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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Deuxième récit : Léo

Auteur Sujet: Deuxième récit : Léo  (Lu 1503 fois)

Hors ligne Eiiaos

  • Plumelette
  • Messages: 12
Deuxième récit : Léo
« le: 24 Octobre 2012 à 15:14:31 »
Bonjour !  :)

Me revoici ici afin de vous ravir éventuellement d'un récit écrit il y a maintenant bien plus de 6 mois.
Ce récit est exceptionnellement triste, et reste très bien dans l’intonation Dramatique avec une touche d'horreur plutôt majeure :

-


Léo.


Leo n’avait aucun souvenir de ses très jeunes instants. Il n’avait pas souvenance d’un câlin de sa mère, d’un baiser de son père. Il ne se souvenait pas de son premier jouet déballé, de son premier anniversaire fêté, ni le second, ni même celui d’après.  Aucune photo de lui ne trônait sur le meuble du salon, les seules rares photos que comportaient les antiques cartons, avaient un flou à l’endroit du visage de Leo, rendant la physionomie, indiscernable.
Leo n’était pourtant âgé que d’une huitaine d’années, d’après les dires. Fils unique, il résidait avec ses parents dans une spacieuse maison colorée, ciblée dans un petit quartier rayonnant, orné de verdure et de joie enfantine. Il n’avait pas le droit de se rendre seul à l’extérieur, pas sans un de ses deux parents. Il ne fréquentait aucun autre enfant, n’avait pas d’ami comme lui. Seul Billy, un chaton aux airs égarés venait lui rendre visite, par delà la fenêtre de sa chambre, grattant tendrement de ses petites pattes salies, miaulant une compagnie qu’ils ne pouvaient avoir que derrière cette vitre à l’ouverture cadenassée, qui séparait les deux amis.
 La conviviale maison qu’ils résidaient, dissimulait pourtant, dans le bois de chaque meuble, dans le papier peint de chaque mur, dans la moue de chaque objet, le secret d’une folie. Une folie répercutée, endurée et ignorée, dessinée telle une peinture macabre sur la vie de Leo, assombrissant chaque fois un peu plus sa petite ombre éteinte.
Leo vivait principalement dans sa chambre, meublée d’une ironie inégalée ; des jouets colorés étaient peints sur le papier qui revêtait sa chambre, son plafond comportait un ciel bleu et doucement nuageux, avec pour soleil, l’ampoule qui pendait. Cette chambre abritait de tristes scènes dont son père était l’acteur ; toujours tapit dans sa chambre, Leo savait, que chaque après midi, une fois 16 heures passées, son père se rendrait d’un pas soulagé et addictif jusqu’à sa chambre, tournerait lentement la poignée de bois, ouvrirait la grinçante porte jusqu'à figer de résignation le visage du jeune enfant, laissant transpirer ses émotions de petites perles éphémères, d’un sourire évoqué, d’un couteau démarqué ..
Il était sujet, depuis des temps immémoriaux, aux supplices tortionnaires de son père, qui jouait habilement de son avantage ; Leo n’avait jamais exprimé le moindre son, il n’avait jamais secrété aucun mot, aucune parole .. Une véritable aubaine pour ce vil être, jubilant de ce silence mystérieux ..
Sa mère, pourtant témoin informé et impassible, épluchait toujours compulsivement des légumes de toutes sortes, au dessus de la table. Leo l’avait toujours connue sous cette affligeante posture, répondant exclusivement d’un soupir résigné, pour chaque requête, chaque remarque, la tête plongée dans son action hypnotique, comme un automate.
Ce petit bonhomme avait néanmoins ancré sur son visage, un masque jovial duquel se dessinait un sourire impatient, et de grands yeux bleus pétillants de malice, malgré la douleur que lui infligeait son petit corps meurtri des découpes charnelles de son père. Seul le crépuscule garantissait un répit pour le garçonnet, qui espérait, terré sous les draps, que la plaie quotidienne s’endormirait elle aussi ..
Sa chair le brûlait, Leo se tortillait chaque nuit, ne supportant plus l’effet rongeant du sel que mettait son père dans sa peau arrachée, sur sa chair rougeoyante, espérant que sa découpe n’en soit que plus douloureuse et maquillée.
Même les nuits ne garantissaient pas son apaisement, ses escapades ensommeillées, relevaient de l’angoisse, d’une tristesse incommensurable qu’il épongeait de son petit cœur palpitant.
Leo errait, témoignait du spectacle onirique ; il s’était accoutumé à cet environnement des peu communs. Le décor était à chaque sommeil, le même que le précédent, il était à la même place, spectateur de scènes diverses, tout autant suppliciées les unes que les autres. Leo semblait, dans ce corps, résidant d’un hôpital aux airs angoissants, sans s’être jamais vu. Les murs blancs étaient tous tapissés d’horribles traces ensanglantées qu’avaient désespérément laissés les pensionnaires. Le désordre régnant laissait retracer une fuite précipitée du personnel, parfois sauf, parfois emporté jusqu’aux blocs où s’échappaient des hurlements de douleur
Les locaux étaient témoins de scènes effroyables, les pensionnaires semblaient se cacher les uns des autres, terrés dans diverses salles dont d’excentriques hurlements sortaient parfois.
Ces rêves lui étaient insupportablement longs de la souffrance qu’il en émanait ; de là où il était, il voyait tout, du moins, les passages des abusés, des terrifiés. Comme cette femme qui traversait péniblement le couloir souillé, aux membres brisés, la bouche nue et ensanglantée, aux plaintes pleurées .. Jusqu’à en être assaillie d’une pensionnaire armée d’un jeune cactus empoté, frappant la pauvre femme avec ce dernier, accentuant son sourire au fil des multiples aiguilles perçant sa chair fatiguée, cet acte, œuvré dans d’assourdissants pleurs suppliciés ..
Le hall principal du triste hôpital laissait planer un ressenti désespéré, l’odeur de la mort flottait, les membres éparpillés confirmant l’accablant scénario, les corps nus de scrupules et offerts à l’éternel.
L’éprouvant spectacle terminé, Leo se déroba des draps qui le recouvraient, puis couru jouasse jusqu’à sa mère, penchée sur sa tâche quotidienne. Leo la sollicita, d’un sourire suivi d’un petit tirage du pan de sa chemise. Ladite mère réagit des plus prévisiblement ; un long soupir résigné retentit.
Perplexe, Leo recommença, jusqu’à ce que la réaction fût similaire. Ce dernier pencha sa tête pour discerner le visage de sa mère qui épluchait une carotte ; incrédule, hébété, Leo tomba de sa hauteur, se retrouvant douloureusement fesses à terre ; sa mère n’avait pas de visage, aucun œil, aucune bouche, pas de nez, encore moins d’expressions, aucune ride quelconque, rien, seulement de la peau.
Effrayé, le garçonnet galopa jusqu’à son père, expliquant manuellement l’effroyable vision irréaliste ; son père lui sourit, le sermonnant de manière assourdissante, le traitant de menteur, puis empoigna un des frêles poignets de Leo, pour le trainer de force jusqu’à l’extérieur justifiant cet acte d’un trouble neurologique persistant chez lui. Perdu et terrifié, Leo se débattu comme un diable avant de parvenir à fuir à travers le quartier, son père, le sommant de revenir, entama une course poursuite, le sourire aux lèvres, ramassant un imposant marteau qui trainait près du garage, sur la pelouse.
Leo fut plus affolé que jamais, couru sans réel endroit où se cacher. Les maisons hormis la leur, étaient toutes similaires sur le plan structural, les couleurs différaient, mais l’aspect restait le même d’une maison à l’autre. Au fil de sa course, des rires d’enfants retentissaient, comme au ralenti, récitaient des comptines, jouaient a des jeux communs sans qu’il n’y ait pourtant personne hormis Leo courant sur cette route goudronnée et fondante. Son père était toujours à ses trousses, le lourd marteau parfaitement emmanché. Exténué, Leo se terra derrière une maison voisine, attendant son sort ..
Billy sortit tout miaulant du buisson qui se dressait à sa droite, ravi et soulagé, Leo prit contre lui le petit animal ronronnant, c’était la première fois qu’il recevait tant d’affection.
Son père approcha, ses pas se sentaient, s’entendaient. Leo somma à Billy de fuir, de gestes désespérés.  Sans réaction, le chaton continuait à ronronner de sa compagnie, Leo indécis, fuis à toutes jambes l’endroit où il s’était caché, Billy sur ses talons.
 Leo continua d’avertir Billy du danger, chercha à le chasser tout en continuant sa course. Le chaton n’en fit qu’à sa tête, galopant derrière le garçonnet.
Imprévisiblement, une voiture surgit du décor, roulant imperturbablement, percutant Billy de plein fouet  ..
La voiture freina brusquement, se plantant au milieu du macabre destin.
Leo s’arrêta un instant, approchant à pas de loup le meurtrier de son ami. La voiture était vide de vie, au milieu du quartier, laissant la carcasse abîmée de Billy sur l’impassible surface goudronnée.
Seul les miaulements suppliciés et éteints de Billy traduisaient la souffrance que son pauvre corps meurtri avait subi, Les craquements insupportés de ses côtes à l'unisson avec les vrombissements du moteur de son assassin s'œuvraient dans une question auquel seul l'au delà pourrait désormais répondre.
Fidèle, Leo pris doucement de ses mains juvéniles et tremblantes le petit corps décimé de son ami aux sourdes plaintes. Accablé de désespoir, le visage de Leo se tordit dans une moue encore inconnue, réceptif aux derniers miaulements du chaton, insérant peut être une dernière fois son regard dans le sien.
Brusquement, le père de Leo qui s’était glissé derrière lui dans ce moment de détresse brisa d’un violent coup de masse, une des jambes du jeune garçon qui s’écroula au sol, le visage grimaçant de douleur,  entrainant Billy dans sa chute, qui vola un peu plus loin, miaulant de pitié, pour la dernière fois.
 Il profita de cette faiblesse pour écraser à terre Leo, posant son pied sur le torse du garçonnet, appuyant de plus en plus de son poids, laissant la cage thoracique de Leo s’exclamer d’un petit craquement. L’effroyable personnage relâcha soudainement la pression, achevant l’autre jambe de Leo, d’un violent coup de masse, arrachant une larme au jeune enfant, avant de le trainer par un bras, de force jusqu’à une maison voisine, étincellement blanche. Leo tenta une fuite, essaya de se dégager, vainement. La bâtisse s’avérait plus proche, de plus en plus au fil des pas ; un hôpital. Un hôpital à l’air médiocre se dressait devant Leo. Il paniquait, s’essoufflait ; son père le traina jusqu’à l’intérieur, Faisant un signe de tête à un médecin, appelant deux infirmiers pour maintenir le teigneux petit Leo, le forçant à affronter son destin, sa vérité.
Leo se laissait trainer tout en se débattant de toutes ses forces, malgré tout épuisées, terrassées par la douleur qui s’échappait de ses petites jambes brisées, trainantes, lamentablement. Il voulait crier, laisser ses plaintes sortir enfin de son être, mais aucun son ne sortait de la gorge de Leo, qui tentait d’hurler, la bouche déformée d’une moue agonisante, voyant sa liberté réduite au fil des locaux qui défilaient.
Une fois arrivés, les infirmiers portèrent Leo jusqu’à la table d’un bloc opératoire, l’y déposèrent, attachant fermement ses poignets aux épaisses sangles, laissant ses jambes se positionner anormalement sur la table d’opération. Tout un tas d’instruments médicaux entouraient Leo. La salle était d’un blanc éblouissant, aucune tâche, aucune souillure ne s’était malencontreusement dessinée sur les 4 murs. Le médecin approchait, en compagnie des deux infirmiers et du père, positionna une aveuglante lampe au dessus de Leo, murmurant de manière étouffée derrière son masque ; « Tu as un trouble neurologique Leo, nous allons seulement t’enlever une partie latérale de ton cerveau, et tout ira beaucoup mieux. »
 Paniqué, Leo tenta de résister aux sangles qui étreignaient ses petits bras. Le médecin donna des instructions aux infirmiers dans un langage médical incompréhensible, les infirmiers s’exécutèrent ; l’un tint fermement Leo, l’autre injecta un produit dans une de ses jambes violacées de douleur. L’infirmier le relâcha, l’autre sortit lentement l’aiguille. Leo était conscient, conscient mais paralysé de tout son corps, aucun mouvement ne s’exécutait.
Une vive chaleur s’empara de son être, l’effroi.
Le médecin et les deux infirmiers se disaient prêts, un bruit métallique résonna, une fraîcheur nouvelle glissa autour du crâne de Leo, laissant perler de petites gouttes rouges couler le long de son visage, coordonnées à la chute de ses larmes.
Le médecin écarta de ses doigts gantelées,  les deux bouts de chair qui cachaient l’os frontal du jeune garçon, pratiqua une nouvelle incision de manière à retourner la chair de Leo. Les larmes salées se mêlaient au sang, un nouvel instrument fut pris, un concassage osseux se fit sentir, un autre, puis encore un petit, jusqu’à percevoir un craquement certain. Le médecin inséra un écarteur adapté dans la fente osseuse, avant d’enclencher le mécanisme d’écartement, faisant crier de craquements le petit crâne ensanglanté. Leo blêmit ; le médecin s’arrêta puis, proposa, l’air grave, la section des nerfs optiques afin de garantir  le retrait des yeux du garçonnet, afin de limiter ses souffrances. Sa vision se terni instantanément, un effet d’éloignement arbitraire l’emporta.
Un hurlement lointain sorti Leo de sa torpeur ; il avait rejoint le monde des rêves, l’environnement nocturne qui lui était commun et trop familier, que faisait-il ici ?
Face à lui, une fillette aux yeux arrachés mêlait ses cris aux pleurs, rampant, tâtonnant désespérément le vide, avançant sur ses genoux noircis. Les pensionnaires s’affolaient, une horrible odeur de putréfaction brûlée s’émanait d’une des salles, suivi d’une épaisse fumée noire qui emplissait peu à peu les locaux ; le feu se répandait d’une manière surréaliste, les corps étendus au sol guidaient le feu dans sa consumation, le nourrissait jusqu’à en faire l’officiel voleur de vie.
Le verre des vitres volait en éclat, les objets fondaient, explosaient sous la chaleur ; la fillette se raccrocha au support de Leo qui vacilla inconsidérément avant d’être elle-même apeurée de ce geste ; la tête de Leo tomba comme au ralenti, tête la première sur le carrelage indifférent dans un fracas significatif.
Aucune sensation ne s’en suit, aucun mot, rien.
L’éclat de verre brisé qui était désormais face à lui, révéla enfin le fin mot de sa vie si trouble ;
Le reflet dessinait sous ses yeux mécaniques, des formes taillées industriellement, des yeux de verre, insensibles, un crâne de bois peint, partiellement brisé.
Leo n’avait été en réalité, qu’une marionnette, le pantin d’un ventriloque âgé, décédé, qu’il voyait se dresser derrière son être de bois, dans un fauteuil roulant, la tête presque détachée du corps.
Leo n’avait que rêvé toutes ces histoires, avait parallèlement, rêvé une vie différente dans laquelle la motricité ferait partie de lui, où il serait acteur, non uniquement spectateur.
Il n’avait plus qu’à attendre, comme il l’avait toujours fait. Attendre que cette harpie élémentaire, dévore son petit corps boisé, pour enfin espérer une paix méritée.


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Un jour, je me suis rendue compte que je croyais sans être sûre.
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Jon Ho

  • Invité
Re : Deuxième récit : Léo
« Réponse #1 le: 24 Octobre 2012 à 16:59:07 »
La lecture ne m'a pas particulièrement ravi  ;)
Attention quand tu présentes ton texte de ne pas donner au lecteur le sentiment que quelque chose d'énorme l'attend.
Reste neutre

Comme les miennes tes phrases sont super longues :
Ce petit bonhomme avait néanmoins ancré sur son visage, un masque jovial duquel se dessinait un sourire impatient, et de grands yeux bleus pétillants de malice, malgré la douleur que lui infligeait son petit corps meurtri des découpes charnelles de son père.
Je m'en rends compte dans de ce que j'écris mais j'ai un mal fou avec les découpes. C'est peut être ton cas aussi.

Ca m'a fait penser à une histoire d'horreur racontée pour les enfants.
C'est pas désagréable à lire mais un peu long dans la narration.
La fin est par contre vraiment bien trouvée

Un texte qui se lit bien sans Waouwww  :mrgreen:
Au plaisir

Hors ligne OliveDuWeb

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 665
  • Une tapenade de mots dans une mer d'huile d'idées
    • Page auteur
Re : Deuxième récit : Léo
« Réponse #2 le: 24 Octobre 2012 à 17:20:16 »
Bonjour,


Je n'ai pas vu de faute, à l'exception du "Leo se débattu" qui m'a vraiment sauté aux yeux ;)
Une fin originale, en effet. Par contre, je n'ai pas spécialement remarqué que les phrases longues étaient gênantes. Ça va bien dans le style, et dans le rythme du texte.

J'ai trouvé que les descriptions de Léo laissaient parfois deviner quelque chose de bizarre, du coup la surprise finale est un peu affaiblie.
Je ne suis pas particulièrement fan des ambiances tristes, pourtant je trouve qu'on ne s'apitoie pas suffisamment sur le destin du garçon. On sent que tu veux nous montrer des choses poignantes, mais ça reste un peu trop plat. N'aie pas peur de nous choquer.

Ce que je retiens surtout du texte, c'est la chute.

Merci.


Cordialement,
O.
"Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse" (Coco Chanel)

Hors ligne Eiiaos

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Deuxième récit : Léo
« Réponse #3 le: 24 Octobre 2012 à 17:23:33 »
Merci pour vos avis constructifs !

Oui, les phrases peuvent paraître longues mais cela colle au rythme, de plus j'estime qu'il n'y a pas de règle objective dans la rédaction d'un récit, la ponctuation est la signature de l'auteur, de mon point de vue.
Mince pour la faute, je n'avais même pas fait gaffe  ???
Un jour, je me suis rendue compte que je croyais sans être sûre.
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Hors ligne Eiiaos

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Deuxième récit : Léo
« Réponse #4 le: 26 Octobre 2012 à 22:05:01 »
Mes récits puent tant que ça ?
Bon sang, comme c'est encourageant !  ???
Un jour, je me suis rendue compte que je croyais sans être sûre.
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Jon Ho

  • Invité
Re : Deuxième récit : Léo
« Réponse #5 le: 26 Octobre 2012 à 22:20:54 »
Personne n'a dit que tes récits puaient.
Il y a de bonnes choses faut pas que tu psychote :)
Après ici t'auras jamais 250 personne qui vont se précipiter sur ton texte en criant au génie :)

Pense aussi à sauter des lignes ça permet de respirer ;)
« Modifié: 26 Octobre 2012 à 22:51:59 par Jon Ho »

Hors ligne Plectrude

  • Scribe
  • Messages: 68
Re : Deuxième récit : Léo
« Réponse #6 le: 26 Octobre 2012 à 22:34:42 »
Hello,

Je trouve que tu as une écriture plutôt agréable, la chute est intéressante, originale. Ca fait un peu Pinocchio version sombre.  ;D

Deux trois expressions / adjectifs m'ont quand même dérangée, du genre :
Citer
miaulant une compagnie qu’ils ne pouvaient avoir que derrière cette vitre
Miauler une compagnie, bof...

Citer
son père se rendrait d’un pas soulagé et addictif
Un pas peut-il être "addictif" ? Mhm, pas convaincue.

Citer
Leo vivait principalement dans sa chambre, meublée d’une ironie inégalée
On comprend ce que tu veux dire mais c'est franchement pas joli. Pourquoi pas un truc du genre "dans sa chambre à la décoration franchement ironique" ? Tu pourrais aussi renoncer à l'ironie et parler plutôt de contraste, du style "dont la décoration contrastait fortement avec la vie du petit garçon", quelque chose de ce type.

Citer
il n’avait jamais secrété aucun mot
Pas très joli non plus, "sécréter" n'est pas vraiment un verbe qui s'applique à la parole, même si évidemment tu peux l'utiliser pour créer une image, mais là je trouve plus ça maladroit qu'autre chose.

Citer
Leo courant sur cette route goudronnée et fondante
Une route fondante ? oO

Citer
Imprévisiblement, une voiture surgit du décor, roulant imperturbablement, percutant Billy de plein fouet
Imprévisiblement + imperturbablement = trop lourd.

Citer
La voiture freina brusquement, se plantant au milieu du macabre destin.
On ne peut pas vraiment se planter au milieu d'un destin. Tu devrais corriger avec quelque chose du style "se plantant au milieu de cette scène macabre", ça passerait mieux je pense.

Citer
insérant peut être une dernière fois son regard dans le sien.
Insérer un regard dans un autre, c'est pas très joli non plus.

Citer
malencontreusement dessinée sur les 4 murs
Tu avais peut-être la flemme, mais dans un texte il vaut mieux écrire les chiffres en toutes lettres ! :D

Citer
l’autre injecta un produit dans une de ses jambes violacées de douleur
Le fait que les jambes soient violacées n'a pas de rapport avec le fait qu'il souffre, donc "violacées de douleur", bof. "Violacées et douloureuses" semblerait plus logique.
Citer
sur le carrelage indifférent
Encore une fois, je saisis très bien l'image que tu as voulu inspirer mais je ne sais pas, dit comme ça, ça m'a dérangée. On ne peut pas dire du carrelage qu'il soit indifférent, même s'il l'est puisque c'est objet mais... tu vois ce que je veux dire ?

Bon, voilà, j'ai relevé quelques trucs, pas tout, il y a aussi quelques fautes mais pas énormes, tu devrais pouvoir les trouver à la relecture, ainsi que quelques répétitions (je me souviens de "supplicié" qui revient plusieurs fois).

Je te conseillerais de relire ton texte encore et encore, de t'interroger vraiment sur la tournure des phrases, de te demander si ça a du sens, et quand tu cherches un adjectif, essaie d'en utiliser un qui soit cohérent et qui puisse vraiment s'appliquer au nom auquel tu l'associes. Cherche une façon de l'améliorer sans en faire trop.

En fait j'ai eu l'impression que tu cherchais absolument à caser des adjectifs partout, et forcément, il y a des endroits où ça a fini par nuire au texte, en tout cas à mon sens.

Voilà voilà, tu as une bonne base, à toi d'en faire quelque chose de mieux. \o/
Courage, au plaisir de te relire.


 


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