Pas de déguisements de carnaval de l'enfer, de pointes acérées, de bracelets de force.
Les poulets ne tirent plus la gueule, ils ne seront pas sacrifiés sur scène.
Avec une humilité déconcertante, les quatre originaires de Bayonne, font le tour du monde pour le plus grand bonheur des fans de death.
Devenu en quelques années LA référence du metal français avec Gorod et Hacride, Gojira explose à tous les niveaux. Les clichés sont déchiquetés, la puissance des riffs propulse le son au delà de l'imaginable.
Mario Duplantier est rapidement passé au stade de référence en matière de batterie et signe des endorsements chez les plus grandes marques.
Son jeu tout en groove et en souplesse, avec une technicité et une précision d'horloger fait de nombreux envieux (dont moi évidemment. ENFOIRé !!)
Le nom du groupe vient de Godzilla, le célèbre dinosaure nippon destructeur d'immeubles. En Japonais, Godzilla se dit Gojira.
Tout de suite on sent bien qu'ils ne vont pas faire dans la dentelle et qu'une reprise à la mandoline ne sera pas réalisable non sans quelques rectifications dans les partitions.
Après une tournée américaine avec les géants de Metallica, il remplissent le stade de France en première partie des four horsemen.
Fiers de leurs racines et les pieds bien sur terre, ils paraissent en interview totalement étonnés de leur succès là ou d'autres pèteraient à des kilomètres de leurs culs. (Amusant quand on sait que leur premier label s'appelait MonSlip).
Leur paroles ne ne vantent pas les mérites de la castration à l'opinel. On ne suit pas les aventures d'un psychopathe adorateur de satan, ni les tribulations d'un bouc décapité de la veille.
Un discours plein de questions posées sur l'avenir de cette planète, les conséquences de nos pathétiques soucis écologiques. La place d'une forêt dans ce monde.
En 5 albums ils ont su imposer une vraie identité musicale. Tout de suite on reconnaît que c'est du Gojira parce qu'il y a un son inimitable, une rage d'en donner au public pour son argent.
Le renouveau du metal français est bon, très bon même
Discographie :
Terra incognita 2001
The link 2003
From Mars to Sirius 2005
The way of all flesh 2008
L'enfant sauvage. 2012
Line up :
Mario Duplantier : Batterie
Joseph Duplantier : Lead guitar / chant.
Jean michel Labadie : Basse
Christian Andreu : Guitare
mes préférées :
In the forestRemembranceindiansEmbrace the worldThe heaviest matter of the universeEt quand même, une critique super positive chez ces connards de Télérama, si ça c'est pas la classe
L'article iciLe dernier album n'est, selon moi, pas aussi bon que les autres alors je vous épargne le visuel

GOJIRA
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