La vieille derrière la boutique
I
Dans une cage, couleur diamant
Une vieille sage, le cœur aimant
Magasin vide, chaque matin
Fixe le monde, visage hautain
Elle creve ventre à l'air, recitant moultes psaumes
Pendant que le soir, dans la boutique... toute seule, rode
Elle qui est morte, un monument pour les hommes
Au lever, nul sommeil, car les gens qui sortent lui chantent une aude
Ses filles l'embrassent sur le front
Qu'elles sont belles ses fleurs ainsi
Qu'elles sont bonnes, avec elle pour la vie
Mais... malheur de nuit revient au front
II
Son visage décrépit, forme des gouffres
Où les faibles perles, tels des gouttes
Leurs pulsions sanglantes sur elle dégoûte
Mais que peut elle faire, elle souffre
Ses filles et elle ne sont qu'une
Dans le soir, dans le noir
Elles prennent des pains, des mains
Vlan... Horrible... le sang devient ecrin
Dans l'arrière gracueux... Elle reste gracieuse
Ses hommes inondent leurs corps
Du vomi de leurs âmes
Et pourtant la vieille, ses filles et leurs vies se meurent... puis crament