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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'étrange affaire de la montagne envolée

Auteur Sujet: L'étrange affaire de la montagne envolée  (Lu 7996 fois)

Hors ligne Milora

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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #15 le: 05 Avril 2008 à 12:42:55 »
It happeunède zat ze suite eurraïvède !
_______________________

   Si elle ne s’était pas laissé le temps de réfléchir, c’était bien pour ne pas imaginer tout ce qui pourrait l’attendre à l’intérieur : monde de chaos, air irrespirable, obscurité oppressante et monstres à la gueule incrustée de crocs... Mais même si elle avait pu le faire, elle se serait quand même trouvée fort surprise, car l’intérieur n’avait rien à voir avec une seule de ces suppositions inquiétantes. Non. L’intérieur était comme l’extérieur : une brume épaisse et diffuse, partout, sans rien de plus. Pas de froid, pas d’odeur, pas de son, même : tout était amorti, retenu, étouffé. Aubépine ne put s’empêcher de frissonner. La seule sensation qu’elle éprouvait à ce moment-là était très curieuse, difficile à décrire. C’était une sensation profonde de… de vide. Elle se racla la gorge, n’émettant qu’un faible son atténué que le Brouillard sembla absorber immédiatement. Tout cela n’était guère rassurant. Elle se retourna instinctivement pour retrouver l’atmosphère plus peuplée de la forêt, mais le mur de Brouillard s’était refermé derrière elle, ou plutôt, elle avait l’impression d’avoir pénétré dans un lieu étrange, une bulle hors du temps coupée du reste du monde, où n’existait, où ne pouvait exister, que ce maudit Brouillard. Son cœur fit un petit bond entre ses côtes, elle se surprit à tressaillir. On aurait dit que tout était fait pour qu’elle se sente perdue, absolument seule et vulnérable. « Comme Malik au milieu de son désert », songea furtivement la fillette. Cela lui remit du baume au cœur. « Je ne vais pas avoir peur, décréta-t-elle solennellement en hochant la tête avec conviction. Je sais ce qui m’entoure, je sais où je veux aller, ou du moins ce que je cherche, et je sais où je veux retourner après, alors je ne compte pas me laisser intimider. D’ailleurs… » Elle fit un grand pas en avant, sûre d’elle, et se retrouva à l’extérieur du Brouillard, en face de la rangée d’arbres torturés qui lui avaient servi d’auditeurs. Les bruits de la nature lui parvinrent d’un coup : le bruissement du vent parmi les feuilles, le craquement du bois, le crépitement d’un caillou dégringolant entre les troncs, et elle s’aperçut qu’elle ne les avait encore jamais remarqués aussi nettement, avant son passage dans le silence opaque du Brouillard. Elle sourit. Parfait. Comme ça, elle saurait qu’il lui suffisait de rassembler ses forces et ses espoirs, et qu’elle pourrait sortir quand elle le voudrait. Elle hocha encore une fois la tête, toujours souriante, plissa les yeux bien fort, et pénétra de nouveau dans le Brouillard.
   La seconde fois, le silence brutal lui parut encore plus soudain. Elle s’ébroua, avec la désagréable impression que quelqu’un venait de lui enfoncer du coton dans les oreilles, puis elle regarda attentivement autour d’elle. Rien ne semblait indiquer une quelconque solution au problème qu’elle était venue résoudre. Une nouvelle appréhension naquit au fond d’elle-même : et si elle échouait ? Et si elle avait fait tout ça pour rien ? Après tout, elle n’était qu’une enfant, même la Sorcière avait …
-      …Malik s’avança courageusement dans le désert, balayant de ses yeux déterminés le paysage de sable et de feu, à la recherche de la moindre trace de sa chère Yamina, s’interrompit elle-même Aubépine.
   C’était le Brouillard qui tentait d’amollir son courage, de la faire renoncer, de l’avaler à son tour, et de… l’embrouiller – sans mauvais jeu de mot. Eh bien c’était raté. Elle n’allait pas se laisser faire, non. Le village avait besoin d’elle. Il fallait lui ramener la joie et la confiance.
-        Hé oh ! appela la fillette d’une voix haut perchée – mais son cri fut englouti sur-le-champ par les volutes blanchâtres qui stagnaient autour d’elle ; elle ne distinguait même pas le bout de ses sabots.
   « N’aie pas peur », se répéta-t-elle sans cesse pendant quelques minutes, avant de s’apercevoir que cela ne faisait que l’inquiéter d’avantage. Elle tenta de se rappeler où elle en était de sa dernière histoire. Il ne fallait jamais laisser une histoire inachevée. C’était comme priver les personnages de la fin de leur vie, c’était comme couper un morceau d’eux-mêmes. Non, ça ne se faisait pas. Elle entreprit de ramasser ses idées et de terminer son récit, d’abord d’une voix hésitante, puis sur un ton plus passionné, emportée par son imagination. En même temps, elle se mit à avancer au hasard, au gré des dénivellations qu’elle sentait dans le terrain ; mais là encore, le sol s’obstinait à demeurer de plus en plus lisse et uniforme au fur et à mesure que le temps passait, voire même de plus en plus… brumeux. Elle termina son histoire et en entama une autre, s’autorisant à boire une gorgée d’eau dans sa gourde, plus pour se conformer à une idée de normalité que par réelle soif, car depuis son entrée dans le Brouillard, elle ne ressentait presque plus… rien. « Au moins, ceux qui sont avalés n’ont pas à souffrir de la faim ! », se dit-elle avec optimisme.
   Après ce qui lui sembla être un long moment, un changement considérable se produisit : elle finit par discerner quelque chose. Une forme grise, ensevelie sous des nuages épais de Brouillard, recroquevillée sur elle-même, presque comme les pauvres arbres du bord du sentier. Une forme humaine.
-       Ho hé ! s’écria Aubépine en faisant un petit bond de joie et en se précipitant vers elle.
   C’était un homme, les genoux ramenés contre la poitrine et la tête prise entre ses mains, dans une position terrorisée qui fendit le cœur de la petite fille. Il tremblait de tous ses membres.
-   Monsieur ? demanda-t-elle timidement en s’arrêtant devant lui. Monsieur, ça va ?
   Il ne répondit pas et, saisi d’une convulsion de terreur, écarta un moment ses mains de son visage tanné par le soleil, qui avait en ce moment un teint livide. C’était le Jules. Aubépine se mordit la lèvre inférieure sous le coup de la surprise. Voir le robuste jeune homme pleurer à chaudes larmes était l’un des spectacles les plus déstabilisants qui lui eussent été donnés de  voir. Elle s’approcha doucement et s’agenouilla à côté de lui.
-    Hé, le Jules ? appela-t-elle avec toute la gentillesse dont elle se sentait capable, en lui posant une main sur l’épaule.
   Il leva brièvement les yeux vers elle, des yeux bleus écarquillés, baignés de larmes. Aubépine eut un mouvement instinctif de recul devant toute cette détresse. Comment était-il possible que… ? Elle n’eut même pas besoin de terminer sa question. Le Brouillard faisait encore des siennes. Mince à la fin, ça commençait à bien faire ! Elle s’assit lentement à côté du grand gaillard massif, et se mit à lui parler.
-      Hé, le Jules, il faut rentrer au village, maintenant : tout le monde vous cherche ! La Marie est dans tous ses états, vous ne pouvez pas vous absenter si longtemps, surtout par ces temps-ci !
   A la mention de sa femme, le grand bonhomme releva subitement la tête, mais la présence du Brouillard tout autour de lui semblait lui obscurcir l’esprit, le ramener sans cesse à la peur profonde et secrète qui le torturait impitoyablement. Aubépine fronça ses épais sourcils noirs. Un moment, elle essaya de se mettre à la place du Jules, pour trouver une idée qui puisse le libérer quelques instants de sa terreur. Elle résolut de continuer ses histoires, puisqu’elles avaient si bien marché sur elle-même.
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #16 le: 05 Avril 2008 à 12:49:24 »
et bien c'est toujours aussi bien ^^
juste une toute petite remarque: le  "Non, ça ne se faisait pas." est peut-être un peu trop oral
voilà
la suite!!!
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L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #17 le: 05 Avril 2008 à 12:53:14 »
J'aime bien
Citation de: Milora
tout était amorti, retenu, étouffé.

Et le langage de la campagne, "le Jules", qui donne un effet de réel assez chympatique :P

Le parallèle avec l'histoire de Malik est astucieux. "Incrustée de crocs", je trouve que l'image est un peu trop poussée. A part ça, le ton perd de sa légèreté de conte, mais il faut dire que c'est souvent les incipits qui fournissent le plus grand nombre de formules, genre "après quelques jours, il fallut bien se rendre à l'évidence : la montagne disparaissait". Et comme Aubépine n'est plus dans la vallée, c'est normal qu'on ait moins de références, heum, pittoresques.
Tu vois, je te fournis les arguments :-° donc rien de bien méchant :noange:
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #18 le: 05 Avril 2008 à 19:58:44 »
Ernya --> en fait, j'avais fait exprès que ça soit oral, parce que c'est une petite incursion en focalisation interne dans la tête d'Aubépine... ça dérange, à la lecture ? :S

Lo --> C'est gentil de critiquer et de défendre le texte à la fois XD lol En fiat, plus que l'incipit, c'est surtout que là, la situation est anormale, et fantastique, c'est pas trop possible de faire des allusions à des petits éléments qui sonnent vrai... Je pourrais rajouter des indications sur les sensations d'Aubépine, pour compenser ? Ce serait dans le style enfantin, mais je sais pas si ça ferait conte pour autant...


Bon allez, je vous met la fin d'un trait, ça fiat bloc, mais après c'est fini...
_____________________________

-  Vous savez, commença-t-elle du ton le plus proche possible de celui de sa grand-mère, le soir, au coin du feu, lorsque les flammes dansantes faisaient jouer sur son visage ridé les couleurs chatoyantes du foyer. Je parie que vous ne connaissez pas la légende que je vais vous raconter. (Et qu’elle venait d’ailleurs d’inventer) Elle commence par une nuit d’été, dans une clairière ombragée où courait une source fraîche et chantante comme la voix d’un ménestrel. C’était il y a bien longtemps, du temps où l’on ne pouvait s’aventurer dans les bois sans la crainte de croiser le regard foudroyant d’un dragon gigantesque, du temps où les elfes déroulaient encore non loin des maisons leurs ribambelles de rondes dansantes et de chansons étranges. Ce soir-là, donc, alors que la lune cristalline éclairait les cieux comme une bougie d’argent, une jeune femme drapée de blanc marchait pieds nus dans la clairière, laissant sa traîne vaporeuse chatouiller les brins d’herbe sur son passage. C’était la princesse… – elle fit une légère pause le temps d’inventer un nom à la hauteur –… Bruma (elle aurait pu trouver mieux, tout compte fait). La plus belle mais aussi la plus secrète de toutes les jeunes filles du monde entier, et aussi la fille aînée du roi de Moulterigolade, le maître des lieux. La jeune femme s’avança d’un pas majestueux vers la source claire, se pencha pour cueillir dans sa main une lampée d’eau où son reflet ondulait avec grâce, et interrompit tout net son geste de la porter à ses lèvres. Derrière elle, elle avait perçu un mouvement.
   Aubépine se tut quelques secondes. Le Jules avait cessé de sangloter, il la contemplait à présent avec la mine partagée d’un enfant apeuré, enfin de retour chez lui après une mésaventure, qui attend que la tranquillité de sa vie quotidienne apaise complètement ses inquiétudes. Ce n’était pas le moment de s’interrompre. Aubépine reprit la parole en plongeant ses yeux dans les siens.
-        Lorsque Bruma fit volte-face dans un chantonnement de dentelles froissées, continua-t-elle, elle tomba nez à nez avec l’être le plus étrange qu’elle eût jamais rencontré. Il avait un visage tout jaune, tout en plis et en replis, avec des oreilles d’une longueur extraordinaire qui se terminaient par des ramages de feuilles plus vertes que celles des arbres qui les entouraient. Bruma eut une petite mimique stupéfaite ; le regard souriant de l’être la retint de s’enfuir en hurlant d’effroi. Elle fronça les sourcils, perplexe. L’autre l’imita avec difficulté, ses sourcils déjà rapprochés formant à présent un pli zigzaguant entre ses deux yeux, et sa bouche pliée en un sourire exagéré le faisant loucher énergiquement.
   Sans s’en apercevoir, emportée dans son élan, Aubépine avait entreprit de mimer la scène, et son visage arborait la plus grotesque expression qu’il fût possible d’imaginer. Un éclat de rire étouffé lui parvint, et ce fut comme si un soleil entier prenait naissance dans sa poitrine : le Jules avait cessé de pleurer, il riait, apparemment remis de sa frayeur. Elle poursuivit son histoire avec encore plus d’entrain, s’embarquant avec Bruma dans de folles aventures au cœur d’une forêt mystérieuse. Bizarrement, ces récits qui auraient eu de quoi terrifier un jeune enfant par une nuit d’orage, ne suffisaient pas à leur rappeler l’horrible situation dans laquelle ils étaient piégés. Au contraire.
   Arrivée à la fin de son histoire, Aubépine décocha un grand sourire au Jules, qui ne la quittait pas des yeux, fasciné.
-  Merci, petite Aubépine, dit-il finalement, le regard brillant. Tu m’as sauvé.
   La fillette chassa la remarque d’un haussement d’épaules, mais elle sentait en son for intérieur son petit soleil rayonner plus que jamais.
-   Il faut partir d’ici, maintenant, déclara-t-elle en se levant d’un bond, joignant le geste à la parole. La Marie et les autres nous attendent depuis trop longtemps déjà.
-        Oui, mais mes camarades ?
-        Nous allons les prendre au passage !
   Et il en fut ainsi. Ils marchèrent un petit moment avant de tomber sur une seconde silhouette, dans la même position tourmentée que celle où Aubépine avait trouvé le Jules, et qui marmonnait des supplications indistinctes ; c’était le Bernard. D’un ton expert, Aubépine se lança immédiatement dans une nouvelle histoire ; peu à peu, le Jules se joignit à elle pour appuyer tel où tel commentaire, pour ajouter des détails, et finalement ils se partagèrent la conclusion du récit, sous les yeux hilares du Bernard enfin remis de ses terribles souffrances. Tous trois se remirent en chemin à la recherche des six autres disparus, et réitérèrent la même opération jusqu’à les délivrer tous de leurs angoisses étouffantes, chacun prenant une part de plus en plus actives à l’histoire d’Aubépine, à tel point qu’il fallut au bout d’un moment s’obliger à garder le silence pour pouvoir la laisser arriver à la fin. Une fois la troupe au grand complet, Aubépine se planta devant les huit grands gaillards avec les mains sur les hanches et, du haut de son mètre trente-cinq, décréta solennellement :
-    Bien, à présent, il s’agit de rejoindre le village !
   Les huit accueillirent cette géniale suggestion avec une petite tape sur sa tête et des exclamations enthousiastes.
-    Tout ce que vous avez à faire, psalmodia Aubépine tel un général passant ses troupes en revue, c’est de me croire. Et je vous dis que le prochain pas que nous ferons nous portera au-dehors du Brouillard. Jusqu’ici, j’ai eu raison, non ? Il faut que vous soyez absolument convaincus que c’est encore le cas.
-       Moi, je te crois, petite Aubépine, répondit le Jules.
   Les autres lui firent écho à l’unisson.
-       Bien ! Alors, en avant !
   Et tous ensemble, d’un même mouvement, ils levèrent une jambe, et firent un grand pas devant eux. Le Brouillard disparut aussitôt de leur champ de vision ; ils se retrouvèrent face au petit sentier de terre, par un jour sombre comme les ténèbres les plus profondes, mais, enfin, libérés du Brouillard. Des exclamations incrédules fusèrent dans tous les sens, et quelques uns se mirent à danser de joie, à se lancer dans des cabrioles complexes et à se serrer mutuellement la main avec chaleur. Aubépine se joignit avec ravissement à cette explosion de soulagement, et le Jules la hissa sur ses épaules pour reposer ses pieds fatigués.
-        En avant ! lança-t-il à son tour avec un geste vigoureux de la main.
   Le groupe se mit en route d’un bon pas, bien plus rapide que les frêles enjambées d’Aubépine à l’aller, en entonnant des chansons de marche d’une voix puissante. Il leur fallut toute la journée et toute la nuit qui suivit pour descendre la montagne escarpée, en se partageant les maigres victuailles qui restaient dans le balluchon de la fillette, et sans laisser la fatigue entraver la force que leur procurait leur allégresse nouvellement retrouvée. Enfin, au petit matin, ils débouchèrent sur le chemin terreux qui conduisait au village, et à la vue des premières habitations, chacun se mit à courir avec frénésie vers sa maison, vers sa famille, vers la vie qu’il avait quittée en partant combattre le Brouillard.
   En entendant les premiers martèlements de leurs sabots sur les allées à demi pavées, quelques villageois osèrent un regard derrière le rideau jauni de leur fenêtre réduite, mais toujours un regard timide, craintif, apeuré. Rues et champs étaient déserts. On n’osait plus sortir de chez soi, écrasé par la présence oppressante du Brouillard, plus si loin que ça, dans la montagne, à ses portes. On sursautait au moindre bruit, on n’échangeait presque aucune parole, on se tassait sur son tabouret en épluchant les légumes racornis d’une main distraite et tremblante. Mais quand les éclats de voix traversèrent l’atmosphère pesante, quand les bruits de course et les rires tranchèrent le lourd silence apathique qui s’était emparé du village, une petite lueur se ranima au fond des âmes, et on se leva de son tabouret, on marcha vers sa fenêtre d’abord, puis vers sa porte, on l’entrouvrit, on risqua le bout de son nez à l’extérieur…
-       La Marie ! tonna une voix puissante.
-     Le Jules ! répondit une autre, plus haut perchée, plus étranglée.
   Là, tout le monde sortit le reste de son nez, et même la tête tout entière, pour assister, éberlué, à des retrouvailles joyeuses. C’est à ce moment là qu’on commença à comprendre : ils étaient revenus. La petite qu’on croyait disparue, avalée elle aussi, avait finalement réussi à ramener les huit hommes ! D’ailleurs elle était là, radieuse, à courir de foyer en foyer pour tambouriner contre les portes en s’écriant :
-       Venez, venez ! Sortez de chez vous ! Nous sommes de retour !
   Petit à petit, les portes s’ouvrirent en effet, les habitants se risquèrent au-dehors, se mirent à sourire, incrédules, à serrer les mains des huit rescapés et de leur incroyable petit guide, puis celles de leurs voisins, puis on rit, puis on s’agita, puis on chanta de joie et on dansa de plaisir. L’effervescence inonda le village, des exclamations s’élevèrent, des tapes amicales retentissaient à n’en plus finir, les unes faisant écho aux autres, rythmant les chants de liesse.
-      Aubépine ? tremblota une voix, au milieu du désordre enjoué qui régnait partout.
- Mamie ! Mamie !
   La petite fille fendit la foule vers sa grand-mère et elles s’étreignirent, encore et encore, l’une enfouissant son petit visage dans l’épaule de l’autre, qui souriait interminablement.
-   Mes amis ! rugit soudain le maire, sa voix portant plus que les discussions exaltées et les cris de bonheur qui surgissaient de ci de là. Venez tous dans la cour de la mairie : les décorations pour la fête du village n’ont pas été défaites. Célébrons ce retour glorieux !
   Et comme un seul homme, tout le village grimpa la petite côte jusqu’à la cour en question, sans cesser de plaisanter, de gambader, de sourire à tout le monde. La fête battit son comble toute la journée. On assit les neufs arrivants à une table et on leur apporta de quoi se restaurer en les pressant de questions.
   Plus tard, lorsque l’euphorie se serait dissipée et que chacun repartirait effectuer avec entrain ses petites tâches quotidiennes, on élèverait un regard confiant vers la montagne, et on découvrirait qu’elle était revenue, entière, comme si de rien n’était, et que le ciel était à nouveau d’un bleu limpide et riant. On avait vaincu le Brouillard.
   Mais pour l’heure, lorsque le maréchal-ferrant parvint à se faire entendre par-dessus le brouhaha pour demander : « Mais comment donc que vous avez réussi ? », ce fut Aubépine qui répondit, d’un ton malicieux, en couvant sa chère grand-mère du regard:
- Le pouvoir du rêve fait parfois des miracles, vous savez ?
   Et depuis lors, à chaque fête du village, on se réunit dans la cour de la mairie pour se raconter des contes, et rêver ensemble à tout un tas de choses, aux mystères de la vie, à la joie des retours, au courage et à l’espoir. On sait bien que si jamais le Brouillard revient, cette fois, on sera à prêt à le repousser. Car cette aventure a eu lieu il y a bien longtemps, mais qu’importe ? Il ne faut jamais négliger le pouvoir des histoires ; qui sait, peut-être un jour, celle-ci vous servira-t-elle, à vous aussi.


FIN.
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #19 le: 05 Avril 2008 à 20:22:20 »

La première phrase... je ne sais pas si elle est correcte. Parce que, si tu supprimes la longue incise, tu ne retombes pas sur tes pieds : Aubépine dit "Vous savez." Et en même temps, si tu changes le point en virgule, on risque de ne pas comprendre que l'incise est finie... mais il faut trouver quelque chose ;)

J'ai été un peu déçu par le fait que le Brouillard ne cachât ( :P) rien d'autre. Pourquoi est-il apparu ? (tu l'as peut-être écrit, mais j'ai pas mémorisé :-° )

Mais la fin est vraiment... comme elle devait l'être, jolie. Le Brouillard était un peu décevant, mais tu rattrapes bien le tout, si bien que j'étais finalement satisfait ^^ Jolie pirouette, tu ne t'appesantis pas pendant des paragraphes sur la fin, mais on a l'impression que tu as dit tout ce qu'il y avait à dire. Ce qui est l'essentiel dans une histoire. Donc, j'ai cette amertume du brouillard, largement enfouie sous la satisfaction d'avoir lu une belle histoire bien racontée ^^
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #20 le: 05 Avril 2008 à 22:07:52 »
je suis d'accord avec Loredan ta première phrase ne va pas, il y a un problème.
Sinon ça finit comme sa comemnce c'est-à-dire comem un conte: tout est bein qui finit bein!

c'est donc jolie petite histoire qui préconise les petites histoires ^^
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #21 le: 06 Avril 2008 à 14:01:30 »
Il me semble que pour que la première phrase aille, il suffit de mettre "..." après "vous savez", non ? Qu'en dites-vous ?

Pour l'explication sur le Brouillard, c'est dit à un moment : un trop plein de peur - sans doute. Mais je voulais laisser le flou (sans jeu de mots... :-°). Si ça gène, je peux peut-être rajouter une explication... (mais va falloir que j'en trouve une, alors  ;D  lol)
Pour le fait qu'il ne cache rien d'autre, par contre, je pense que je vais le laisser. Parce que le coup de la peur matérialisée par un endroit, c'est du déjà-vu mille fois, mais en général, l'endroit en question est un truc sombre, avec des choses inquiétantes, et la phobie de chaque personnage qui apparaît... Là, je voulais quelque chose de plus mystérieux, de moins concret. Et puis Aubépine n'a pas peur, donc on sait pas trop ce qu'il y a dans le Brouillard... Enfin bref, tout ça était fait exprès...  :-[
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #22 le: 06 Avril 2008 à 14:22:43 »
soit tu mets des guillemets ( mais je ne suis pas sûre que ça se fasse beaucoup en français) soit tu enlèves le point avant "Je parie" et tu mets une virgule ( parce avant c'était une incise)
mais le mieux serait que tu raccourcisses l'incise et que tu mettes une virgule à la place du point je pense

Pour la question du brouillard, moi, ça ne m'a pas choqué

ps: je m'excuse pour les fautes de frappe de mon dernier post, je devais fatiguer :-[
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #23 le: 16 Avril 2008 à 18:09:13 »
J'ai l'air maline, moi, à avoir fait remonter le topic en demandant la suite, et en loupant les 4 envois suivants...

Mais je viens de me rattraper, et j'en suis bien contente: c'est très beau, cette importance des histoires pour combattre l'angoisse...

J'ai tout aimé d'un bout à l'autre, un vrai conte bien ficelé!  ^^

Pour la fin, c'est vrai que le "vous savez?" est un peu brutal, mais j'ai aucune idée pour améliorer...
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #24 le: 20 Mars 2009 à 20:17:20 »
Bon, j'suis décidée ! Je lis celui ci et après j'm'attaque à Loya !
Promis !

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Et le sixième jour, lorsque, encore une fois, le brouillard s’effaça, une vague d’appréhension s’étendit dans toutes les chaumières comme un vent insidieux, se communicant d’une famille à l’autre plus rapidement qu’un incendie.
J'aime bien l'image de l'incendie ^^. Par contre j'aurai plutot écrit "s'étendit à toutes les chaumières".

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laissant chaque fois au ciel bleu gris un peu plus de terrain par rapport au mont.
Ca sonne bizarre je trouve, mais alors pour expliquer... !

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où on avait à la hâte dressé tables et chaises
là c'est l'ordre qui me dérange. Bon, comme c'est un conte, le fait de mettre certains avant plutôt que après  rend le récit un peu plus classe, plus dans le ton. Pourtant j'aurai plutôt vu "où on avait dressé à la hâte tables et chaises". Pasque le fait de pas mettre de "des" devant "tables et chaises" apporte déjà un plus a la phrase, et avec le changement d'ordre ça fait un peu trop (suis-je claire ? pas sûre...)

D'accord avec Maygold pour dire que le début se met en place doucement, mais ça ne m'a pas gênée outre mesure donc je pense pas que ce soit répréhensible ;).

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S’en suivit un long silence très lourd, où même les plus petiots s’arrêtèrent de respirer, comprenant que quelque chose de grave venait d’être dit
Le terme "petiot" a sa place dans ton récit, mais plutôt dans un dialogue que dans une description. En général, dans les contes et autres textes du même genre, les personnages ont un parlé bien à eux, mais le narrateur reste aussi neutre qu'un dico.

Ici y a une sacré coupure, j'imagine que c'est fait exprès (sinon t'aurais rectifié, right ?)
mais c'aurait été bien que tu dises juste qu'ils partent jeter un coup d'oeil. Pasque là ca fait "Qu'allons nous faire ? - ils redescendirent de la montagne en courant !" donc ben... ça n'empêche pas de comprendre, mais on bloque un peu dessus quand même.

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- Qu’est-ce qu’il s’est passé ? s’écria le maire en venant à leur rencontre, ses moustaches tressautant au rythme de sa course.
J'imagine très bien le tressautement ^^

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et il fallut raccompagner les femmes – les veuves ? – des huit disparus, à leurs demeures.
Pas besoin de virgule après "disparus".

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le Brouillard était presque aux portes du villages.
J'en reviens pas moi-même, mais il semble que j'ai débusqué une faute ;) un magnifique "s".

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Le vaillant brin de jeune fille
Un "brin de jeune fille" je suis pas sûre que ça se dise, et puis en plus l'expression lui donne l'air plus d'une ado que d'une fillette.

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Les arbres lui cachaient l’avancée du Brouillard, mais on était au douzième jour, et le lendemain le Brouillard ne serait plus là.
Je crois que j'ai compris le sens, mais c'est quand même un peu confus.

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et la sente qu’elle suivait ne lui semblait plus aussi longue que la veille
"la sente" ? ca se dit ? encore une fois, j'imagine que oui, mais ici le terme est vraiment très élevé par rapport au reste du récit, très savant, tu vois ?

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Il ne manquait plus qu’une heure ou deux pour arriver à destination.
"restait", plutôt que "manquait", non ?

Coupures commentaires, ça me fait me rendre compte que j'ai pas mal relevé ce que je trouvais qui n'allait pas, mais j'ai rien dit de ce qui était bien : l'histoire, qui est prenante, intéressante, tout comme Aubépine on a envie de savoir la suite, on sait que le danger est là mais on a pas vraiment peur (heureusement d'ailleurs, parce que c'est pas un récit d'horreur!).
Le style est bon dans l'ensemble, tu arrives bien a reprendre le ton du "conte" (a quelques exceptions près que j'ai relevé).
La petite Aubépine est attachante, la Sorcière est très bien dans son rôle de... la sorcière, pas forcément méchante mais qui connait les sombres secrets de la nature. Bref, je lis la suite.

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Tous ses habitants, quelle que fût leur taille, devaient avoir déserté les lieux
Le "fût" rend très très bien  :)

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et les silhouettes des arbres prenaient de plus en plus des allures inquiétantes
plutôt "de plus en plus inquiétantes", non ?

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Le jeune Malik, navigateur intrépide, était un jour arraché à son navire par une tempête mystérieuse et se réveillait en plein milieu d’un désert aride, où toutes sortes d’incroyables événements survenaient, le conduisant d’oasis en oasis, de ville en ville, à la recherche de sa douce Yamina.
Tu l'as écrite cette histoire là ? Ca a l'air bieeeeeeeen !!!


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-      Aubépine, si tu ne te calmes pas tout de suite, tu n’as aucune chance de finir un jour ton histoire !
Bien dit !  ^_^

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Et comme, après tout, nous sommes tous les héros de notre propre vie, il n’y avait aucune raison pour qu’elle n’arrivât pas à se comporter comme ceux de ses contes, elle aussi ! Non mais.
J'ai envie de dire que le "Non mais" est de trop, mais à la limite si tu veux le laisser tu devrais mettre un oint d'exclamation.


Ernya parle de mise en abyme et de Shérazade, c'est tout à fait ça !

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(il me semble que j'avais écrit le début de cette histoire dans l'été entre la terminale et l'hypokhâgne, et la deuxième moitié au milieu de l'année d'hypo... mais je suis pas sûre, et en même temps, tout le monde s'en fiche, lol)
Faux !!! J'adore les genèses. C'est passionnant !

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-      …Malik s’avança courageusement dans le désert, balayant de ses yeux déterminés le paysage de sable et de feu, à la recherche de la moindre trace de sa chère Yamina, s’interrompit elle-même Aubépine.
   C’était le Brouillard qui tentait d’amollir son courage, de la faire renoncer, de l’avaler à son tour, et de… l’embrouiller – sans mauvais jeu de mot.
Ha ! j'ai vraiment envie de connaitre ce Malik !
Sinon le "sans mauvais jeu de mot" est sympa ^^ je pensais que ça casserait le rythme, le côté conte, mais en fait non.

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du temps où les elfes déroulaient encore non loin des maisons leurs ribambelles de rondes dansantes et de chansons étranges.
On dirait Naheulbeuk ! lol
En tout cas le ton que tu mets dans ce "conte dans le conte" est vraiment ajusté, vraiment prenant ! I love it !

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Bruma (elle aurait pu trouver mieux, tout compte fait)
Ne descend pas ton personnage, la pauvre ! En plus je ne suis pas d'accord, Bruma c'est exactement ce a quoi on pouvait s'attendre, ça colle (khôlle) parfaitement.[/quote]

 
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Les huit accueillirent cette géniale suggestion
"géniale" ? tu peux surement trouver mieux ! A moins que ce soit encore fait exprès, mais là je comprend pas...

Et voilà ! J''ai plus rien à dire jusqu'à la fin, si ce n'est que j'adooooore cette histoire !  :D

Ouf, fini ! Désolé de ce long post, j'ai du mal à faire des critiques globales lol. Pis je sais pas, quand j'aime bien une histoire, ça me désole un peu qu'un petit mot mal ajusté gache un passage. Parfois c'est juste moi, mais dans le doute je préfère le mentionner ;) tu ne m'en veux pas trop de tant de remarques ?


P.S : Juste pour savoir, tu as déjà lu les PETER PAN en BD ? Il y a aussi une brume... mais je t'expliquerai une autre fois, si tu ne connais pas.
« Modifié: 20 Mars 2009 à 22:46:24 par Jezy »
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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #25 le: 20 Mars 2009 à 21:42:12 »
Une faute, après toutes ces relectures, grrrr ! Faut que je la corrige au plus vite !

Je suis entrièrement d'accord avec toi pour l'incendie et la virgule en trop ! Je corrigerai aussi !

Pour le "petiot" et pour le "trop", par contre, je maintiens, parce que c'est un peu une incursion dans la tête des villageois, disons que c'est, heu... bon, le seul exemple pour expliquer ce que j'ai voulu faire me vient de mon cours de français de khâgne même si ça fait un peu pédant. Je me souviens plus du terme, je crois que c'était une extension de l'indirect libre. Un mot seul, dans le contexte, n'appartient plus au vocabulaire du narrateur mais à celui du personnage, et du coup, pour le simple temps de la phrase, on est dans la tête du personnage...
Après, que ce soit pas réussi ici, c'est une autre histoire, et je n'ai aucune autorité pur protester à ce fait  :-[

Pour le "par rapport au mont" et les chaises et les tables, je relirai l'extrait pour essayer de mieux voir ce qui te gène

Merci encore une fois de tes lectures si attentives !!! :coeur:

EDIT : J'avais pas vu ton propre edit qui corrigeait la suite !  :-[ Alors, heu, je sais pas quoi répondre sans faire un envoi aussi long, lol. Je vais corriger la plupart de tes remarques (la phrase pas claire sur le Brouillard qui serait là le lendemain, par exemple : prise hors contexte, elle rend vraiment vraiment pas bien, faut que j'arrange ça !). Pour le brin de jeune fille, c'est peut-être une expression de chez moi, mais comme ce chez moi c'est dans une montagne (les Pyrénées), je vais le laisser, ça fera terroir local, mdr. Et le "sente", je pense pas que ce soit très recherché, c'est juste un chemin plus petit qu'un sentier...
Quant au "géniale" (dernière objection à tes constructives remarques !) c'était un peu de l'ironie : parce que la suggestion d'Aubépine n'a franchement rien de génial, lol.

Pour l'histoire de Malik, non, je l'ai pas écrite ! lol. Ce que j'en ai dit dans cette histoire-ci n'est pas très original (j'ai juste eu envie de changer l'ambiance nordique de la plupart des contes ^ ^, sans doute moins inspirée par Les 1001 nuits que par Le Château des nuages, je l'avoue  :-¬? ), je doute que ça en vaille la peine. Par contre, que tu aies eu envie de connaître la suite de l'histoire d'Aubépine, ça, ça me fait plaisir : c'était un peu le but ! :)

Enfin, merci 1001 fois de tes commentaires  ;)
« Modifié: 27 Mars 2009 à 09:51:21 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

nasnas29

  • Invité
Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #26 le: 07 Mai 2011 à 14:47:30 »
J'ai commencé cette nouvelle. Je suis piqué de curiosité pour connaître la suite. Seulement j'ai vu une petite faute d'étourderie. Alors avant de ne plus me souvenir, je suis bien obligé de le signaler. C'est dans la suite(2)
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quelque chose dont je ne sait même pas le nom !
je ne sais
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au creux d’un nid de rides épais
joliment imagé ;)
A la lecture  de la troisième  partie, j'ai aimé la réflexion sur la peur. La réponse de la sorcière qui rétorque à la jeune fille que son raisonnement est juste mais la lutte avec ce brouillard macrophage semble inégale! la peur est dévorante et dévore le lecteur...
suite(4)
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, ou si c’étaient bien les bois qui avaient pris des allures macabres.
il y a pas une faute à c'étaient?
Dans la quatrième partie, le conte semble s'orienter vers une pensée philosophique. Vaincre et apprivoiser sa peur et trouver la confiance en soi sans  se laisser envahir par l'imagination. je continuerai la suite un peu plus tard. Le lecteur que je suis a envie d'accompagner la fillette dans son récit. :)
partie(5)
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A la mention de sa femme
le terme " mention " est mal choisi, je trouve. j'aurais écris plutôt: en prononçant le prénom de sa femme. Bref, trouver une autre tournure.
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Elle résolut de continuer ses histoires, puisqu’elles avaient si bien marché sur elle-même.
il me semble que la phrase est incorrecte, écrite comme ça !
" elle se résolut à poursuivre ses idées, puisqu'elles avaient si bien marchées sur sa personne ". Enfin, il faudrait revoir la construction de la  phrase quoi!
Etrange, ce paragraphe.On a l'impression de pénètrer dans un univers mystérieux. L'eau du Brouillard baigne  les élements, les liquéfie jusqu'à rendre une sensation de mollesse. Mais la fillette ne s'en laisse pas compter et cherche à rendre perceptible ses sens dans ce milieu hostile. Il faut dominer sa peur et rester concentrer; ainsi tout demeure bien en place et on peut chasser  ses angoisses. Il me semble qu'il s'agit bien d'une quête sur soi, une initiation à  maîtriser ses émotioons...
Curieux aussi cette histoire qui la ramène à Malik dans le désert de sable. Autre univers de vide et de détachement ?
dernier chapitre: Tout se résume alors avec la force à inventer et réconforter nos peurs par des histoires. Bruma en est l'exemple, elle sourit devant un être terrifiant. La morale est de savoir rire de ses démons sortis de son imagination. Alors, les préjugés tomberont et la rumeur du Brouillard mangeur d'hommes et de montagne sera levé.
joli conte. je trouve cependant que la fin gagnerait avec l'histoire de Bruma un peu plus accomplie. En cela, il faudrait donner un message plus fort et abouti, je pense. Et l'histoire de Malik reste un mystère un peu trop en suspens...
Mais l'ensemble fait une bonne histoire . Il faut juste porter le lecteur sur des convictions plus tranchées à la  fin. :)
« Modifié: 08 Mai 2011 à 10:45:21 par nasnas29 »

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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #27 le: 07 Mai 2011 à 19:43:51 »
Ouh la, voir ce texte remonter est une vraie surprise !
Merci pour tes remarques de détail !
Je suis en train de revoir totalement ce conte, pour le rendre un peu moins empoulé dans ses formulations : mon petit voisin de 8 ans, que je garde, m'a demandé de lui faire lire une de mes histoires xD J'ai pensé à celle-là, mais en l'état, elle va pas lui plaire (beaucoup de lourdeurs...).
Du coup je prépare une "version 2" pour enfants... Première fois que j'essaie d'écrire pour enfants, je sais pas ce que ça va donner xD (Surtout que ce petit est très intelligent et mûr pour son âge).
Je garde la structure, le scénario et les personnages, mais on m'a conseillé de changer totalement le début, qui est ennuyeux (a fortiori pour en enfant), de faire des phrases plus courtes avec moins de mots compliqués. Et puis j'ai rajouté une explication sur pourquoi le Brouillard est là, parce qu'il faut avouer que ça a toujours été une grosse lacune du scénario de ce conte xD
Mais je compte garder cette version-ci aussi :)

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

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Re : L'étrange affaire de la montagne envolée
« Réponse #28 le: 08 Mai 2011 à 16:51:43 »
J'ai juste repéré un "d’avantage" au lieu de "davantage" dans l'avant-dernier envoi.

J'ai bien aimé, juste qu'à partir du moment où elle lutte contre le brouillard avec ses histoires, on comprend comment ça va finir. J'ai apprécié le fait que le brouillard ne soit que du brouillard ou presque.  :D Le style est attachant et cela reste un conte sympathique, peut-être à peine trop gentil à mon goût.  ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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