Coucou,
Je n'ai pas lu les commentaires précédents. Je te livre ci-dessous quelques remarques, au fil du texte, sur cette lecture. Globalement, j'ai bien aimé ce texte, et notamment le thème abordé

As-tu le projet d'en faire un texte plus long ?
Comme si on lui avait retiré son âme, sa raison d'être. Comme un fruit que l'on aurait privé de son arôme sucré.
C'est personnel, mais j'aurais mis un verbe dans la première phrase. La rupture phrases verbales / groupe de phrases non-verbales me parait un peu brutale.
Un peu moins d'un an s'est écoulé et il est maintenant temps des constats
La tournure "temps des constats", me parait curieuse
Ici, on trouvait une table ; là c'était un piano. Il a laissé sa place
Comme tu énumères des objets, le "il" qui suit n'est pas très clair. Peut-être le remplacer par un mot plus précis ?
Alors on se sent comme un étranger sur un champ de bataille. Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer. Ce n'est pourtant qu'un appartement.
Je trouve l'image bien trouvée. Cependant, la façon de l'amener est peut-être un peu brutale, peut-être à cause de la phrase "Impuissant, face au constat du chaos que les guerres peuvent causer.", qui amène beaucoup d'idées d'un coup. A ce moment-là, l'idée de chaos s'oppose à la vision que j'avais d'un appartement vide, le chaos évoquant plutôt pour moi un grand fatras.
Attention aussi, je pense, aux répétitions du verbe être de façon générale dans la première moitié du texte.
On en rencontre certains pour les saluer, mais très vite, on est submergé par les démarches administratives.
On passe rapidement de l'observation de l'appartement, au regret des amis, puis aux démarches administratives, dont l'arrivée est un peu brusque dans le texte, à mon avis.
— Je n'ai que faire de couper le gaz, l'électricité, l'eau, le téléphone… Je veux simplement rester avec vous… Encore…
Le choix du dialogue m'a un peu surprise, dans la mesure où il me semblerait bizarre que le personnage dise ça à ses amis, voire même qu'il le pense tel quel dans sa tête (à cause de la tournure plutôt recherchée "je n'ai que faire" et du "vous")
La vie nous rappelle une nouvelle fois à ses basses considérations matérielles alors que l'on serait enclin à la poésie, à la rêverie.
C'est sûrement un ressenti très personnel, mais cette phrase me parait un peu convenue, à cause notamment de l'expression "basses considérations matérielles", qu'on rencontre souvent
Jusqu'à l'interrupteur du cabinet de toilette qui fonctionnait mal.
Détail drôle

je ne m'y attendais pas. Globalement, le texte manque peut-être de petits détails, d'odeurs, de couleurs,... qui le rendraient plus vivant.
Bref, je me répète, j'aime bien ce texte ! Je sais qu'il date un peu, mais je serais contente d'en lire une nouvelle version, si jamais

Bon courage pour la suite !