Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le tueur invisible.

Auteur Sujet: Le tueur invisible.  (Lu 5273 fois)

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Le tueur invisible.
« le: 22 Novembre 2007 à 02:52:05 »
Je me suis inscrit ici, faut bien je poste des textes ! :P Mon premier texte posté sur le MdE. J,aurais aussi quelque chose à vous demandez cher lecteurs, si vous faites des critiques s'il vous plaît ne pas les faire trop décourageantes car il m'est souvent arrivé de recevoir des critiques trop décourageantes et puis... :-\

Alors je vous plonge dans un univers de meurtre, où un inspecteur aura tout une affaire à règler. Autre chose, vous verrez la versoin du même chapitre par l'inspecteur et l'homme. Reste à savoir si je mets les deux versions en même temps. J'ai le temps d'y penser car le premier chapitre narrate (narrate = mot que je vais utiliser pour dire qu'on voit la version d'un tel personnage) la version de l'homme.

Coté fréquence, j'ai placé mon texte dans textes car je ne crois pas que je pourrais poster un chapitre puis peut-être deux versions sur une base régulière alors je crois que je pourrais peut-être poster minimun 1 chapitre / deux versions par 2 semaines. Assez de blabla maintenant !

Chapitre 1 / Narrate de l'homme :

     Un homme marchait dans la rue, ses pieds frottaient contre le sol mouillé produisant un son qui résonnait à ses alentours, il cachait ses mains dans les poches de son jean tout détrempé pour garder ces dernières bien au chaud. Il fixait droit devant lui, à la manière d'un zombie, il ne regardait rien en particulier mais plutôt le noir au bout de la rue, il plissait les yeux à chaque fois qu'il passait devant un magasin à cause de la puissance lumineuse des lampadaires qui l'aveuglait. Il tentait de camoufler son visage dans le capuchon de son blouson, malgré la forte lumière, à chaque fois qu'un des rares piétons passait à coté de lui. Il tenait à ne pas se faire voir, il pensait à la raison pourlaquelle il marchait si rapidement, il avait du mal à ne pas penser à ce qui lui était arrivé juste avant qu'il se retrouve sur la rue principale de la ville, en plein milieu de la nuit. Il tourna subitement sur une autre rue après au moins une dizaine de minutes de marche en ligne droite et après avoir dépassé plusieurs intersections, cette fois-ci il ne marcha que quelques mètres avant de s'arrêter devant une petite maison au style vieillot, il n'y avait même pas d'espace pour stationner un véhicule. Une pancarte "à vendre" était installée sur le gazon mouillé, l'homme n'hésita pas une seconde pour marcher vers la porte d'entrée de la maison et de marcher sur le gazon boueux, il ne prit même pas la peine d'essayer d'éviter les flaques d'eau sur son chemin et il mit directement ses pieds dans chacunes d'entres elles une après l'autre. Il monta les trois marches qui contituaient le chemin entre le terrain et le balcon, il alla installer confortablement son épaule à coté du bouton de la sonette sur le mur qui paraissait être fait en bois. Il attendit quelques moments sans rien faire comme s'il pensait que quelqu'un viendrait répondre sans même avoir eu un signe qu'il était là. Puis il décida d'appuyer sur la sonnette avant d'attendre encore quelques instants, il glissa alors sa main tranquillement sur la porte, qui était étonnament sèche, puis prit la poignée et la tourna mais rien, la porte était verrouillée. Il frappa ensuite cinq coups bien rapides avec sa main gauche.
"-John ! Allez ouvre !"
Il se déplaça donc quelques dizaines de centimètres à sa gauche et se planta droit comme un piquet devant la porte, il donna alors trois coups pieds bien forts sur la porte ce qui évacua beaucoup d'eau de ses chaussures.
"-John ! Allez mon John je sais que tu es là ! Ouvre !"
La porte se prit trois autres coups de pieds.
"-Ne me laisse pas entrer par force John !"
Il parlait assez fort afin que le son traverse bel et bien la porte, on entendait en bruit de fond les aboiements d'un chien qui avait sûrement été réveillé par ses cris. Il recula de deux pas en tournant la tête afin de ne pas tomber dans le petit escalier.
"-Je t'avertis ! Trois !...Deux !...Un !..."
Il débuta alors un sprint avant d'enfoncer la porte avec son épaule droite, il traversa la porte facilement puis perdit l'équilibre et tomba, cependant il eut le réflexe de placer ses mains devant lui, ce qui absorba une majeure partie du choc. Il ouvra ses yeux et constata qui se trouvait dans ce qui semblait être un salon. Il prit un moment avant de bouger de nouveau après sa chute. Il était au pied d'un des deux divans installé parallèlement à un grand meuble qui touchait quasiment le plafond et qui cachait sûrement un télévision derrière ses deux portes, il ressentait une douleur au niveau de l'épaule, il se leva difficilement et marcha vers la cuisine. Il quitta donc le salon, les murs semblaient être murs bleu marine il n'en n'était pas sûr à cause de la noirceur qui envahissait la pièce, un petite tapisserie qui représentait des cochons qui dansent ornait les murs.
"-John ?!"
L'homme s'arrêta au beau millieu de la cuisine entre un vieux fourneau délabré et une petite table à manger accompagnée de trois chaises rembourées de ce qui semblait être de la ouate ou enfin bon, une matière quelquonque qui gardait ses fesses confortablement installées. Il tira une de ces chaises puis s'assit, il prit soin de bien retirer son capuchon ce qui dévoila grâce aux lueurs de la pleine lune son visage ovale, ses cheveux impeccablement sèches étaient châtains et recouvraient ses oreilles, son nez fin. Cependant, il était impossible de savoir la couleur de ses yeux à cause de ses lunettes fumées bien posées sur ses oreilles.
"-John merde ! Arrête de jouer à cache-cache je sais que tu es dans la salle de bain !"
L'homme prit une orange située dans un bol rempli de fruits divers puis la tâta un peu afin de tester sa fermeté et la lança directement sur la porte fermée un peu plus loin entre le salon et la cuisine qui devait donner accès à la salle de bain. L'orange laissa un trace de jus d'orange qui dégoulina lentement en zigzag sur la porte puis le fruit alla s'écraser sur le sol devant la porte.
"-Ça y est, ma patience a atteint mes limites, je ne resterai pas ici deux heures comme un con que à attendre tu sortes de la salle de bain, je vais aller te chercher par moi-même !"
Il se leva puis marcha en serrant les poings, cette fois-ci ses pieds montaient bien haut dans les airs avant de retourner s'écraser sur le sol, sa main prit la poignée, la tourna et poussa un peu pour voir que la salle de bain était plongée dans un noir total qui fut brisé par l'ouverte de la porte. Il posa son doigt sur l'interrupteur alors qu'il se demandait pourquoi il y avait l'air d’y avoir personne. La lumière envahit la pièce, l'homme poussa un cri de terreur, il perdit l'équilibre, il écarta les jambes un fois étendu sur le dos pour revoir ce qui l'avait tant ébranlé, un corps, un cadavre couché dans un mare de sang gisait dans le bain.

Alors ?  :noange:  :-\
« Modifié: 26 Novembre 2007 à 21:38:30 par WiiStars »

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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #1 le: 22 Novembre 2007 à 21:25:53 »
Le truc de l'orange ("L'homme prit une orange située dans un bol rempli de fruits divers puis la tâta un peu afin de tester sa fermeté et la lança directement sur la porte fermée un peu plus loin entre le salon et la cuisine qui devait donner accès à la salle de bain. L'orange laissa un trace de jus d'orange qui dégoulina lentement en zigzag sur la porte puis le fruit alla s'écraser sur le sol devant la porte."), c'est le genre de trucs qu'on fait au Québec ? lol ça m'a un peu surpris au début =P

Mouarf non pas vraiment, c'est plutôt une façon de cogner à la porte de la salle de bain sans se lever ( haa les paresseux il y en a toujours partout  :D ) et aussi une façon de passer le temps je sais pas :P .

Content que ça t'aille plu :) .
« Modifié: 24 Novembre 2007 à 18:38:29 par WiiStars »

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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #2 le: 24 Novembre 2007 à 16:27:34 »
Bonjour bonjour, c'est le temps de poster la suite ! J'ai pris la semaine pour y travailler et je suis pas mal content du résultat, dans ce post il y aura deux versions de l'homme et de l'inspecteur. Commençons tout de suite.  :)

Chapitre 2 / Narrate de l'homme

     Il fut complètement abasourdi par la découverte qu'il venait juste de faire, il ne voulait pas y croire, il avait marché plusieurs centaines de mètres pour venir voir un certain John et finalement c'est plutôt un cadavre qui l'attendait dans la maisonnée. Il se releva et prit ses jambes à son cou, il se lança quasiment sur la table à manger, son regard inspectait chaque parcelle de la salle à manger, l'homme courut alors au salon alors qu'il vérifia les comptoirs de cuisine des yeux. Il se jeta sur le grand meuble, il tira les poignées des ses portes tellement fort qu'il en arracha les portes. Il était déchaîné, il prit les coussins des divans et les lança plus loin, il vit une porte qu'il n'avait d'ailleurs pas aperçue lors don son entrée. Trois grands pas lui suffirent pour s'y rendre, il ne prit même pas la peine d'ouvrir la porte, il la défonça comme il l'avait fait pour entrer dans la maison. Il fut étonnament surpris de débouler un escalier d'une quinzaine de marches avant de se retrouver face à face avec une laveuse accompagnée d'une sécheuse étendu en étoile. On aurait juré qu'il n'avait ressenti aucune douleur puisque qu'il se releva aussitôt, il dévisaga le sous-sol. Ce-dernier était presque vide, il ne contenait qu'une laveuse et une sécheuse, une table, trois chaises et une partie de poker non-achevée, il y avait encore des jetons et des cartes qui y étaient étalés. Il ne voulait absolument pas perdre cinq secondes à chercher dans le sous-sol, il se torna et monta les marches quatre à quatre, il se précipita vers l'extérieur, il passa sous le cadre de porte et il constata qu'il pleuvait maintenant très contrairement à son arrivée. Il courut sur le terrain rempli d'au moins cent litres d'eau boueuse puis au beau milieu de la rue, il criait à l'aide, il ne se contrôlait plus. Il fit un sprint vers la première maison qu'il vit, sans même tenter de cogner puis demander de l'aide il fonça droit dans la porte qui était malheureusement barrée. Elle ne résista pas puisque l'homme passa sous le cadre de porte puis garda son équilibre cette fois. Il vit enfin ce qu'il cherchait tant depuis cinq minutes : un téléphone, posé debout sur la table du salon à coté d'une paire de lunettes et une télécommande. Il se jeta dessus puis composa le 911 pour joindre la police.
"-Police municipale de Montréal, quelle est votre urgence ?
-Aidez-moi !! Un cadavre, j'ai découvert un cadavre dans la baignoire chez mon ami !! Vite venez vite !!
-Monsieur calmez-vous, vos coordonées s'il vous plait ?
-629 rue de la Mongarde !! Allez vite, je vous en prie venez !!
-Votre nom ?
-Mais merde !! Je n'ai pas le temps putain !! Venez sur cette rue et ça se termine là !! Je viens de découvrir un cadavre réveillez-vous madame !!
-Monsieur restez poli !"
L'homme raccrocha le téléphone et au moment où il allait quitter cette maison, un homme en robe de chambre descendit les escaliers menant au premier étage en se frottant les yeux.
"-Mais non ! Ça va pas la tête ? Vous défoncez des portes comme ça durant la nuit à 2h15 du matin ? C'est quoi votre putain de problème ?!
-Allez chez le diable ! J'avais besoin d'un téléphone !
-Je vais faire un plainte !!
-Hé bien faites la votre plainte ! Je m'en contrefiche !!"
Et il quitta la maison de nouveau en sprint et retourna au 629 rue de la Mongarde, aucune voiture de police n'était encore arrivée. Il alla s'asseoir sur un des marches de l'escalier, il pleuvait toujours autant et il était vraiment tout trempe. Il repensait au cadavre dans le bain, au cannabis fumé juste avant puis soudainement, sa mémoire lui ramena un petit quelque chose : il avait toujours le restant de drogue qu'il n'avait pas eu le temps du fumer dans son veston puis maintenant la police devait arriver d'un moment à l'autre. Il se leva et se précipita dans la maison derrière lui, il se ferma les yeux juste avant d'entrer dans la salle de bain et il lança les sachets de drogue dans la baignoire avec le cadavre. Il retourna dehors et entendit des sirènes de voiture de police au loin. Il se dépêcha d'aller se rasseoir dans l'escalier, trois voitures de police tournirent le coin de la rue et s'arrêtèrent devant la maisonnée. Deux policiers sortirent de chaque voiture mais une des voitures de police en contenait quatre dont un avec un parapluie qui fit un geste aux autres puis s'approcha de l'homme et il lui tendit la main.
"-William Borne, inspecteur du deuxième département, où est-il ?
-"Il" ?
-Le mort que vous avez déclaré.
-Eummm en dedans, dans la salle de bain, première porte à droit en entrant.
-C'est bon."
L'inspecteur se retourna et fit signe aux policiers qui attendaient probablement son signal de venir. Lorsque que le premier policier passa juste à coté, l'inspecteur lui dit le chemin à prendre pour joindre le cadavre.
"-Monsieur, je vais vous demander de me suivre à l'intérieur s'il vous plaît.
-Aucun problème."
Il le suivit puis ils allèrent s'asseoir à la table de cuisine alors que les policiers rentraient et sortaient de la salle de bain.
"-Alors nous allons commencer par le début, qui habite ici ?
-Il s'appelle John, John Stuck.
-Et où est-il ce... John Stuck vous m'avez dit ?
-Oui, bien... en voyage, oui il est en voyage.
-Où exactement ?
-... au Costa Rica, c'est pour son job.
-Et c'est quoi son job ?
-Il travaille pour une firme de comptable.
-Un comptable qui voyage pour son job ?
-Oui... bien en fait il s'occupe des échanges financiers entre le pays et d'autres.
-C'est bien je notes. Alors maintenant, dites-moi donc la vérité.
-Hen ? Mais c'est, c'est la vérité !
-Mon cher monsieur, cela fait 23 ans que je suis inspecteur sans compter mes annés en tant que policier. Au moment où j'ai été formé, les détecteurs de mensonges et toutes ces merdes du genre, ça n'existait pas alors nous étions formés à l'ancienne. Je suis capable de savoir quand quelqu'un me ment en pleine face. Alors dites-moi la vérité.
-Son nom est John Stuck, en réalité il est barman et je n'ai aucune espèce d'idée d'où il se trouve en ce moment,
-Génial. J'aime les gens qui coopèrent bien avec moi. Expliquez-moi comment vous avez découvert le cadavre.
-Bien... justement je croyais qu'il était ici et c'est la raison pour laquelle j'ai découvert le mort. Je suis entré, puis en croyant qu'il était caché dans la salle de bain, je parlais seul je lui disais "Allez, sors je sais tu es là.." et puis après cinq minutes je me suis tanné puis j'ai été voir dans la salle de bain. C'est là que j'ai vu ce cadavre.
-Good. Mon extraordinaire sens de la vue m'a permi de constater que la porte d'entrée ainsi que celle qui mène au sous-sol avaient été défoncées. Comment expliquez-vous cela ?
-Ça bien... la porte d'entrée était barrée et je tenais à le voir alors vu que j'ai cogné puis que personne ne m'a répondu je l'ai enfoncée. Puis celle qui mène au sous-sol c'est quand je cherchais un téléphone puis que j'étais extrêment énervé parce que je venais de découvrir le mort. Je ne voulais pas perdre aucune seconde pour ouvrir la porte donc je l'ai enfoncé.
-Alors pour l'instant ça va aller. Votre nom ?"
C'est alors que son cellulaire sonna, l'inspecteur répondit, il ne dit qu'un "ok j'arrive". Il se leva et l'homme lui demanda :
"-Où vous partez ? C'est terminé ?
-Sortez le d'ici !"
Un policier lui demanda gentiment de quitter vu que le mini interrogatoire était terminé.

Chapitre 2 / Narrate de l'inspecteur

     Je suis William Borne, un inspecteur détective de 57 ans vétéran de la section DEMD (Département des Enquêtes sur les Meurtres et Disparitions), je rédigeais un document sur une autre enquête réussie afin de clore pour de bon le dossier du meurtre de Vanessa Bourdin. Mon patron m'avait demandé un rapport de 15 pages sur la conclusion de l'affaire que je devais ensuite transmettre à la famille de la victime, à leur avocat, à celui de l'accusé ainsi qu'au juge et à mon patron lui-même. Cela faisait déjà deux heures que je bûchais sur ce document, je prenais souvent des pauses dans lesquelles je me permettais de placer mes pieds sur mon bureau en prenant bien soin de ne pas déposer mes grosses bottes avec une semelle noir qui tachait le sol (le concierge me reprochait souvent que ces taches étaient difficiles à faire disparaître) sur le clavier de mon ordinateur portable. Après toutes ces années en tant que policier jusqu'à inspecteur, ce que j'haïssais le plus de mon job, c'est les rapports de fermeture de dossier, il ne faut que tout raconter ce qui s'est passé du début la fin : la découverte du cadavre, le déroulement de la "fouille" de la scène de crime qu'on appelle dans le jargon policier "première fouille", les indices retrouvés, l'enquête, les pistes qui ont mené l'inspecteur à découvrir l'assassin et le tribunal. Ce qui est encore plus compliqué, c'est un rapport de disparition, déjà le rapport d'une personne disparue et ensuite retrouvée c'est difficile alors imaginez comment un rapport sur une disparition non résolue peut être difficile à réaliser.
Je vous entends déjà tous dire "ha mais pouah il n'y a rien de plus facile que faire un petit document", laissez-moi vous dire que vous vous fourvoyer. À l'université dans les années 70, on avait même des cours de "Écriture de rapport". À notre sortie de l'université il y avait habituellement deux diplômes, un de l'université et un autre du programme auquel nous étions inscrit mais en "Technique de détective" (dans ces années là ça s'appelait comme ça...je sais pas pourquoi ils changent tous les noms de programme de nos jours...) nous avions trois diplômes à notre sortie de l'université, les deux habituels que tout le monde qui n'échouait pas recevait mais en plus nous avions un diplôme pour la réalisation de ce qu'ils appellent des documents terminaux. Alors ceux qui disent que c'est la chose la plus facile à faire : raconter des évènements, tournez bien votre langue sept fois avant d'en parler la prochaine fois.
     La grande aiguille de mon horloge bien fixée au-dessus de la porte, juste en face de mon bureau de travail, avait eu le temps de faire un peu plus que deux tours complets avant que j'enregistre afin mon document terminal. Je dirigeai mon curseur sur le bouton "Imprimer" et une quinzaine de feuilles, seize pour être plus précis, sortirent une après l'autre de l'imprimante, il n'y avait aucune image. Il n'y avait presque aucune espace libre parce que j'avais pris soin de faire mon rapport à simple interligne, ce n'était que du texte. Je venais de me taper en quatre heures dix-huit minutes un document de seize pages recto verso que je brochai ensemble je me levai enfin de ma chaise. J'étais sûr que je saignais des fesses tellement ça me brûlait, pourtant ma chaise rembourrée de laine était si confortable la première demi-heure... Je fis le tour de ma table de travail et j'ouvris enfin la porte, toute l'air que j'avais respiré durant les quatre heures et quart passées dans cette pièce fut projetée à l'extérieur et j'eus l'impression qu'une vague de fraîcheur venait de m'éclabousser en plein visage. Je pris une énorme bouffée d'air, planté sous mon cadre de porte et je marchai en pliant bien mes jambes pour les dégourdir correctement. Je fixai une porte que je voyais à peine à cause d'un groupe de policier qui se précipitait alors vers la sortie et qui passa juste à l'avant de moi. Je m'arrêtai quelques fractions de secondes pour ne pas prendre un petit bain de foule puis je reparti alors plus rapidement, le dossier dans ma main droite, je pris la poignée une fois rendu à la porte et je la poussa. De l'autre coté, mon patron lisait un livre étendu sur son canapé dont la couverture attira tout de suite mon regard à cause de la jolie mademoiselle qui y était posée.
"-Tenez, un document terminal en seize pages, recto verso, sans images et presque sans espaces. Comme vous me l'avez demandé.
-Les fautes ?
-Mon logiciel a fait tout ça juste pour moi, deux fois même."
Je levai le document bien haut dans les aires, tout près du tube fluorescent, puis je le lâchais puis il alla s'écrasa sur le bureau vide.
"-Vous vous occuperez d'envoyer tout ça, j'en ai fait assez moi.
-Bien sûr. Je le fais toujours de toute façon.
-Je vais manger."
Je sortis du bureau et je pris la direction des ascenseurs quand je vis David, un collègue avocat, puis François, aussi un collègue lui il était comptable. J'allai les rejoindre tandis qu'ils parlaient de sport (encore une fois), nous prîmes un ascenseur puis nous allâmes manger l'infecte nourriture de la cafétéria. Je passai un bon début de nuit alors que nous mangeâtes une pointe de tarte au sucre immonde et un bûmes un petit café, à 1h00 du matin, il fallait bien se garder éveillé et surtout après 4 heures enfermé devant un ordinateur. Je venais tout juste de déguster la croûte de ma pointe de tarte que mon téléavertisseur vibra, je regardai puis je me levai et dis que j'étais appelé pour une affaire de meurtre.
     Je sortis dehors où trois voitures de police m'attendaient, j'embarquai dans celle la plus proche de la sortie car il pleuvait très fort et cela ne me tentait pas d'être tout trempé. J'ouvris mon parapluie et je marchai rapidement vers la portière coté passager en avant. En entrant, je vis Paul, Jean et Tommy assis dans la voiture, le premier qui conduisait et les deux autres assis à l'arrière. Paul, c'est celui qui a le plus d'expérience après moi car il est entré au poste de la GRC un an après moi. Jean, c'était celui qui s'occupait de relever les empreintes digitales sur le lieu du crime et finalement Tommy, c'est le petit nouveau, il est entré au poste il y a deux ans et personne n'est entré après lui, il faisait un peu de tout. J'eus à peine le temps de boucler ma ceinture que la voiture accéléra et que Tommy s'adressa à moi.
"-On s'en va au 629 rue de la Mongarde, c'est juste à coté du boulevard Lemieux.
-Le sujet ?
-Un homme retrouvé mort dans une baignoire.
-Nom de l’appeleur ?
-Il a raccroché la ligne à Diane quand elle lui a demandé son nom.
-C'est bon."
La voiture s'arrêta déjà puis je vis un homme assis dans les escaliers de l'entrée, il tenait ses mains sur ses genoux puis ses cheveux semblaient être mouillés. Nous sortîmes de la voiture puis je fis le tour de la voiture et en passant devant Paul je tendis ma main et je dis : "Mon signal.". Après toutes ces années Paul et les autres savaient très bien ce que je voulais dire par "Mon signal", je marchai sur la pointe des pieds sur le gazon car j'avais remarqué qu'il semblait tout boueux. En m'approchant de plus près, je vis que l'homme tremblait, je le regardai dans le blanc des yeux, je parvenais à voir le reflet d'un lampadaire dans ses yeux. Je m'arrêtai devant lui et je lui tendis la main.



Et puis ?  ^^
« Modifié: 24 Novembre 2007 à 18:51:16 par WiiStars »

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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #3 le: 26 Novembre 2007 à 18:39:19 »
Citation de: Wii
Un homme marchait dans la rue, ses pieds frottaient contre le sol mouillé produisant un son qui résonnait à ses alentours, il cachait ses mains dans les poches de son jean tout détrempé pour garder ces dernières bien au chaud.

Un peu longue et lourde, comme phrase d'intro je trouve ;) Tu pourrais la couper, peut-être, non ? par exemple :
Un homme marchait dans la rue. Ses pieds frottaient contre le sol mouillé, produisant un son qui résonnait à ses alentours ; il cachait ses mains dans les poches de son jean tout détrempé, pour les garder ces dernières bien au chaud.

A part ça, l'intro est plutôt sympa, on arrive vite dans ton univers.
Et ta chute, même si on s'en doute -après tout, c'est du polar^^- est plutôt bien amenée, je trouve ça bien et pas si facile d'insérer des détails comme l'orange, ça donne une certaine maturité à l'ensemble je trouve. Sans trop savoir pourquoi, en fait :P
Oui, donc la chute pourrait être réussie, mais quelque chose gâche TOUT, TOUT, TOUT. Le point négatif, c'est que y a pas pire. Le point positif, c'est que c'est vite corrigé.

Citer
La lumière envahissa la pièce,

Ouille, ouille, ouille >< tu as bien déjeuné à midi ? est-ce que tu pensas à moi quand tu finissas ton sandwich ?
Voilà, c'est pareil...

Mais sinon, y a pas mal de bon :)

Et n'hésite pas à nous tirer les oreilles si on est à la masse pour les comms...
« Modifié: 26 Novembre 2007 à 21:39:21 par Loredan »
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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #4 le: 26 Novembre 2007 à 21:36:09 »
Citer
Le point négatif, c'est que y a pas pire. Le point positif, c'est que c'est vite corrigé.
Je crois que tu as inversé le mot positif et négatif  :P. Tu voulais pas dire plutôt ceci ?
Citer
Le point positif, c'est que y a pas pire. Le point négatif, c'est que c'est vite corrigé.

Sinon merci pour ton com, (enfin un !  ^^).

Et ta chute, même si on s'en doute -après tout, c'est du polar^^- est plutôt bien amenée, je trouve ça bien et pas si facile d'insérer des détails comme l'orange, ça donne une certaine maturité à l'ensemble je trouve. Sans trop savoir pourquoi, en fait :P
Oui, donc la chute pourrait être réussie, mais quelque chose gâche TOUT, TOUT, TOUT. Le point négatif, c'est que y a pas pire. Le point positif, c'est que c'est vite corrigé.
De quelle chute parles-tu ?  ???

Et n'hésite pas à nous tirer les oreilles si on est à la masse pour les comms...
Comme j'ai fait sur mon fil dans la sous-section Discussions.


Hé ben pour les fautes désolé, j'ai pas "l'oeil" pour les réperer je sais pas pourquoi...

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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #5 le: 26 Novembre 2007 à 21:43:00 »
Ben, de la chute... le mort. Tu ne l'as pas dit dès les premières lignes, tu as laissé planer le suspense... c'est donc une sorte de chute^^

Heu ??? j'ai pas inversé. Le côté négatif, c'est qu'il s'agit vraiment d'une faute immonde. Le côté positif, c'est qu'il suffit de réviser ses conjugaisons pour ne plus la faire.


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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #6 le: 30 Novembre 2007 à 23:08:15 »
La suite tardera, je ne la posterai pas avant le début de la période des Fêtes de Noël. Je suis d-é-b-o-r-d-é de travaux scolaires alors j'ai peu de temps pour écrire et venir faire mon tour sur le forum.

J'espère que vous êtes patients.  :D :)

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Re : Le tueur invisible.
« Réponse #7 le: 01 Janvier 2008 à 17:41:51 »
Voici la suite, je bosse dessus depuis... le début des vacances des fêtes environ et j'en suis fier. Sans vouloir me vanter je trouve que je m'améliore un peu :) . Alors la voici cette suite :

Chapitre 3 / Narrate de l'homme

     L'homme marchait sur le bord du trottoir mais cette fois, il ne regardait même pas devant lui, il fixait le sol mouillé alors qu'il venait tout juste de découvrir un cadavre. L'image de cet homme, cet homme... sous la panique il n'avait même pas vu si c'était un homme ou une femme dans cette baignoire. C'était peut-être aussi un enfant qui sait ? Quel salaud aurait bien pu tuer un enfant ? Peut-être c'était une petite fille que le tueur avait agressée sexuellement puis torturée avant de la tuer ? Cette personne, il ne l'avait vu qu'une seule petite seconde et pourtant il se posait des milliers de questions. Il ne l'avait vu qu'une seule petite seconde et pourtant cette image avait pris le contrôle total sur lui-même. Il ne l'avait vu qu'une seule petite seconde et pourtant il était capable de se souvenir de tous les petits détails, aussi minuscules soient-ils. Par exemple, en une seconde il avait remarqué le bracelet vert que la personne portait, elle avait les yeux ouverts et étaient rouges, elle portait un chandail à manches longues, elle était en petite boule dans la baignoire et pleins d'autres petits détails de ce genre. Il se posait toutes les questions qu'il était possible de se poser dans une pareille situation. Bref, le 4 octobre 2007 a changé sa vie, plus jamais ça n'allait être pareil, ce jour-là fut marqué d'une pierre blanche dans sa mémoire, il allait toujours se souvenir de ce jour comme celui où il avait découvert un cadavre dans une baignoire.
     
     L'homme cracha par terre puis leva enfin sa tête, il plissa les yeux car ils étaient habitués à la noirceur qui couvrait le sol, il se trouvait devant un bloc appartement de quatre étages. Il fixait l’imposant bloc appartement devant lui quand il entendit une déflagration au loin, il tourna immédiatement la tête à gauche et vit un éclat de lueur jaunâtre. Il fit comme s’il n’avait rien vu et entendu, il marcha d’un pas lourd vers la porte d'entrée mais cette fois il avait pris place sur le petit chemin qui y menait et non sur une verdure toute mouillée. Il entra et monta trois escaliers avant de s'arrêter devant la porte d'un appartement. Il sortit un petit trousseau de clefs, il fouilla quelques secondes parmi les clefs dorées puis en prit une qu'il avait repéré assez rapidement grâce aux numéro gravés sur celles-ci puis il l’inséra dans la serrure. Il la tourna et prit bien le temps de l'enlever après avoir poussé la porte. Il posa son doigt sur l'interrupteur à sa gauche et il pressa. Il eut un terrible sentiment de frisson qui lui traversa le corps de la tête aux pieds, il eut à ce moment précis un très fort sentiment de déjà vu. Il hallucina, il vit une salle de bain qu’il reconnu subito, un lavabo devant lui, un mur à sa droite, une toilette jaunie d’urine à gauche du lavabo puis une baignoire perchée sur quatre pattes métalliques à gauche de la toilette. Son coeur se mit à battre comme jamais il n'avait battu, il eut cette fois des hallucinations auditives, il entendait des cris, des cris et encore des cris mélangés à ses battements de coeur qui résonnaient comme des tremblements de terre. Ses visons disparurent un instant avant de réapparaître aussitôt que les sons avaient débuté. Il avança lentement, il savait bien que tout cela n'était pas réel mais une autre partie de lui-même le poussait à vouloir revivre ce moment. Il se tourna vers la baignoire et la partie de son cerveau qu'il lui disait "tu hallucines" disparut immédiatement lorsqu'il aperçut dans la baignoire le cadavre, celui qui l'obsédait tant depuis environ une heure. Il poussa un cri en refermant ses yeux puis quand il les rouvrit. Il se trouvait maintenant bel et bien dans son logement, à coté du salon, dans le couloir menant à la chambre et à la salle de bain. Il retira ses chaussures sans même détacher ses lacets puis il ôta ensuite son veston qu'il jeta par la suite sur le dossier d'une chaise qui lui servait d'espèce de garde-robe. Il alla tout de suite vers la cuisine, il ouvrit ensuite le réfrigérateur qui était recouvert de post-it, il y jeta un coup d'oeil rapide puis il se prit un raisin dans la grappe qui traînait sur une tablette du frigo. Il le lança dans les airs puis le suivit des yeux, il retomba directement dans sa bouche qui était toute grande ouverte, il écrasa le raisin entre ses dents. Une pensée terrifiante lui traversa alors l'esprit, d'un bout à l'autre, il cracha le raisin et tout le jus qu'il s'était déposé dans sa gorge. Il fixa le jus et le raisin, éventré, par terre devant le frigo. Il vit un cadavre apparaître subitement à la place même. Le jus se transforma tranquillement en sang, il recula puis bloqua au comptoir derrière lui. Il sauta sur le cadavre, son coeur se débattait de tous les côtés dans son thorax. Il le prit dans ses bras, il était étonnamment léger, normal vu que c’était un raisin en réalité. Il tourna la tête vers la porte patio qui menait sur un petit balcon, suspendu par-dessus le sol, quatre étages plus haut. Il se lança sur la porte en vitre, il la défonça évidemment et enjamba avec facilitée la barrière qui était supposée empêcher les gens de se jeter dans le vide. Il chuta d'environ une vingtaine de mètres avant d'atterrir violemment sur une voiture, le pare-brise éclata en mille morceaux et l'homme chuta par la suite sur l'asphalte après avoir fait un rebond sur la capot de l’automobile. Il avait compressé ce qu'il avait vu comme un cadavre : le raisin, il l'avait écrasé dans sa main jusqu'au point d'en faire de la quasi bouillie.


Chapitre 3 / Narrate de l'inspecteur

     Je pris soin de bien relire ce que je venais d'écrire sur mon calepin, j'étais le seul que pouvait comprendre ce que j'écrivais sur ces calepins, j'en ai passé au moins cinq cents dans ma carrière, j'y note tout ce que je constate, j'apprends et ce que je découvre dans mes enquêtes policières. Je griffonne dans tous les recoins du calepin, par exemple, j’étais sur cette affaire depuis à peine trente minutes et j'avais déjà rempli quatre pages. D'ailleurs j'avais une drôle de manie qui était de conserver tous les calepins que j'avais utilisé, dans ma chambre à la maison j'avais une boîte dans mon garde-robe remplie à en déborder de calepins de toutes les couleurs, jaunes, bleus, rouges et même certains noirs. Toutes ces couleurs avaient une certaine signification pour moi, je réservais par exemple les calepins rouges aux enquêtes sur une disparition et les jaunes sur les meurtres.
     
     Je pris une légère bouffée d'air afin de prendre la parole mais mon téléphone cellulaire m'interrompit de sa sonnerie imposante avant qu’une seule syllabe ne puisse s’échapper de ma bouche. C'était mon foutu patron, enragé, il me disait :
   -Qu'est-ce que tu fous sur une enquête à cette heure putain ? Tu es supposé avoir pris la porte du poste de police depuis 45 minutes et puis monsieur se permet de prendre en charge une enquête sans même m'en parler ? Tu te prends pour qui toi ? Tu te rappelles de l’identité de l’homme qui donne et distribue les enquêtes à la GRC ? Non ! Ne me réponds surtout pas impoli ! Là, tu m’écoutes et tu dégages ton gros derrière de cette demeure et puis va donc faire une grosse sieste chez vous. Demain t'as une grosse journée j'imagine !
   -Ok.
   -T'as l'enquête et demain je veux que tu travailles dessus.
     Je me levai brusquement et je vis le visage de l’homme changer subitement de forme. Il me demanda si je partais et si c’était déjà terminé, après en avoir fait la demande, mes hommes le sortirent de la maison. Après tout, c’était très rare qu’un témoin restait sur un lieu de crime après l’interrogatoire primaire que l’on appelait dans notre jargon policier. À mon déplacement vers la sotie de cet endroit miteux, je fixai anxieusement par la porte à ma gauche la fin des escaliers, le sous-sol. Je m’arrêtai brusquement. Œil de lynx que j’étais, j’aperçus un petit détail qui titilla mes pupilles, visiblement affaiblies par la noirceur. Je me dirigeai de la même démarche calme qu’à mon habitude vers l’étage inférieur, je descendis les escaliers en me prenant appui sur la rampe de bois rongée par l’usure normale. Une fois rendu au bas de ces marches, je regardai dans le coin situé sous l’escalier poussiéreux en m’accroupissant. Par le reflet de la porte vitrée de la laveuse j’avais aperçu une petite lumière rouge qui clignotait à toutes les secondes. La question qui sommeillait dans mon esprit en cette situation était : pourquoi une petite lumière rouge était allumée dans un sous-sol noir surtout que la maison était déserte ? Je m’approchai craintivement de l’objet qui avait attiré mon attention plus tôt. Une petite boîte noire avait été soigneusement placée sous l’escalier, je la pris entre mes mains, j’observai l’élément lumineux. Je regardai à l’arrière de la boîte mais rien, qu’est ce que c’était ? Alors que je m’apprêtais à quitter l’endroit comme j’étais entré, vu que cette boîte avait l’air de n’avoir aucune utilité concrète, je remarquai un petit bouton que je pressai sans tarder. La coté droit de la boîte tomba par terre et dévoila un cadran numérique qui affichait à cet instant 0:24:38. Je fus pris d’une panique incontrôlable, je me levai subitement et je quittai l’endroit immédiatement, je montai l’escalier quatre à quatre avant de crier :
   -QUITTEZ CET ENDROIT !! ÇA VA SAUTER !!
     Je tournai à ma gauche rapidement, je courus sous la pluie abrupte sur le gazon mouillé et je me lançai sur l’asphalte rugueux de la rue vide. Je me protégeai la tête des bras puis une explosion retentit derrière moi et je ressentis une vague de chaleur sur mes mollets et mes oreilles. Je pris quelques secondes avant de relever la tête et je jetai un regard anxieux et étonné sur la maison ou sur ce qui était une maison. C’était affreux, la scène de crime, cette demeure n’était plus qu’un tas de débris, avait-il des policiers téméraires qui étaient restés à l’intérieur ?


Et puis ? ^^
« Modifié: 01 Janvier 2008 à 23:29:58 par WiiStars »

 


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