C'est le poème le moins "hermétique" que j'ai écrit.
Au départ c'était un trvavail d'écriture imposé par notre prof de français.
On devait imiter le style en forme de lambeaux de Charles Juliet
Ce qui donne à mon sens un poème intimiste sur mon enfance.
Bonne lecture !
Berceau
Une lumière intense.
Tes lèvres se fissurent.
Ta peau te brûle.
Ton souffle s’accélère.
Qui es-tu ?
L’image que te renvoie cette flaque.
Ne te perds pas.
Ne commets pas l’erreur de Narcisse.
L’Amour s’écoule,
De ton cœur boursoufflé.
Tu joues avec la mort.
Recherches-tu Ithaque ?
Ta demeure t’est voilée.
La mère est ta prison.
Le père une bougie dans la nuit.
Une douleur aiguë,
Intolérable
Une nourriture infecte,
Mangeable.
Ta bouche,
Sur les mamelles de ta génitrice,
Aspire le vide.
Grondement.
Tes larmes faméliques
Sont emportées une par une
Par la gardienne des secrets.
Tu cours à travers des débris.
Une lame délaissée.
Perles de larmes,
Flots vermeils.
Points de sutures.
Le sommeil t’est refusé.
Les danses avec les girafes s'interrompent,
Les courses avec les gazelles également.
Première prière.
En compagnie des singes fous,
Plus un sou.
Réponse mauvaise
Latte levée
Le prix du savoir.
Assoupi, tu rêvasses.
En chien de faïence,
Son regard sur toi
Latte levée.
Ton père te donne aux dieux,
Mains appétissantes, joues juteuses.
Il les convie au banquet.
Orgueil mal placé.
Il est condamné.
Tu restes coi,
Car,
Tu ne le connaissais pas.