Yo

Il n'y a pas si longtemps j'ai posté dans le topic défi dans l'espoir de me faire totalement déchirer avec un truc super déjanté. Au final on m'a proposé un sujet, comment dire.... jugez par vous-même

:
Je te défies de me retranscrire cette affaire (celle du vol de sucre d'orge à Poneyland en 1537, oui oui j'étais serieuse) en un texte de la taille que tu veux (mais en prose quand même)(pas trop court non plus), donc le héros principal doit être l'inspecteur Mr. Fleurette la Moufette, membre honorable da la guilde de la Guimauve Dodue, et je veux de la déjante, et des explosions de fleurs, et des papillons multicolores qui volent de partout. Voilà.Autant dire que j'ai pas été déçu

Bon c'est pas mignon, j'ai essayé au début mais moi le mignon ça me parle paaaaas

Et j'ai pas trop prit le temps de corriger aussi, bref allez-y lynchez-moi
Céréales-killer à Poneyland Après un long repos bien mérité, les premières lueurs de monsieur Soleil pointaient le bout de leur nez, elles illuminaient le gentil royaume de Poneyland de leur douce chaleur.
« Coucou les amis ! » fit-il.
« Coucou monsieur Soleil ! » répondirent en cœur madame Foret et ses filles.
Mademoiselle Colline quant à elle affichait un joli sourire, tandis que de gentils animaux tout mignons gambadaient dessus. En cet an 1537, monsieur Seguin leur avait permis de partir à la découverte du monde.
Bêh la Moumoutte faisait partie du troupeau de chèvres caracolant en tête, le vent s'engouffrait dans sa grosse touffe afro à la mode du coin, pendant que Bêh-bête son frère mâchouillait de gentilles petites plantes vertes.
« Coucou monsieur Bêh-bête ! » firent-elles.
« Coucou les plantes ! » répondit-il avant de les écraser sous ses dents.
Soudain ils virent au loin une silhouette gambader gracieusement vers le château de Poneyland. C'était un poney au corps rose avec des paillettes en forme de cœur tout partout, ils auraient bien voulu lui faire coucou mais il paraissait pressé.
Poni le Mimi passa en hâte les mignonnes portes du château qui souriaient nuit et jour, puis escalada les marches en forme de touches de piano, qu'importe la vitesse à laquelle on montait ils produisaient toujours une gentille douce mélodie. Il entra dans la salle du trône où le roi, Pona le Papa, s'occupait d'arroser les arc-en-ciels de fleurs tapissant les lieux. C'était un poney de couleur bleu ciel, très vieux, mais mignon tout de même.
« Mon roi. Une tragédie vient de se produire» commença-t-il.
La tension augmenta quelque peu, au dehors le méchant monsieur nuage débarquait, puis une pluie de chocolat chaud s'abattit sur le royaume.
« Oh mon dieu ! Ne me dites pas que de vils mécréants ont osé enlever ma femme pour la violer, la torturer, puis la découper en morceaux pour après donner ses restes à manger à mes enfants ! »
« Euh... Non, mon roi »
« Dommage... Que s'est-il passé alors ? Est-ce plus grave ? »
« J'ai bien peur que si. »
Miaaaou. Un tonnerre miaula au dehors. « Quelqu'un vient de voler notre réserve d'orge. Nous ne sommes plus en mesure de fabriquer notre si délicieux sucre ! »
Le roi relâcha son arrosoir de surprise, il recula d'un air hébété tandis qu'un nouveau tonnerre miaulait.
« Diantre ! Sacrebleu ! Sa... Sa... »
« Non mon roi, reprenez-vous ! »
« Sa... Sa... Saperlipopette ! Désolé pour la vulgarité Poni, c'était plus fort que moi. Ils osent voler mon sucre cinq jours avant notre Oktoberfest sacrée, les salopes... Voici vos ordres, partez pour Métropoenis, seul l'inspecteur Fleurette la Moufette sera en mesure de boucler cette affaire dans la plus grande discrétion. »
Poni le Mimi fit une révérence puis quitta le château.
La pluie avait cessé. Il en profita pour léchouiller un peu de chocolat sur les gentils pavés qui lui firent coucou. Il monta ensuite sur l'autoroute que formait l'arc-en-ciel A5. Ils prévoyaient cinq minutes d'embouteillages, sans doute à cause du festival punk de la ville qui avait lieu ce week-end. L'occasion de voir les derniers groupes de rebelles troubadours gratter leur instrument de bois, faisant bouger les crêtes rose bonbon ou bleu fluorescentes de groupies en furie. Poni le Mimi détestait l'odeur d'eau précieuse qui caractérisait ce genre de fêtes, mais il aurait aimé y assister tout de même, rien que pour les explosions de fleurs et le balai de papillons multicolores qui clôturaient le festival.
Arrivé aux murs de pain d'épices de la ville, saveur hot chili pepper. Poni parti vers l'adresse où traînait toujours Fleurette la Moufette .
Le domaine pas enchanté, une taverne au rose vieillissant qui servait du champomi périmé. Ce lieu servait aussi de quartier général pour la très célèbre guilde de la Guimauve Dodue, dont le plus grand exploit fut l'arrestation du dictateur Adolf Ypleure, qui voulait dorer au four tout le royaume de Pizzeria.
Poni trouva Fleurette la Moufette assit dans un coin sombre de la taverne, il sirotait du champomi dans une paille en forme de cœur. Il s'approcha de lui sans crainte pour l'odeur, depuis qu'on lui avait arraché ses glandes anales lors d'une mésaventure à Charcuté-ville, Fleurette la Moufette ne puait plus du cul.
« Le roi vous confie une importante mission Fleurette » commença-t-il.
« Laissez moi deviner, retrouver le voleur d'orge ? »
« Les rumeurs sont donc vraies ! Vous êtes un génie ! » s'exclama Poni le Mimi.
« Non non non, c'est juste qu'il ne se passe tellement rien à Poneyland qu'au moindre incident c'est la pagaille, franchement vous imaginez ce que c'est que d'être inspecteur dans un royaume où tout le monde dit coucou à tout le monde à longueur de journée ? Des fois j'ai envie de mettre le feu partout bon sang ! Détestez-vous un peu bandes de couilles molles ! Un petit meurtre de temps en temps ça peut pas faire de mal si ? Non mais j'vous jure les gens de nos jours, aucun respect pour la police. Comment on fait nous après pour vivre hein ? »
« Et euh... pour le voleur ? »
« Bah je m'en occupe »
Il déposa quelques pièces sur la table puis se dirigea vers la sortie.
Fleurette la Moufette avait résolu jusque là toutes ses affaires, mais rien de bien transcendant dans ses dossiers. Le mois dernier par exemple, mis à part coincer un groupe de sorcières sataniques adeptes de jiu-jitsu, et coffrer une mafia de druides qui dealaient de la poudre magique, il n'eut rien à se mettre sous la dent. Cette affaire d'orge était donc la bienvenue, surtout que leur culture était en plein boom ces derniers temps, les champs s'étendaient sur des hectares, et on disait le roi très friand de ce genre de sucreries.
Fleurette la Moufette connaissait justement un cultivateur dans la région, Dédé le fêlé, un poney jaune moutarde qui ne manquait pas de piquant. On lui avait fauché la moitié de son orge, ce n'était pas si terrible comparé aux autres. Il le trouva comme à son habitude dans un des bordels de Métropoenis,
Le chaud Poney. Au vu de sa mine exténuée, Dédé avait comme qui dirait assuré.
« Toujours aussi actif à ce que je vois Dédé »
« Hé je profite du peu d'argent qu'il me reste, avec cette histoire de faucheur d'orge je vais être dans la merde dans pas longtemps »
« Des infos ? »
« Des rumeurs... Il paraît qu'hier la cousine du frère de l'ami de Frite la Presbyte, elle a entendu dire que quelqu'un a tenté de faucher les champs d'Ursule la Pustule. Mais le bougre a réussi à chasser le voleur »
Fleurette la Moufette connaissait bien Ursule la Pustule, à l'époque c'était un sacré bon peintre, ses portraits de charmantes Poneylandaises dévêtues vous émoustillait au plus haut point, la perfection des courbes du fessier, le regard langoureux qui vous hypnotisait, ses œuvres étaient perversement parfaites. Malheureusement pour lui, une certaine organisation obscure nommé
Familles de Poneyland trouva ses peintures trop choquantes pour leurs petits poneys innocents. Pour ne rien arranger le pape de l'époque, un certain May-call Jackson, refusa de le soutenir sous prétexte qu'il avait refusé de prendre des enfants pour modèle.
Il trouva justement Ursule la Pustule entrain de peindre quelque chose. Il y avait assez de rose et de sourires pour irriter Fleurette la Moufette.
« Y paraît qu'on a tenté de te voler hier»
« Ouais y parait... »
« Une idée de qui c'était ? »
« Tu ne me croira jamais, c'était Nyan-Catinou le Minou. »
Et le tonnerre miaula de plus belle.
Nyan-Catinou le Minou, ce seul nom suffisait à faire trembler de terreur les habitants de Poneyland. En cet an 1537, on pouvait le considérer comme le plus grand criminel du siècle, voire du millénaire, voire de tout les temps ! On disait que le seul fait de l'écouter chanter pouvait rendre fou n'importe quel poney, les paroles envahissaient l'esprit et n'en ressortaient plus jamais. On appelait cela :
la malédiction du Nya nya nya.
Fleurette la Moufette ne comprenait pas pourtant, pourquoi le plus grand criminel de tout les temps irait faucher de l'orge ? Que pouvait cacher ce genre d'acte ? Préparait-il quelque chose de plus grand ?
Aucun doute, il devait consulter son maître, le détective Derrick l'escargot. Mais à peine voulu-t-il prendre le toboggan qui menait à l'autre bout de Métropoenis, qu'il eu un déclic, un flash de génie, tout devenait clair désormais.
Nyan-Catinou le Minou ne fauchait pas l'orge par simple sadisme terroriste écologique anti-OGM. Il cherchait en réalité à invoquer le dieu du mal en personne, scellé depuis des siècles dans un grain d'orge transgénique. La calamité venue d'un autre monde, le fléau de Poneyland, le messager de la fin du monde... Justin Bieberon...
Miaouuuuu.
Si le dieu du mal allait chanter, il n'y avait qu'un seul endroit où il pouvait toucher le plus d'innocents possible. Le festival punk...
Re-
Miaouuuuuu.
Mais à vrai dire, Fleurette la Moufette n'avait aucune envie d'aller au festival. S'il sauvait Poneyland maintenant, il allait se retrouver au chômage dans pas longtemps, mais si Justin Bieberon débarquait, les choses pouvaient devenir intéressantes pour lui.
Le choix était donc vite fait, Fleurette la Moufette se fourra du coton dans les oreilles, puis parti tranquillement siroter son champomi. Il allait avoir du boulot demain, beaucoup de boulot...