Une armée de fourmis rouges résignées grimpent le long de ma colonne vertébrale
Comme une crise de panique claustrophobe en plein milieu carcéral,
Je presse sous l’hémorragie naissante mes artère qui se froissent,
Comprimées par cette montée d’angoisse.
Tapie dans l’ombre, je suis ta proie.
A l’affût de mon pouls qui sauvagement s’accélère
Sagement tu attends.
Tu jubiles volubile m’enlaçant de tes lèvres
Pleines de mots, brandis en armes, aux charmes hypnotique.
L’infernale cruauté de ton petit manège,
Sur lequel je toupille accroché au dada
Me trimballe une nausée, le vertige de l’appât.
T’as tout pillé en moi.
Comme une souffrance qu’on abrège
Tu plantes un long couteau sous mes sanglots
A peine retenus.
Tu es le carrousel de mes souvenirs jaunis
Les stigmates amères de mes rêves de folie.
Mais quand ma mémoire se penche sur tes lèvres endormies
Je n'ai plus qu'une envie
Me jeter dans la nuit.