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Auteur Sujet: Vivre Pleinement - à 100%  (Lu 4942 fois)

miyamoto_musashi

  • Invité
Vivre Pleinement - à 100%
« le: 27 Juin 2007 à 10:56:35 »
                                                         VIVRE PLEINEMENT



Du haut de mes 21 ans, j’ai enfin décidé de me mettre à écrire (un tit peu :p). J’éprouve le besoin d’écrire depuis plusieurs années déjà, et si je débute seulement aujourd’hui c’est parce que j’ai le sentiment qu’une fois mes idées rédigées je pourrais mettre un semblant d’ordre dans mon esprit et partager plus facilement ce que je pense.

J’espère que je ne vais pas paraître prétentieux car c’est pas mon intention, mon unique but ici est de faire prendre conscience au maximum de lecteurs que certain de leurs comportements les empêche de vivre pleinement leur vie. Je parle non seulement pour vous mais je parle aussi et surtout (d’abord ? égoïste) pour moi.
Trop souvent je me suis dit qu’on avait un parcours défini et qu’on devait le suivre le plus rapidement possible afin d’arriver au bout du chemin le premier. Or je me suis rendu compte que ce bout du chemin justement n’était que la mort. Je vais essayer d’écrire sans tabou car je sais que la mort est un sujet difficile à aborder et pourtant elle fait partie de notre quotidien.

Qui peut avoir la prétention et la certitude de connaître le moment de sa propre mort ou celle de quelqu’un d’autre ? « Evidemment » personne, excepté les fous, qui ne la connaissent pas mais qui en sont persuadés.

Je pense que l’un des meilleurs moyens pour vivre pleinement serait simplement de se dire qu’on pourrait mourir à tout moment. Maintenant, aujourd’hui, demain, se persuader mais surtout sans la redouter qu’elle pourrait frapper à tout moment permettrait, « je pense », de profiter de chaque seconde, de chaque moment, des petits plaisirs quotidiens que la vie nous octroie mais dont nous faisons plus attention. Un excès de plaisirs ne signifie pas céder à la gourmandise, il ne s’agit pas de contrôler son poids, mais tout à fait le contraire à savoir consommer sans modération le moindre plaisirs possible que la vie nous offre. Nous ne contrôlons pas leurs arrivées alors pourquoi les refuser lorsqu’ils nous sont servi sur un plateau d’argent.

La vie passe tellement vite qu’on en oublierait même de vivre. Combien ne cesse de répéter, « cette année est passée trop vite », et plus le temps passe et plus la vitesse accélère ? Je compare souvent la vie à un train à grande vitesse qui nous dépose là ou « il » le souhaite (le  « il » fait référence à notre conscient contrôlé par notre inconscient, c'est-à-dire que nous avons conscience de ce que nous faisons mais nous le faisons si « mécaniquement » qu’on pourrait vivre les yeux fermés, ceci est généralement causé par l’habitude). Cependant, personne nous empêche d’appuyer sur le bouton « arrêt demande » afin de pouvoir s’arrêter et souffler un instant ….pourquoi pas deux d’ailleurs ? En général on est embarqué dans un courant et on essaye de rattraper constamment nos voisins parce qu’on pense être à la traîne, et qu’avoir du retard nous empêcherait de finir premier. Mais j’aurais envie de crier à ses  gens que la vie n’est pas une course de fond mais qu’il faut plutôt la voir comme une balade.

Cela permet de prendre son temps, d’observer calmement l’environnement qui nous entour, de goûter à tout les petits plaisirs de la vie, puis de savourer chaque instant.
Dans la vie on est n’est souvent amené, voire contraint, à faire des choix. Ces choix sont à un moment donné cruciaux voire déterminants  pour notre avenir. Le simple fait de choisir peut faire basculer complètement notre vie c’est pourquoi il important de bien prendre son temps et  de faire en sorte de ne jamais être pressé par le temps (ou du moins, le moins possible) sinon le choix peut et n’est, en général, pas le reflet de notre désir car contraint par le temps. Dans ces moments il est important de bien prendre conscience que , bien que contraint par le temps, ce choix n’est pas spécialement une erreur mais n’est tout simplement pas un raccourci, il s’agit juste d’un petit détour : au lieu de se fixer sur le soi-disant « mauvais choix », qu’est ce qui nous empêche de continuer d’observer ce qu’il y a autour de nous ? Ce détour nous permet « aussi » de voir, d’autres horizons, des chemins que nous étions pas « sensés » voir ce qui peut « sûrement » être qu’une bonne chose.

Selon moi, vivre pleinement ne signifie pas s’amuser chaque seconde de la vie, mais de profiter de chaque moment, d’être conscient de tout, de chaque personne, de chaque action, de son comportement, de chaque pensée, de ne rien faire par automatisme ni par habitude et d’essayer de jouir de chaque instant.

Par exemple, si vous souhaitez apprendre à jouer d’un instrument et que vous avez le temps, profitez en, peut-être que dans un futur proche vous n’aurez plus jamais l’occasion et vous vous diriez « et si j’en avais profiter à ce moment là, les choses auraient été différentes» (phrase que je hais). Ne pas entreprendre relève souvent d’un manque de volonté, pourtant il s’agit de ce que nous désirons et rien ne nous empêche d’essayer.
Je crois que le regret est un bon sentiment mais également un bon moyen de se rendre compte si nous vivons pleinement la vie.

En générale, c’est après avoir énormément souffert que nous voulons vivre à 100%. Je pense notamment aux rescapés d’accidents où ces personnes conscientes de leur accident on put s’en sortir indemne, imaginez à quel point ils ont envie de vivre ! Je pense aussi à ceux qui souffrent dans le monde notamment à cause de la guerre, de la famine ou d’un gouvernement répressif etc. On a la chance de pouvoir aspirer au bonheur, alors saisissons la.

Voili, voilou je pense que ça suffit pour aujourd’hui, j’insiste sur le fait que ce texte est d’abord rédigé pour moi et qu’il n’a pas pour but d’imposer mes idées aux éventuels lecteurs, mais plutôt de « partager » ce que je pense et d’ouvrir le débat (et non pas une diatribe).


souâde dit (17:39) :
et pr les gens ki profite déja de leur vie tu leur dirai koi
souâde dit (17:40) :

Omar dit (17:40) :
de continuer ainsi, et d'aider ce qui en profite pas

PS1: le petit bout de msn rajouté à la fin est fait exprès ^_^.

PS2:Si vous avez aimez ce texte, j'en ai rédigé un 2eme, cette fois ci beaucoup plus loufoque et déjanté et bcppppp plus long ^^ vous pouvez aller le lire ici ------> http://littera.ovh.org/forum/index.php/topic,582.0.html

Hors ligne Angelus Semper Imortalis

  • Tabellion
  • Messages: 57
Re : Vivre Pleinement - à 100%
« Réponse #1 le: 28 Juin 2007 à 17:58:23 »
Ouaip, pas mal d'accord ^^ même si je vise l'immortalité  :P
Per saecula et saecula, et usque ad temporum finem, semper mihi immortalis eris...

Hors ligne John Locke

  • Calligraphe
  • Messages: 141
Re : Vivre Pleinement - à 100%
« Réponse #2 le: 30 Juin 2007 à 02:08:15 »
Intéressant ce sujet.

Cependant, et je pense, que vivre

pleinement à 100% est impossible.

De même qu'on ne peut

pas essayer de vivre uniquement pour soi, ca se fait au détriment des

autres mais aussi de soi même.

Nous ne sommes pas libres de

faire ce qu'on l'on souhaite, on ne peut donc pas profiter de

chaque moment de la vie, au mieux, on peu essayer de profiter au mieux

de certaines situations, mais des situations sont parfois tellement

contraignantes que l'individu, dans sa quete de satisfaction

personnelle, n'en tire aucun profit.
D'ailleurs, tenter

de profiter de chaque moment se fait parfois aux détriment de

l'autre, je peut prendre l'exemple de certaines personnes,

qui pour satisfaire à un besoin éssentiel ou non, vont profiter

d'autres personnes.

Tenter de vivre pleinement dans

notre société actuelle est quasiment impossible car il s'agit

d'un comportement plus ou moins individualiste. Hors

l'individu appartient à la société, il doit accomplir certaines

actions pour elle, ce qui n'empêche pas toujours l'individu

de vivre pleinement, mais l'empêche de vivre sa vie comme il

l'entends.
Ou alors, peut eter l'individu devrait il se

séparer de la société, de ce fait, en coupant le lien social, il

acquerrait une certaine liberté dans la facon de mener sa vie, et

aurait ainsi l'occasion d'espérer pouvoir profiter pleinement

de sa vie.
Mais l'individu a besoin de la société, il en as

intériorisé des normes et valeurs, à l'écart de la société, il va

se sentir seul, exclus, dénigré, et donc deviendras malheureux.
A

moins que l'individu oublie la société, et ne pense plus qu'à

lui.
Mais cette hypothèse s'avère en fait peu probable.

/>Donc, le mieux serait alors  d'etre intégré à la société,

mais de prendre ses distances avec elle, de consacrer une partie de sa

vie à l'accomplissement de soi, afin d'établir un équilibre

entre les deux, mais cela ne permet pas évidement de vivre toujours

pleinement, car l'homme est soumis à des contraintes, à la fois

venant de la société, mais aussi naturelles (comment vivre pleinement

pendant son sommeil ? On ne contrôle pas directement si l'on vas

faire un reve ou un cauchemard ...).
Donc, je pense qu'il

faudrait établir le concep^t de "Vivre pleinement" de facon

relative, en tenant compte des contraintes auxquellles l'homme est

soumis.

Bon voilà, désolé si j'ai dit des bêtises, mais

il est 2 heures du matin, et la fatigue se fait sentir -_-
Hey, John !

miyamoto_musashi

  • Invité
Attention !!!!!
« Réponse #3 le: 05 Juillet 2007 à 19:10:02 »
Attention, vivre pleinement ne signifie pas , en tout cas dans mon texte, de penser et de vivre que pour soi. Le but c'est de de profiter de chaques situations au maximum, c'est à dire que si par exemple je suis dans une situation contraignantes et je n'ai pas "la capacité" de pouvoir profiter alors je ne profite pas .

Par contre si j'ai la possibilité de pouvoir agir, même sous la contrainte, alors "j'essaye" de profiter de l'instant.

Le but c'est de ne pas se laisser entraîner par l'habitude afin "d'être conscient" de chaque moment, de chaque seconde.

Je ne vois pas en quoi vivre pleinement serait au détriment des autres : je te donne un tit exemple : admettons tu as un ami à qui tu n'as pas parlé depuis longtemps mais tu ne sais pas quoi lui dire, tu souhaites juste lui parler, au lieu de repousser continuellement à demain cet appel, je pense qu'il serait préférable de l'appeler directement.
Vivre pleinement ne signifie pas de "faire ce qu'il me plait", mais de "rentabiliser" chaque moment.


PS : j'ai pas trop le temps d'eclaircir mais si c'est confus, j'en rajouterai une couche :p
PS 2 : la vie en société est "necessaire", indispensable à la survie de notre espèce. Avis aux solitaires qui en son fiers.

Hors ligne minouche

  • Tabellion
  • Messages: 42
Re : Vivre Pleinement - à 100%
« Réponse #4 le: 06 Juillet 2007 à 23:11:16 »
sujet interéssant,j'avoue.

tous deux avez des arguments fort et vrai (pour ma part)
je n'ai rien à ajouter je pense,si ce n'est que vos deux textes sont enrichissant (zut *restons polie* je ne sais plus comment on écrit ce mot  :-\ )

sur ce j'vais quitter mon ordinateur bien aimer si nn c'est la mère qui ne va pas être contente
Aucune image ne peut rivaliser avec les richesses d'un texte ! Pour le croire aussi naïvement,il faut n'avoir jamais connu le plaisir de tenir entre ses mains un ouvrage inconnue;
livresse de la feuilleter,d'en gouter toutes les promesses avant même de se plonger dans sa lecture...

Hors ligne Pistolero

  • Calligraphe
  • Messages: 123
  • Oook ?
Re : Vivre Pleinement - à 100%
« Réponse #5 le: 02 Août 2007 à 19:40:59 »
Que vous le vouliez ou non, on vit selon des règles ou des codes, établies à divers niveaux, personnels ou extérieurs. Ces règles, si elles sont parfois contraignantes, prodigue une stabilité dont bien des gens ont besoin. Abandonner ces règles ne signifie que en adopter d'autres, peut-être pour le plaisir d'affirmer qu'on les a choisi, quoiqu'il en soit ce sont toujours des règles.

"Vivre pleinement" pour moi n'a aucune signification, si ce n'est celle de vivre, tout simplement. Car si on forge notre vie en fonction de ce qu'on voudrait en faire, on la forge aussi en fonction de ce que l'on a fait par le passé. En gros, passé et futur font parti du présent. "Vivre pleinement pour soi" est tout simplement une hérésie.

Finalement, j'associerais le concept de "vivre pleinement" au bonheur. Dans ce cas-là, on peut facilement comprendre les écarts d'interprétation suivant les individus. Pourtant, s'il s'agit de ça, le bonheur est éphémère et demandera donc une remise en cause ainsi qu'une surenchère constante. Et je ne suis pas certain qu'une recherche constante, à chaque instant de sa vie, du bonheur soit une approche raisonnable.

De plus, la notion de 100% a vraiment un coté excessif, voire obsessionnel, alors qu'une approche contemplative des choses est parfois nécessaire à bien des degrés.
La science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons

celmakie

  • Invité
Re : Vivre Pleinement - à 100%
« Réponse #6 le: 07 Septembre 2007 à 18:08:38 »
En fait il s'agit plus ou moins d'une interprétation d'Epicure à un degré un peu différent.
Quelques petites choses me gènent dans l'analyse de départ de Lalilulelo.
Premièrement associer le fait de vivre pleinement à la mort possible à chaque instant. Ce n'est pas la bonne raison à mon avis.
Déjà parce que se dire ça, revient à renier toutes les règles, même celles qui concernent notre propre santé, à pratiquer le déni total, en se disant "tfaçon je mourrai un jour, donc je peux".
Alors on peut boire, fumer, s'empiffrer, profitant dans l'instant de choses agréables (mais les antiques, et Epicure aussi, faisaient bien la différence entre ce qui est agréable, et ce qui est bon) mais à long terme, on en revient à être nihiliste.
Chaque chose a des conséquences (l'effet papillon).
Je sais que Lalilulelo ne parlait ni de nihilisme, ni du fait de pratiquer la démesure, mais c'est ce qu'engendre, pour moi, le fait d'attribuer la conséquence de l'attitude Epicurienne à un effet qui est la mort.

Ensuite il résume bien, pour le reste, la clé Epicurienne du bonheur:
faire de chaque seconde un instant de plaisir. Respirer une bouffée d'air frais, une fleur , manger un pain au chocolat tout chaud de bon matin, ou bien ouvrir son coeur et ses bras à la pluie.

Reste que l'applicabilité de tout cela, dans un monde où l'on paie des impots, ou l'on est bousculé, contraint à des choses qui ne nous intéressent pas forcément, (bosser 7h par jour, s'entasser les uns sur les autres, vivre dans le stress, entretenu par le monde, les médias, les délinquants, etc...) relève parfois de l'impossible.

Par ailleurs le fait de penser à la mort prochaine empêche toute idée de projet. On n'apprend pas le piano sans souffrir, et on le fait d'une part parce qu'on aime ça, d'autre part parce qu'on espère, à terme, pouvoir en jouer correctement.
Ce n'est pas malsain de se projeter, bien qu'il faille vivre dans le présent, mais sur ce point Pistolero a raison, le présent, le passé et l'avenir ne font finalement qu'un.

Sur la question de la fuite du temps enfin, c'est un fléau très dur à combattre. Beaudelaire en souffrait, ainsi que de nombreux autres.
La seule réponse valable à mes yeux, consiste à se dire qu'il vaut mieux vivre de remords que de regrets.
Tenter, essayer, chercher, voyager faire ce qui est pour nous un rêve, me semble le plus adapté à une vie "justifiée". J'ai toujours considéré que les gens aigris, qui ne trouvent pas leur bonheur dans la routine mécanique d'une vie bazardée et retenue par des barrières psychologiques (si je me retrouve sans rien? Si ça ne marche pas? Si pendant que je tente d'ouvrir mon entreprise un crack boursier me ruine totalement? Si j'écris mon bouquin et qu'il ne se vend pas? etc...) sont quelques part déjà morts.
Un ami artiste m'a dit un jour que la première réponse qu'on lui fait lorsqu'il dit qu'il essaie de vivre du théâtre est la suivante "et si ça ne marche pas?"

Demande-t-on à un étudiant : "et si tes études ne réussissent pas que feras tu?"
On a dit à mon ami "comment tu feras pour avoir un boulot, une femme, des gosses, et une vie à 35 ans si tu n'as pas réussi dans le théâtre? Tu y penses?"

Il a répondu que si il avait un boulot de 7h par jour, dans une branche qu'il n'aime pas, une femme, des gosses, un labrador, et une paie familière à la fin du moi, ce serait l'heure de se pendre...

Chacun sa conception, la seule vraie chose à ne pas faire, c'est se mentir à soi même; faire semblant d'être heureux.
Certains bien sur aiment une sécurité routinière, vivre avec et pour leur famille, et sont pleinement heureux comme ça.
Beaucoup aussi ne vivent pas leur rêve, ou n'y croient pas parce qu'on pratique beaucoup le culte du "ça ne marchera jamais".

La différence entre ceux qui vivent leur rêves, et ceux qui ne le font pas, c'est simplement que les premiers osent, tandis que les seconds regrettent...

 


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