J'ai toujours su que le temps était mon ennemi
Mais que le perdre était dur
Au fil des jours, des ans
Mon échine se brise, et mes pupilles se dilatent
Mon corps au cours des ans, forme un pont
Je sais que mon mal
Accélère cette fuite
Vers l'avant
Et je ne prend pas un instant
Pour voir le monde devenir vivant
Non... Je cours, comme le cheval
Dans le vent
Et mon corps au cours des ans, se casse, forme un pont
Maintenant je suis vieux et les secondes
Accrue mes spasmes, mon asthme
Mes pieds me lâche, je crève de ce sprint
Folie !... Ce fut un marathon
Et mon corps au cours des ans, se casse, forme un pont
Mais ce pont là, s’effrite, s’effondre
Il tombe en miettes, laisse les souvenirs
Dans le fond de la rivière, ce ne fut pas une vie
Il est parti, il est fini, il est détruit
Du tremblement, que ma chute, ma mort fut