Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Bienvenue au Monde ! » Présentations et cérémonie de bienvenue » Car vivre est mon premier talent...

Auteur Sujet: Car vivre est mon premier talent...  (Lu 2302 fois)

Hors ligne Ezéchielle

  • Plumelette
  • Messages: 10
Car vivre est mon premier talent...
« le: 10 mai 2012 à 18:21:25 »
Bonjour à tous...
Dans nos sociétés dîtes civilisées, il est de coutume de se présenter lors de notre arrivée sur un territoire encore vierge de notre connaissance, et pourtant peuplé depuis longtemps par divers autochtones afin de ce faire accepter par la population locale... C'est donc pour cette raison, nourri d'une foule de codes qui me sont plus ou moins étranger, et dans l'espoir de me faire accepter parmi vous, que je m'essaye aujourd'hui au singulier exercice qu'est le "parler de soi". J'ai choisi pour nom Ezéchielle, car j'avais le choix entre ce patronyme, ou un autre, Lola, mais celui ci étant le diminutif de Dolores, il m'a sembler que la vie était déjà suffisamment douloureuse sans en affubler sa carte d'identité. Je suis parmi les humains depuis maintenant suffisamment longtemps pour m'être construit des souvenirs, pas encore pour en mesurer la portée, autrement dit, depuis dix sept ans et des poussières...
Comme vous l'aurez compris, j'aime couvrir, recouvrir et étouffer les esprits de mots, tournure de phrase et paraphrase, à commencer par le mien ! Une habitude qui me vient du fait que je n'ai appris le sens des mots qu'à partir de mes 6 ans, ayant grandis auparavant dans le silence vocale, la mélodie d'un instrument, et les cris ou les pleurs de temps en temps. Je les ais appris un à un, en lisant dictionnaire et encyclopédie, m'en délectant plus que de la lumière du jour, que je découvrait presque du même coup, mais comme vous pourrez également le constater, le vocabulaire appris ne m'a cependant pas permis de combler les lacunes abyssales de la grammaires et des accords...! Cela fait maintenant quatre ans que j'arpente la France de bas en haut, à la recherche d'artiste, des semi Dieux qui gardent en leur coeurs les clés du Paradis qu'es l'imagination, et ce tant dans l'écriture que dans la musique, le dessin, la photographie, la philosophie où même la méditation.... Mais pour le moment, j'ai poser mes bagages quelques temps à Paris, depuis quelque mois déjà, au côté de ce que certains appel mon "âme soeur", mais que je me contente pour ma part de vivre sans le nommer.
J'aime ce qui  me rappel mes origines, bien que je ne les connaissent pas bien, mais dans les pays du Sud, de l'autre côté de la méditerrané, j'aime à croire qu'on y aime les épices, les vibration de la musique insonoriser par les tenture chamarrées, le sable encore chaud avant la rudesse de la nuit, les étoiles dans les ciel dégagé, la solitude au milieu de la foule, et la communion au milieu du désert...
J'ai appris à aimer réellement les mots à 9 ans, auprès de ce qu'on appel un amour d'enfant, non pas parce qu'il se déroule à l'âge tendre, mais parce qu'il ne connait pas de limite, pas de politesse ni de bonnes moeurs. Elle me chantait du Baudelaire sur sa moquette délavée, et nous écoutions Poe agiter en nous ce qu'il y avait de sombre sans être maléfique, nous pleurions devant les extrait de Manon des Sources que nous collions méticuleusement dans nos cahiers, et nous espérions transmettre un peu de poésie en gravant le nom de Verlaine dans l'écorce des arbres des parcs municipaux... Mais on m'a retirer ma Muse dans un soudain élan de la balance, celle qui veut que le bonheur ne dure jamais trop longtemps avant les drames, et je n'eut plus que les lignes que nos yeux avaient conjointement parcourue pour me rattraper... C'est sans doute de là que je tiens mon amour du mélo drame, sans pour autant ressentir de nostalgie.
Je lis tout les genres de littérature, cela va de la petite annonce aux chefs d'oeuvre de nos grands écrivains. J'ai une petite préférence pour les livres où il est question d'une quête spirituelle, émotionnelle... La fantasy est également un domaine que j'affectionne, mais le schéma passant par une guerre ou un conflit obligatoire me las. La poésie, bien sur, mais que dire de plus, le mot se suffit...
Pour ma part, je suis une admirative invétéré de toute forme d'art, et si je prétend y trouver une place, c'est plus en tant que spectatrice, comme soutiens, que comme actrice. Je ne suis qu'une amatrice qui jouerais avec le feu, uniquement dans le but de voir si la flamme est chaude, mais déjà prête à supporter les brûlures. Je ne suis pas triste, pas dépressive, je suis capable d'humour, d'amour et de joie, j'ai en moi un océan de chaleur, mais ayant plus l'habitude de rencontrer dans un regard que dans une parole, ou un mot en l’occurrence, je m'y prend quelque peu gauchement. J'ai le style pompeux des vieux kitch, mais n'hésite pas à cracher sur le dos de ce qui retiennent leur souffle avant la fin de leur discours. En face à face, vous sauriez que je préfère le silence, que je parle peu souvent, mais que lorsque j'ouvre la bouche c'est pour déverser un flot de paroles discontinue. Je n'ai pas de croyance, pas d'attache, je ne sait pas où je vais, mais sachant d'où je viens, je continue d'avancer. Je n'ai pas peur de me perdre, car c'est dans ces moments là que je me retrouve, et lorsque je commence à connaitre un quartier, je le quitte, lorsque je commence à connaitre quelqu'un, je m'efface, lorsqu'un évènement est prévisible, je l'évite...
Je ne suis pas facile à vivre, mais l'opposition étant un état humain bien trop commun, je ne suis buté à rien, quitte à contredire le propos même de mes paroles : ma vie est un océan de nuance, et certaines sont parfois au creux de la vague...
Sur ce, j’espère ne pas vous avoir effrayer, mais les questions semblant être de mise sur ce forum, j'ai déjà répondu à celle au quelle je m'attendais.
Merci à vous pour votre lecture  :mrgreen:
Au plaisir,
Ezéchielle.
"Et si je savait où je vais, je crois bien que je n'irais plus..."

Hors ligne Sixte

  • Troubadour
  • Messages: 362
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #1 le: 10 mai 2012 à 21:24:29 »
Bienvenue !
Ne te réjouis pas trop vite, il reste plein de questions auxquelles tu n'as pas répondu (niark !), dont un minuscule échantillon est :
- Tu préfères les spaghetti taille 4 ou taille 5 ?
- As-tu déjà caressé un loup ? Ou un lionceau ? Ou un girafon nain ?
- Est-ce que tu penses que Shakespeare était Shakespeare ?
- Il y a quoi dans ta poche droite ?
- APTS, c'est l'acronyme de quoi ?
- Tu sais marcher sur les mains ?

Hop, au plaisir de te lire !
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Hors ligne Ezéchielle

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #2 le: 10 mai 2012 à 21:50:56 »
Merci =)

Je ne mange pas de spaghetti, je fais mes propres pâtes fraîches, de préférence d'ailleurs je prépare la plupart de mes aliments, je préfère mettre mes quelques sous dans des sacs de farines de producteur indépendant que dans un sachet de panzani...

Tout étant relatif, et subjectif, la pré-vie pouvant tout aussi bien être le rien que le tout, et d'ailleurs le néant étant absolu, et vice et versa, j'ai déjà vu tout les paysages, et caresser tout les pelages... Il ne me reste qu'à en recouvrir le souvenir !

Son oeuvre est. Qui il était, je me tiendrait à la doctrine St thomasienne (je sait première contradiction, il va falloir vous y faire), je n'était pas là pour le constater, hors selon l'un des quatre accords tholthèques, je ne fais pas de supposition (qui soit restrictive du moins, et il me faudrait alors envisager d’abord tout autre option).

Dans ma poche droite... Ma main fouillant pour le savoir. Quelques pièces, deux roupies, une clé qui ouvre je ne sait plus quelle porte, quelques mégots (que je n'ose jeter n'importe où, même à paris), des boutons de chemisier, un épingle à nourrice, et un zipo à l'image du Che.

Appuis Pour Terriens Sentimentalistes. Aussi appeler Amis.


Je sais marcher sur les mains. J'ai fait quelques temps à l'oeil du silence avec mon père...


J'aime cette manière de surprendre sur ce forum. De vrai surréalistes !
"Et si je savait où je vais, je crois bien que je n'irais plus..."

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #3 le: 10 mai 2012 à 21:53:11 »
Ouaiche, c'est quoi le plus gros juron que t'aies jamais prononcé ?

Bienvenue

Et vive le pop-corn au curcuma !
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Ezéchielle

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #4 le: 10 mai 2012 à 21:57:55 »
Centriste !  >:D
"Et si je savait où je vais, je crois bien que je n'irais plus..."

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #5 le: 11 mai 2012 à 20:27:20 »
 :D ah ben ça c'est de la présentation!
Du coup, à texte dense, questions profondes  :huhu:

- t'écris quoi en ce moment? (enfin ces temps-ci, pas là de suite... même si le "là de suite" de quand j'écris ne sera pas le "là de suite" de quand tu liras ni celui de quand tu écriras, ce qui brouillerait la réponse  :aah:) Des nouvelles fantastiques ? un poème brulant d'amour? une liste de courses? Une épopée en 8 tomes à reliure de cuir?
- Qu'essaie de nous dire un ficus qui perd ses feuilles?
- Qu'est-il important de ne pas savoir?
- Dis moi un mot que tu aimes bien
- Quelle taille fait ta poche droite? (vu la liste de ce qu'il y a dedans, je suis obligée de me poser des questions  :huhu:, à la limite je suis étonnée qu'il n'y eût pas une table de ping-pong  :\?)
- Où est le dernier livre que tu as lu?

Bienvenue en tout cas \o/  :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Ezéchielle

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #6 le: 11 mai 2012 à 21:49:04 »
Merci pour cet accueil ^^

En ce moment, j'écrit des billets, et quelques réflexions qui me passent par la tête, des questions que je veux laisser sans réponse, et qui donnent des textes inachevés, où encore quelques mots doux disséminer un peu partout dans l'appartement, à l'intention de celui qui y loge également... Quelques mots laisser au terrasses des cafés à l'attention de l’inconnu(e) qui passeras parachève le tableau. En bref, je n'ai aucun texte sérieux en cours actuellement ! ^^

Le ficus qui perd ses feuilles tente de nous rappeler le temps qui passe, et notre place dans ce temps : on ne peut pas attendre le bon moment pour commencer sa vie, mais on peut décider du bon moment pour commencer à la remplir.

J'imagine que la réponse à cette question ne peut qu'être subjective et relative. Dans mon cas j'en voit quelques unes. Mais il me semble qu'il est surtout important de ne pas savoir que l'on sait. Ou dans un autre sens, plus exact, il est important de savoir que l'on ne sait pas. La quête reste ainsi perpétuelle, et notre vie garde un sens.

dixit : *Un mot que tu aimes bien*. :D Non plus sérieusement, le mot "relatif" reste celui que je place le plus souvent dans mes conversations... Mais je crois que le mots "pissenlit" reste mon favoris !

Ma poche droite fait un taille suffisante pour qu'il y reste encore de la place. Après tout, c'est toute une histoire que cette chose à priori anodine renferme : des souvenirs, des intentions, des lieux, des musique ou des adresses...

Le dernier livre que j'ai lu est dans ma tête. Mais matériellement, il est sur le matelas qui me sert de canapé, entre le paquet de clopes et la bouteille de rhum... :)
"Et si je savait où je vais, je crois bien que je n'irais plus..."

Hors ligne Ezéchielle

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Car vivre est mon premier talent...
« Réponse #7 le: 13 mai 2012 à 12:55:24 »
Merci pour l'accueil  :)
Colorée ? Bariolée, pastel, dés-saturée, un vrai caméléon en somme...
Café, noir, les matins pluvieux sur les toits parisiens, une clope entre les lèvre, ou accompagner du chant des oiseaux sur les bords du canal, au pieds des platanes...
Sloubi  me laisse perplexe... Sa me fait penser à l’onomatopée que l'on tirerait d'un chien à qui on présenterait un os x)
Un rêve c'est la représentation subjective de l'imaginaire commun auquel on s'ouvre pour trouver un sens en générale et en particulier à ses propres questionnements...
L'infini se trouve au même endroit que le néant, l'absolu; néant de suppositions, absolu de possibilités, infinité de choix.
Un arbre, c'est un homme qui a appris à aimer, le ciel, la terre, soi et les autres. C'est un  Dieu. Ah  oui, tu connais l'énotheisme ?
J'aime la pluie. La pluie c'est l'enfance, l'interdit au quel on cède, sa lave l'âme, c'est violent et magnifique...
Il ne faudrait jamais oublier qu'avoir raison, c'est déjà avoir tort. (Pour les esprits moins tordu que le mien, une petite traduction : Que tout est relatif.)
Le pain de mie... La mie comme ça, la croûte avec un peu de lait, d'oeuf et de miel, une fourchette et une casserole, ou une faim qui ne laisse pas la question se posée !
Un âme ne se décrit pas, ce serait la dénaturée. Mais je pense que c'est une chose libre, complexe. La mienne est en évolution permanente, immatérielle et pourtant une présence évidente, qui a des choses à exprimer, mais capricieuse, qui refusent parfois de s'exprimer si je n'en suis pas digne...
"Et si je savait où je vais, je crois bien que je n'irais plus..."

 


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