Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

12 Juin 2026 à 01:56:54
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Merde, raté.

Auteur Sujet: Merde, raté.  (Lu 2026 fois)

Hors ligne Nhil

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Merde, raté.
« le: 07 Juillet 2012 à 05:05:39 »


Il a plu et je me suis pété la gueule. C'était pas la première fois que je titubais et me retrouvais à brouter l'herbe ce soir-là, mais je sentais bien que ce coup-ci je me relèverais pas. Il n'est d'abord tombé que quelques petites gouttes, et d'un coup, sur mon corps, mes vêtements, mon visage, à l'intérieur de la capuche de mon blouson, se sont jetées des milliards de particules d'eau. Affalé sur le flanc, des mèches de mes cheveux fuyant l’élastique qui tentait en vain de les contenir se mêlaient à la boue. 
J'ai entendu des voix - pourquoi j'avais pris mon téléphone ? - et on m'a tiré en arrière, on me prenait par les bras. Je crois même qu'avec l'aide des pompiers, j'ai fait deux ou trois pas.

Blanc. Mouvement. Visage familier. Boum boum, boum boum, mon cœur qui surchauffait. C'est à peu près tout.

J'ai bougé la tête de droite à gauche, reconnu vaguement une chambre d'hôpital et le bip strident, irrégulier de l’électrocardiogramme. Je crois que ma première pensée a été un truc du genre : « merde, raté ». 'fin, je crois pas qu'on puisse vraiment appeler ça une pensée. Ces dernières, dans la brume, perdaient leur masse lexicale pour devenir des sensations sensées, des réflexions s'imposant à mon esprit sans s'alourdir du poids des mots.
Dégagez, les cathéters ! C'est le seul mouvement que j'ai réussi à m'accorder, mais qu'on me présente un seul individu en état de semi conscience capable de résister  à la pulsion de se débarrasser de ces putains de corps étrangers. Faut croire que j'avais bien fait le bourrin, ou que je m'étais déjà réveillé plus tôt sans en garder le souvenir, parce que j'ai clairement pu distinguer deux trous dans mon bras. Et ce truc, cette espèce d'aiguille! Comment un bordel aussi long avait pu rentrer aussi profondément dans ma chair?
Vous pouvez pas imaginer la jouissance que j'ai éprouvée en extirpant ce répugnant tube en plastique.
Une infirmière est entrée, a claqué la langue en signe d'agacement en voyant mon œuvre et le sang  se répandre, remis le tout en place, tripoté deux trois machines et est repartie aussi sec.

Je ne sais plus combien de temps j'ai passé comme ça, peut-être deux jours. Je voyais des proches, mais leurs visites ne me laissaient guère plus que des impressions. Dans mon délire, je me disais que si jamais Dieu existait, peut-être que je l'avais vu, qu'il m'avait dit « Pierrick, tu as le choix. Tu peux mourir aujourd'hui, mais regarde ce que te réserve l'avenir », que j'avais fait mon choix et décidé de rester sur Terre. Bien entendu, agnostique, j'ai vite relégué tout ça au rang des théories hautement improbables, mais vachement cool quand même.

Il a bien fallu que je renoue avec la réalité. Toujours ce bip, bip, biiiip, BIIIIIP. Je m'y étais plus ou moins habitué mais plus j'émergeais, plus cette merde me vrillait les nerfs. D'ailleurs, depuis cet événement, je n'ai jamais plus pu le supporter.
Ça a été le défilé, ma sœur, mon père, ma mère, des amis (deux, en fait). Tout ce petit monde tentait, chacun à sa façon, de me réconforter, pendant que mon bidon de pisse traînait à côté de mon lit. Ma mère avait réussi à sauver mes clopes, mais elles étaient trempées, elle les avait gardées dans une boîte étanche. Ouais, j'étais passé à ça de la mort, et elle avait pensé à récupérer, sécher, conserver mes Camel. Les petits gestes de la vie quotidienne perdurent, show must go on. C'est à cette occasion qu'elle a recommencé à fumer, d'ailleurs. En tirant sur les restes d'un paquet resté dans la poche de mon demi cadavre.

Doliprane et Spasfon mis à part, pour des raisons évidentes, un peu de tout ce qui se trouvait dans ma pharmacie y était passé, j'avais pioché dans le tas de plaquettes un peu au hasard, en en laissant toujours une ou deux afin que leur disparition ne soit pas trop voyante. Puis j'ai délivré un à un les pilules et comprimés de leurs emballages pour les déposer dans un petit sac plastique, le tout à destination de ma poche intérieure.
On pourrait s'imaginer que j'ai fait ça un peu au hasard, sur un coup de tête, mais j'avais passé les différentes méthodes de solution finale à usage personnel bien en revue.

La défenestration? Pourquoi pas, j'habitais au sixième, j'avais essayé de sauter mais franchement c'était pas mon truc. Vous saviez que quatre-vingt dix pour cents des personnes chutant d'une telle hauteur ne meurent pas sur le coup ? Ça donne à réfléchir, quand même.
Il y avait la pendaison, aussi. La poignée de ma porte n'a pas été convaincante lors des tests préliminaires, et je risquais d'avoir l'air louche en perçant un trou pour accrocher un crochet à mon plafond. Sans compter que je ne voulais ni être interrompu, ni que ce soit ma famille qui me découvre dans cet état.

Restait donc tout ce qui pouvait se faire en extérieur. Se tailler les veines ? Les coupures et le sang (mes coupures et mon sang à vrai dire) me font tourner de l’œil. L'autoroute ? Pas question d'occasionner un accident, je devais être la seule victime. Bref, j'en suis venu au combo médicament plus alcool, qui promettait d'être létal si les comprimés étaient assez efficaces, ce dont je ne doutais pas étant donné les maladies qu'on se trimbale dans ma famille, et à un charmant petit endroit relativement désert propice à la mélancolie suicidaire. Il s'agissait des rives d'un fleuve ornementées de lourdes pierres et de saules pleureurs, baignant dans un calme troublé uniquement par le passage de trains sur le chemin de fer se situant à proximité. Les ingénieurs en charge de la construction de cette zone avaient sans aucun doute pour but d'instaurer l’atmosphère la plus morbide possible.

J'avais prévu de jeter toutes les boîtes en extérieur, mais la flemme m'en avait empêché. Finalement, les médecins ont appelé chez moi, pour qu'on fouille dans ma poubelle, afin de savoir ce que j'avais pris et donc les traitements à m'administrer.
Je fais par conséquent parti du club très sélect des individus sauvés par leur fainéantise.

On m'a laissé plusieurs jours dans cette chambre, le temps de pouvoir tenir à peu près debout. Ma perf devait souvent être changée. Une fois, l'aide-soignante a merdé avec la valve, l'a ouverte à fond, et pendant qu'elle se dirigeait vers la sortie mon pouls a commencé à s'emballer d'un coup ; presque paralysé, j'ai articulé un genre de « Oueeeerf », comprendre « mademoiselle, s'il vous plaît, il semblerait puisque je vois sur le moniteur mon rythme cardiaque passer les deux cent pulsations à la minute, que je sois en surdose, serait-il par conséquent possible de juguler l'alimentation de mon traitement? ». Première pulsion de survie. Vraiment étrange.

Une autre fois encore, une jeune infirmière est venue changer mon jerrican. Elle m'a sorti, le truc à la main :
« Vous vous appelez bien Pierrick ***** ?
Oui, pourquoi ?
Moi c'est ******, on était en primaire ensemble !
Parler m'était difficile, avec l'effort et la surprise, je me suis exclamé un peu brusquement :
Ah bon ? C'est vrai ? »
La vision d'un type qui dans le gaz suite à une prise massive de médocs se réveille presque et se relève même un peu a dû bien la faire flipper, elle est partie direct pour ne plus revenir.

 Tout le reste, je le crains, est un peu banal. Dès que j'ai été en état, j'ai demandé que l'on m'apporte mes carnets, pour écrire. On m'a ramené ma guitare quand j'ai changé de service pour aller chez les vieux à cause des complications cardiaques. J'apprenais seulement et le personnel me faisait chier à insister pour que je leur joue un truc alors que je peinais déjà à sortir Zombie des Cranberries sans faute. Un psy est venu. Au fil de l'entretien, mes réponses restant laconiques, son regard est passé d'interrogateur à inquiet, pour finir par le limite paniqué. Mes talents d'orateur et pas mal de chance m'ont préservé de l'hôpital psychiatrique. Je fumais en fraude par la fenêtre qui ne s'ouvrait que de cinq centimètres.
Et je suis sorti.

J'en veux pas à celui que j'étais d'avoir fait ça, sauf peut-être pour le choix vraiment ridicule de la Vodoo pour faire descendre le tout. Je lui suis juste reconnaissant de s'en être sorti.
On me reproche souvent de ne pas regretter ce que j'ai fait. Oui, je me rends compte, je t'aurais pas connue, on aurait pas eu notre fils. Mais que dire à quelqu'un qui n'arrive à entrevoir aucun échappatoire? J'aurais pas été foutu de m'en empêcher moi-même.
Je sais même pas pourquoi je vous raconte tout ça, en fait. Peut-être juste pour partager un avant-goût de la mort, et de la renaissance. Pour le plaisir de faire un Happy Ending.






(Ce commentaire se situait initialement avant le texte) 
Bon, bon, bon. J'hésite encore à l'heure où je tape ces lignes à poster ce texte. Est-il assez "littéraire"?
En tout cas, j'ai failli faire un avertissement pour le contenu, mais finalement je ne trouve pas vraiment ça choquant. Disons que si vraiment vous êtes ultra hyper sensible, ne le lisez pas.
Autrement, c'est vraiment personnel, d'où mon hésitation à poster, mais j'ai vraiment fait le maximum pour ne pas en faire un truc bancal et sans intérêt. A vous de me dire si ça passe. Autrement, c'est sur que si vous n'aimez pas le genre "tranche de vie"  vous pouvez passer votre chemin ^^ . Quoi qu'il en soit, s'il y a des remarques à faire, je les écouterai avec plaisir, hors de question d'être complaisant parce que c'est plus ou moins intime, au contraire j'ai vraiment envie d'améliorer ce texte à fond.
Je palabre, je palabre, j'ai pas envie de le faire. Allez, go.
« Modifié: 10 Juillet 2012 à 12:12:31 par Nhil »
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Re : Merde, raté.
« Réponse #1 le: 07 Juillet 2012 à 21:18:56 »
Bon alors ça m'arrange que tu ais demandé à ne pas prendre de gants parce que je ne sais pas le faire et que donc sans cette remarque je n'aurais rien posté.
Je veux dire je vais pas m'étaler en sollicitude, je ne te connais pas...
Mais même si je vais écrire sans tenir compte du sujet, je tiens a se que tu saches que j'éprouve du respect pour ton courage et de la compassion pour ce que tu as dû traverser.

j'ai vraiment envie d'améliorer ce texte à fond.
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas combien de temps tu y a consacré mais a mon avis ce genre de texte doit rester assez spontané.

j'avais pioché des plaquettes de ci, de là, en en laissant toujours une ou deux afin que leur disparition ne soit trop voyante.
[...]
J'avais prévu de jeter toutes les boîtes en extérieur, mais la flemme m'en avait empêché. Finalement, les médecins ont appelé chez moi, pour qu'on fouille dans ma poubelle, afin de savoir ce que j'avais pris et donc les traitements à m'administrer.
Là je suis pas sûre mais moi j'ai tiqué. D'abord tu prélèves dans des plaquettes (donc tu laisse les boites) ensuite tu parles des boites dans la poubelle.

par le passage de trains sur le chemin de fer se situant à promiscuité.
"proximité"

Je fais par conséquent parti du club très sélect des individus sauvés par leur fainéantise.
Bon ... j'aime beaucoup cette phrase au milieu de ce texte.

Tout le reste, je le crains, est un peu banal.
Mouai alors justement au titre de ce qui manque je pense qu'il y a de la matière sur la suite.
Je trouve que tu passes vite sur le psy.. et puis le retour au monde réel, les réactions des gens..
Personnellement si je devais réclamer quelque chose ça serait ça.

Sinon je partage l'avis de Songe tu ne devrais pas signaler que c'est autobiographique.
Je veux dire que cela biaise la lecture.
C'était très fort en tout cas de mon point de vue.
Mais j'aurais préféré l'apprendre après... un peu comme dans "Into the wild"
« Modifié: 07 Juillet 2012 à 21:21:20 par kodama »
Si tu veux tout savoir, moi aussi.
Jette-lui la pierre dans le doute.
Les grandes choses sont celles qui ne s'achètent pas.

Hors ligne Nhil

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Re : Merde, raté.
« Réponse #2 le: 07 Juillet 2012 à 22:47:15 »
Bon ça avait l'air de gêner tout le monde, donc j'ai placé le commentaire après le texte.

Donc, songedelumière:
j'ai modifié le "je suis pas con non plus", c'est vrai que ça faisait bizarre.
Pour les deux "en", effectivement à la base il n'y en avait qu'un seul, ça sonnait mieux, mais ce n'est plus français pour le coup. Peut-être modifier vers une toute autre phrase, mais sinon je préfère le garder comme ça pour l'instant.
Sinon j'ai modifié certains trucs.
En tout cas merci pour ton commentaire, ça fait plaisir de voir que ça marche ^^

Kodama:
Citer
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas combien de temps tu y a consacré mais a mon avis ce genre de texte doit rester assez spontané.
Ce que je fais de spontané est toujours un peu foireux. Je pense qu'il faut être dans un certain état d'esprit, c'est clair, mais ça se retrouve. Niveau spontanéité donc je peux repasser, ça fait longtemps maintenant, j'ai cherché pas mal de fois la formule adéquate afin de retranscrire ça au mieux. Justement, c'est trop important pour que je n'essaie pas d'en faire un texte le plus travaillé possible.

Citer
Là je suis pas sûre mais moi j'ai tiqué. D'abord tu prélèves dans des plaquettes (donc tu laisse les boites) ensuite tu parles des boites dans la poubelle.
Ah oui merde! Je corrige ça cet aprèm.

Citer
"proximité"
J'avais cherché ce mot pendant cinq vraies bonnes minutes  ><

Citer
Mouai alors justement au titre de ce qui manque je pense qu'il y a de la matière sur la suite.
Je trouve que tu passes vite sur le psy.. et puis le retour au monde réel, les réactions des gens..
Personnellement si je devais réclamer quelque chose ça serait ça.
Si je dois le faire ce sera sur un autre texte, en tout cas là c'est vraiment ce moment là que je voulais décrire. Après, le reste, ça m'intéressait moins, disons qu’étonnamment je trouve ça moins intime que le pourquoi, et la suite. Pour l'histoire du psy, j'ai pas grand chose de plus à dire, c'était vraiment un entretien vide de sens.

Merci pour ton commentaire aussi, je suis vraiment content que ça plaise!
« Modifié: 10 Juillet 2012 à 12:12:26 par Nhil »
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Hors ligne holden5

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Re : Merde, raté.
« Réponse #3 le: 09 Juillet 2012 à 14:15:19 »
Je trouve que c'est un très bon texte autobiographique, qui effectivement gagnerait encore plus à développer les remarques psychologiques; par exemple dans la scène avec l'infirmière qui s'enfuit et celle où les proches viennent rendre visite (pour que l'on comprenne mieux ce qui se passe et donner à ces personnes un aspect plus "réel" peut-être) En tout cas, les précisions très concrètes que tu donnes sur l'environnement permettent bien d'immerger le lecteur dans la situation.
Malgré le sujet, ça se lit comme du petit lait, c'est très percutant.
Allez, pour émettre une petite critique lexicale, je crois que j'ai été un peu gêné par l'expression "des milliards de particules d'eau" pour la pluie, parce que le type ne peut pas vraiment les compter, et que si "milliard" est de l'ordre de la description "subjective", alors "particules d'eau" est un peu trop scientifique...Enfin, j'me comprend  ;D
Au plaisir de lire le prochain !

Hors ligne Iseult

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Re : Merde, raté.
« Réponse #4 le: 09 Juillet 2012 à 14:26:11 »
Kikou,

Citer
'fin,
C'est trop oral pour de l'écrit .......... pour moi ça fait bizarre
Citer
Bien entendu, agnostique, j'ai vite relégué tout ça au rang des théories hautement improbables, mais vachement cool quand même.

elle m'a fait sourire cette phrase :)
Citer
je n'ai jamais plus pu le supporter.

 c'est laborieux à la lecture
Citer
Ouais, j'étais passé à ça de la mort, et elle avait pensé à récupérer, sécher, conserver mes Camel. Les petits gestes de la vie quotidienne perdurent,
C'est peut-être ces petits gestes qui lui ont permis de tenir ;)

Citer
en en laissant toujours une ou deux afin que leur disparition

Pareil que plus haut, un peu laborieux
Citer
Je fais par conséquent parti du club très sélect des individus sauvés par leur fainéantise.

La aussi ça m'a fait sourire

Citer
On me reproche souvent de ne pas regretter ce que j'ai fait. Oui, je me rends compte, je t'aurais pas connue, on aurait pas eu notre fils. Mais que dire à quelqu'un qui n'arrive à entrevoir aucun échappatoire? J'aurais pas été foutu de m'en empêcher moi-même.

J'ai tendance à me répeter devant l'adversité  "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" .......... cet évenement quelque soit la raison, a fait de toi ce que tu es aujourd'hui ( bon j'avoue là ça fait psycho de comptoir sorry :))

Sinon j'ai aimé comment tu as tourné ce texte, avec un pointe d'humour là où il faut, et je rejoins Kodoma, je me demande en voulant le retravailler s'il risque pas de perdre son "âme".
Il m'a en tout cas touché ;)
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

Hors ligne Nhil

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Re : Merde, raté.
« Réponse #5 le: 12 Juillet 2012 à 18:52:38 »
holden5: ouais peut-être que je vais le retravailler dans ce sens alors, pour l'allonger un peu. Pour le "milliards de particules", je ne vois pas trop par quoi le remplacer, j'aimais bien la sonorité.

Iseult: je vais réfléchir pour le 'fin, effectivement modifier le "je n'ai plus pu", enfin bref tenir compte de tes remarques très bientôt, mais là je suis en vacances et en famille alors pour l'ambiance nécessaire au travail d'un texte comme celui-là je peux repasser.

Et donc comme je l'ai écrit plus tôt, au contraire j'ai vraiment envie de le rendre le plus percutant possible en le retravaillant.

En tout cas merci de vos commentaires, je me répète mais ça me fait vraiment plaisir que ça vous ait plu ^^
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Re : Merde, raté.
« Réponse #6 le: 15 Juillet 2012 à 15:34:38 »
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C'était pas la première fois que je titubais et me retrouvais à brouter l'herbe ce soir-là, mais je sentais bien que ce coup-ci je me relèverais pas.
je bloque sur le "ce soir-là", on a déjà "ce coup-ci", ça fait beaucoup de déictiques pour le coup. Moi, je te conseillerais d'enlever "ce soir-là", ça allègerait la phrase je pense !

 
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Affalé sur le flanc, des mèches de mes cheveux fuyant l’élastique qui tentait en vain de les contenir se mêlaient à la boue. 
syntaxe error :D
il te faut un verbe conjugué, une proposition principale et puis "des mèches de mes cheveux" c'est méga méga lourd

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chacun à sa façon, de me réconforter, pendant que mon bidon de pisse traînait à côté de mon lit.

j'aime le détail !

 
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J'apprenais seulement et le personnel me faisait chier à insister pour que je leur joue un truc alors que je peinais déjà à sortir Zombie des Cranberries sans faute.
je n'en demande pas plus pour ma part 

Ben moi j'ai bien aimé le style de ce texte ! Je l'aurais bien vu plus long, peut-être en changeant un peu les faits, je sais pas, en trouvant une "fin" , enfin en t'éloignant peut-être un peu de ce qui s'est passé. Mais la longueur actuelle ne me gêne pas plus que ça  ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Jon Ho

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Re : Merde, raté.
« Réponse #7 le: 15 Juillet 2012 à 15:41:10 »
Il a plu et je me suis pété la gueule : J'adore quand ça commence comme ça. Ca change du " La pluie tombait sur les pavés d'une couleur triste. J'ai heurté une pierre et suis tombé. "  :mrgreen:
Joli texte, j'ai beaucoup aimé.

 


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