Il lui arriva, une nuit de complaisance vaincue, de regarder ce corps à demi éméché, de rire au nez de cette âme chétive, prisonnière d’un doute profond et suffoquant, silencieux finalement.
Il repensa alors au devoir d’être sincère.
Comme une injonction sinueuse, analysant, justifiant le moindre de ses émois.
Un devoir poison.
Sur le visage : une larme d’ange déchu.
S’il n’était cette peine profonde qui l’assaillit dans sa demi veille d’alors, cette élection tragique et l’angoisse sans vertu qui l’escorta, il aurait longtemps couru le temps à bout de souffle, à peine éveillé ; il aurait parcouru la vie dans un ennui nerveux et sans phare, créant ça et là des emprunts déguisés, indignés, fougueux et dupes.
Le sourire sans souffrance qu’un devoir sourd animait.
Son être gisait le lendemain. La tristesse gouttait encore sur ses lèvres. Mais dans la sale glace, il reconnut le mensonge où il se décida d’échouer, celui d’une chance orchestrée, amoureuse, si contraire aux contentements mesquins qui l’avaient tant happé.