Bonsoir,
Je ne suis pas très convaincu par l'ensemble. Je vais essayer de détailler un peu...
Potassons potassons, la pâte est morte
Disque monde
Battons-la tant qu’elle est encore froide
Miroir brisé.
Recouvrons de sang sa structure cadavérique
Stalactite de larmes.
Rêvons de chat gras dans une sauce aux grains
Machine à Rêves chagrins.
Je n'aime pas vraiment les alternances que tu mets en place entre les vers longs et les vers courts. Je trouve que les vers courts ne sont pas "légitiment", il tombe un peu à plat parce qu'ils paraissent être là pour "faire poétique" et pas vraiment dans un objectif de musicalité et/ou de sens. Les images pourraient être riches, mais elles sont galvaudés à cause de l'ensemble dans lesquelles elles s'inscrivent (Stalactite de larmes ou Machine à Rêves, par exemple, rompent, je trouve, le rapport que le lecteur a avec ton poème, parce qu'ils se posent comme des "formules toute faite", sans qu'on ne comprenne trop leur place ici sinon pour "faire poésie" - avec le jeu de mot sur "chat gras/grains - chagrins").
Je dirais que l'ensemble est soit trop court : parce que les images manquent d'ampleur, de places, pour ne pas paraître illégitimes, soit trop long : parce que la condensation de la musicalité et du sens n'a pas encore fait son oeuvre et qu'il y a encore trop de "surplus poético-poétique" qui gâche l'ensemble.
Inspiration.
Lente et saccadée
Est la perte de mémoire.
Oxygénation.
Embryon d'individus.
Cerveau.
Ô saut sage cher à mon cœur,
Tombe.
Des cordes s'enroulent autour de l'asphalte
Eaux.
J'aime un peu plus celui là. Je trouve par contre que la structure est trop saccadé, ou du moins que l'extrême brièveté des vers n'est pas servi par la musique du poème : ça a tendance à briser l'ensemble plus qu'à lui donner une force. Je n'aime toujours pas les mots "intercalés" entre les vers plus long (Oxygénation / Cerveau), parce qu'ils cassent encore une fois la musicalité sans profit ni de sens ni d'évocation. Je ne sais pas... c'est un peu rude dit comme ça... Si c'était le lecteur que je suis qui décidait de ce qui faudrait écrire, je recentrerai le poème sur tes trois premier vers. Je crois que l'image était là à ce moment là. Que là, il y avait quelque chose. Et que la suite est une tentative par forcément heureuse ici de rattraper ou d'exploiter cette première image. On est dans l'ordre de l'expérimentation, mais la mayonnaise ne prend pas pour moi...
Je suis désolé

J'espère que mes commentaires sont constructifs, au moins un peu...