Olive du Web m'avait lancé le défi suivant :
Lafée, je te défie de finir un texte ! Déjà ça, c'est un sacré challenge, n'est-ce pas ?
Ton texte (dont la taille n'est pas imposée) parlera d'un bisounours vengeur et masqué, en racontant comment il a obtenu ses pouvoirs.
Contrainte supplémentaire : il ne doit pas y avoir de "sexe" dans le texte.
La rage au ventre, il n’avait plus qu’une idée en tête : se venger. De tous ceux qui l’avaient transformé, humilié. Qui l’avaient poussé à devenir ce qu’il était à présent. Un être assoiffé de sang et de violence.
Il s’observait dans le miroir. Mais était-ce encore lui ? Il attacha son masque sur son visage, juste un bandeau noir sur les yeux, à la Zorro. Mais son petit nez en forme de cœur dépassait encore. Il le couvrit d’un pansement. Voilà. C’était mieux.
Mais que faire de l’arc-en-ciel qui s’étalait sur son ventre ? Ça lui donnait la gerbe. Il avait envie de taillader son corps pour faire disparaître à jamais cette facette de lui, son passé. Il avait changé. Il fallait que cela se voie.
Dehors, le soleil se couchait. Ses derniers rayons glissaient sur lui, le plongeant petit à petit dans l’ombre. C’était LE soir. Il ne pouvait attendre davantage son heure. Il fallait qu’ils payent. Tous. Pas de pitié.
Ah, ils allaient voir ! L’être d’amour, condamné à la gentillesse perpétuelle, dont ils se moquaient tous. Plus de câlins, plus de bisous. C’en était fini de ses années d’humiliation et d’esclavage. Fini. Tous les Bisounours allaient se rallier à sa cause. Ils décimeraient les humains. Sous son commandement. Il libérerait ses semblables. Il serait un héros.
Mais pas de super-pouvoir pour ce héros. Non. Il avait juste pris conscience des choses. De sa condition, la sienne et celle de ses semblables. Il avait vu des choses… Des choses terribles.
Ses semblables couverts de honte, forcés par les humains à avoir des comportements dégradants. Ça ne pouvait plus durer.
La révolte des Bisounours commençait.
« Maman ! Maman ! Baptiste a encore touché à mes jouets ! Regarde, il a collé un pansement sur ma peluche Bisounours ! »