Désolé du titre à rallonge, voilà quels puzzles de mots et de pensées compresser sous forme de poème en vers libre, bonne lecture à tous.
Saleté de lumière
Saleté de splendide lumière
Tu me transperces les yeux
Et pourtant
Je ne vois que ta beauté
Lasse de la perfection
J'espère te voir disparaitre au détour d'une aurore
Et voir ton corps devenir nappe de drap
La routine me lacère le cœur et les entrailles
L'amour est mort dans ma millième étreinte
Page blanche de venin immaculé
Le regard maintenant se détourne
Et l'ennui reprend son cours
Des corps dansent
Un jour ou un soir
Je ne sais plus
J'ai vu des corps danser sur le trottoir
Ces êtres de joie étaient devenu
Pendant quelques secondes
Les lampadaires de mes sinistres avenues
Naquit en moi une ville de lumières
Où les gens vivraient heureux, sans remords, sans tristesse
Mais au bout de quelques secondes
Cette ville s’est transformée en repaire de morts
Les cadavres inanimés embrasant les rues
Crevant, brûler de l'astre de solitude
Que mes côtes abritent
Et devant mon regard vide
J'ai vu les corps dansants devenir lourds
Devenir un simple amas d'os, de sang
Et tout est redevenu simple, bancal, gris
Rire quand le malheur sourit
Le soleil gifle ma peau
Et moi j'en ris
La main gifle ma peau
Et moi j'en ris
Le bonheur gifle ma peau
Et moi j'en ris
L'amour gifle ma peau
Et moi j'en ris
Éternel cycle de joie et de défaite
Boucle infinie de remords et de tristesse
Sphère fatale dont la mort est le seul chemin
Cercle et boucle, je cherche la solution en vain
Rancune de l'Algue sur la Géante Eternité
La rancœur monte en moi
Elle arrive à mes lèvres
Le lever du soleil
Pendant la haute marée
La bave devient écume
Au bord de ma peau de dune
La liqueur coule de mes orbites
Jusqu'à enivrer et emplir
Les fosses de mes joues
Des bulles et des perles
Gonfle de toutes la longueur
Des cratères de mon pic
Et les voilà devenus vapeur
Après la visite de l'enfer
Devenu banale journée