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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le vent l'emportera

Auteur Sujet: Le vent l'emportera  (Lu 1368 fois)

Hors ligne ManonS

  • Calligraphe
  • Messages: 116
Le vent l'emportera
« le: 31 Mars 2013 à 16:36:54 »
Bonjour bonjour ! Je suis de retour (pour vous jouer un mauvais tour... :-¬? bon ok je me tais  ^^)

Après cette loooongue absence voici un texte qui m'est venu pendant mon trajet pour aller à mon stage cette semaine.
C'est un style complètement nouveau pour moi, à cent kilomètres de ce que j'ai l'habitude de faire mais j'ai eu envie de tester un peu jusqu'où je pouvais écrire :)

Hope you gonna enjoy it !

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« Le vent les portera. Tout disparaîtra… »

Dans mes oreilles, la voix légèrement éraillé du chanteur de Noir Désir déversait les paroles de ce magnifique titre. Voilà un an maintenant que je refais le même trajet avec la même playlist qui défilait, les chansons toujours dans le même ordre. Une habitude que j’avais instaurée. Surement que cela me rassurais, qui sait. Tout planifier, aucun changement ou perturbation. C’était devenu une manie chez moi, au point de vite me retrouver seul. 365 jours que je partais à exactement 8h30 de chez moi pour me rendre à la gare. Je prends également tout le temps le même trajet. Ce matin ne dérogea pas à la règle. En arrivant je ne pris même pas la peine de regarder le panneau d’affichage. Quai B, train de 8h41 direction Nanterre Université. En m’y rendant d’un pas tranquille, j’observais  les autres voyageurs. Pressés, la montre vissée devant les yeux quand ce n’est pas un portable. Le monde n’est pas ce qu’il était. Je monte les escaliers menant au quai, me faisant bousculer au passage. Comme d’habitude.

 Il me restait encore sept minutes avant que le train n’arrive. Je prenais seulement celui-ci car j’avais vu que c’était celui qui avait le moins souvent de retard. Encore cette bonne vieille manie. Je m’installai sur un siège pour attendre, enfonçant un peu plus mes mains dans mes poches. Le froid mordait sévèrement mon visage mais étrangement j’aimai ça. Les haut-parleurs crachotèrent un peu avant de laisser passer passer la voix d’un homme sous une pluie de grésillements. Surement pour annoncer le retard d’un train. Mais pas du mien. Je n’enlevai même pas mes écouteurs pour entendre plus précisément ce qu’il disait. A quoi bon. Le vent faisait pleurer mes yeux mais je distinguai soudain les gens sur le quai s’agiter. Il était trop tôt pour que le train arrive, il restait cinq minutes encore. Je levai la tête vers le panneau d’affichage. Je dû plisser les yeux pour distinguer les lettres qui défilaient en bas de l’écran.

« Veuillez nous excuser pour le retard de 3min qu’aura le train de 8h41 direction Nanterre Université quai B »

Mes mains se mirent à trembler. Un retard ? Ca n’allait pas. Ce n’était pas prévu ! Je me levai, en panique. Je m’approchai de la bordure du quai espérant voir le train apparaître quand même. Le quai commençait à se remplir de gens râlant sur cet énième retard. Mais ne voyaient-ils pas l’horreur de la situation ?! Je passai mes mains tremblantes de plus en plus dans mes cheveux. Avec ce retard, ma playlist s’arrêterait avant mon arrivée à Nanterre ! Je pris mon Ipod et je voulu appuyer sur la touche pour mettre en boucle mes morceaux. Je voulais au moins contrôler cela. Mais sous la force de mes tremblements, l’appareil tomba au sol. Plus de musique. Un voyageur à coté de moi me le ramassa et me demanda si ça allait. Je ne pris pas la peine de lui répondre et appuyai frénétiquement sur le bouton lecture. Rien.

Plus rien n’allait. Que ce passait-il aujourd’hui ? Trop d’évènements inattendus se produisaient. Je fus pris d’un vertige qui me fit chuter sur le sol. Le verre de ma montre se cassa sous le choc. Des larmes, non plus dû au froid mais à mon impuissance, se formèrent aux coins de mes yeux. Les gens se rapprochaient de moi, inquiets. Cercle étouffant. Je transpirai à grosses gouttes. S’en fut trop. Le train apparut au même moment où je me penchais vers les rails.

Je vis le monstre de ferraille approcher de plus en plus. Soudain mon Ipod remarcha, diffusant les dernières paroles de Noir Désir. Tout n’était pas perdu. Je me relevai pour remonter sur le quai.

Le choc fut violent.
« Je crois que l'on écrit pour créer un monde dans lequel on puisse vivre. » Anaïs Nin

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
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Re : Le vent l'emportera
« Réponse #1 le: 31 Mars 2013 à 17:04:05 »
J'ai pas tout compris, elle a eu une prémonition ou quoi?
Bon, j'ai eu du mal avec le début de ton texte, rien ne se passe. Puis quand quelque chose se passe enfin, on ne comprend pas tout, on dirait que c'est fouillis.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

Hors ligne MasKarade

  • Plumelette
  • Messages: 18
Re : Le vent l'emportera
« Réponse #2 le: 31 Mars 2013 à 17:32:41 »
Moi non plus, je n'ai pas trop compris son affolement soudain.

Tu comptes développer un peu ce texte ? Tu as peut-être une idée d'histoire derrière tout ça :) ?

Ma tête, elle flamboie, elle resplendit ; ma couleur rouge, elle jette des feux, elle étincelle. Ma face passée au noir, elle flamboie, elle resplendit ; mon fard aromatique, il jette des feux, il étincelle.


Incantation Talo (Mélanésie).

Hors ligne colinep11

  • Troubadour
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Re : Le vent l'emportera
« Réponse #3 le: 01 Avril 2013 à 12:47:35 »
Oh ! Que 2 réponses ?! Je répond alors ^^


Quai B, train de 8h41 direction Nanterre Université.
Sûrement une futilité mais je trouve que Quai B ça sonne mal ; je lis "quai bai" et c'est moche :-X Si ce train là se prend réellement sur le quai B laisse mais sinon change ><

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Je prenais seulement celui-ci car j’avais vu que c’était celui qui avait le moins souvent de retard.
Cette formulation est très bizarre, ce n'est pas naturel. Je dirais un truc du style : j'avais vu qu'il avait moins de retard que le précédent. Ça évite la répétition de celui ; aussi, je pense que seulement est inutile, ou alors met le en début de phrase.

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Les haut-parleurs crachotèrent un peu avant de laisser passer passer la voix d’un homme
:glou:

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Sûrement pour annoncer le retard d’un train.

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A quoi bon. Le vent faisait pleurer mes yeux mais je distinguai soudain les gens sur le quai s’agiter.
Bizarre comme enchaînement d'une idée à l'autre.

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Un retard ? Ça n’allait pas. Ce n’était pas prévu ! Je me levai, en panique.
Ce n'est jamais prévu un retard, ça ne fait pas naturel comme remarque...
Je dirais : Je me levai prise de panique.

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Je passai mes mains tremblantes de plus en plus dans mes cheveux.
problème dans cette phrase, à revoir :\?

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Mes mains se mirent à trembler. Un retard ? Ca n’allait pas. Ce n’était pas prévu ! Je me levai, en panique. Je m’approchai de la bordure du quai espérant voir le train apparaître quand même. Le quai commençait à se remplir de gens râlant sur cet énième retard. Mais ne voyaient-ils pas l’horreur de la situation ?! Je passai mes mains tremblantes de plus en plus dans mes cheveux. Avec ce retard, ma playlist s’arrêterait avant mon arrivée à Nanterre ! Je pris mon Ipod et je voulu appuyer sur la touche pour mettre en boucle mes morceaux. Je voulais au moins contrôler cela. Mais sous la force de mes tremblements, l’appareil tomba au sol. Plus de musique. Un voyageur à coté de moi me le ramassa et me demanda si ça allait. Je ne pris pas la peine de lui répondre et appuyai frénétiquement sur le bouton lecture. Rien.

Plus rien n’allait. Que ce passait-il aujourd’hui ? Trop d’évènements inattendus se produisaient. Je fus pris d’un vertige qui me fit chuter sur le sol. Le verre de ma montre se cassa sous le choc. Des larmes, non plus dû au froid mais à mon impuissance, se formèrent aux coins de mes yeux. Les gens se rapprochaient de moi, inquiets. Cercle étouffant. Je transpirai à grosses gouttes. S’en fut trop. Le train apparut au même moment où je me penchais vers les rails.
Tout ce passage là ne me plait pas, je pense qu'il est à revoir entièrement. La panique est bien retranscrite mais les idées sont brouillons.




Bon, très bonne idée. Comme je te l'ai déjà dit, tu nous fait bien ressentir la panique mais il manque un petit quelque chose dans le style. Sinon, le texte dans sa globalité m'a plu :)
La lumière est une danseuse capricieuse consciente de sa grâce. Carlos Ruiz ZAFÓN

 


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