Bonjour à tous,
cela fait longtemps que je n'ai pas eu (pris) le temps de passer

alors je reviens avec un court poème pas tout jeune.
Au plaisir de lire vos commentaires
Les brumesLes brumes s'étendent sur la ville endormie
Par les rues humides elles lancent leurs bras
Troublées par le feulement autoroutier
Percées par le scintillement électrique
Blanches, elles enlacent, avides, les formes de vie,
Nous précèdent, furtives, là où l'on va,
Et nous assourdissent d'un silence feutré
Qui est leur simple caractéristique.
Elles sont là mais déjà prennent le départ.
Vont vers d'autres villes étendre leurs regards
Et ne se lassent pas de nous laisser las
Attendant leur retour a lents petits pas.
Elles lancent leurs ailles, manteau cotonneux
Alors que nous rêvons toujours un peu
Du monde féerique qu'elles camouflent,
Qu'elles ne touchent qu'avec leurs moufles.
Elles sont le linceul des corps abandonnés,
Sont la nappe des orgies des temps reculés,
Le témoin muet de crimes abominés
Les brumes sont notre âme encore embruée.