Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 novembre 2026 à 01:22:53
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Nox

Auteur Sujet: Nox  (Lu 3535 fois)

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Nox
« le: 01 juin 2012 à 21:19:02 »
Parce que c'est bien de commenter, mais il faut savoir aussi poster de nouveaux texte  :mrgreen:
Bon, à la base, ces poèmes étaient indépendant. Et finalement, je me dit que les mettre ensemble n'est pas forcément dénué de sens.
En tout cas, comme tous mes poèmes, je lui trouve un certain charme, mais quand je me met en phase "objectif", je le trouve nullisime...

Nox

1-
Je ne sais pas où je vais, où je suis,
Mes blessures, peu à peu, point par point,
S’ouvrent, et c’est une plaie béante.
Je plonge dans les excès, dans la folie.
Les limites n’existent plus, je sombre.
Sans fond, les abysses de mon extravagance
De ma souffrance, sans les cacher.
Regards étrangers et orgueil impétueux,
Se voiler dans le tumulte coloré
De l’ivresse timide, décadence dans l’âme.

2-
Il y a un gout d’interdit
Dans ces étreintes charnelles,
Et comme un feu glaçant
Dans le roulement de ta langue.
Il y a un gout d’ivresse,
De moiteur à peine réchauffée
Dans le froissement de nos peaux
Et la caresse de tes ongles.
Il y a, quelque part,
Un gout mystérieux, envoûtant
Qui m’oblige à continuer,
A hurler, à souffler.
Et il y a les pales fantômes
Du jour que nous gaspillons,
Des heures que nous dévorons
 Et le plaisir se répand.

3-
Froid, entre mes doigts,
Glacé au fond de ma bouche,
Gelé dans mon cœur
Sans soleil sans chaleur.
Mes lèvres gercées
Posés contre les tiennes,
Il n’y a plus d’émotion
Lorsque tu susurres ces mots.
Mes oreilles n’entendent plus,
Le silence de mon être
Résonne dans le vide
Que tu laisses trainer.


4-
J’éteins la lumière, encore une fois,
Et, dans l’ombre de ces murs,
Dans l’ombre de mes pensées,
Je me laisse aller, je me laisse tomber
Dans l’ennui, dans la nuit, sans envie.
Je ne me contrôle plus,
Ni mon être, ni mes sens,
Trop loin, trop lourde,
L’idée s’en va,
L’esprit divague, voyage,
Et moi, sans but,
Je dors.
« Modifié: 01 juin 2012 à 23:11:22 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Jon Ho

  • Invité
Re : Nox
« Réponse #1 le: 01 juin 2012 à 21:39:36 »
Bon je suis content de lire que tu n'appliques pas à tes poèmes les critiques constructives que tu dispenses à ceux des autres  :mrgreen:
Je te remercie d'avoir prit le temps de lire et de commenter mes travaux.
Mais à la lecture de ce texte, tes indications perdent de l'envergure qu'elles pourraient avoir.
Je ne pense pas que l'on puisse critiquer dans l'absolu, à moins d'être un genre de Noleau ou de Zemmour ( encore pire ). Il faut que toi, de ton côté, tu proposes des choses qui mettent la barre relativement haute.
Tu ne peux pas ( je pense, tout ça c'est mon point de vue bien sûr ) trouver qu'un poème est bateau quand toi ici tu nous offre un condensé conséquent d'une bonne partie de la flotte d'un pays comme le Danemark ( Par exemple ).
N'y vois aucune agression ni méchanceté. Je suis juste un peu déçu.
En lisant tes critiques, je me disais que tu arrivais à mettre le doigt sur des choses très justes.
Ton texte est loin d'être nullissime sans pour autant avoir de charme. Un arrière goût de déjà lu.
J'espère ne pas t'avoir froissé, je voulais juste te faire part de ça.
Bonne soirée



Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Nox
« Réponse #2 le: 01 juin 2012 à 21:45:17 »
Ah non mais t'en fait pas. Je prends ça très bien ;)
C'est que justement, tu as mis le doigt sur otut mon problème : je suis totalement archi bateau et pas du tout de haut niveau ! Mais je déteste ça chez les autre. Ce qui explique peut-être que je déteste le trois quart de ce que j'écris. Même si forcément ils sont un peu attachés à un bout de moi.
Mais de là à dire que parce que j'écris de la merde, mes commentaires perdent de la valeurs, je m’interroge...

Bref! Merci d'avoir lu quand même !
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Jon Ho

  • Invité
Re : Nox
« Réponse #3 le: 01 juin 2012 à 21:54:25 »
Non non non, j'ai jamais dis que tu écrivais de la merde !!!
Je serais qui pour dire ça ?
Tu ne peux pas dire que tu détestes les 3/4 de ce que tu écris et venir présenter ton travail sur un forum où les dents aiguisées de certain vont te tailler en pièce...
En tant que prophète tu devrais le savoir ^^
Soit t'es un peu SM ?
Soit tu présentes les choses comme étant nulles en espérant une forme de clémence.
Enfin bref , je vais pas polluer ici sinon je risque la chevrotine anti floodeur

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Nox
« Réponse #4 le: 01 juin 2012 à 21:59:06 »
Non, là c'est pas vraiment du flood. Enfin, je pense. Euh. D'après mon expérience.
Maisl à par exemple, c'est du flood  :mrgreen:

Non mais c'est l’impression que laisse ton commentaire, que j'écris mal et sans une qualité (ce que je ne renie pas vraiment en soi).
Mais si je dis que j'écris de la merde, c'est que je le pense; Et encore, j'ai fait des progrès depuis que je suis ici (encore heureux !). Et donc si je poste, c'est justement pour m'améliorer au moins sur la forme, sur la façon de dire; parce que sur le fond, il faut croire que je suis totalement bateau  :mrgreen: Et puis je ne m'aime pa beaucoup tout court...
Bref !
Du coup, tu pourrais être plus précis dans ta critique, ça m'aiderai peut-être.
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Rain

  • Palimpseste Astral
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Re : Nox
« Réponse #5 le: 01 juin 2012 à 22:23:00 »
Jon Ho : commenter et écrire, ce n'est pas exactement la même chose. On peut tout à fait comprendre les points faibles d'un texte en les indiquant sans pour autant parvenir à les améliorer tout de suite soi-même. C'est un processus qui prend du temps et qui n'est pas facile à appliquer, même avec des efforts. Surtout, je pense qu'en tant qu'auteur de ces textes, lorsque Zephyr les voit, il distingue autant voire plus de défauts que toi dans l'écriture - c'est un peu notre lot à tous, j'ai envie de dire. De mon point de vue, ça n'altère en rien la qualité de ses commentaires, et ça ne les rend pas moins intéressants. Parce que les commentaires, en tout cas sur ce forum et concernant la plupart des membres, n'ont généralement rien d'absolu, ils ne se veulent pas des commentaires de maître visant à aider des apprentis ; ce sont des avis d'auteurs qui apprennent également à écrire, et les erreurs qu'ils relèvent chez toi, ils doivent souvent tenter de les corriger eux-même dans leurs propres textes. Rappelle-toi que ce sont simplement des observations, des avis personnels, des sentiments de lecture, et une tentative de pointer du doigt les endroits qui paraissent gênant  et que ça sert autant à l'auteur qu'à toi. C'est en commentant, je trouve, qu'on peut apprendre le mieux à évoluer, et en l'occurrence, Zephyr fait de bon commentaires, donc je pense pas que son esprit d'analyse puisse être remis en question.

Si je dis tout ça, c'est parce que je pense que commentaire et écriture, bien que liés, ne relèvent pas tout à fait de la même compétence, et qu'il n'est pas pertinent de juger de la qualité d'un commentaire à l'aulne de ce qu'on perçoit des textes de l'auteur - surtout si le commentaire t'a paru pertinent.


Bref, revenons en au texte de Zephyr  :P

En fait, je ne suis pas trop sûr de pouvoir te commenter - tu sais que la poésie et moi, ça fait à peu près trente six mille huit cent soixante quinze virgule quatre. Je vais donc me contenter de dire que ce ne sont pas les textes que je préfère de toi, j'y retrouve pas les images chouettes de tes autres poèmes, et donc j'ai un peu de mal à décoller avec - même si j'ai bien aimé les quatre quand même ! Particulièrement les deux derniers vers du quatrième, je sais pas trop pourquoi. En dehors de ça, j'ai trouvé une ou deux fautes :




Un gout mystérieux, envoutant
Envoûtant, non ?

Et il y a les pâles fantômes
Du jour que nous gaspillons,
Des heures que nous dévorons
 Et le plaisir se répand.
Ah, si, les pâles fantômes du jour, ça j'aime bien. Du coup, j'imagine le monde comme un grand moulin, avec le soleil au centre et les pâles qui tournent autour et s'enfoncent peu à peu dans la nuit, pour émerger de l'autre côté, non décidément, l'idée me plait.

Lorsque tu susurre ces mots.
Mes oreilles n’entendent plus,
Le silence de mon être
Résonne dans le vide
Que tu laisse trainer.
Susurres et laisses.


Et, dans l’ombre de ces murs,
Dans l'ombre de ces lieux, l'oeil torve et suspicieux, il n'a plus aucun doute sur ce félon fielleux... Il l'observe avec ire, il voit clair dans son jeu : cette larve de lampyre n'est qu'un étron véreux ! La bête en lui s'éveille soudain d'un lourd désir, celui de l'estoquer, et de le voir gésir ! Dès lors, tel un faucon s'abattant sur sa proie, il lui assène un coup bas, le transperce et le broie ! MOUAHAHAHAHAHA !
Hum, bref. Oui, donc, tu auras saisi la référence à laquelle me fait penser ce vers  :mrgreen:


Et voilà. Globalement, je préfère tes autres, mais ceux-ci sont sympas aussi ^^.


PS : Ah, je vois que ça a écrit sans moi  :P. Mais tu sais, Jon, on est pas mal ici à objectivement trouver qu'on écrit mal, moi le premier. C'est peut être une forme de masochisme de poster alors que certains trouve des relents éragoniens dans tes textes quand les autres vomissent la niaiserie qu'ils y trouvent, mais je pense pas que ce soit une recherche de clémence. Ca peut venir d'une envie de s'en débarrasser, ou bien, malgré tous les défauts objectifs qu'on y trouve, d'une forme de fierté subjective qui nous pousse à partager. Ca peut aussi être tout simplement parce que la vocation d'un texte, c'est d'être lu, aussi nul que son auteur puisse le trouver - et ça s'avère d'ailleurs souvent injustifié aux yeux des lecteurs.
Enfin, il me semble qu'on a déjà eu un débat là-dessus, faudrait chercher  :huhu:
Perdu

Jon Ho

  • Invité
Re : Nox
« Réponse #6 le: 01 juin 2012 à 22:49:04 »
Je n'ai comme toi aucun amour propre.  |-|
Je fais les choses du mieux que je peux et si c'est pas assez, alors je n'y peux rien.

Voyons voir.

-Je ne sais pas où je vais, où je suis, : expression trop facile de la perdition
-Mes blessures, peu à peu, point par point,
S’ouvrent, et c’est une plaie béante.
: Des blessure s'ouvrent forcément sur une plaie, une métaphore ça aurait été sympa
- Se voiler dans le tumulte coloré
De l’ivresse timide, décadence dans l’âme.
: Je comprends pas bien pourquoi l'ivresse est timide alors que précédent des termes comme abysses, sans fonds.
- Etreintes interdites, feu glaçant, froissement de peaux : Un peu trop facile  :relou:
-  pâles fantômes : Etrange plénosme
- Froid, entre mes doigts,
Glacé au fond de ma bouche,
Gelé dans mon cœur
Sans soleil sans chaleur.
: Froid + glacé + gelé = forcément sans soleil ni chaleur. La précision est inutile
- Il n’y a plus d’émotion
Lorsque tu susurre ces mots.
: Des mots susurrés sont au contraire souvent plein d'émotions, un autre mot que susurrer aurait été le bienvenu.
- Le silence de mon être
Résonne dans le vide
: Je sais que c'est de la poésie, que tout est permis, mais un silence qui résonne, ça me gêne.

Le fait que tu t'endormes à la fin est trop évident. C'était soit ça soit la mort.
Les images que tu proposes ne sont pas vilaines mais pas vraiment originales.
Il y a une vraie détresse, un mal être. S'il est réel à l’intérieur de toi et d'une telle profondeur, sonde le avec plus de justesse et tu en sortiras de très beaux vers.

Rain : Les textes que je publie sur ce forum sont les moins mauvais des qurante neuf milles six cent soixante treize virgule cinq que j'ai pu échafauder depuis le jour où j'ai appris à écrire. Je n'en suis pas fier, je n'ai absolument pas la capacité de juger de ce que je fais.
je m'en remets à vous dans mon intégralité. D'où l'importance de chaque critique

« Modifié: 01 juin 2012 à 22:55:50 par Jon Ho »

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Nox
« Réponse #7 le: 01 juin 2012 à 23:09:28 »
Rain : bon ben, voila, t'a expliqué mieux que moi ce uqe je pensais sur commenter/écrire.

Sinon, ben, oui, c'est pas du grand Zephyr (peut-on parler de grand Zephyr ? question à creuser).

Déjà, c'est gentil d'avoir migré pour me commenter. C'est gentil  :D
C'est gentil. Bon toutes les fautes sont justifiés. Et désolé, mais c'est pales  :mrgreen: Non parce que sinon, même moi, j'arrive pas à voir ce uqe ça voudrais dire.
Ah, Reflet d'Acide... Le 15 devrait pas tarder... D'ici 2 ou 3 mois... Ou plus... Et déjà 86 minutes il me semble. Ca va être épique !
Et encore merci. C'est gentil.

Jon Ho : Rho, on y peut toujours quelque chose. Sinon, toute idée de progès nous est étrangère. Etp uis un poème n'est jamais parfait. Il faut toujours revenir dessus !

En tout cas merci d'être plus précis. Surtout que toutes les critiques sont juste justes. Du coup, je vais voir ce uqe je peux faire. D'ici quelques jours. Demain peut-être.

- Se voiler dans le tumulte coloré
De l’ivresse timide, décadence dans l’âme.
: Je comprends pas bien pourquoi l'ivresse est timide alors que précédent des termes comme abysses, sans fonds.
Voila un autre de mes problèmes : je ne sais absolument pas justifier mes images et la façon dont j'ai pensé une idée. Là tu vois, pour moi, l'ivresse timide est normale... Mais alors pour trouver pourquoi, c'est le vide intersidéral  :D

- Il n’y a plus d’émotion
Lorsque tu susurre ces mots.
: Des mots susurrés sont au contraire souvent plein d'émotions, un autre mot que susurrer aurait été le bienvenu.
Ah non, là, justement, je m’insurge ! Le susurre est totalement voulu et justifié (c'est rare !). C'est que ces mots autrefois me couchaillaient (EDIT : ce mot ne veut rien dire ! peut être touchaient ? Surement), étaient plein d'émotions. Mais maintenant, il n'ont plus de sens, et plus d'émotion. Il ne me touchent plus et me laissent froid, alors qu’ils sont les mêmes. Lassé. Plus rien. Il ne me portent plus ailleurs. Alors qu'autrefois ils étaient tout.

Et j'aimais bien mon silence qui résonne  :(

Il y a une vraie détresse, un mal être. S'il est réel à l’intérieur de toi et d'une telle profondeur, sonde le avec plus de justesse et tu en sortiras de très beaux vers.
Mon autre problème (oui, encore un  :relou: ) c'est que mes poèmes me viennent sur un instant totalement fugace. Ça passe un instant; Juste le temps d'écrire, d'essayer de la comprendre; Et elle s'en va aussitôt. J'ai pas le temps de la sonder et de la décortiquer qu'elle n'est plus. Je crois que c'est pour ça que j'écris. Pour éviter d'être submergé.
« Modifié: 02 juin 2012 à 01:15:45 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

 


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