Salut, j’ai lu le texte (en entier) et les commentaires (en diagonale), et donc il n’est pas impossible que je redonde un petit peu. Tu feras le tri.
C’est vrai que ça se lit bien, les dialogues sont bien troussés (j’ai cru comprendre que c’est un exercice qui te plait) et le personnages attachants. Pour le défi, je ne suis pas l’arbitre, mais j’aurais aimé (peut-être que je suis un gros pervers) que la dimension érotique soit plus appuyée, pas forcément dans la scène explicite de la fin (quoique), mais surtout dans l’interaction lors de l’attente. Rien à proposer bien sur, juste une petite suggestion de lecteur.
Maintenant on va pinailler un peu.
Au rayon des trucs qu’on t’as déjà dit et auxquels tu as déjà répondu, je trouve, moi aussi que l’adverbe « virulemment » est complètement beurk (mais bon, par ailleurs j’aime la cervelle et les larves de guêpes, alors tu vois, mon sens du bon gout …).
« L’hideux personnage » aussi ma gêné, j’imagine que pour ce mot on peut mettre un « l’ » même si c’est devant un « h », mais j’y peux rien, ça me défrise.
Sinon tu disais que tu espérais avoir évité trop d’anachronismes, du coup je me permets de relever ceux qui m’ont semblé importants. Les tickets d’attente d’abord mais j’ai déjà vu ta réponse à ce propos et je n’ai aucun élément là dessus.
- L’emploi du terme « sport » et même le concept qu’on y met derrière est postérieur (vers le milieu du XIX° je pense, mais la façon dont l’utilise Zélie renvoie à une période encore plus récente à mon avis.)
- Quand la préposée dit « je ne suis ni une assistante sociale ni une psy », ça ne le fait pas non plus. Les assistantes sociales à mon avis c’est très récent (juste une impression). Les psy c’est moins récent mais ça date de la fin du XIX° et pas avant les années 1920 pour avoir un psy qui « ressemble » à l’idée qu’on s’en fait quand on utilise une expression comme celle-là.
- casier judiciaire, ça date de 1850.
Ouala, j’arrête de faire mon chieur.
Sinon deux trucs d’un autre ordre :
L’esprit de la femme bouillonne. C’est bien la première fois qu’elle fait venir un homme dans son deux pièces sans avoir l’intention de lui demander une rémunération. C’est un véritable coup de foudre. Une entorse aux règles implicites qu’elle s’est fixée depuis toujours.
Ben là j’ai été déçu. Zélie peut bien être une « demoiselle » comme on dit, ça ne la rendra pas moins sympathique. Mais je trouve que c’est dommage, ça fait un peu cliché. Un cliché « de macho » ou un cliché « historique » (pas de fille facile qui ne soit pas une pute au début du XIX°) ? Bref, elle aurait aussi bien pu être une jeune femme qui aime baiser et qui ne s’en prive pas.
Ouais, bon, c’est encore un peu chieur ça …
Sinon j’ai bien aimé les « deux petits saints laiteux » de Zélie. C’est fait exprès ou bien ?