Meure ? Que je meure, que je meure… Ou meurt ?
Liserais… Ah oui ?
Il brame DANS la mort qui l’attend. C’est cool. Surtout bramer quand on est « étranglé ». C’est encore plus difficile.
Tu aimes bien les « dans », d’ailleurs, car aux vers suivants : les cris retentissent à la fois, non, non, ce n’est pas lourd, dans la lutte et dans la forêt.
Moi, c’est la « lutte pour vaincre », que j’apprécie. Un trait d’humour, du troisième degré… Et puis l'originalité de ce complément du nom.
Le bord du village ! Quelle trouvaille élégante. Et ce n’est pas un bout de gras que tu poses ainsi au bord de ton plat, mais un enfant « au teint si blême » que quoi? , ça, on ne saura jamais… Mais on te pardonne cet oubli grammatical et sémantique, c’est si beau, d’autant que l’enfant/ bout de gras est balafré d’une tristesse…
Un sexe imprévu réchauffe tes tempes… Belle image ! Tu as su dire avec retenue que tu es cocu et que les cornes te grattent. Bravo !
« procréer un ventre prude » n’a pas beaucoup de sens, mais, bon, on ne va pas chipoter non plus, hein ! C’est d’la poésie, ça, pfff !
Ensuite tu frôles le génie : en effet, « la senteur des chênes nus, » « monte des cieux ». On ne comprend pas, bien sûr, mais c’est si novateur.
Je ne dirai rien de la répétition de nuit : ces nuits qui montent dans la nuit, c’est fort !
Bref, je suis sous le charme, sans voix.