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05 Mai 2026 à 03:44:47
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La mallette maudite.

Auteur Sujet: La mallette maudite.  (Lu 1792 fois)

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
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La mallette maudite.
« le: 09 Décembre 2012 à 20:10:46 »
Bon, j'ai écris ça aujourd'hui sur une inspiration...je ne sais pas trop ce que ça vaut et le soumet à votre jugement. Soyez sans pitié, vraiment. C'est peut être un peu long, mais bon, je n'avais pas trop envie de le fractionner. Vous me direz...





Quelques notes de musique viennent clôturer la phrase que vient de prononcer la voix douce, féminine et résolument artificielle. Je la hais cette voix. Je la hais parce qu’elle est toujours heureuse. Je la hais parce qu’elle n’a jamais de problèmes. Et je la hais parce qu’elle m’annonce que je viens de rater mon train. Et que le prochain ne passe pas avant deux heures.
Je suis encore dans ce vieux hall empestant la clope et le café. Je n’ai rien contre les fumeurs, tant qu’ils ne m’imposent pas les vapeurs nauséabondes de leurs petites doses de cancer, ni contre le café, tant que c’en est du vrai ! Celui-de ma mère était délicieux. Très noir. Très fort. Personne d’autre qu’elle et moi ne pouvait en boire tant il était amer et âcre, mais je l’aimais comme ça. Maintenant qu’elle n’est plus, je n’ai pas eu le courage de m’en refaire moi-même, et je ne peux me résoudre à boire n’importe qu’elle breuvage brun et insipide.
Il n’y a presque personne dans le hall de la gare balayé par les vents. Dans mon dos, deux portes sont ouvertes, laissant passer un froid courant d’air. Quelques feuilles entres, tournoient gaiement sur le dallage de plastique blanc, moucheté de tâches noires, de vieux mégots et de coulures indéfinissables, et sortent, comme happées par l’autre ouverture. Un balayeur appuyé nonchalamment sur le manche de sa brosse hausse les épaules. Si même les feuilles se rangent toutes seules, il est foutu…
Je marche un peu, passant devant un vieil homme en train de lire un canard dont je ne capte pas le titre, fumant une longue pipe jaune. Il émet quelques grognements, hausse les sourcils et tire une longue bouffée qu’il exhale bruyamment.
Je passe sur les quais.

Eux aussi sont quasiment vides. Sur celui d’en face, deux femmes discutent vivement, engoncées dans d’épaisses fourrures, leurs sacs à mains de marque pendant à leurs coudes, robe et jean serrés, le tout dans un chic faussement riche. J’entends d’ici les pépiements et les gloussements qu’elles émettent sous le regard dégoûté d’un adolescent qui se tient non loin d’elle. Jean bas, Vans grandes ouvertes, un pull un peu trop grand, des cheveux longs jusqu’aux épaules. Il sort de son sac calé entre ses jambes un casque et un MP3. Il appuie sur deux boutons et range le petit appareil dans sa poche avant de poser les énormes écouteurs sur ses oreilles. Il doit être heureux de ne plus avoir à supporter la discussion manifestement hautement culturelle qu’entretiennent les deux gourdes, de l’autre côté. « Des gourgandines ! » aurait dit ma mère. Elle avait ce don pour trouver des expressions que plus personne ne connaissait, et me les avait transmises, même si instinctivement je ne les utilisais pas, elles faisaient partie de moi. Je suis heureuse qu’elle m’ait permis de devenir ce que je suis, et non pas ce que je vois en face. Dans mon jean et mes baskets, avec mon manteau un peu court et mon sac à dos élimé, je ne suis peut être pas un modèle de beauté, mais au moins je n’ai pas l’air de m’être échappée d’une vitrine d’un magasin. J’ai même un cerveau en ordre de marche, ce qui est un luxe aujourd’hui, tout le monde n’a pas cette chance.

De mon côté, un employé de bureau fait des va et vient. D’après sa manière de se porter, on dirait un cadre, un supérieur, peut être un banquier. Il est raide, droit, serré dans son complet-veston. Ma mère avait aussi une expression pour ces gens là, pas très polie d’ailleurs… « Le balais qu’ils ont dans le fondement a lui-même un balais dans le fondement ! ». Le « fondement », il est de moi. A l’origine, c’est moins esthétique, mais moins « langue de bois » qu’elle disait. J’essaie de garder le meilleur de ma mère sans en prendre toute la vulgarité. Etre ampoulé ne veut pas dire qu’on est une lumière, mais être grossier ne colle pas avec le cadre finement poli dans lequel on vit tous les jours. J’ai du m’y adapter, en essayant de ne pas trop la trahir. Une seule note de couleur vient égayer le gris anthracite du costume, une cravate framboise écrasée. Ca fait un peu mac, mais bon, il parait que c’est de bon goût et à la mode. « La mode, c’est quand un mouton se fait tondre et que tout le troupeau veut l’être à son tour ! ». Celle-là, je l’adorais, et je m’en servais relativement souvent. Elle ne me semblait pas toujours appréciée à sa juste valeur par mon auditoire, curieusement… Sans doute que cette bande de tondus ne voulait pas qu’on leur dise qu’on leur voyait la peau, et que c’était tout bonnement laid. De la buée envahit ses lunettes, et il est obligé de les lever pour regarder l’heure, secouant sa mallette de cuir par la même occasion.

Et, à ma droite, sur un banc en plastique bleu, une vieille dame attend, disparaissant sous son épaisseur de vêtements. Seules ses mains sont visibles, serrant les anses de son cabas en osier. Connaissant ma mère, elle serait sans doute allée lui parler, blaguer un peu. Pas moi. Je secoue violement la tête. Bon sang, il faut que j’arrête de penser à elle ! Cela ne me sera d’aucune aide ! Elle est morte, je n’y peux rien, et elle ne va pas vivre ad vitam aeternam dans mon crane quand même !

Une petite vingtaine de minutes passent pendant lesquelles rien ne bouge. Les deux dindes gloussent toujours, parlant de leur ligne apparemment. Elles en riront moins à Noël, quand elles iront se faire farcir dans leur famille, à grand coups de foie gras et de marrons confits. Il faudra les perdre les kilos, tiens ! L’adolescent hoche la tête en rythme, tranquille. Le cadre fait les cent pas avec la précision d’un métronome. Ces gens là doivent minuter chaque instant de leur vie, c’est pas possible ! Etre mariée à ça ne doit pas être une sinécure…

Enfin, l’autre ange annonciateur des retards et des arrivées nous dit qu’un train doit arriver en gare et nous recommande de ne pas dépasser la ligne jaune. Tu parles, qu’est-ce qu’elle en a à faire celle là ! Enfin, si tout le monde se jette sur les rails, elle aura du mal à trouver du boulot, mais quand même ! Le ver de fer s’avance, vieux, usé, rouillé et orange, dans un concert de couinement abominables. Il s’arrête, les freins grinçant sur les rails, de l’autre côté de la voie. Pas pour nous celui là. J’entends les portes s’ouvrir, puis se fermer, mais je ne vois rien tant les vitres sont sales. Il finit par repartir tel un serpent arthritique. Il n’y a plus personne en face.

Encore une demi-heure passe. Je me suis assise en tailleur, mon jean me gèle les jambes au travers de collants. Ca caille, mais je supporte tant bien que mal, empêchant mes pensées de dériver vers ma mère et sa tombe fraichement fleurie. Un jeune homme est arrivé sur le quai, le genre qu’on oublie dès que l’on cesse de le regarder. Il se tient debout, les mains dans les poches de son sweet à capuche. Le complet-veston a cessé de faire claquer ses talonnettes sur le béton et est parti chercher un café. Comment peut-il boire une telle horreur ?

La vois monocorde et enjouée de l’autre éthérée sort à nouveau des hauts parleurs, annonçant un autre train. Pleine d’espoir, je me lève et déchante bien vite. Ce n’est pas le mien, comment ai-je pu le penser ? Encore une heure dix… Celui là m’emmènerait bien là où je veux aller. Le problème, c’est qu’il ne s’y arrêterait pas. Il repart aussitôt après s’être arrêté. C’est à ce moment que le costard-cravate refait son entrée sur la scène que nous occupons, en courant comme un damné, jetant au passage son gobelet de café fumant, vers le train dont les portes sont déjà fermées, et qui s’en va, posément, ignorant tout du drame qui se produit pour cet employé qui rate son train. Amusant ça. Il dérape, crie, cour, crie, s’arrête, crie, souffle un peu, gémit faiblement, les mains sur les genoux, la mallette à ses pieds. Résigné, il se détourne de son attaché case et va récupérer les deux clopes qu’il a laissé tomber dans sa course.
C’est à ce moment que l’homme invisible, que j’avais totalement oublié, sort les mains de son pull et, en courant, attrape la mallette avant de courir de toutes ses forces, donnant une nouvelle occasion de crier à la paire de lunettes de travers.

« Au voleur ! Ma sacoche ! Ma sacoche ! Rende là moi ! A l’aide, au voleur ! »

Il gesticule, attirant l’attention du chef de gare qui vient de sortir du hall et se met aussi à courir vers le voleur en question, de même que le costume.

Jusqu’ici, je n’aurais pas de raison de m’en faire : une jeune femme, courir après un malfrat ? Ha, non, sûrement pas. Si seulement ce crétin ne courrait pas droit sur moi, sans bien sûr regarder devant lui, entièrement accaparé par le cadre rougeaud piquant un nouveau sprint. Il va bien falloir que je fasse quelque chose. Il est à trente mètres de moi. Je tends timidement le pied. Vingt mètres. Il ne regarde toujours pas, et ma jambe est à une bonne dizaine de centimètres du sol. Dis mètres. Elle est maintenant à vingt centimètres…
Le choc me fait vaciller, mais je me maintiens en équilibre. Ce qui n’est pas son cas. Fauché par surprise dans son élan, il s’envole, lâche la sacoche qui retombe sur le quai, s’étale sur le sol, roule un peu, se relève dans le mouvement et trébuche au bord de l’avancée grise. Il a dépassé la ligne jaune… Il a d’ailleurs même dépassé le bout de la plateforme et s’en va à la rencontre des rails. Sa nuque craque en tombant contre le métal, tout comme son dos, un peu plus bas. Son corps désarticulé git, le ventre au ciel. Une mèche de cheveux tombe sur son front pâle, et une goutte de sang coule le long de sa joue.
Abasourdie, je vois costard-cravate récupérer sa mallette, et le chef de gare se poster à côté de moi, hébété.
Je viens de tuer un homme.

La police a mis vingt bonnes minutes à arriver, pendant lesquelles je suis restée plantée là, le regard vide, à voir les deux hommes sortir le corps de la voie avant le prochain train. Ce devait être le mien, je ne le prendrai sûrement pas. Je ne cesse de penser à ce que je viens de faire. Je me serais attendue à ce que je me voie moi-même comme un monstre, sans parler des autres, mais non. Ils me consolent, me disent que j’ai bien fait, et que c’est un hasard. Même moi, je me dis que ce n’est pas si grave, c’était un voleur, j’ai essayé d’aider, je n’aurais pas pu prévoir. Mais je l’ai tué ! Il était encore jeune, pas même vingt cinq ans. Il avait encore quelques belles années devant lui, qui sait. Sans doute un séjour en prison les aurait-il entachées, mais il en serait peut être sorti meilleur… Il était si jeune… « Et alors ? Les gens comme lui, ça ne s’arrête jamais de voler, et ça va de mal en pis ! Et qui paie après ? Hein ? Nous ! »

« Tu vas la fermer maman ! »

J’ai crié ça dans la gare, revenant à moi en même temps que les derniers échos de mon hurlement s’estompaient. Je n’en peu plus de ne penser qu’à elle, qu’à ce qu’elle dirait ou ferait. Je l’aimais et je l’aime toujours, mais elle prenait toute la place avant dans ma vie, maintenant, même dans ma tête je ne suis plus chez moi.

Les policiers sont arrivés, ainsi qu’une ambulance. Ils ont emmené le corps. Les agents sont venus vers nous.
Ils ont fait monter le chef de gare et le cadre à l’arrière d’une voiture, et moi dans une autre, puis nous sommes partis, eux devant, moi les suivant. Pas causants mes chauffeurs, mais je leur en étais reconnaissante, je n’avais pas envie de parler.

Nous étions sur un boulevard relativement large, au milieu duquel passait une ligne de tramway, et bordé, de l’autre côté par une place relativement large. C’est ainsi que, à un carrefour, je pus voir l’enfer s’inviter en ce monde.
Tout commença avec la voiture de police devant nous. Une fumée blanche s’échappa tout à coup du capot et envahit l’air. Le véhicule continua sur la lancée pour s’arrêter au beau milieu de la circulation. Le chauffeur ouvrit sa portière et sortit. Au même moment, je pus voir, dans l’avenue séquent, à gauche, un bus ralentir dans un crissement de freins écrasés par un chauffeur surpris. Il allait encore vite quand le pneu avant explosa. La détonation résonna entre les immeubles, et des lambeaux de caoutchouc s’envolèrent en tous sens tandis que la fumée qui sortait de la roue éclatée formait un sillage derrière le bus. Lequel s’était d’ailleurs soulevé d’un bon mètre sous le choc et retombait à présent lourdement, de toute sa masse, sur le sol. Il continua sa route dans un geyser d’étincelles provoquées par le raclement de la jante sur le bitume. Puis il enfonça la voiture blanche et bleue. Je vis le corps du policier se tordre et se briser, comme une figurine qu’un gamin capricieux aurait détruite, puis la carrosserie faire de même, comme si le gamin n’en avait pas eu assez, et le tout glisser de quelques mètres sur la chaussée, avant de s’arrêter. Un concert de klaxons ponctua le silence qui venait de s’abattre sur le croisement.

Le cadre sortit en coup de vent de l’arrière du véhicule, et se mit à courir dans notre direction, sa cravate rose violacée battant dans le vent tel un drapeau de signalisation, se plaçant ainsi en plein dans la trajectoire d’un véhicule des secours qui arrivait à pleine vitesse, toutes sirènes sonnantes. Le conducteur tourna brusquement le volant, et la camionnette fit une embardée violente avant de déraper sur la route, rapidement stabilisée par son pilote, mais malheureusement pas dans la bonne trajectoire, ce qui aurait été tout aussi tragique pour un pilote de rallye. Une bite en fer enfonça l’avant du camion qui fit un soleil, décrivant une magnifique courbe dans les airs, et retomba sur le toit dans un fracas de verre brisé et de tôle froissée, en plein sur les rails.

Et ce alors qu’un tramway arrivait lui aussi à toute berzingue, passant à côté de notre voiture dans un souffle, soulevant sur sa cabine profilée les deux urgentistes en boite et faisant décrire quelques tonneaux à la conserve de santé sur son toit, avant de la laisse choir sur le côté où elle resta en équilibre précaire sur l’arrière. Elle n’eut d’ailleurs pas le temps de retomber qu’un deuxième tram, venant dans l’autre sens, la faucha à son tour. Cette fois ci, elle s’envola littéralement et retomba de tout son poids entre deux wagons qu’elle écrasa comme une pierre sur une chenille. Laquelle bestiole de métal se convulsa brièvement et s’arrêta, intacte, mis à part deux voitures ayant autant perdu en contenance qu’en occupants.

Mais dans la même temps, l’autre long transport en communs, bien plus déstabilisé par le choc, avait déraillé et était sorti de sa trajectoire, toujours sur ses roues, pour foncer d’abord dans le bus, qu’il coup en son milieu, puis dans un camion citerne, et enfin dans le coin d’un immeuble. Il s’agissait d’un restaurant, où l’on pouvait désormais voir, attablé côte à côte, dans un diner romantique, et en plein milieu d’un baiser langoureux, un camion empli de gaz, atteint sans doute d’aérophagie, et un monstre déraillé complètement barré accolés l’un à l’autre.

Je m’extirpai de ma voiture, encore intacte, ce qui n’était pas le cas de toutes, et avançai vers le désastre. Je n’avais cependant pas fait dix pas que la citerne explosa violement. Tout se passa au ralenti. Une grande lumière m’aveugla momentanément. Puis, je vis les tables encore en place, les voitures et les gens comme repoussés par une vague invisible qui me percuta de plein fouet. C’était comme si un mur m’avait été lancé en plein visage, et je décollai sous le choc, apercevant encore une gigantesque boule de feu avaler corps et immeuble voracement, calcinant tout sur son passage, dans un bruit cent fois supérieur à celui du pneu éclaté. La chaleur me submergea, bien que je sois à une bonne distance de la déflagration. J’étais à quelques mètres du sol et le grondement des flammes fut remplacé par un sifflement sourd que je pris pour celui du vent dans mes oreilles. Un instant me vint le célèbre refrain « I believe I can fly », mais je ne parvenais pas à savoir si il était ou non approprié à la situation.

Quoiqu’il en soit, ce chant devient bientôt « We all live in a yellow submarine », car je percutai la surface d’une fontaine dans le parc. Je m’enfonçai dans une flotte glaciale qui me coupa le souffle au moins aussi efficacement que l’explosion et me perça les os. Quelques bulles s’échappèrent en même temps que mon « Nom de Dieu », blasphème excusable, seul lui aurait pu l’entendre, si il y prêtait encore la moindre attention, et si il existait vraiment. Je maudis le sort d’être tombé là dedans, mais la voix de ma chère maman résonna, une fois de plus, dans ma tête « Et là c’est trop froid, et là c’est trop chaud ! Jamais contente ! Dis-toi que tu en as bien de la chance ! ». Et c’était vrai, j’en avais de la chance, je m’en aperçus en sortant. Tout d’abord, un pan de mon manteau était noirci, signe qu’il avait pris feu, et sans cette eau, je me serais transformée en torche humain… Un comble, je n’étais pas une lumière… Je l’ai déjà dite celle là, je crois… Enfin bref, cette même eau m’avait évité de me briser tous les os. J’avais du voler à bien vingt mètres de ma position initiale et, en me repérant à un lampadaire que mon cerveau, étrange machine, avait décidé d’imprimer dans ma mémoire au moment de mon baptême de l’air, j’avais culminé à au moins autre mètres. Autrement dit, sans cette providentielle fontaine, je serais un joli tas de marmelade. Je m’en tirerais avec une bronchite.

Certains n’avaient pas eu cette chance. A quelques mètres, un corps recroquevillé et calciné gisait, démembré par un vol sans doute plus long que le mien. Les flammes l’avaient dévoré avant de le recracher au loin. Sa peau était noircie et craquelée, on eut dit un fœtus de grande taille. Une horrible odeur planait. « Trop cuit… » Maman, c’est pas le moment. C’est vrai que toi, t’as jamais rien fait brûler, mais t’avais que ça à faire aussi. Et puis pourquoi je te cause ?
Ca va vraiment pas. Dans ma tête, ça va pas, et dehors, ça va pas. Les klaxons se sont tus, la peur les a fait taire. Des cris de terreur, de douleur, des hurlements hystériques résonnent. Mais je ne les entends presque pas. Le sifflement est encore là. Merde, je suis devenue sourde ? Non, j’entends encore les bruits, mais assourdis. Alors je regarde. Une femme tient son bébé dans ses bras, je crois qu’il pleure, mais je n’en suis pas sûr. Elle avance sur ses jambes flageolantes, tremblante. Son visage est noirci, et un peu de sang coule de son nez. Partout, des gens errent, hagards, blessés ou choqués. Personne ne peut croire ce qui se passe. Même moi. Des flammes embrasent certaines de voitures, d’autres sont déjà calcinées. Les étages supérieurs du bâtiment sont ravagés, et le feu continue son ouvrage, impitoyable. Une épaisse fumée monte dans le ciel bleu. Je me rends compte qu’il fait chaud, les flammes ardentes réchauffent l’atmosphère jusqu’à moi, qui décide de sortir de sa fontaine. Des silhouettes courent ça et là. Le Chaos, voilà ce que c’est. Plus rien n’est normal. Qu’est-ce qui s’est passé ? « J’lavais bien dit qu’un jour ça finirait mal, ce monde de n’importe quoi ! » Barre toi de ma tête, t’es morte ! Morte ! Je l’ai crié, mais pas entendu. Un hurlement retentit, étouffé, inhumain cependant. Il s’éternise. C’est le mien. Je ne comprends pas pourquoi, mais je hurle à m’en faire éclater les poumons.

Et d’un seul coup, comme si le bouchon d’une bouteille de champagne avait sauté, les sons me reviennent de toutes leurs forces. Mon cri strident de mêle à tant d’autres que je ne peux plus les distinguer. Les flammes ronflent dans un fracas d’enfer, et des sirènes tentent de percer le tumulte. Mais à peine les sons me sont ils à nouveau audibles que je les oublie.

Devant moi, il est là. A une vingtaine de mètres, la démarche hésitante. Une manche de son complet veston est arrachée et laisse voir un bras nu, noirci. Ses lunettes sont en miettes, un verre a tout bonnement disparu, et l’autre forme un étoile. Pas étonnant qu’il arrive plus à marcher, y doit y voir comme une taupe ! Du sang coule d’une blessure béante à son arcade, imbibant sa chemise blanche. Il tient toujours sa foutue mallette à la main.

Et soudain, le voilà qui se met à courir, comme si tous les démons de l’enfer étaient à ses trousses. Même quand on lui a pris sa sacoche il n’allait pas aussi vite. Allez savoir pourquoi, mais je me suis mise à courir derrière lui, de toutes mes forces. Au bout de cinquante mètres, mon souffle était court et rauque, je voyais trouble. « Tu aurais du faire du sport ma fille, je te l’ai toujours dit ! » Ah, toi, ta gueule ! Y en a marre maintenant ! Tu vas voir ! Elle a cette utilité là ma mère, pousser les autres à réagir. Même dans la tombe elle y arrive encore ! Et diablement bien. Je me mets à sprinter, oubliant toutes mes douleurs. Une d’entre elles vient e distraire : un morceau de verre profondément enfoncé dans mon bras. Je le sors dans une grimace, sans cesser de courir, et l’envoie balader. Il n’est plus très loin, je vais l’avoir…
Il trébuche contre une dalle inégale et se ramasse de tout son long. Nous sommes à deux mètres l’un de l’autre, chacun s’apprêtant à saisir la mallette, quand il me crie, une fois relevé :

« Ne la prenez pas !
_ Quoi ?
_ Ne la prenez pas, elle est maudite !
_ De quoi ? Qu’est-ce qui est maudit ?
_ La mallette, elle est mau ! … »

Son dernier cri est interrompu par la sirène rageuse d’un trente-huit tonnes qui nous fonce dessus. Son conducteur manœuvre le volant frénétiquement sans parvenir à rattraper son véhicule, une main pressée contre le bouton du klaxon. Je saute en arrière, frôlée par la cabine qui passe dans un coup de vent, suivie de la remorque. Je suis happée par l’appel d’air, et tombe au sol derrière le véhicule qui s’en va percuter une grille en fer forgée du parc. Les barreaux stoppent net le camion, et le conducteur perce le pare brise pour s’écraser trente mètres plus loin dans l’herbe humide et froide, sur le dos, les bras en croix.

La sacoche retombe, et avec elle nombre de feuilles de papier. Certaines sont emportées par le vent, au loin.
Je me retourne, mais il est parti, et avec lui son avertissement.

Il a disparu, dans ce décor apocalyptique.

Je crois un instant à la fin du monde.

Mais ça n’en est que le début.
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : La mallette maudite.
« Réponse #1 le: 10 Décembre 2012 à 00:24:18 »
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j'ai écris ça aujourd'hui sur une inspiration
Pas encore lu, mais… Mazette! Tout ça  :o
LeBossu frotte ses petits yeux fatigués, soupire, puis se met au boulot.
Et alors ?

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : La mallette maudite.
« Réponse #2 le: 10 Décembre 2012 à 01:11:47 »
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Et je la hais parce qu’elle m’annonce que je viens de rater mon train. Et que le prochain ne passe pas avant deux heures.
ahaha, ça commence bien, bon contraste comique avec les premières phrases  :mrgreen:

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laissant passer un froid courant d’air
je vote contre l'inversion (dans ce cas)

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Quelques feuilles entres
bon, tu sais ^^

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de coulures indéfinissables
trop ça, c'est bon ^^

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Si même les feuilles se rangent toutes seules, il est foutu…
ahah!

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Je suis heureuse
:o sais pas pourquoi, ça m'a surpris…

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Elles en riront moins à Noël, quand elles iront se faire farcir dans leur famille, à grand coups de foie gras et de marrons confits.
Hmmm… C'est très bien écrit et ça marche, mais je trouve quand même l'image grossière. M'enfin, attendons de voir ce que ça va donner.

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dans un concert de couinement abominables
couinements

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le genre qu’on oublie dès que l’on cesse de le regarder.
je vote pour un "qu'on cesse" plus parlé

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La vois monocorde
bon, tu sais encore  :mrgreen:

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Pleine d’espoir, je me lève et déchante bien vite.
Bah oui, enfin quelle idée de croire en l'efficacité des transports publics

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Le problème, c’est qu’il ne s’y arrêterait pas. Il repart aussitôt après s’être arrêté.
Ça fait beaucoup d'arrêts, dommage que le sien ne soit pas dedans

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C’est à ce moment que l’homme invisible, que j’avais totalement oublié, sort les mains de son pull et, en courant, attrape la mallette avant de courir de toutes ses forces, donnant une nouvelle occasion de crier à la paire de lunettes de travers.
Hein? Quoi? Qui que Hein???

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Rende là moi !
Mez enfin…

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Je tends timidement le pied.
Timidement? Je dis "mon œil" :mrgreen: commence à bien l'aimer celle-ci

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ls me consolent, me disent que j’ai bien fait
?? Y'a pu d'morale, ma bonne dame…

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C’est ainsi que, à un carrefour, je pus voir l’enfer s’inviter en ce monde.
'trouve pas ça très fluide "que, à un carrefour". Par contre j'aime bien la suite

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dans l’avenue séquent
manque comme un petit quelque chose

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Et ce alors qu’un
Ben dites donc, ça en fait tout un chamboulement en effet, cet enfer!

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les deux urgentistes en boite et faisant décrire quelques tonneaux à la conserve de santé sur son toi
je trouve la métaphore trop écartelée

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avant de la laisse choir
ouaf

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qu’il coup en son milieu
faut savoir, soit on tape, soit on tranche

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Je m’extirpai de ma voiture
pourquoi prendre le train alors

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Un instant me vint le célèbre refrain « I believe I can fly »
too much

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j’avais culminé à au moins autre mètres
combien déjà?

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Je m’en tirerais avec une bronchite.
futur, non?

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un corps recroquevillé et calciné gisait, démembré par un vol sans doute plus long que le mien.
c'est affreux, mais lol ;D aaah l'inégalité des chances!

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Elle avance sur ses jambes flageolantes, tremblante. Son visage est noirci, et un peu de sang coule de son nez. Partout, des gens errent, hagards, blessés ou choqués. Personne ne peut croire ce qui se passe. Même moi. Des flammes embrasent certaines de voitures, d’autres sont déjà calcinées. Les étages supérieurs du bâtiment sont ravagés, et le feu continue son ouvrage, impitoyable. Une épaisse fumée monte dans le ciel bleu. Je me rends compte qu’il fait chaud, les flammes ardentes réchauffent l’atmosphère jusqu’à moi, qui décide de sortir de sa fontaine.
C'est bon ça, j'ai bien aimé cette description.
Et puis je dois être dingue, mais sur la fin, j'ai dans la tête l'image de Vénus sortant des eaux.

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Une d’entre elles vient e distraire
Un petit oubli… je suis certain que c'est un S

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Je le sors dans une grimace, sans cesser de courir, et l’envoie balader
bizarre… je ne trouve pas ça très réaliste, perso

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Mais ça n’en est que le début.
Ça va donner alors!

***
À chaud, je dirais que la partie apocalyptique est un peu trop longue, mais qu'elle lance plutôt bien le mystère de la mallette, j'ai bien envie de savoir si la fin du monde va enfin arriver à une date qu'on avait prévue, qu'on en finisse une bonne fois pour toute vindiou.
Pour le personnage féminin, je ne sais pas trop quoi en penser pour le moment. C'est une folle, à entendre la voix de sa mère? Elle est bizarre, avec son langage très heu… léché (?) un moment, puis nettement plus parlé et caustique un autre.
À voir, j'attends et j'espère des catastrophes dantesques, des péripéties épiques, et un peu plus de folie  ;)
++
Et alors ?

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : La mallette maudite.
« Réponse #3 le: 10 Décembre 2012 à 07:04:12 »
Oulà...idem, je te réponds ce soir, normalement j'ai le temps :)
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : La mallette maudite.
« Réponse #4 le: 10 Décembre 2012 à 18:28:20 »
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Elles en riront moins à Noël, quand elles iront se faire farcir dans leur famille, à grand coups de foie gras et de marrons confits.
Hmmm… C'est très bien écrit et ça marche, mais je trouve quand même l'image grossière. M'enfin, attendons de voir ce que ça va donner.
Yep, c'est ce que ça m'a paru, mais en même temps, c'est venu tout seul, je me suis dit qu'on allait pas gâcher l'inspiration !

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Le problème, c’est qu’il ne s’y arrêterait pas. Il repart aussitôt après s’être arrêté.
Ça fait beaucoup d'arrêts, dommage que le sien ne soit pas dedans
En effet  ::)

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C’est à ce moment que l’homme invisible, que j’avais totalement oublié, sort les mains de son pull et, en courant, attrape la mallette avant de courir de toutes ses forces, donnant une nouvelle occasion de crier à la paire de lunettes de travers.
Hein? Quoi? Qui que Hein???
Ben quoi, c'est pas clair ?

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dans l’avenue séquent
manque comme un petit quelque chose
Je sais, mais si je mets un "e" le correcteur me dit que c'est faux, alors bon...

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Et ce alors qu’un
Ben dites donc, ça en fait tout un chamboulement en effet, cet enfer!
Je ne comprends pas trop là  ???

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les deux urgentistes en boite et faisant décrire quelques tonneaux à la conserve de santé sur son toi
je trouve la métaphore trop écartelée
C'est fort possible, ça m'a paru bizarre aussi, mais je me suis dit que j'allais la garder. Ca va sans doute sauter...

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avant de la laisse choir
ouaf
:D

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qu’il coup en son milieu
faut savoir, soit on tape, soit on tranche
Dans tous les cas ça fait mal :mrgreen:

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Je m’extirpai de ma voiture
pourquoi prendre le train alors
Je ne saisis pas bien non plus là...

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Un instant me vint le célèbre refrain « I believe I can fly »
too much
Fort possible, mais sur l'instant ça sonnait bien :D

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Je le sors dans une grimace, sans cesser de courir, et l’envoie balader
bizarre… je ne trouve pas ça très réaliste, perso
Ben sous l'adrénaline, tu peux faire pas mal de choses un peu dingues...

Merci à toi pour ta lecture et ton (long) commentaire :)
En fait, c'est parti de deux pulsions, celle d'écrire sur un quai de gare (suite à un cours de théâtre) et celle d'une scène apocalyptique en ville. J'ai marié les deux comme j'ai pu, mais c'es vrai que j'ai mis le paquet sur le bordel incommensurable qui s'invite en ville. En même temps...
Et pour la donzelle, c'est que je ne savais pas trop la cerner. A la base, l'épisode sur le quai est très court, sur papier en tout cas, et en le tapant je me suis dit que ce serai bien de le rallonger. J'ai du trouver quelque chose, ce fut la maman. Elle n'est pas pour l'instant vraiment dingue, elle se remémore des phrases de sa mère qu'elle vient juste de perdre. Mais vers la fin oui, elle la fait parler...un peu fou.
Pour son langage, c'est que je ne savais pas comment je voulais qu'elle soit, ce qui fait que j'ai un peu mélangé. De plus, dans l'action, j'ai tendance à faire du direct et du pas très élevé, et dans la description je mets toujours un vocabulaire plus riche, soutenu, moins familier... A voir, donc.
Enfin, à voir...pour l'instant, aucune sorte de suite n'est prévue. Ayant brièvement lu ton commentaire ce matin, je me suis efforcé d'écrire cette suite en cours aujourd'hui, sans résultat. Ce qui ne veut pas dire grand chose, je n'ai pas été très productif aujourd'hui, de toute façon. Donc je ne sais pas, je vais y réfléchir, laisser le temps...
Encore merci à toi :)
Chuis censé signer là ? Mais j'ai même pas eu le temps de lire le contrat !

Hors ligne Angelis

  • Tabellion
  • Messages: 52
  • Ermite
Re : La mallette maudite.
« Réponse #5 le: 10 Décembre 2012 à 19:08:28 »
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Et je la hais parce qu’elle m’annonce que je viens de rater mon train.
   :D

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Ah, toi, ta gueule ! Y en a marre maintenant ! Tu vas voir !
  :D :D :D :D

J'accroche vraiment à ton écriture! J'ai adoré du début à la fin; les descriptions dans la gare sont très réalistes (j'ai l'impression de voir à travers ses yeux) et amusantes. La partie "apocalypse" est très bien écrite, on s'imagine le gros bordel, il y a juste quelques longueurs (qu'on oublie vite ^^). J'étais scotchée à l'écran en lisant certains passages, et j'ai ri, c'est donc pour moi, une réussite. Et puis j'aime comment on passe de la gare calme au grand désastre. Il y a une chose que j'ai trouvé un peu bizarre par contre, c'est que la narratrice (que j'aime bien d'ailleurs!), on ne la sent pas très bouleversée par ce qui se passe... je pense que dans une situation pareille on ne serait pas là à blaguer de la sorte. (Mais ça ne gêne pas tellement la lecture sinon.)

Les "dialogues" qu'elle a avec sa mère décédée ne m'ont pas du tout dérangé, je pense qu'il y a des gens qui conversent ainsi dans leurs fors intérieurs sans pour autant être totalement fous.  Mais vu qu’elle n’a pas vraiment l'air très "touchée" par les évènements extraordinaires qui lui arrivent (et qu'elle continue de "parler" avec sa mère), ça me fait me demander si elle n'est pas un peu dérangée du ciboulot quand même.


Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : La mallette maudite.
« Réponse #6 le: 10 Décembre 2012 à 19:50:40 »
Merci à toi :)
Je perfectionne mes descriptions au fur et à mesure, ravi de voir que ça marche ! Je me suis beaucoup amusé pour l'écrire ce texte, la gare était sympa, mais les accidents à la chaîne, ça c'était un bonheur ! Enchaîner catastrophe sur catastrophe était très agréable, mais ça a effectivement donné lieu à quelques longueurs que je tente de ne pas trop développer, y en a qui aiment pas ça (même si moi ça ne me dérange pas, au contraire...).
Pour l'attitude de la donzelle... Elle est un peu dérangée du ciboulot, peut être pas folle, mais au moins plus bouleversée par la mort récente de sa mère qu'elle ne veut se l'avouer. Ca donne quelques petits décalages (gros en fait, les décalages) que j'aime bien, c'est en partie ça qui a fait que j'ai bien aimé écrire ça, cette distance qui permet l'ironie...
En tout cas, merci à toi pour la lecture et le commentaire :)
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Hors ligne Gwladys

  • Tabellion
  • Messages: 27
Re : La mallette maudite.
« Réponse #7 le: 10 Décembre 2012 à 20:37:13 »
Bonsoir Penruet,

Quelques petites pistes pour ton texte :

"Maintenant qu’elle n’est plus, je n’ai pas eu le courage de m’en refaire moi-même," --> Je pense que comme tu dis "maintenant", tu es obligé d'employer le présent "je n'ai pas le courage".

"à boire n’importe qu’elle breuvage brun et insipide." --> "n'importe quel"

"Quelques feuilles entres, tournoient gaiement sur le dallage de plastique blanc, moucheté de tâches noires, de vieux mégots et de coulures indéfinissables, et sortent, comme happées par l’autre ouverture." --> Je pense que le rythme dans cette phrase ne vas pas, elle est trop longue...

"Celle-là, je l’adorais, et je m’en servais relativement souvent." --> tu peux supprimer le deuxième "je" ça pourrait alléger la phrase, mais après c'est une simple suggestion ;)

"J’entends les portes s’ouvrir, puis se fermer, mais je ne vois rien tant les vitres sont sales." --> "J'attends", non ?

"à la conserve de santé sur son toit"--> un peu poussé comme image non ?

 "et les gens comme repoussés par une vague invisible qui me percuta de plein fouet. C’était comme si un mur " --> tu peux peut-être enlever un des deux "comme"

Je n'ai pas corrigé toutes les fautes, ce sont des petites fautes que tu relèveras sûrement par toi-même en te relisant et ceux qui passés là avant moi en ont déjà relevé une grande partie ;)  Voilà voilà, pour ce qui est de mon avis personnel sur ton texte : je n'ai pas trop trop accroché même si l'idée directrice est intéressante. Je pense que ça explose dans tous les sens un peu trop à mon goût, mais chacun l'appréciera certainement de manière différente.

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : La mallette maudite.
« Réponse #8 le: 10 Décembre 2012 à 20:53:45 »
Merci à toi :)
Je prends bonne note de tes remarques.

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"J’entends les portes s’ouvrir, puis se fermer, mais je ne vois rien tant les vitres sont sales." --> "J'attends", non ?
Non non, elle entend, de là où elle est, les portes s'ouvrir et se fermer (comme ça fait de bruit les portes d'un vieux train) mais elle ne voit rien, car le plexi est trop sale.

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"à la conserve de santé sur son toit"--> un peu poussé comme image non ?
Peut être oui, je vais l'enlever celle là je pense.

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"et les gens comme repoussés par une vague invisible qui me percuta de plein fouet. C’était comme si un mur " --> tu peux peut-être enlever un des deux "comme"
Encore une répétition à mon actif, faut que je fasse gaffe à ça !

Merci pour ta lecture, j'imagine que si on aime pas, ça doit pas être évident. C'est un peu exagéré c'est vrai, mais c'est ce que je voulais, qu'il y en ait de partout, que l'on soit submergé (We all live in a yellow submarine...:mrgreen:), mais le "too much" peut rebuter. Donc je te remercie d'avoir tout de même pris la peine de lire et de commenter !
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Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : La mallette maudite.
« Réponse #9 le: 11 Décembre 2012 à 00:20:32 »
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C’est à ce moment que l’homme invisible, que j’avais totalement oublié, sort les mains de son pull et, en courant, attrape la mallette avant de courir de toutes ses forces, donnant une nouvelle occasion de crier à la paire de lunettes de travers.
Hein? Quoi? Qui que Hein???
Ben quoi, c'est pas clair ?
Si si, c'est clair, j'ai bien aimé, parce que tu as bien fait marcher ton effet, j'ai été totalement surpris (le pickpocket/homme invisible, j'adore, je me suis vraiment arrêté le temps de comprendre ce qui se passait, et d'où il venait ce bonhomme là).

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dans l’avenue séquent
manque comme un petit quelque chose
Je sais, mais si je mets un "e" le correcteur me dit que c'est faux, alors bon...
Oui, c'est parce qu'on est des boulets tous les deux: sécante  :-[

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Et ce alors qu’un
Ben dites donc, ça en fait tout un chamboulement en effet, cet enfer!
Je ne comprends pas trop là 
Je crois qu'à ce moment-là je commençais à trouver l'apocalypse un peu longue.

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Je m’extirpai de ma voiture
pourquoi prendre le train alors
Je ne saisis pas bien non plus là...
Mon problème est avec "ma". Si elle avait eu sa voiture, elle n'aurait pas pris le train.

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Je le sors dans une grimace, sans cesser de courir, et l’envoie balader
bizarre… je ne trouve pas ça très réaliste, perso
Ben sous l'adrénaline, tu peux faire pas mal de choses un peu dingues...
Ouais, en même temps tu as raison, c'est vrai…
Et alors ?

Hors ligne Penruet

  • Calliopéen
  • Messages: 514
Re : La mallette maudite.
« Réponse #10 le: 11 Décembre 2012 à 06:56:53 »
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Si si, c'est clair, j'ai bien aimé, parce que tu as bien fait marcher ton effet, j'ai été totalement surpris (le pickpocket/homme invisible, j'adore, je me suis vraiment arrêté le temps de comprendre ce qui se passait, et d'où il venait ce bonhomme là).
Ah ok, ouf ! J'ai cru que c'était parce qu'il y avait une incohérence ou des erreurs là dedans, mais je voyais pas...

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Oui, c'est parce qu'on est des boulets tous les deux: sécante 
:chut: :aah:

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Je crois qu'à ce moment-là je commençais à trouver l'apocalypse un peu longue.
Je comprends, ça fait un peu trop. Mais bon, je me suis bien amusé  ^^

Citer
Mon problème est avec "ma". Si elle avait eu sa voiture, elle n'aurait pas pris le train.
Ah ok... Ben en fait, c'est la voiture de police dans laquelle elle est et de laquelle elle sort à ce moment là. Et comme j'ai fait une distinction entre la voiture de devant où il y a le cadre et le chef de gare, j'ai mis "ma", "ma voiture de police, celle où je suis...". Mais c'est pas clair ouaip. A revoir aussi.

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