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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Rencontre de la troisième nana

Auteur Sujet: Rencontre de la troisième nana  (Lu 1551 fois)

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Rencontre de la troisième nana
« le: 07 Août 2012 à 23:21:07 »
Voici un pastiche du film "Rencontre du troisième type" ("Close Encounters of the Third Kind") de Steven Spielberg avec notamment François Truffaut dans le rôle du professeur. Il est sorti en France en 1978.

Le synopsis pour ceux qui ne l'ont pas vu :
Claude Lacombe (inspiré de l'ufologue Jacques Vallée) est un spécialiste français travaillant sur les phénomènes OVNI, appelé au Mexique pour enquêter sur la découverte d’avions de guerre, des TBF Avenger, disparus en mission en 1945, retrouvés en parfait état dans le désert de Sonora. D’autres faits étranges se produisent sur la surface de la planète, le Dr Lacombe s’efforce de lier tous ces évènements qui attesteraient de l’existence d’une vie extraterrestre tentant d’entrer en contact avec les Hommes. En même temps, dans un petit village de l’Indiana, Roy Neary, un réparateur de câble voit devant lui un OVNI ; tandis qu’à quelques kilomètres de là, un enfant est enlevé par une soucoupe volante sous les yeux de sa mère, Jillian. Alors que les autorités tentent d’étouffer l’affaire, Jillian et Roy ont des intuitions, de plus en plus fortes et précises, à propos de l'existence d'un lieu énigmatique où est supposé se dérouler la rencontre…

Rencontre de la troisième nana

La piste était prête, elle faisait trois kilomètres de long sur un de large, entièrement recouverte d’un film de plastique. Des projecteurs disposés sur les bords diffusaient une vive lumière afin que le moindre centimètre carré ne soit dans l'ombre.
Une foule innombrable attendait sur l’extrémité où avait été disposée une multitude d'appareils scientifiques: des ordinateurs, des capteurs de radiation, des haut-parleurs pour tenter une communication sonore, des enregistreurs vidéo, des projecteurs d'ondes à large spectre, des antennes para et hyperboliques, des distributeurs de Coca Cola, des radars et des appareils si récents que personne ne savait s'en servir mais qui étaient si jolis à regarder.
Le professeur Champignon se tenait sur le devant de la scène. Il portait au bras un grand panier d'osier rempli de bijoux de pacotilles, de bandes dessinées, de verroteries en forme d’oiseaux ou de poissons, de cartes postales, de cendriers à la gloire des prochains jeux olympiques et de tours Eiffel miniatures faisant thermomètre, toute une bimbeloterie destinée à offrir en cadeau de bienvenue.
A côté de lui se tenait Jules Bonoche, un passionné de chasse aux papillons qui avait pris les sondes d'exploration des extra terrestres pour des spécimens très rares et les avait pourchassées jusqu'ici, son filet agité devant lui.
 
Une lueur au loin. Elle se mit à embraser l'horizon comme un orage de chaleur. La lueur se rapprocha dans l'axe de la piste et grossit de plus en plus vite.
Le professeur Champignon, au comble de l'excitation, courait en tout sens, donnait des ordres :
- Branchez les caméros et les appareils phatas, bignoulez les condensateurs, et en avant la musique !
Cette musique venue du fond des âges, signe d'un précédent passage des extra terrestres il y a des millénaires. Musique qu'il avait retrouvé lors d'une expédition à Bromont-Lamothe au plus profond de l'Auvergne sauvage où il conduisait ses enfants en colonie de vacances.
Les trois vielleux assis sur des tabourets au milieu de l'estrade empoignèrent leur instrument et commencèrent à actionner les manivelles par petites saccades accompagnées du claquement de leurs sabots sur le plancher. Une musique aigrelette et lancinante monta langoureusement dans la moiteur de la nuit.
 
Lorsque le vaisseau fut à environ un demi-kilomètre, on perçut comme un crissement de pneus. Il zigzagua un peu, avec des soubresauts, hésita entre la droite et la gauche de la piste puis finit par se planter brutalement dans un champ labouré, à une vingtaine de mètres des installations scientifiques, en faisant gicler des gerbes de boue sur les spectateurs qui lancèrent des "Ahhhhh!" d’émerveillement.
Le vaisseau s'immobilisa enfin, il était immense, - 398 m de haut environ au dire du professeur sur 200 m de large. C’était une montagne d’énergie qui rayonnait une impression fabuleuse. Il flamboyait de mille couleurs, tantôt douces, tantôt aveuglantes. C'était tellement féerique que l’on n’osait pas fermer les yeux, malgré la douleur, de peur de ne les rouvrir que sur le néant.
Les oreilles étaient tout aussi charmées par les bruits feutrés de turbines qui mouraient doucement ou par les crépitements des arcs électriques qui sautillaient aux extrémités des antennes.
- Leur moteur fait de l’auto-allumage ! Fit remarquer Jules Bonoche en ricanant, ce qui prouva bien qu'il ne ressentait pas la portée de l’événement.
 
Vers le sommet du vaisseau, une trappe s'ouvrit doucement dans le silence maintenant total. L'ensemble lumineux s’était estompé pour ne laisser paraître que la fente brillante d’une lueur orangée dévoilée par l'immense porte métallique montant quasi religieusement.
- C’est pas la grosse rapidité ! Remarqua quelqu'un dans la foule.
La trappe avait une lenteur exaspérante.
- Ça me rappelle tonton Henri quand tata l’appelle pour faire la vaisselle, nota un enfant qui finit par s'asseoir sur le sol et joua avec ses billes.
- Petit idiot ! Tu ne peux pas faire attention, tu vas nous faire casser le cou avec tes billes !
- C’est bien vrai ça, ma brave dame, la jeunesse d'aujourd'hui est d'un sans gêne !
- De mon temps, les enfants étaient couchés à c't'heure et ils s'en portaient mieux à l'école.
- De votre temps, de votre temps ! Vous me faites rigoler. A quoi ça sert que nos savants y se décarcassent aujourd'hui pour nous inventer la télévision, les automobiles qui causent, les cuisinières électriques et les montres à "couarce" si c'est pour toujours regretter le temps passé.
- Ah ! Parlons-en de la télévision ! Non mais, vous avez un peu vu maintenant le matraquage de publicité qu'ils nous mettent au milieu des films ?
- Moi, je trouve ça pratique pour faire mes devoirs tout en regardant Dallas, murmura le gosse.
- De toute manière, nous, nous n’avons pas la télévision. Moi, j'ai dit à ma femme : « Binette ! » - elle s'appelle Binette - « Binette, je ne veux pas que tu t'abrutisses devant cet appareil à débiter des sornettes, c'est pourquoi je préfère t'acheter une machine à laver ! ». C'est vrai, quoi, ça me faisait de la peine, depuis vingt ans, de la voir frotter le linge dans la baignoire.
 
La trappe était maintenant béante et, dans la plus grande indifférence car chacun papotait, une sphère lumineuse en sortit, flotta un instant dans l’espace puis descendit doucement vers le sol.
Elle faisait cinq mètres de diamètre. Faite d’un cristal diaphane sur la surface duquel couraient des moires de lumières irisées et des étincelles fugaces qui produisaient un son d'une pureté inconnue.
A quelques mètres du sol, la sphère s'ouvrit comme la corolle d'une fleur, dévoilant un pistil sous la forme d'une magnifique femme, à la beauté divine. Elle était cernée d'une auréole piquée de millier de paillettes multicolores.
Soudain, un étonnant bouquet de feu d'artifice jaillit du sommet du vaisseau, puis ce fut le noir complet, le silence intégral.
- Quelle mise en scène grandiose ! s'exclama un spectateur lorsque la lumière réapparut graduellement.
Dans la sphère, plus de femme. Elle était assise par terre dans la boue, la robe retroussée jusqu'aux cuisses, les cheveux en bataille et le visage maculé de terre. Elle hurlait de colère :
- Golbure, Petit con ! Tu vas me le payer cher, très cher...
Le dénommé Golbure accourait les bras en avant, très miséricordieux :
- Madame, Oh ! Madame, je suis vraiment désolé, un court-circuit dans la génératrice, les plombs ont sauté.
 
Finalement, tout se remit en place, un pupitre fut installé devant le vaisseau, des sonos disposées en arc de cercle en direction des humains.
La femme se plaça devant le micro, une main remodelant discrètement sa chevelure, l’autre lissant le pan de sa robe. Elle prit le papier que lui tendait son aide de camp. Le discours commença :
- Terrasses, Terreaux ! ...
L'aide de camp la tira par la manche, lui chuchota quelque chose à l'oreille. Elle reprit sa fière allure et son discours :
- Terriennes, Terriens ! Nous sommes heureuses et fières d'être les ambassadrices de notre peuple pour ce premier contact interstellaire. Je parle au nom de notre commandant - qui est actuellement alitée à cause d'une mauvaise fracture consécutive à l'atterrissage raté à cause de votre p... de b... de piste à la noix - je parle donc au nom de notre commandant, et à la place de son second qui est à son chevet - la veinarde. Ainsi, c'est sur moi, troisième Nana du vaisseau, qu'échoit le privilège de recevoir les chaleureuses manifestations de bienvenue que vous nous manifestez...
Silence dans la foule, chacun attendait la suite.
Le discours dura un bon moment. Dans un immense ennui général, la troisième Nana poursuivait :
- ... Et si je connais si bien vos coutumes, c'est grâce aux enregistrements des discours de votre assemblée nationale que nous avons longuement étudiés et je retrouve bien maintenant votre manière d'apprécier l'orateur telle que je la vis sur nos écrans : la tête penchée sur le côté, les yeux mi-clos et la bouche grande ouverte faisant des grands bruits de "ron... ron...", je vous en remercie beaucoup...
La fin du discours fut plus intéressante :
- ... Nous sommes venues dans un but pacifique et scientifique - surtout scientifique - c'est pourquoi nous aimerions que l'un de vos mâles se porte volontaire pour subir quelques tests et menus examens dans nos laboratoires.
 
Tout le monde s’immobilisa et chacun se fit tout petit, le professeur regretta de s'être mis en avant et courba l'échine, autant pour essayer de passer inaperçu que pour paraître plus vieux.
Jules Bonoche qui n’avait pas encore très bien compris ce qui se passait, leva son filet à papillons pour le changer de main. Il fut aussitôt repéré par la troisième Nana :
- Bravo, Monsieur ! Cria-t-elle, approchez, venez vers nous !
Jules Bonoche se retourna, espérant voir le volontaire ainsi désigné mais sans succès, regarda de nouveau l'extra terrestre et pointa plusieurs fois son index alternativement sur sa poitrine puis vers la femme avec une lueur fortement interrogative dans le regard.
Le professeur Champignon posa amicalement sa main sur l'épaule de Jules Bonoche et lui dit hypocritement :
- Comme je vous envie !
Et il le poussa brutalement en avant. Le malheureux fit quelques pas à la limite de l'équilibre, se retourna vers la foule qui l'acclamait avec la joie du soulagement et resta planté là, penaud, les deux pieds dans une flaque d'eau.
Un petit engin semblable à un vélo solex vint s'immobiliser à côté de Jules Bonoche :
- Montez, Monsieur s'il vous plaît.
Jules Bonoche enjamba, la mort dans l’âme, le vélo solex, posa ses mains sur le guidon, baissa la tête et s'apprêta à pédaler, mais la bécane partit toute seule en direction du vaisseau.
Alors que l'engin l'emmenait, le professeur lui cria :
- Bravo, Bonoche, vous entrez dans la glorieuse lignée des marty... des héros qui font la fierté de...
Bonoche n’entendit pas la suite, il avait maintenant disparu dans les entrailles du vaisseau extra terrestre.
 
 
L'intérieur ne reflétait pas la majesté de l'extérieur : Jules Bonoche suivait pour l'instant un couloir un peu sombre où circulait une multitude d'autres petits solex conduits par des hommes et des femmes, - faits comme nous, quoi que peut-être un peu plus petits - et tout cela faisait une circulation qui n'était pas sans rappeler les rues de Paris à six heures du soir. Il y avait des feux quadricolores et des agents de la circulation aux croisements. Justement un feu passa de l’ultra violet à l'infra rouge et le solex de notre marty... héros s'immobilisa. Dans le couloir qu’il allait croiser déboula un vélo solex rouge sur lequel un extra terrestre hurlait une longue complainte de sa voix aiguë. ça faisait "Pin... Pon.. Pin... Pon...".
 
L'invité solexé arriva enfin devant une porte au sommet d'un petit perron flanqué d'une demi-douzaine de marches, l’engin s'inclina de lui-même, obligeant Jules à en descendre.
- Ce doit être là ! Se dit-il. Et il commença à gravir l’escalier.
- Qu’est-ce que... Cric ! ... vous voulez ? Lui demanda sèchement un robot ressemblant à un marin et qui faisait office de planton. Jules qui ne l'avait pas vu tout de suite bredouilla de surprise :
- Mais... je... elle... des papillons...
En gestes désordonnés, il montrait le solex et son filet à papillons, il se désignait lui-même puis montrait une direction qui devait être à peu près celle par où il était entré dans le vaisseau.
- ... Alors il m'a poussé... et...
- Ah oui ! J'y suis, vous... Croccc ! ... êtes le terroillin qui venez pour l'Expérience, entrez je vous prie, on vous... Craccccc ! ... attend.
 
Jules contourna précautionneusement ce robot qui semblait être sur le point de rendre l'âme et pénétra dans le bureau de la troisième Nana. Elle l'attendait, enfouie dans un fauteuil profond. Elle avait quitté son habit de strass et de lumières que l'on pouvait voir accroché au portemanteau dans un coin de la pièce. On y distinguait les petites lampes multicolores, éteintes maintenant, cousues dans les plis et les ourlets du tissu. Dans le milieu du dos pendait un cordon électrique terminé par une fiche de raccordement qui servait à l'alimentation de tout cet attirail.
Jules ne perdait pas au change, la femme était maintenant vêtue d'un corsage léger et d'une minijupe qui lui démontrèrent qu'une bonne partie au moins du corps extra terrestre était semblable à celui des humaines.
- Mademois... Madam... Mon capitaine... ?
- Calmez-vous, mon cher... comment déjà ?
- Bonoche, Jules Bonoche, Madem...
- Et bien mon cher Jules, - je peux vous appeler Jules ? - toutes ces simagrées là, dehors, sont finies, c'était nécessaire pour un premier contact mais nous sommes entre nous, alors appelez-moi Angine, c'est mon petit nom.
Sa voix était un peu rauque, elle venait de croiser ses jambes et le mouvement pivotant du corps contre le dossier du fauteuil fit s'échancrer le corsage qui laissa deviner avec précision ce que pouvait être la poitrine d'Angine. Jules tentait d'avaler un kilogramme de salive en coton.
- Jules, je vais vous expliquer en quoi consiste l'Expérience que nous allons poursuivre. Vous aurez remarqué en visitant notre astronef le nombre important de femmes par rapport à la petite quantité d'hommes qui y vivent. Cela n'est pas dû à une volonté de notre commandant, elle-même une femme comme je l'ai déjà dit, d'exclure la gente masculine du vaisseau, ni à un mode de société matriarcal. - il semblait qu'elle eut comme un accent de regret dans la voix - Non, Jules, nos hommes sont nos égaux, - dit-elle après deux secondes d'hésitation - mais un phénomène inquiétant est apparu il y a déjà quelques années: Il naît de moins en moins de garçons. Nos plus grands gynécologues se sont penchés sur le problème, - j'ai moi-même été un problème sur lequel s'est penchée une très belle doctoresse, soupira-t-elle - et leurs conclusions sont les suivantes : il faut régénérer notre espèce masculine qui a subi une sorte de mutation hormonale. Dans ce but, nous avons sillonné l'espace à la recherche d'une race d'humanoïdes semblable à nous afin d’y prélever un échantillon qui va nous permettre de réadapter notre génétique.
 
L'échantillon commençait à s'inquiéter sérieusement, la dissection ne lui plaisait guère, même sous d’aussi charmantes mains que celles d'Angine.
- C'est t… trop d'honneur, Madame Angine, et je suis certes très flatté d'être votre hôte, mais voyez-vous, tout à l'heure, là, dehors, je ne me suis pas... enfin sans vouloir vous offenser... c'est à dire que je ne savais pas, il m'a poussé, et d’ailleurs il y a certainement d'autres hommes plus intéressants que moi sur le plan scientifique et qui...
- C'est vrai que c'est pas un cadeau, ce mec ! Dit doucement Angine de sa belle voix chaude. Elle reprit sur un ton haut et clair qui ne supportait pas la contradiction :
- Mon cher Jules, d'une part, nous sommes pressés par le temps, et d'autre part, le coup du vaisseau arrivant en grandes pompes dans une lumière irréelle, ça ne prend pas deux fois et les imbéciles qui bayaient aux corneilles tout à l'heure sont maintenant rentrés chez eux. Alors, ne discutez pas, Monsieur Jules Boboche ! Passons au laboratoire !
 
Mince de laboratoire ! Une grande pièce aux murs garnis d'estampes, d'aquarelles et de tissus soyeux. Le sol était recouvert d'une épaisse moquette donnant l'aspect d'un lit de feuillage automnal sur lequel on s'attendait à voir courir quelque écureuil et autre garenne. Tout cela était chaud, enivrant et la volière en guise de plafond n'était pas là pour en atténuer l'effet, pas plus que le jardin d'hiver au fond de la pièce, où glougloutait une cascade miniature venant se perdre dans une vaste vasque survolée de libellules et de papillons.
Instinctivement, Bonoche serra un peu plus le manche du filet dans son poing qui tremblait et blanchissait.
- Des hologrammes - informa Angine - mais je vous garantis l’authenticité des oiseaux, là-haut. Ils viennent de différentes planètes où nous recherchions des humains.
Jules eut un geste de vive inquiétude lorsqu'un oiseau se posa sur une branche, juste au-dessus de son nez, et leva la queue.
- Aucun risque, mon cher Jules, un écran désintégrateur nous protège de ces petits cadeaux indésirables. Mais venez que je vous présente les scientifiques qui vont mener à bien, je l'espère, l'expérience.
 
Sept magnifiques jeunes filles les attendaient dans un angle de la pièce.
- Voici le docteur Citronelle et mademoiselle Aspirine, son assistante qui veilleront surtout à l'aspect médical. Jules admira la fille rousse qui semblait avoir un feu de paille sur la tête, et sa collègue, petite brunette aux cheveux très longs lui tombant sur les reins.
- Madame Pixelle. Elle sera chargée de recueillir le maximum d'informations pour nos archives.
Une grande femme brune à la coiffure très courte et au regard de braise.
- Mesdames Congelle et Echalotte sont des diététiciennes. Enfin je vous présente le professeur Escarcelle qui dirige l’expérience et sa secrétaire, mademoiselle Minuscule.
Une blonde aux yeux bleus, grande et sportive. Une jeune fille châtain clair à la chevelure courte sur un minois enfantin et une femme noire, à la peau acajou, accompagnée d'une personne boulotte, mais attendrissante à cause de ses innombrables taches de rousseur sur les pommettes.
- Du rêve que tout ça ! Se dit Jules en aparté pour ne pas être compris de ces créatures et il se pinça pour le vérifier, ce qui étonna beaucoup son entourage.
 
- Il est temps que je vous explique en détail ce que l’on attend de vous. Vous allez devoir faire l'amour une fois avec chacune de ces personnes ici présentes et...
Floc ! Un bruit de corps qui tombe : notre ami Jules venait de choir, lourdement, inconscient sur le tapis aux pieds d'Angine.
- Et bien, j’ai gagné le gros lot avec ce type ! Dit Angine au professeur. Vous croyez qu'il va faire l’affaire ?
Escarcelle se frotta le menton :
- Je ne pense pas qu'il faille se fier à cette impression qui n'est qu'une manifestation de glande surrénale généreuse en adrénaline. On peut arranger ça par un remède approprié : je lui fais d'abord une piqûre pour soutenir le cœur.
 
- Et alors, Monsieur Boboche ?
- Bonoche ! Emit une petite voix pâteuse.
- Nous allons mieux ? La petite expérience nous fait-elle si peur que cela ?
- C'est que... si je m'attendais...
- Vous pouvez refuser, ce serait très dommage pour nous, mais nous respecterons votre volonté et nous vous laisserons retourner parmi les vôtres.
- Non ! Non ! Non ! Ca va aller, je m'engage à collaborer avec vous mais je vous demanderais une petite faveur.
- Oui ?
- Je ne ferais pas l’a… gloup, - il en avalait de travers - l'amour avec toutes les sept d'un coup ?
- Mais non, bien sûr que non ! Allons Jules, nous connaissons bien la nature humaine, soyez sans craintes. Nous vous accorderons les périodes de repos nécessaires. Nous savons qu'il faut un certain temps pour que votre organe repousse après avoir été consommé par votre partenaire !
Laisse ta plume écrire ce qu'elle veut, c'est pas toi qui décide.

Jon Ho

  • Invité
Re : Rencontre de la troisième nana
« Réponse #1 le: 07 Août 2012 à 23:25:25 »
Ca a l'air vraiment bien sur le principe.
J'avais justement prévu de revoir le film de Spielberg dans la semaine alors je m'enquillerais ton texte dans la foulée pour mieux apprécier les similitudes.

Hors ligne Kerena

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  • Schrödinger cat
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Re : Rencontre de la troisième nana
« Réponse #2 le: 07 Août 2012 à 23:48:04 »
Citer
entièrement recouverte d’un film de plastique.

Je crois que le "de" est de trop, on dit un "film plastique"

Citer
Non mais, vous avez un peu vu maintenant le matraquage de publicité qu'ils nous mettent au milieu des films ?

Là, à la place de "publicité", j'aurais mis "réclame". A l'ancienne  :mrgreen:

Citer
Elle était cernée d'une auréole piquée de millier de paillettes multicolores

de milliers

J'aime beaucoup les touches d'humour qui piquettent ton texte de façon assez exquise je dois dire. (Par exemple : des enregistreurs vidéo, des projecteurs d'ondes à large spectre, des antennes para et hyperboliques, des distributeurs de Coca Cola, des radars et des appareils si récents que personne ne savait s'en servir mais qui étaient si jolis à regarder.
Le fait qu'il se fasse limite kidnpper pour des expériences, ça m'a rappelé Mars Attacks =p

C'est rigolo comme texte !Je n'ai pas vu le film de Spielberg (honte sur moi, inculte que je suis !), mais je suis séduite par ton style léger. Par contre, ton texte n'est pas fini dis-moi ? Parce que ça ne ressemble pas à une fin...

Voilou =)
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne jackywilly

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Re : Rencontre de la troisième nana
« Réponse #3 le: 08 Août 2012 à 12:01:40 »
Chère Kerena,

Tu me dis :

"Par contre, ton texte n'est pas fini dis-moi ? Parce que ça ne ressemble pas à une fin..."

Ben si, c'est fini ! On reste sur une multitudes d'hypothèses, certes plus croustillantes les unes que les autres, mais c'est là la part du lecteur. Je pense que proposer une fin aboutie ne ferait qu'alourdir l'histoire. Mais ce n'est que mon avis .

Merci en tout cas pour tes remarques.

A bientôt.
Laisse ta plume écrire ce qu'elle veut, c'est pas toi qui décide.

Hors ligne Kerena

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Re : Rencontre de la troisième nana
« Réponse #4 le: 08 Août 2012 à 13:43:01 »
En fait, ce que je voulais dire, c'est que la fin (puisque c'en est une) est un peu abrupte. On termine dans un dialogue et ça fait bizarre. A la rigueur, j'aurai plus vu quelque chose du genre
"Le pauvre Jules regarda les sept nymphes qui l'entouraient... Blablabla"

Désolée c'est pas très constructif mais je vois pas comment le dire ^^°
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Hors ligne jackywilly

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    • Jacky Lebrun
Re : Rencontre de la troisième nana
« Réponse #5 le: 08 Août 2012 à 19:15:00 »
Karena,

On imagine très bien l'état d'esprit de notre héros à l’annonce du sort réservé à son organe, alors il vaut mieux ne rien dire. Dans l'écriture, il faut laisser un peu de travail au lecteur, tout lui mâcher devient lourd. Mais tu as sans doute raison en disant que la fin est abrupte, je vais y réfléchir.

Encore merci pour l’intérêt que tu portes à mon texte.
Laisse ta plume écrire ce qu'elle veut, c'est pas toi qui décide.

 


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