chercher. C'est les meilleurs à cette période. Tu sais couper les champignons toi ? Faut bien faire gaffe. Faut les couper à la base du pied et pas enlever les racines. Sinon ils repoussent pas. Quand c'est les vacances et que tu retournes en forêt, tu peux voir plein de champignons qui ont été arrachés et pas coupés. Moi je dis toujours que c'est des Parisiens ça. Encore des Parisiens qui sont venus cueillir les champignons. Ils ne savent pas qu'il faut les couper pour qu'il repousse. Mais ils s'en foutent eux dans leur grande ville. Des Parisiens ouais ! » Et ils rigolaient en disant que c'étaient des têtes de veau, de toute manière.
Mais le petit jeune allait partir un mois plus tard et Jean-Pierre irait seul aux champignons. Content quand même. Il était éternellement satisfait. Mais pas pour une situation qu'il aurait acquise et qu'il se dirait avoir méritée. Mais juste d'être là, dans le monde, de pouvoir aller aux champignons, de mettre le feu chez soi, de rencontrer des nouvelles têtes, de marcher sous la pluie ou de n'avoir rien à penser. On ne peut même pas dire qu'il soit un de ces types qui aiment se satisfaire de plaisir simple, car pour lui il n'y avait pas de simplicité ou non dans les plaisirs, il y avait juste la vie qui avançait et qui l'entrainait un peu partout, dans de nouvelles situations et qu'ils les aime ou non, il savait en être satisfait, comme un gros poisson qui se laisserait porter par le courant, qui se laisserait glisser en regardant béatement le soleil et tout ce qui peut composer la beauté d'un paysage quelconque.
Un jour, Daniel, un nouveau résident est arrivé. En réalité, il était déjà venu plusieurs fois, en dépannage alors il connaissait bien l'endroit. C'était une espèce de dur, qui picolait pas mal et râlait autant. On l'a mis dans la même chambre que Jean-Pierre, mais ça ne lui a pas plu. En vérité, il n'avait jamais eu à partager sa chambre avec quelqu'un, et le sommeil pour lui, c'était un des moments les plus importants.
Tout le monde a pu voir que ça l'énervait, Jean-Pierre, de ne pas pouvoir dormir tranquillement. Daniel ronflait comme un vieux taureau et il parlait même tout seul en pleine nuit. Et Jean-Pierre n’arrivait pas à dormir alors il était de mauvais poil. Du coup, les autres le surveillaient quand il balançait une allumette ou un mégot dans la poubelle. Au cas où.
Ça arrivait souvent qu'on le voie descendre de sa chambre, les larmes aux yeux ou en train de pleurer, tellement qu'il ne supportait plus de vivre, en concubinage en quelque sorte, avec un type, qui s'en foutait royalement en plus. Il descendait les escaliers à toute à l'allure et se cacher les yeux même et disait « Pardon... » quand il croisait quelqu'un et voulait descendre sans qu'on le voie, comme s'il était vraiment désolé de ne pas pouvoir le supporter. Comme s'il aurait aimé pouvoir supporter ça, mais que c'était trop fort pour lui.
Il devenait vraiment désagréable. Faute de pouvoir dormir. Il était loin le temps où il pouvait faire comme il voulait dans sa vieille baraque, à bouffer des plantes ou du petit gibier qu'il chassait, et s'endormir en regardant les étoiles avec ce bruit de la nuit bien propre aux forêts, les chouettes qui hululent et certains rongeurs qui cherchent de la nourriture. La pluie aussi était agréable, quand elle tapait doucement sur le toit de tôle en plastiques. Ça le berçait. Mais ça, ce type qui ronfle et à qui il n'ose rien dire, çà le mettait en rogne. La nuit, il devait se mettre en boule sous sa couette et se cachait sous son oreiller pour essayer de s'isoler au mieux. Complètement renfermé. Et il ne pouvait pas dormir comme ça. Ça le mettait vraiment en rogne. Alors il passait de plus en plus de temps à refaire le ménage derrière les autres. Il allait même jusqu'à fouiller dans leur casserole quand ils faisaient la bouffe pour voir si tout était correct, mais il y a toujours quelque chose qui n'allait pas.
Un jour, il était vraiment en colère et il a dit à un type que l'autre, là, il lui faisait pas peur, qu'il avait peur de rien, qu'il irait lui régler son cas.
« J'en ai tué moi !, il a dit » en mimant qu'il attrapait quelque chose en l'air et le broyer. En mimant la mort. Il devait faire référence à son service militaire. Mais il s'était repris tout de suite en disant :
« Enfin, j'en ai pas tué, mais... », comme s'il avait été lui-même effrayé par sa propre violence. Comme s'il avait effrayé le gosse qu'il est en réalité.
Ou une fois, il a vu un morceau de fromage de chèvre frais qui trainait là, sur la table de la cuisine. Même pas rangé, rien. Il s'est jeté dessus, l'a pris, c'était du Rocamadour. Il a déambulé dans le couloir, dans le salon, regardé dans l'escalier pour tomber sur la personne qui avait pu commettre cette horreur, les yeux pleins de haine. Mais il n'y avait plus personne. Alors il a ouvert le bureau des responsables en montrant l'étiquette et en criant, rouge de colère :
« On laisse le fromage pourrir comme ça ici ? Du rocamadour en plus ? Parisiens... ! »
Pour se calmer, Jean-Pierre aimait aller marcher le long de la rivière, qui longeait le village, et écouter les premiers oiseaux sortir de l'hiver. Il ramassait des cailloux et en rejetait certains dans l'eau en souriant en lui-même, tout simplement.
Finalement, Daniel est parti juste quelques jours après. Il était là qu'en dépannage. Jean-Pierre n'a eu à tuer personne. Et c'était aussi bien. Il n'aurait pas été capable de tuer qui que ce soit, ou quoi que ce soit d'ailleurs. Alors que l'autre c'était un dur à cuire, il en avait surement tué lui aussi.
Quelques semaines plus tard, son assurance ou qui que ce soit d'autre lui a trouvé un nouvel appartement et il a pu partir du foyer. Il est parti en quelque sorte comme il en est entré. Sans faire trop de bruit, sans se faire remarquer, avec une certaine réserve et de la timidité. Comme s'il ne pouvait pas réellement avoir d'influence sur le monde extérieur. Comme un être qui se laisse porter par le vent sans pouvoir réellement agir, sans en avoir la capacité, mais en appréciant un peu toutes choses, en se satisfaisant de ce que la vie lui offrait. Et ça lui suffisait. Sans laisser d'empreinte réelle. Un type qui n'était pas dans l'air du temps surement. Personne ne se souciait réellement de son départ, ni n'avait demandé où est ce qu'il allait vivre, bien que tout le trouvait sympathique. Et il n'aurait pas en être autrement.
Il est retourné voir les résidents un mois, plus tard. Il n'en restait que deux ou trois qu'il connaissait. Ce jour-là, il y avait une femme qui était venue pour discuter et boire un café. Une belle brune, toute en sensualité.
Il était tout gêné de lui dire bonjour. Il lui a tendu la main, tout rouge de honte et de pudeur, les dents du haut vers l'avant, sa veste de bucheron sur le dos, ses cheveux sales et gras et ses yeux tout humides, alors que tout le monde le regardait, et il lui a dit en souriant bêtement :
« Bonjour... Moi c'est Bugs... »
« Modifié: 01 mai 2013 à 09:20:12 par Kasprzak »

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Re : Jean-Pierre
« Réponse #1 le: 30 avril 2013 à 16:12:55 »
Salut !
Ça ressemble bien au syndrome de Peter Pan ce que tu décris  :)

Citer
Certains hommes ne deviennent jamais vraiment adultes. Pas parce qu'ils garderaient les craintes ou le corps chétif d'un enfant, mais plutôt parce qu'ils continueraient à vivre dans l'insouciance d'une vie sans responsabilités.
Parce qu'ils gardent, qu'ils continuent ?

Citer
l'adulte névrosé et anxieux qui se projette dans l'avenir et angoisse pour des choses futiles.
C'est personnel, mais je pense que c'est l'inverse, les enfants s'inquiètent de choses futiles et les problèmes vont en grandissant en même temps qu'eux.

Citer
et qui faisait penser à un lapin, et lui-même l'avait accepté et quand il se présentait
Ça fait beaucoup de "et".

Citer
Pas question que j'aille vivre en ville, avec tous ces Parigots toujours pressés. » Il appelait Parigots tous les gens qui vivaient en ville.
Répétition de "ville".

Citer
Un matin, alors qu'il avait mal dormi et qu'il était de mauvais poil, il s'est allumé une clope avant de partir et a jeté l'allumette dans la poubelle.
Il y a quelque chose qui me chiffonne, "il s'était allumé une clope et avait jeté l'allumette" plutôt !

Citer
un visage réellement sympathique et ouvert, mais marqué aussi, de grosses rides, comme des coups de hache pris en pleine face, qui se voyaient encore plus quand il souriait et il aimait sourire, comme un gosse, si bien que son visage avait l'air constamment fatigué et même un peu dépité. Il avait une peau très lisse, comme une peau de bébé
Là aussi, il est dit d'abord qu'il a l'air sympathique, et ensuite dépité ? Et qu'il a de grosses rides, mais un visage lisse ? Un visage imberbe, plutôt.

Citer
C'était une petite ville au fin fond de l'Auvergne, pas grand monde y passe, alors il y avait souvent de la place dans le foyer.
Pas grand monde n'y passait.

Citer
Avec plein d'application
Avec beaucoup de soin ?

Citer
alors il se mettait presque la pression même.
Il se mettait même la pression ?

Citer
il le faisait avec plein de sérieux
Il le faisait avec beaucoup de sérieux

Citer
l mettait une charlotte sur sa tête et passait le balai en sifflotant même parfois. Fallait le voir faire le ménage, avec sa charlotte sur la tête, du haut de son mètre quatre-vingt-dix et avec son visage usé.
Répétition de "charlotte".

Citer
presque même pas attiré par les femmes.
Presque pas ou même pas ?

Citer
Peut-être bien qu'il était puceau même, qu'il avait toujours vécu dans la baraque au fond des bois avec ses parents jusqu'à leur mort et venait d'atterrir dans le monde réel pour la première fois.
Je croyais qu'il y vivait depuis 5 ans ?

Citer
de mettre le feu chez soi
Il est content d'avoir mis le feu à un immeuble  ;D ?

Citer
Un jour, Daniel, un nouveau résident est arrivé. En réalité, il était déjà venu plusieurs fois, en dépannage alors il connaissait bien l'endroit.
Donc il n'est pas nouveau ?

Citer
Et Jean-Pierre n’arrivait pas à dormir alors il était de mauvais poil. Du coup, les autres le surveillaient quand il balançait une allumette ou un mégot dans la poubelle. Au cas où.
J'ai ri. Il a une drôle de façon d'exprimer son mécontentement  :mrgreen: !

Citer
il ne supportait plus de vivre, en concubinage en quelque sorte, avec un type, qui s'en foutait royalement en plus.
Un type qui se foutait royalement de quoi ?

Citer
Il s'est jeté dessus, l'a pris, c'était du Rocamadour. Il a déambulé dans le couloir, dans le salon, regardé dans l'escalier pour tomber sur la personne qui avait pu commettre cette horreur, les yeux pleins de haine.
Là aussi, j'ai ri !

Il y a beaucoup d'incohérences dans ton récit, et dans la façon dont tu le raconte, tu mélanges un langage assez "soutenu" avec un langage presque enfantin, ça m'a assez dérangé.
Tu passes rapidement sur des choses qui pourraient être vues plus en profondeur, comme la haine de Jean Pierre envers Daniel, en dehors du fait qu'il ronfle, mettre en scène un conflit entre eux deux.
Mais je pense que l'idée du recueil sur les gens "atypiques" est pas mal,  peut être te renseigner un peu plus sur ce syndrome, je pense que ça pourrait t'apporter d'autres éléments pour enrichir le personnage. http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Peter_Pan
Voilà, voilà !
Dieu n'a pas fait de paupières pour les oreilles.

Hors ligne Aléa

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Re : Jean-Pierre
« Réponse #2 le: 05 mai 2013 à 02:38:44 »
Oula je remonte un peu ce texte tiens!

Citer
qu'il était cuistot alors il se mettait presque la pression même.
ca fait un peu langage oral, 'meme un peu de pression' ou juste 'presque la pression' plutot?
Citer
comme lui se suer à la tache
se suait
Citer
c'était un solitaire, un type fait pour vivre seul,
ca fait redondant (ah le presque meme pas apres a été dit!)
Citer
Peut-être bien qu'il était puceau même
meme en trop, a moins que tu places la virgule avant le meme
Citer
Un type qui n'était pas dans l'air du temps surement.

Bon et bien j'ai bien aimé! Je vais pas etre constructif mais tu décris et racontes tout ca tres bien, une pointe d'humour, une pointe de reflexion j'ai passé un bon moment de lecture! Le personnage ou plutot la personne (J'aime beaucoup ton idée de receuil, vraiment) m'a fait un peu penser a -je sais plus son nom- dans des souris et des hommes, aussi attachant disons

Le style m'a pas derangé, a part quelques phrases moyenne, c'est descriptif, ca pourrait paraitre long mais je trouve ca bien et pas lourd, vivant plus!

Bref au plaisir!

Edit: Bonnes vacs alors  ^^
« Modifié: 06 mai 2013 à 15:52:27 par Ben.G »
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

 


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