Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Mai 2026 à 01:35:13
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Abnégation

Auteur Sujet: Abnégation  (Lu 1722 fois)

Belle

  • Invité
Abnégation
« le: 15 Février 2013 à 03:46:09 »
On a beau dire et on beau faire, le monde nous échappe encore et encore. On s'accroche et se raccroche au passé, à ce qui était, à ce qui ne sera plus, aux choses disparues et aux cœurs perdus. Quand enfin, on se retrouve seul sur son fauteuil, sans amour, sans plus aucun ami, rien si ce n'est les souvenirs, les souvenirs d'une vie, d'un temps ou on souriait, ou on disait "oui", ou on disait "je t'aime". Des souvenirs qu'on se remémore, sans jolie nostalgie, rien qu'avec un goût acre et sombre dans la gorge.
Les effluves du temps qui passe, qui toujours terrassent, terrassent pour laisser la place au neuf et le bonheur à d'autres. Ce bonheur qu'ils dévoreront à leur tour, sans en connaître la valeur, ni le prix. Quant à nous, on va de l'avant, encore et encore, on marche et on choisit son chemin, un chemin déjà pris, un chemin qui ressemble à l'autre, un chemin qui fait un rond, un même cycle que l'on prend.
Toutes ces choses, tous ces instants, tout ce monde destiné à changer, à mourir pour renaître. Et quand vient finalement notre tour, qu'on se retrouve comme les gamins qu'on a été et que le tour de manège s'arrête et qu'on se dit "déjà?". Qu'il faut laisser sa place à d'autres. Après tout, eux aussi ont le droit de sourire.

Hors ligne Ned Leztneik

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 942
  • Ressentir ou jouer ? C'est vous qui voyez !
    • La page de Ned
Re : Abnégation
« Réponse #1 le: 15 Février 2013 à 06:38:00 »
Ce texte me semble bien pessimiste. Deux questions:

 - Qui est le narrateur ?
 - Est-il grabataire des  sentiments ?
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
----------
http://www.facebook.com/NedLeztneik

Belle

  • Invité
Re : Abnégation
« Réponse #2 le: 19 Février 2013 à 00:32:20 »
Je suis le narrateur.
Le pessimiste est une question de relativité, est-ce pessimiste que de mourir pour laisser la place aux autres?

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 764
  • Prout
Re : Abnégation
« Réponse #3 le: 19 Février 2013 à 18:29:45 »
Citer
On a beau dire et on beau faire,

Manque un a

Citer
aux choses disparues et aux cœurs perdus

J'aime la sonorité de cette phrase

Citer
Quand enfin, on se retrouve seul sur son fauteuil

Faut une virgule à quand ou pas de virgule du tout

Citer
rien si ce n'est les souvenirs,

Je trouve l'énumération maladroite à partir de là

Citer
ou on souriait, ou on disait "oui", ou on disait "je t'aime".

Accent aux u

Citer
souvenirs qu'on se remémore, sans jolie nostalgie, rien qu'avec un goût acre et sombre dans la gorge.

La première virgule est maladroite. J'aime la formulation. âcre. J'ai du mal avec "goût sombre"

Citer
Les effluves du temps qui passe, qui toujours terrassent, terrassent pour laisser la place au neuf et le bonheur à d'autres

"qui" se rapporte plus à temps qu'à effluves, je pense :/

Citer
un chemin qui fait un rond

Qui tourne en rond? C'est bizarre, comme ça


Pas grand chose à dire d'une manière générale. J'aime bien le rythme mais sinon ce texte n'a rien produit de particulier en moi

Au plaisir.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Belle

  • Invité
Re : Abnégation
« Réponse #4 le: 19 Février 2013 à 20:44:17 »
Merci pour le corrigé.

Le truc bizarre "en rond" c'est voulu.

Hors ligne Mnemosyne

  • Prophète
  • Messages: 784
Re : Abnégation
« Réponse #5 le: 19 Février 2013 à 20:49:49 »
On a beau dire et on beau faire, le monde nous échappe encore et encore. On s'accroche et se raccroche au passé, à ce qui était, à ce qui ne sera plus, aux choses disparues et aux cœurs perdus. Quand enfin, on se retrouve seul sur son fauteuil, sans amour, sans plus aucun ami, rien si ce n'est les souvenirs, les souvenirs d'une vie, d'un temps ou on souriait, ou on disait "oui", ou on disait "je t'aime". Des souvenirs qu'on se remémore, sans jolie nostalgie, rien qu'avec un goût acre et sombre dans la gorge.
Les effluves du temps qui passe, qui toujours terrassent, terrassent pour laisser la place au neuf et le bonheur à d'autres. Ce bonheur qu'ils dévoreront à leur tour, sans en connaître la valeur, ni le prix. Quant à nous, on va de l'avant, encore et encore, on marche et on choisit son chemin, un chemin déjà pris, un chemin qui ressemble à l'autre, un chemin qui fait un rond, un même cycle que l'on prend.
Toutes ces choses, tous ces instants, tout ce monde destiné à changer, à mourir pour renaître. Et quand vient finalement notre tour, qu'on se retrouve comme les gamins qu'on a été et que le tour de manège s'arrête et qu'on se dit "déjà?". Qu'il faut laisser sa place à d'autres. Après tout, eux aussi ont le droit de sourire.

Comme dit monsieur Pehache, le titre est prometteur.

J'ai bien compris le but de ce texte, mais. Mets-y plus de violence. Retravaille le verbe que l'on sente cette nostalgie dont tu parlais. Cette impuissante devant les choses qui nous échappent.
C'est un texte qui pourrait toucher tout le monde si tu le retravailles.
Une femme avertie en vaut deux.

"Toute l'écriture est de la cochonnerie (...) Toute la gente littéraire est cochonne", Artaud.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 16 requêtes.