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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné

Auteur Sujet: Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné  (Lu 2994 fois)

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
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Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« le: 24 Mai 2012 à 21:24:03 »
Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné







Condamné à mort !
Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé
de sa présence, toujours courbé sous son poids!
Autrefois, car il me semble qu'il y a plutôt des années que des semaines, j'étais un homme
comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée.  Mon
esprit jeune et riche était plein de fantaisie. Il s'amusait à me les dérouler les unes après les
autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de
la vie. C'étaient des jeunes filles, de splendides chapes d'évêques, des batailles gagnées, des
Théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades
La nuit sous les larges bras des marronniers. C'était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais
penser à ce que je voulais, j'étais libre.
Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à mort !


                                                                                                                         Victor Hugo




Condamné à vivre !
Cela fait depuis ma découverte de la lumière que je suis perpétuellement aveuglé, perpétuellement desséché, perpétuellement brûlé par sa chaleur!
Dans un lointain passé, qui n'a sans doute jamais existé, j'étais une absence parmi les absents.
Les jours, les heures, faisaient parti d'une idée. L'idée que j'avais de moi même était inexistante. Elle m'interdisait de penser, de respirer, d'éprouver ; filant de fils d'airs de vaporeuses broderies
C’étaient des idées, des absences de matières, des robes de vestales, des combats pas commencés, des livres emplis de vides et de lumières, et puis encore des vielles femmes et d'éclatante ballade le jour sous les abondantes larmes des saules pleureurs. C'était toujours ténèbres dans mon imagination. Je ne pouvais penser à ce que je voulais, j'étais captif.
Maintenant, je suis libre. Mon corps vogue au vent à travers la nature, mon esprit flotte librement sur un océan d'idées. Une douce, une lisse, une troublante idée! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à vivre !


                                                                                                                         Valerian Vaumer


                                                                                     
« Modifié: 25 Mai 2012 à 16:20:52 par koutoumi »
Choking On The Truth

Anlor

  • Invité
Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #1 le: 25 Mai 2012 à 12:51:10 »
Hum, quand j'ai vu que tu t'attaquais à Toto, j'ai pas pu m'empêcher de penser que c'était casse-gueule, surtout quand tu choisis poster ton texte sous l'original. Tu pousses le lecteur à la comparaison, et forcément, il faudrait vraiment que ton texte soit excellent pour la souffrir.
Pour faire court : je n'ai pas compris l'intérêt de ton texte, quel était ton but en l'écrivant ? Que voulais-tu nous faire passer ?
En soi, le texte d'Hugo est déjà une ode à la vie ; le foisonnement d'idées, la joie d'être un esprit libre, tout ça est contenu dans le texte original et rendu particulièrement fort par le contraste avec l'attente de la mort. Du coup, ton texte apparait comme une copie pas très nette... J'entends par là qu'on perd une grande partie de la force de l'original, tant dans le fond (à moins que je sois passée totalement à côté du sens de ton texte, dans ce cas j'aimerais bien des explications) que dans la forme. Je vais prendre par exemple la métaphore de Toto :
Citer
Il s'amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d'inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie.
qui chez toi devient :
Citer
filant de files d'aires de vaporeuses broderies

(d'ailleurs il doit y avoir une faute de frappe) ; avoue tout de même que passer d'une jolie métaphore filée à une simple broderie, le style en prend un coup...
Bref, je suis désolée si mon commentaire peut paraître rude, mais je crois que tu t'es lancé dans un exercice un peu trop difficile ou qui aurait mérité d'autres contraintes pour vraiment se détacher de l'original (en faire une parodie par exemple, changer de registre etc.). En fait oui, c'est ça, ton texte ne se démarque pas assez de l'original pour être jugé seul, et, à cause de cela, on le compare nécessairement au premier... et ça ne passe pas.

Dans le détail :
 
Condamné à vivre !
Cela fait depuis ma découverte de la lumière que je suis perpétuellement aveuglé, perpétuellement desséché, perpétuellement brûlé par sa chaleur!
"Cela fait depuis ... que" c'est très lourd comme tournure
Le "par sa chaleur" est étrange ; je ne sais pas si c'est la différence de niveau entre brûler/chaleur ou autre chose

 
Les jours, les heures, faisaient parti d'une idée. L'idée que j'avais de moi même était inexistante.
ça fait deux fois "idée" et j'avoue que la deuxième phrase est très... bizarre

 
Elle m'interdisait de penser, de respirer, d'éprouver ; filant de files d'aires de vaporeuses broderies
de files ?
et comme dit plus haut.... ça se compare mal.

 
C’étaient des idées, des absences de matières, des robes de vestales, des combats pas commencés, des livres emplis de vides et de lumières, et puis encore des vielles femmes et d'éclatante ballade le jour sous les abondantes larmes des saules pleureurs. C'était toujours ténèbres dans mon imagination. Je ne pouvais penser à ce que je voulais, j'étais captif.
idée x3
"combats pas commencés" beuh ! c'est pas beau !
"livres emplis de vides et de lumières"/"éclatante ballade le jour"/"c'était toujours ténèbres" faudrait qu'on se mette d'accord là ; où alors que tu fasses en sorte qu'on comprenne ce à quoi se réfère ton énumération, parce que là, on s'y perd.
"c'était toujours ténèbres" bof...
Faudrait aussi savoir si tu ne pouvais pas penser à ce que tu voulais ou si, comme tu le dis plus haut, tu ne pouvais pas penser du tout.

 
Maintenant, je suis libre. Mon corps vogue au vent à travers la nature, mon esprit flotte librement sur un océan d'idées.
idée x4
libre/librement

 
Une douce, une lisse, une troublante idée!
y en avait pas un océan deux lignes plus haut ?

 
Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction, qu'une certitude : condamné à vivre !
Pourquoi "plus qu'une" alors que tu semblais nous dire avant qu'il n'y en avait pas du tout ?
                                                                                                                     

Bon voilà, en gros, je trouve qu'il y a beaucoup de maladresses au niveau du style et finalement, le message que tu veux faire passer est très... flou  ???
On en discute ?

(Je précise que je n'ai pas pris de pincettes parce que ce n'est pas forcément mon habitude, et que la critique concerne le texte et le texte seulement !)

Bonne continuation !

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #2 le: 25 Mai 2012 à 14:21:39 »
beaucoup de maladresses au niveau du style

Mmh, une critique plutôt difficile à encaisser ,
ça change de celles faites par les amis et la famille...

J'ai essayé de pasticher un monument de la littérature française, mais c'était un travail
qui avait pour fonction de m'entrainer, pas de me sublimer. En même temps, il est impossible de faire mieux qu'Hugo

J'ai essayé de faire passer dans ce texte, la difficulté qu'est de vivre. Hugo fait une ode à la vie, moi je critique cette
meme vie ;  à degrés moindre, je favorise la mort.

Après je suis d'accord avec toi, que certain vers sont mal tournés, maladroits...

Explication :
La lumière du soleil me brule, ma fait mal. Je préfère être enfermé dans un cachot obscure emplis de ténèbres.
Lorsque j'étais hors des ténèbres, hors de la prisons, j'étais une âme absente.
Je ne pouvais pas penser, respirer, car j'étais libre. Mes idées étaient pareilles à l'air, aux broderies, c'est à dire volage et inconsistant : la vie, la joie m'interdisait d'avoir les idées clairs !!
...

Avec ces quelque éléments tu dois pouvoir mieux comprendre l'ensemble de ce texte.
Après je suis d'accord avec toi, en le relisant, il y a pas mal de maladresse, je vais le retravailler en laissant de côté, le texte de Hugo...


PS/ filant de files d'aires de vaporeuses broderies
J'aime comparer ce qui est incomparable, ainsi je force le lecteur à se faire une image mentale de la comparaison ;
Le conformisme poétiques est à abolire, ainsi que ses codes ; c'est pour cela que la plupart des mes poèmes sont
écrits en vers libres. On ne pourra jamais faire mieux que les poètes historiques, donc pour moi le mieux à faire c'est d'utiliser les armes que nous offre la société industriel, ainsi que nos expériences personnelles ; en somme je suis plus pour la création d'un nouveau mouvement littéraire, proche des surréalistes de Breton. 


PS2 / j'ai lu tes poèmes sur ta pages perso pour essayé de te casser un peux lol  ;), parce que je l'avais mauvais pour la critique
plutôt dure que tu as faite sur mon travail , et malheureusement pour moi  ;D tu écris vachement bien, j'ai un petit coup de coeur pour la fille sans os : "mes os, mes os, où sont mes os !" J'ADORE !

Au plaisirs de te voir poster des nouveaux poèmes !
Choking On The Truth

Anlor

  • Invité
Re : Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #3 le: 25 Mai 2012 à 14:57:51 »
 
beaucoup de maladresses au niveau du style

Mmh, une critique plutôt difficile à encaisser ,
ça change de celles faites par les amis et la famille...
On est là pour ça !  :mrgreen: Plus sérieusement, j'ai pas le compliment facile et j'avoue que je nuance peu mes critiques ; j'suis brutasse, désolée ! (cela dit, je pars aussi du principe que d'autres membres commenterons et auront surement des avis moins tranchés)

 
J'ai essayé de faire passer dans ce texte, la difficulté qu'est de vivre. Hugo fait une ode à la vie, moi je critique cette
meme vie ;  à degrés moindre, je favorise la mort.
c'est bien ce qu'il m'avait semblé comprendre. Mais du coup, pour rendre ton texte plus clair, je me demande si tu ne devrais pas accentuer le contraste, qu'il n'y ait pas de "à degrés moindre". Peut-être aussi que tu devrais essayer d'employer un vocabulaire spécifique à la mort et à la vie pour que l'on sache bien à quoi tu te réfères. Je pensais par exemple au moment où tu écris :
Citer
C'était toujours ténèbres dans mon imagination.
Pour moi, les ténèbres, ça se rapporte à la mort, donc quelque chose de positif dans ton poème ; alors que là tu l'emploies (si j'ai bien compris) pour désigner ton incapacité à avoir les idées claires.
Peut-être que tu devrais plus exploiter le thème de la brûlure de la vie en opposition avec le côté rassurant des ténèbres et de la prison/mort...
Enfin voilà, ce ne sont que des idées comme ça hein... T'en fais ce que tu en veux bien sûr !

 
PS/ filant de files d'aires de vaporeuses broderies
J'aime comparer ce qui est incomparable, ainsi je force le lecteur à se faire une image mentale de la comparaison ;
Le conformisme poétiques est à abolire, ainsi que ses codes ; c'est pour cela que la plupart des mes poèmes sont
écrits en vers libres. On ne pourra jamais faire mieux que les poètes historiques, donc pour moi le mieux à faire c'est d'utiliser les armes que nous offre la société industriel, ainsi que nos expériences personnelles ; en somme je suis plus pour la création d'un nouveau mouvement littéraire, proche des surréalistes de Breton. 
oui mais là c'est le files d'aires que je ne comprends pas. Je doute que tu aies voulu parler de surfaces à la queuleuleu ?  ??? si ?

 
PS2 / j'ai lu tes poèmes sur ta pages perso pour essayé de te casser un peux lol  ;), parce que je l'avais mauvais pour la critique
plutôt dure que tu as faite sur mon travail , et malheureusement pour moi  ;D tu écris vachement bien, j'ai un petit coup de coeur pour la fille sans os : "mes os, mes os, où sont mes os !" J'ADORE !
Lol, ben merci ! je pense qu'il y a aussi pas mal de trucs critiquables dans mes bidules... désolée vraiment pour la critique barbare mais tu m'as tendu une perche en prenant Hugo comme modèle ; c'est limite si j'avais pas un badge "I love Toto" il y a quelques années, alors... :mrgreen:
« Modifié: 25 Mai 2012 à 14:59:44 par Anlor »

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #4 le: 25 Mai 2012 à 15:21:16 »
oui mais là c'est le files d'aires que je ne comprends pas. Je doute que tu aies voulu parler de surfaces à la queuleuleu ?   si ?


Boulette orthographique  ;D, je voulais écrire fils et non files
Ça montre à quel point l'orthographe est primordial dans un poème.
Je ferais plus attention la prochaine fois...

Merci pour tes conseils !
« Modifié: 25 Mai 2012 à 16:23:29 par koutoumi »
Choking On The Truth

Anlor

  • Invité
Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #5 le: 25 Mai 2012 à 15:52:51 »
Psss ! "Tes conseils"   :-¬?

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #6 le: 25 Mai 2012 à 16:19:07 »
 :-[

c'est l'émotion lol
Choking On The Truth

Hors ligne ernya

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Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #7 le: 25 Mai 2012 à 17:35:26 »
(moi y a un truc qui m'a fait buguer, c'est le fait de mettre ça en poésie. )

Citer
Cela fait depuis ma découverte de la lumière que je suis perpétuellement aveuglé, perpétuellement desséché, perpétuellement brûlé par sa chaleur!
le triple "perpétuellement", je le trouve méga lourdingue ("toujours" c'est deux syllabes, ici "perpétuellement" c'est loooong)

Citer
Dans un lointain passé, qui n'a sans doute jamais existé, j'étais une absence parmi les absents.
toi, faut que tu lises du Beckett, xD. Ca pourrait te parler !

Citer
Les jours, les heures, faisaient parti d'une idée.
partie

Citer
L'idée que j'avais de moi même était inexistante.

moi-même
je comprends pas de quelle idée tu parles, ni le rapport entre cette phrase et celle qui la précède : développe ! (jvois pas bien non plus ce que t'entends par "inexistante", qu'il ne la perçoive pas clairement ok, mais inexistante, faut que tu m'expliques. Et puis ensuite elle a l'air d'exister, bref, je saisis pas)

Citer
Elle m'interdisait de penser, de respirer, d'éprouver ; filant de fils d'airs de vaporeuses broderies
manque un ptit point

Citer
et puis encore des vielles femmes et d'éclatante ballade le jour sous les abondantes larmes des saules pleureurs.
le début de ta phrase était pas mal mais tu perds le fil à la fin. Trop d'adjectifs, fais un choix et coupe !

Alors, moi, je pense que tu devrais enlever cette référence à Hugo. C'est pas vraiment un pastiche (niveau style, j'ai pas reconnu un style hugolien, ok y a sa chère opposition ténèbres/lumière mais on ne peut résumer Totor à ça. D'un autre côté réussir un pastiche c'est une gageure). Du coup en tant que pastiche, je trouve que ton texte fonctionne pas. C'est pas grave, c'est plus intéressant qu'il existe seul, qu'il ne soit pas qu'un exercice de style quoi. Enfin je préfère de loin voir quelqu'un pondre un texte qui vienne de lui plutôt qu'il essaye d'en imiter un autre, mais c'est affaire de goût.
Sinon, je trouve que y a de l'idée, du souffle (je comprends mieux pourquoi tu as voulu le mettre en poésie) mais l'idée de ton texte, je la trouve pas claire du tout par rapport à celle que développe Hugo. Toi, j'arrive pas du tout à comprendre cette "idée" dont tu parles dans le texte et le rapport qu'elle a par rapport à toi (j'imaginais un truc à la Inception mais apparemment c'est pas ça). Je pense que y a moyen que tu clarifies un peu plus ce que tu veux dire. Que tu clarifies en t'éloignant de ton idée première de pastiche (exercice pas forcément inintéressant en soi, on est d'accord, mais qui ici, convainc pas vraiment) pour développer ton texte à toi. Oublie Hugo et donne à ton texte/idée la possibilité de naître seul(e) sans comparaison d'aucune sorte !  ;)

Sinon, bon, je suis en plein mémoire et donc en plein Beckett, et ton texte m'y a fait penser ( je ne saurais dire si c'est à tort ou à raison), avec cette idée de passé pesant, de difficulté d'être, etc. Peut-être que sa trilogie, ça t'intéresserait   :mrgreen:
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne koutoumi

  • Calliopéen
  • Messages: 439
Re : Pastiche : Hugo, Le dernier Jour d'un condamné
« Réponse #8 le: 25 Mai 2012 à 17:57:10 »
Merci pour tes conseils Ernya
Bon courage pour ton mémoire
« Modifié: 25 Mai 2012 à 17:59:54 par koutoumi »
Choking On The Truth

 


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