Salut à tous, nouvel inscrit c'est la première fois que je post sur ce forum 
Je me suis mit en tête d'écrire une rencontre amoureuse, néanmoins je me suis vite aperçue qu'écrire un cliché, sans cliché, était une chose assez complexe... Du coup je vous soumet ce texte afin de l'améliorer au plus possible. J'ai parfois une tendance à la prose narrative - je préfère prévenir - et niveau orthographe, peu mieux faire...
Une dernière chose, dans ce récit deux personnages sont mit en scène en s'exprimant à la première personne, et un narrateur spectateur intervient pour placer le contexte. La transition de personnage est brutal ( malgré la petite étoile), c'est un problème qu'il m'est difficile de régler donc si vous avez des idées....Voilà, je vous remercie déjà ceux qui porterons attention à ce texte pour leur temps.
à bientôt !
14000 caractères
Assis sur la seule fenêtre de son appartement, il apprécie l'air frais du soir effleurer ses joues, une cigarette installée dans sa main gauche, un mug de café dans l'autre. Marco observe le cadre de sa vue donnant sur une petite ruelle de ville, les voitures familièrement entassées autour d'un axe de circulation immobile. Ici, rien ne ne semblait jamais changer, et seules les saisons permettaient de peindre minutieusement les effets du temps.
Un unique tableau. Avec à une centaine de mètre, un vis-à-vis donnant sur de multiples maisons de poupées disposées en amalgame.
Marco avait pris l'habitude de boire sa boisson favorite assis sur ce rebord, craquelé par l'usure. Laissant en ce moment de détente s'exécuter cette grande parade de la vie, sous ses yeux surpris et moqueurs, à la manière d'un spectateur conscient et émerveillé du monde qui s'offre à lui.
Ainsi, l'ensemble légèrement dépareillé de cette rue étroite lui délivrait un contraste étonnant avec le pigment ténu de son voisinage. Il y sentait le trafic de la vie, comme des couleurs miraculeuses parcourant le caractère du paysage. À la manière d'un couloir enchanté, assailli de musique et envahi de cris de joie, c'était chaque jour, une révolution pacifique sur les toits.
Les passants concèdent alors malgré eux, d'euphorisantes scènes pour ce jeune type qui les découvrent de là-haut. Marco assiste à une véritable représentation théâtrale. L'un qui trottine, un mec un peu gauche dont la marche engourdie vient taquiner le paisible trottoir, un autre déambulant au rythme de la musique noire qui coule dans ses oreilles jusqu'à en éclabousser ses tempes, ou même son vieux proprio aigri, banal ancien flic, brandissant son point à chaque occasion en mémoire de son piteux passé, ou encore.... Ho ! Mais attendez un instant ! À gauche au coin de la rue, vient d’apparaître une jeune femme inconnue, à l'allure vive et légère, presque émue. Elle avançait, déployant une fraîcheur délicieusement entêtante sur son chemin, si belle qu'elle en semblait presque irréelle, une vision en illustration. Soudain bouleversé, Marco en titubât assis ! C'est vous dire sa stupéfaction à la vue de cette apparition !
Fasciné, il ne la quitta pas du regard, profitant d'une heureuse immunité durant ces quelques instants insouciant. Car l'inconnue leva instinctivement ses yeux vers lui.
Déjà vu.
Elle reconnue soudain en elle le visage de cet homme avec une étrange familiarité, comme le pincement lointain d'un souvenir déchiré. À la manière d'une idée innée semblant raisonner contre les parois de son cœur pour venir s'incarner au plus profond de son âme ! Alors elle sentie sa volonté céder devant cet agresseur, capitulant face à l’assaut de l'évidence, comme si l'Imperium était déposé par la Providence.
Perturbée, elle s'éloigna peu à peu, oubliant où le chemin pu la mener, comme une balle ayant oubliée sa destination, rebondissant pour le moment, quitte à se perdre dans le néant.
Marco pour sa part resta étrangement figé dans ce regard, découvrant une mélodie que seuls quelques privilégiés connaissent, une mélodie n'ayant besoin d'aucune parole et explosant sans préambule dans son esprit. Alors en un instant, presque contre son gré, il senti ses propres yeux le trahir, dévoiler leur lumière de vérité. Et sans pouvoir lutter, il se résigna à les laisser jouer encore une seconde cet hymne enivré ; vivant de ces quelques notes magiques qui bannirent en lui la nécessité de venir renchérir brutalement cette harmonie d'un couplet bousculé.
C'était un lien inattendu, surprenant par son unicité, son étrangeté. Comme si ce regard, en un instant fulgurant, avait tatoué en lui la griffe d'une nouvelle destinée.
Les secondes s'envolèrent et la jeune femme disparue. Puis les esclandres parcourant la rue s'évanouirent à leur tour lentement, déçus dans le vent.
Le plus malheureux, serait précisément que notre monde ne puisse changer.
*
Plus tard, dans cette nuit chaude et parfumée de mai, le deux exactement, Marco rentrait chez lui après un repas qu'il avait dégusté avec une certaine allégresse, mais son entrain était resté tributaire de ses pensées, obstinément accrochées à ses émotions. Ainsi anesthésié dans sa rêverie, il fit un détour par la Place de la Comédie avant de rentrer chez lui, afin de savourer l'esprit détendu qui régnaient encore au sein de ce quartier illuminé de Montpellier. Il profita de sa plénitude, blottit contre la compagnie de la cacophonie, une jeune cigarette à la main. Et soudain au loin, à gauche de l'hôtel de ville éblouit, elle réapparut. Sous une étonnante masse de cheveux bouclée, elle était pétillante, lumineuse, presque éternelle.
Devant cette aura impérieuse, il angoisse à l'idée seule d’être victime d'un mirage, d'une illusion terrifiante.
À présent il se rapproche, la brise légère lui rapporte l'effluve sensuel qui émane d'elle. Un parfum forgé dans l'air, dont il devient peu à peu l'esclave, l'attirant irrésistiblement à elle, une odeur pure et enivrante.
Le vertige lui ôte la faculté de parler. Frémissant, il apprivoise cette chance d'un instant offerte par le hasard d'une rencontre, d'une simple coïncidence.
Elle, insouciante, a une chanson qu'elle ballade négligemment du bout des lèvres.
Que faire ? Ouvrir un dialogue d'un commun pathétique, alors que cette apparition n'est que singulièrement magique ? Pour n'engendrer qu'un script artificiel aux répliques dictées alors qu'il suffirait d'une inspiration insufflée ?
Il n'est plus qu'un jeune étourdit, sa tête bourdonne, ses pensées se mélangent, toujours plus confuses, d'un antipode à l'autre, ne parvenant plus à formuler aucune réflexion logique ou rationnelle, mais toujours habitée de la même extase décisive.
Avec les filles, il n'existe aucune certitude. Il faut se jeter dans leur courant et tenter de le remonter pour avoir l’opportunité de les deviner.
C'est sorti sans réflexion, comme empreint d'une folie courageuse : « veux-tu m'épouser ? Puis renchérissant soudain : À l'instant évidemment ! » Putin, LA connerie !
La jeune femme se retourna, et sentie ce visage colorier dans sa pensée un signe nouveau, comme si elle venait d'entrevoir une âme abyssale se présenter devant elle dans l'unique but de sacraliser sa vie. Ce fut alors avec des yeux immenses qu'elle le regarda, des yeux perdus dans les horizons. Cela ne peut être élucidé, cela se respire, se ressent.
Son cœur battait la chamade et le sourire aux lèvres, elle taquina : « c'est une invitation ? ». Il sourit à son tour, d'un sourire surpris mais surtout stupide, presque dépité, comme un écureuil déformé. Un rien pathétique.
Mais on n'atteint jamais l'amour sans risquer de se faire écraser.
Il essaie de ne pas trop lui coller au corps, ce corps à réveiller les morts. Sa robe semble coulée sur sa fine ligne. Et son visage ! Ses joues rosies provoquaient en lui une furieuse envie de mordre dedans à pleine bouche.
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Marco
Armé d'une soudaine et illusoire allure de contrôle pour masquer mon manque de confiance, je lui propose de prendre un verre. Il n'est que 00h11 et puis, je ne peux pas la manquer une seconde fois ! Probable que je sois un véritable sentimental, avec un goût prononcé pour le romanesque. En plus, elle a des cils de trente centimètres et un regard d'un étrange vert...
Elle n'a pas refusé, je l'emmène.
Contrée dorée, lieu inexploré.
J'aurais pu danser sur le bout de ses lèvres.
Assis en intimité, je commence à m'égarer. Nos mains sont venues s'effleurer comme un accident singulier. Et à peine avais-je terminé mes mots que je perçus un frisson flirter en toute impunité avec mon cœur.
Les gestes d'une lasciveté presque provocante, elle me regarde par en dessous, elle minaude mille fois, parsemant de charme ses caprices. Il y a quelque chose dans son être, une évidence, une conviction irrésistible, pénétrant en moi pour mieux m'asservir. Elle s'approche et me murmure à l'oreille un secret à voix basse. C'est une rumeur caressante, une énigme. Je n'ai aucun moyen de défense contre elle. Le scintillement de ses lèvres suave picota alors mes yeux comme un sortilège épique. Je me décide et l'embrasse. Sensation caustique, plutôt sympathique.
Je l'invite à danser et le manège démarre. J'essaie de lui faire perdre contenance, elle ne scille pas et continue de me provoquer de ses grands yeux verts. Presque une reine, une femme imaginaire. Épiée ou pas, se suffisant délicieusement à elle-même.
Elle m'ensorcelle.
Je tape des pieds, je sursaute, je gigote dans tous les sens. Je vais plier, m'agiter puis couler. Je suis encore tombé amoureux ! Il faudrait bâillonner mon cœur ! Le jeter par-dessus bord !
Je frappe contre le mur.
Je deviens idiot, stupide.
Je me débats comme un enfant, le mal progresse.
On s’attire puis se repousse. Subtil équilibre.
L'épidémie se propage rapidement.
Un jour tu tombes sur la seule...
Une étincelle dans les yeux, je perds la raison.
Elle répond d'un rire clair aux notes d'or et de cristal.
Car l'avenir de l'amour n'est qu'une illusion.
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Hazar
Nous ne sommes pas restés longtemps dans ce pub, et nous avons décidé de nous balader pour discuter plus facilement. En se régalant de l’existence attirante de l'instant, si évanescent. Il me raconte des choses vraies, cela se voit dans la complicité de ses yeux. Des yeux brin foncé comme l’écorce d'un vieux chêne, les cheveux pleins d'épis.
Il a coupé sa respiration pour allumer une cigarette, une bouffée de fumée avant d'ajouter avec un sourire : « me fais tu confiances ? ». J'ai répondu oui dans un éclat, sans hésitation. Mon instinct a répondu plus vite que ma raison cette fois. Mais c'est qu'il y a quelque chose dans sa voix, dans l'intonation de ses paroles. Il a un timbre trop profond, grave et protecteur, une voie noire qui couvre les bruits et les pleurs, qui prend le dessus sur le monde extérieur.
Mes bras se sont jetés autour de son cou puis mes yeux s’enfoncèrent dans les siens. Hissée contre lui, je sens son essence émaner de lui sans qu'il puisse la dissimuler. On y décèle l'étoffe insolite du chaos accompagnant l'unité de son odeur. Une sorte de bien être inébranlable. Une joie intacte, naturelle, comme si tout était possible. La folie.
Je ne sais pas réellement de quelle façon nous nous sommes retrouvés chez lui si vite. Y'a comme un trou dans les événements. Je sentie alors mes sentiments envahis de doutes. Dans une rencontre, je me déforme habituellement en une sirène vénéneuse, rassurant en premier lieux mon ego. Je fais des scènes pour plaire et obtenir les banales flatteries que chacun commet si facilement, essayant d'épater afin de rentabiliser leur soirée, quitte à voir bêtement leurs espoirs s'écrouler dans l'humiliation.
Mais ici, dans cette union vibrante et sensible je sentie l'irrésistible se définir devant moi. Un chemin inconnu vers une destination nouvelle et lointaine. Comme si un pirate découvrait les trésors de l'amour après des années à n'avoir accumulé que des brillants en toc.
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Les choses deviennent étranges autour d'eux. Une brume humide est venue mouiller l'atmosphère, freinant la netteté de cette épopée. Elle sent son souffle lui caresser les lèvres puis sa bouche fruitée quand il l'embrasse sans pareil. Elle lui mord le cou alors qu'il dénude ses épaules. À présent nouée d'un costume uni, elle dévoile son corps de soie et en révèle sa magie.
Il laisse galoper ses doigts le long de ses reins, puis l’emmène au-dessus de lui. Il sentait sa peau délivrer un goût extraordinaire, un fruit nouveau à la saveur d'inconnu. Sa respiration change presque imperceptiblement. Son ventre frémit, ses jambes sont chaudes. Elle ramène ses cheveux du côté gauche pour dégager sa nuque. Le diable au corps, elle se laisse aller sur lui. Son bronzage reflète l’arôme de sa peau, et tout le monde sait qu'il n'y a rien de meilleur que le chocolat...
Dans cette esquisse exaltée, elle s’élança soudain d'un élan passionné. Les draperies tumultueuses semblèrent alors parader autour d'eux, venant relever la mosaïque de couleurs naissante de la réunion exquise de ces deux êtres.
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Un fil de lumière.
Marco sorti de son sommeil d'ivoire. Absorbé dans une douce contemplation, il se pencha sur elle, muet, toisant ce visage céleste apaisé par les jeunes rayons du matin.
Reposant ma tête sur l'oreiller, j'inspire l'odeur délicieuse du sommeil naissant de nos deux corps emmêlés. Incapable de me concentrer, mes yeux rêvent et je souris en regardant le plafonnier. Sous un ciel de mousse bleu tendre, le rose vif de ses paupières est orné par ses longs cheveux noirs, bouclés et emmêlés par la nuit passée. J’aperçois le moelleux de l'oreiller déborder sur les côtés de sa tête, dévoilant ses pommettes. L'ensemble laisse transparaître un charme sombre, singulier, drapé de séduction. Et au bout de ses bras nus, tournent des bracelets de perles accompagnés d'une fine chaîne d'or blanc.
Je m'approche consciencieusement pour lui voler un baiser prêt de ses joues tièdes. Conquise, elle devina ma présence et dessina un sourire. Puis sa respiration se mêla à mon souffle et sa bouche répondit à la pression de mes lèvres dans un tourbillon de vent furieux. Ses yeux s'ouvrirent dans un soupir.
Perdu l'un prêt de l'autre, nous nous racontons nos vies alors que nos mains se disputent en douceur. Une plume caressant sa nuque, nos visages étaient si prêts que nos lèvres venaient s’effleurer au gré de certains mots...
Elle prélassait insolemment sa silhouette faite de pétales ambrés, sa sensualité comme un dieu incarné. Enfermés sans durée, on entend toquer à l'entrée, mais il est hors de question d'aller ouvrir. Terré dans une alvéole de coton, on n'a pas la moindre envie de laisser quelqu'un pénétrer notre nid de molleton.
Riant à ne plus pouvoir respirer devant l’évanescence d'une ellipse.
Empourprés de paradis, nous avons perdu le temps.
Et depuis, ça tape à la porte en flux continu.
Puis soudainement, elle s'est enfuie.
Et l'eau de la douche vient se trémousser sur sa frimousse.
Un amour sans heures, ni jours, ni années.
C'est comme cela que l'on veut y croire !