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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT Mammouth n°1] Pressentir le vide

Auteur Sujet: [AT Mammouth n°1] Pressentir le vide  (Lu 8342 fois)

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[AT Mammouth n°1] Pressentir le vide
« le: 02 Mars 2012 à 03:17:28 »
Ouh, finalement c'est pas facile de construire un truc en moins de 2000 mots ! j'espère que tout ira bien.
En tout cas, ça faisait super longtemps que j'avais pas de nouveau texte, alors :  :glou: (ponctué de :\?)

(edit : c'est mon  :-Xème post !)



Pressentir le vide


On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà. J’ai vaguement contemplé l’autoroute qui se déroulait sur la garrigue. Je ne savais plus vraiment ce qu’on faisait. Mon frère conduisait depuis des heures ou des jours, la route se perpétuait dans le vague. J’avais trop d’idées sombres en tête.
En fin d’après-midi, on est arrivés au village. Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre à deux doigts de s'anéantir et les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil. On a dépassé quelques maisons, le sentier s’est étréci. La colline a fini par disparaitre et on s’est trouvé dans des vallées que je croyais perdues depuis des siècles. Mais la mémoire revenait peu à peu, avec difficulté, avec hargne, les coups d'épaule de la mémoire, derrière un escarpement la bergerie est apparue. Le toit de tuiles et le perron blanchi me disaient quelque chose.
« Ils ont arraché la glycine. » Il en restait de vieilles racines, noueuses et noires, qui s’enfouissaient sous les dalles. De loin en loin je reconnaissais ma mère, appuyée sur le seuil, le regard perdu dans la prairie. Il n’y avait plus de vent mais les cheveux de ma mère continuaient de s’éparpiller autour de son visage.
« Il y avait une véranda quand on y habitait ? »
Il a fait non de la tête. « Tu vois. Ca n’a pas pu commencer là. Ils ont même goudronné le bout du chemin. Plus rien n'existe ici. Il n'y a plus que les arbres qui se souviennent et personne ne leur parle, hein. »
Je sentis mon père au fond de la prairie, attrapant des branches mortes à bras le corps pour les entasser sur un tas de cendres. C’était lui que ma mère observait de loin, mais quand je levai les yeux vers la maison le seuil était inoccupé, une brise venait frapper la porte. « Je m'en serais doutée », je finis par dire, je sentis des gouttes couler le long de mon dos. J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer. Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement, à des kilomètres, à des vies de là, ayant trouvé d’autres souffles pour animer leurs traits, surement, surement.
Le sentier n’était pas large et on a peiné à faire demi-tour. Dans l’autre sens, le soleil frappait de toutes ses forces sur le pare-brise. On a traversé le village en essayant vainement de nous souvenir de certains endroits. Quelques jeunes fumaient sur le parvis de l’église. Il s’est garé et on est allés à leur rencontre. Ils n’avaient pas l’air du coin. Il leur a demandé s’ils avaient de quoi rouler, ils ont dit que oui. Eux visitaient la région. Il y avait deux filles et deux garçons. Celui qui nous a donné des feuilles a voulu savoir ce qu’on faisait là, si on avait de la famille ou quelque chose de ce genre. « On est nés ici », a commencé mon frère et j’ai senti que lui aussi avait une boule dans la gorge, sa voix tremblait un peu, et ses mains en dispersant du tabac sur sa feuille, « mais maintenant plus rien n’existe », il a fini par dire sur le ton de la plaisanterie. Ils ont acquiescé en riant.

*

Je lui ai demandé ce qu’il avait voulu dire par « rouler », si au fond il parlait des cigarettes ou de l’essence. J’ai mis du temps à lui demander. On était partis depuis longtemps. Le village posé sur le spectre de la rivière avait disparu, la route était large, quatre voies, fonçait sur un horizon insondable. Il a eu un mauvais soupir et a lâché « Rien n’a vraiment commencé, tu vois… » et puis « ni le voyage, ni la… » et d’autres choses auxquelles je n’ai plus fait attention, mes yeux suivaient la bordure pleine de saules, sans rien voir ou voyant des souvenirs à la dérive. Je n’ai pas voulu savoir pourquoi il disait tout ça. Je n'en pouvais plus, mais qu'est-ce que ça veut bien dire ?   « n'en » c'est pour « la vie » ? « l'espoir » ? « une réflexion courbée comme il faut », « des regards de l'un à l'autre jusqu'au désastre », ou juste un équivalent à « demain que faire »..., j’ai eu froid et je me suis contorsionnée jusqu’aux sièges du fond.

On s’est arrêtés au snack vers dix heures du soir et on a commandé des cheeseburgers. On les a mangés adossés à la voiture, dans la nuit fraiche. « Tu sais où on va ? » il a dit ; j’ai pris sa main en regardant la carte du sud de la France : les Alpes, les Cévennes, les Causses. Maintenant qu’on avait vu la maison, chacun devait tirer les conclusions qu’il voulait pour se sentir libre. Faisait-on route vers les mêmes choses ? « Je ne veux pas t’empêcher… » il a commencé, poursuivant mes pensées. « Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche. On vit dans un foutoir, pris en ventouse par nos matelas pleins de sueur, la nausée aux yeux, le vertige au front ; et tu as réussi à te lever ; mais il reste des draps et des membres à tes pieds, passés depuis des années à tes chevilles, oscillant entre le tiède et le froid, instillant un peu de nausée et de vertige encore, et ils te feront trébucher. C'est peut-être ce que je suis maintenant, quand je transite par ton regard, un corps d'entrave, hein ? C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
- Toi aussi, tu t’es levé, c’est tout, avec moi. » Quand il m’a répondu qu’il ne savait pas si lui en avait terminé avec ses vies mortes, s’il s’en était vraiment débarrassé, il a eu un sourire qui valait dix sanglots.
« Merde tu n’as qu’à t’en convaincre. Moi non plus je ne suis pas sure. A revoir les parents errer dans la bergerie, je me demande bien ce qu’on fait, ce qu’on doit faire et si ce sont des conneries impardonnables. J’ai ma mémoire. Rien ne s’est dissout. Tout est là, qui gratte. Mais c’est trop bête, cette vie c’était trop bête, on ne la vivait pas vraiment, on perpétuait des habitudes. Je ne veux plus de ces douceurs-là. Ah c’est bête à pleurer. Je cherche à tout recommencer mais j’ai la conscience peuplée de, de réflexes de stabilité qui veulent étrangler les évènements de cette semaine et prendre le chemin du retour… Tu ne roules pas vers Paris, j’espère ? Eux, mes réflexes, ils ne rêvent que de ça...
- Non, non. Et quand tu es venue avant-hier avec ton sac, j’ai... enfin. J’ai su que tu ne les reverrais plus et que si je refusais, tu disparaitrais probablement pour moi aussi », il ne souriait pas. Son regard me laissait la bouche sèche.
Il a continué pendant que je mettais le contact. « Tu as pris de l’argent au moins ? Tu t’es imaginé un endroit ? »
Quand on a regagné l’autoroute, j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami d'ami avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal. Il y a une semaine, je lui ai donné ceux que j’aimais, essentiellement l’inspiration de cet hiver dans la ville, et il a paru réjoui, avec quelque chose comme « Je suis sûr qu’ils marcheront. »
Les kilomètres ont passé et j’ai conclu que « il fallait bien que ça finisse ». Lui a tout compris, de bout en bout, il a perdu ses réflexions dans le rétroviseur et s’est assoupi.
Après une heure ou deux, je n’étais plus rassurée et j’ai rejoint une aire de repos. Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.

*

Falaises. D’instinct on cherche la mer en-dessous. Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent. En contrebas on ne voit que de pâles rivières et le début d’autres falaises. « C’est bien qu’on soit arrivés jusqu’ici », il a enfin murmuré, du bout de ses lèvres fumantes.
Je n’ai pas voulu regarder, je n’ai rien dit après ça. J’ai laissé mes yeux sur la fausse mer qui s’échappait devant nous, avec le reste de nos souvenirs, loin, évanouis, inhumés, quelque part, derrière. A côté de la station, les voitures passaient. Troisième arrêt aujourd'hui. La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
« Tu as de quoi rouler ? »
Non je n’avais plus rien, il a sorti son paquet de tabac et m’a regardée encore. Le soleil tombait en silence. Des rayons lui perturbaient les cheveux.
« Tu me dirais, s’il y avait eu autre chose qui t’avait poussé à partir ? à tout reprendre ? »
Je me suis allongée à plat ventre, la tête tout près de la terre, des brins me poussaient entre les doigts, je les arrachais de quelques pressions. Il faisait encore chaud et il a longtemps parlé seul, ou s’adressant à moi mais sans que je fasse attention, je réfléchissais à ce qui aurait bien pu nous attendre maintenant. Je me suis retournée et on s’est embrassés. Sa figure devant le soleil était noire et on a continué longtemps. Des nuages ont commencé à passer derrière lui. Le vent nous laissait tranquilles, il ne s’occupait que des alentours.
Au bout d’un moment, je l’ai repoussé et je me suis blottie dans l’herbe froide. J’ai dormi un peu. C’était difficile parce que j’avais le soleil sur les paupières, nébuleux, rouge. Dans le rêve que j’ai fait, j’ai revu mes parents qui me disaient au revoir, sur eux régnait une sorte de brume et mes pas étaient lourds comme si j’avais plombé mes semelles, mon départ s’étirait, je cachais la lettre pour qu’ils mettent plusieurs jours à la découvrir, je marchais seule dans la rue puis je prenais la voiture et je conduisais des heures, des falaises défilaient encore par la vitre opposée. Comme la route dominait la mer, on n’était pas censé les voir ; on ne voit que la mauvaise végétation qui remue et les vagues disséminées, quant au vide on le pressent, on le pressent c’est bien tout. Quand j’ai remarqué que lui n’était pas sur le siège voisin je me suis réveillée. Le ciel avait blanchi et l’air était très humide. Je me suis tournée. Il était près de la voiture, absorbé dans un livre. J’ai un peu contemplé le paysage escarpé et je l’ai rejoint. « Il faut acheter une carte, pour l’Espagne et pour ce qu’il y a après. » Il m’a regardé de biais, « Tu ne crois pas ? » j’ai ajouté. Il a dû hocher la tête, parce qu’il est parti vers la station-service en comptant sa monnaie. Toutes ces conneries à s’en faire des bracelets, je me disais en imaginant une dernière fois ce qu’on laissait de peine sur le visage des parents. Et puis j’ai balayé ces idées sombres et je me suis installée au volant. J’ai eu une hésitation. Mon frère revenait à pas contenus. Mon cœur a battu fort. Il était encore à une centaine de mètres. Mais je l’ai attendu et, enfin, on a recommencé nos chemins ensemble.




« Modifié: 11 Avril 2012 à 17:32:32 par Loredan »
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Verasoie

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Re : [AT1] Pressentir le vide
« Réponse #1 le: 02 Mars 2012 à 08:40:50 »
Citer
la porte.    « Plus rien », je finis par dire,

Problème de typo

Citer
Tu as réussi à te lever mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher.

Pas sûre de saisir "fins de draps"

Citer
il a eu un sourire qui valait dix sanglots.

 :-\



J'sais pas trop quoi en dire, il laisse une impression bizarre, vraiment mélancolique. J'ai beaucoup aimé la lecture et j'ai été happée, avec un certain malaise qui grandit au fur et à mesure du texte et qui reste après. Bien joué franchement u_u.

Hors ligne ernya

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Re : [AT1] Pressentir le vide
« Réponse #2 le: 02 Mars 2012 à 12:18:20 »
Citer
Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années…
c'est VRAIMENT du chipotage mais je trouve que dans cette partie on entend pas mal de "é" (et d'habitude tu les évites comme la peste donc ça m'a étonnée)

Citer
J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer.
MDR (enfin c'est d'autant plus drôle que juste avant on avait la mère au regard perdu et avec les cheveux qui s'éparpillaient :mrgreen:)

Citer
Tu as réussi à te lever mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher.
c'est franchement bizarre de sortir un tel truc à l'oral... je trouve pas ça très crédible (je relève ce genre de trucs parce que c'est caractéristique de ma perplexité finale, tu fais pas ça d'habitude :\?)

Citer
C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
j'ai bugué sur le sens, tu voulais bien dire "faire partie du décor" ?

Je sais pas trop quoi en penser ou quoi en dire. Je le trouve différent de tes autres textes, on retrouve les mêmes thématiques mais au niveau du ton et des dialogues, c'est différent. A vrai dire, je sais pas trop comment interpréter tout ce texte, je suis pas sûre d'avoir bien tout compris, beaucoup de dialogues m'ont paru assez nébuleux. Comme dit Vera il laisse un malaise, si c'était ton but, c'est franchement réussi ! Maintenant je suis incapable de te dire si j'ai aimé ou pas, le ton me laisse trop perplexe. Désolée, ça t'aide peu. :-[
Si ça s'éclaire dans ma tête, je reviendrai commenter, promis !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Rain

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Re : [AT1] Pressentir le vide
« Réponse #3 le: 02 Mars 2012 à 12:30:10 »
Je vais faire le lâche, mais comme je n'ai rien à dire, je vais plussoyer Melo et Ernya XD.
Je suis d'accord avec elles sur la remarque du drap, sur le fait que "un sourire qui valait dix sanglots" est une chouette trouvaille et sur ma perplexité finale.
Au final, et contrairement à tes autres textes, j'ai compris XD. Enfin, j'ai peut-être mal interprété, mais j'ai tout de même ma petite idée sur ce qui peut bien se passer. Par contre, j'ai pas du tout trouvé ce malaise dont parlent Ernya et Vera, peut être que j'ai lu trop vite, je le relirai plus tard.
Et sinon, c'est vrai qu'il est différent de ce que tu fais d'habitude. J'ai pas beaucoup lu tes derniers textes, mais, même s'il est admirablement écrit, que j'ai rien à relever, que j'ai lu le texte de bout en bout sans décrocher, je lui trouve quand même moins de... je sais pas, de poésie, peut être, que tes autres textes. Ce n'est pas mon préféré de toi, parce que j'ai l'impression qu'au final, il me laisse ni chaud ni froid.
Ca doit venir du fait que ça m'a un peu fait penser à du Vera tout du long, mais sans toute la profondeur qu'elle sait donner à ses personnages. Du coup, je suis mitigé et je le trouve moins vivant qu'il ne devrait l'être, je pense.

Enfin, ce n'est que mon avis, et il vaut ce qu'il vaut, hein XD.
Perdu

Hors ligne Milora

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Re : [AT1] Pressentir le vide
« Réponse #4 le: 02 Mars 2012 à 12:46:37 »
J'ai pas mal aimé la première partie. Le ton est juste, en quelques mots tu ébauches l'ambiance et les descriptions, c'est imagé, simple et bien réussi.
Par contre la deuxième m'a assez lassée, j'ai dû me forcer à continuer. Je saurais pas trop dire pourquoi, mais j'avais l'impression que tout piétinait, que ça n'apportait pas grand chose par rapport à la partie d'avant, et que ça perdait en pouvoir d'évocation.
Dans la troisième partie, j'ai trouvé ça un peu trop flou. J'arrivais plus difficilement à visualiser, à savoir où ils étaient et pourquoi (ils ont fugué, c'est tout ?). Je vois pas trop pourquoi retourner chez eux a une telle charge émotionnelle, alors que visiblement y a rien de spécial... Et j'ai trouvé la fin un peu décevante. Je m'attendais (enfin, j'aurais espéré, plutôt) quelque chose qui finisse d'éclaircir le brouillard sur leur situation, ou une prise de décision de la narratrice, enfin quelque chose qui "marque" la fin...

Donc oui, ça transmet bien de la mélancolie, mais je trouve que tout l'effet repose sur cette première partie et que les deux autres sont de plus en plus... fouillis, je sais pas comment dire. Un peu comme si on perdait la netteté du style du début et que du coup, fallait faire un effort pour rester dans le texte.

Dans le détail :
Citer
comme un spectre qu’on réveillait après des années… les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil.
Manque pas une majuscule ? Je trouve que les points de suspension cassent l'impact de la phrase.

Citer
Je perçus mon père au fond de la prairie
perçus ça fait bizarre, un peu comme si t'avais pas trop su quel verbe employer alors t'en as mis un un peu fourre-tout...

Citer
le soleil frappait de toutes ses forces sur le pare-brise
j'aime bien, c'est tout simple mais ça rend parfaitement l'ambiance

Citer
mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher
C'est quoi des fins de draps ?  ???

Citer
Merde tu n’as qu’à t’en convaincre
Faudrait une ponctuation après "merde".

Citer
Falaises. D’instinct on cherche la mer en-dessous. Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent.
J'allais le dire  :mrgreen:

Citer
Des rayons lui perturbaient les cheveux.
Je visualise pas du tout

J'ai pas compris qui était le gars :
Citer
On est nés ici », a commencé mon frère et j’ai senti que lui aussi avait une boule dans la gorge, sa voix tremblait un peu
C'est donc son frère, le "il" ?
Citer
j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami de mon frère avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal.
Alors c'est pas son frère ?
Citer
Je me suis retournée et on s’est embrassés.
C'est donc pas son frère ? (Encore que l'un l'empêche pas l'autre mais bon)
Citer
Mon frère revenait à pas contenus.
Donc c'est re-son frère ?

Citer
Quand j’ai remarqué que lui n’était pas sur le siège voisin je me suis réveillée.
j'arrive pas bien à situer cette phrase (elle se rêve dans une voiture, c'est ça ?)

Voilà, en gros y a bien une ambiance, mais je trouve que c'est trop vague pour que le texte ait tout l'impact qu'il pourrait avoir...
Zut, Rain vient de poster pendant que j'écrivais, et en fait je suis exactement du même avis que lui...
« Modifié: 02 Mars 2012 à 13:04:51 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zephyr

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Re : [AT1] Pressentir le vide
« Réponse #5 le: 02 Mars 2012 à 13:00:24 »
Je suis... troublé.
Parce que je ne sais vraiment pas quoi penser du texte. Il y a des superbes phrases, de très beaux moments. Mais j'ai rien compris, et ça me gène un peu. Autant, sur certains de tes texte, j'ai pas non plus compris grand chose, mais je sais pas, ils se suffisaient et le style faisaient qu'on avait pas forcément envie de tout savoir. Là, je voudrais comprendre, je voudrait savoir, mais rien. J'ai quelques idées, mais pour le coup, je suis troublé.
En gros, je plussoie les autres (j'aurais du commencé par là ^^)
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Gros Lo

  • ex Lo
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Re : [AT1] Pressentir le vide
« Réponse #6 le: 02 Mars 2012 à 15:10:26 »
Qué reactividad !

Salve de réponses !

Mélo

Citation de: Verasoie
Citer
la porte.    « Plus rien », je finis par dire,

Problème de typo
en fait j'avais édité, parce que si je mettais pas autant d'espaces, les premiers guillements se retrouvaient tous seuls en fin de ligne...

Citer
Citer
Tu as réussi à te lever mais il reste quelques fins de draps et ils s’insinuent à tes chevilles et te feront trébucher.

Pas sûre de saisir "fins de draps"
j'arrive pas à expliquer autrement l'image que j'ai en tête. Bref je vais changer, comme à peu près tout le monde l'a relevé !

Merci pour le reste !


Myrt

Citation de: ernya
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Après des hésitations, on a vu un petit panneau penché et la voiture s’est engagée en cahotant sur les gravillons. En contrebas, la rivière coulait entre les rochers, sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années…
c'est VRAIMENT du chipotage mais je trouve que dans cette partie on entend pas mal de "é" (et d'habitude tu les évites comme la peste donc ça m'a étonnée)
j'avais pas remarqué mais peut-être que je remplacerai rochers par pierres :mrgreen:

Citer
Citer
C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
j'ai bugué sur le sens, tu voulais bien dire "faire partie du décor" ?
ouais !

Pour les dialogues un peu nébuleux, c'est vrai que j'ai tendance à les rendre sous une forme assez... expéditive. J'aime pas les dialogues (les écrire). |-| et je voulais qu'on sente que le personnage était trop occupée par ses réflexions pour accorder beaucoup de place au dialogue. Et qu'elle avait peur de mal comprendre des trucs, ou de trop bien les comprendre, bref c'était aussi pour montrer qu'elle était réfractaire à la communication lol (et qu'elle avait peur de voir ce que ça faisait de dire à voix haute ce qu'elle avait pensé)

Pour le malaise, c'est cool si vous le sentez ! enfin le personnage en a des gros, en tout cas. Merci du commentaire !


Rain

Citation de: Rain
Par contre, j'ai pas du tout trouvé ce malaise dont parlent Ernya et Vera, peut être que j'ai lu trop vite
c'est surement ça :huhu:      (je déc :mrgreen:)

Citer
Ca doit venir du fait que ça m'a un peu fait penser à du Vera tout du long
aïe, j'espère que c'est pas une inspiration inconsciente

Merci de ton avis (qui vaut bien suffisamment) !


Mil

Citation de: Milora
Par contre la deuxième m'a assez lassée, j'ai dû me forcer à continuer. Je saurais pas trop dire pourquoi, mais j'avais l'impression que tout piétinait, que ça n'apportait pas grand chose par rapport à la partie d'avant, et que ça perdait en pouvoir d'évocation.
je l'ai rédigé en un coup mais je l'ai réagencé après, en déplaçant la chrono (l'épisode de la maison était censé arriver à la fin par exemple - mais je voulais pas que ce soit la maison "l'explication" du texte), et ça se sent peut-être...

Citer
Dans la troisième partie, j'ai trouvé ça un peu trop flou. J'arrivais plus difficilement à visualiser, à savoir où ils étaient
devant des falaises qui n'en sont pas :cendrillon: mdr

Citer
et pourquoi (ils ont fugué, c'est tout ?)
c'est tout c'est tout t'es bien gentille :relou: (et puis on en revient, d'une fugue)

Citer
Je vois pas trop pourquoi retourner chez eux a une telle charge émotionnelle, alors que visiblement y a rien de spécial...
tu parles du fait qu'ils vont voir la bergerie c'est bien ça ? c'est pour dire que ça a changé, que ce qu'ils y voient n'est plus cohérent avec leurs souvenirs, et comme c'est là qu'ils sont nés, ça les aide à se dire "oh la la, notre commencement n'existe plus, il faut donc bien s'en faire un nouveau, mais du coup pendant quelques jours on va probablement être dans un entre deux, on pourrait presque dire un rien avec le commencement ho ho ho" :mrgreen:

Citer
Et j'ai trouvé la fin un peu décevante. Je m'attendais (enfin, j'aurais espéré, plutôt) quelque chose qui finisse d'éclaircir le brouillard sur leur situation, ou une prise de décision de la narratrice, enfin quelque chose qui "marque" la fin...
elle prend une décision (de pas dégager son frère) et elle arrive à avoir les idées claires sur sa situation, mais c'est vrai que j'ai pas trop insisté dessus...

Citer
Citer
comme un spectre qu’on réveillait après des années… les grandes murailles de craie nous renvoyaient le soleil.
Manque pas une majuscule ? Je trouve que les points de suspension cassent l'impact de la phrase.
j'ai pas mis de majuscule pour que ça reste la même phrase. Oui j'ai hésité, pour les points de suspension, mais j'avais l'impression qu'une virgule (ou pire : un point-virgule :huhu:) donnerait une solennité déplacée, genre entérineraient l'image qui précède et qui ne le mérite pas vraiment...

Citer
Citer
Je perçus mon père au fond de la prairie
perçus ça fait bizarre, un peu comme si t'avais pas trop su quel verbe employer alors t'en as mis un un peu fourre-tout...
en fait j'ai changé au dernier moment, j'avais mis "Je vis" mais j'avais peur que ça trompe le lecteur (enfin que ça l'embrouille et qu'il pense pendant quelques phrases que les parents sont vraiment là)

Citer
Citer
Merde tu n’as qu’à t’en convaincre
Faudrait une ponctuation après "merde".
c'était pour respecter l'oralité : / (malmenée ailleurs, certes) enfin le fait qu'elle le dit d'un trait

Citer
Citer
Falaises. D’instinct on cherche la mer en-dessous. Pourtant ce ne sont pas strictement des falaises, ce sont des plissements de rochers, formés par les continents qui s’encastrent.
J'allais le dire  :mrgreen:
"non tu ne caseras pas karstique non tu ne caseras pas karstique non tu ne"

Citer
Citer
Des rayons lui perturbaient les cheveux.
Je visualise pas du tout
moi non plus pas exactement, j'ai droit au joker çassonèbien ? :-¬? c'était pour mettre l'idée du vent par-dessus l'idée du soleil et rendre le visage un peu flou

c'est bien son frère !
Citer
Citer
j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami de mon frère avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal.
Alors c'est pas son frère ?
ouais ici j'avais conscience que c'était un peu bizarre de le formuler comme ça, mais si je disais "un de ses amis" on aurait cru que ça référait à "ma mère" plutôt qu'au contexte "à qui elle raconte tout ça" non ? bon sinon je leur invente une soeur et hop plu de prob :relou:

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Quand j’ai remarqué que lui n’était pas sur le siège voisin je me suis réveillée.
j'arrive pas bien à situer cette phrase (elle se rêve dans une voiture, c'est ça ?)
c'est ça (avant dans le rêve, elle roule)

Merci pour tout ça !


Zeph

Quelles sont tes idées, du coup ? c'est probablement les bonnes hein, l'histoire n'est pas vraiment compliquée même si elle se voit un peu de l'extérieur parfois (ou plutôt trop de l'intérieur, du coup ils prennent pas la peine d'expliciter leurs pensées ni leurs gestes)... merci de venir en tout cas !


Bref, merci de votre rapidité o/
« Modifié: 02 Mars 2012 à 15:12:13 par Loredan »
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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #7 le: 02 Mars 2012 à 15:57:41 »
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devant des falaises qui n'en sont pas
Certes :mrgreen: Mais au-delà de ça, visualiser les gestes, les ambiances, les lumières ; dans la première partie c'était très net, c'est pour ça que je signalais ^^

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c'est tout c'est tout t'es bien gentille :relou: (et puis on en revient, d'une fugue)
Disons que je vois une explication glauque à la fugue mais je trouve que l'angoisse de la narratrice (enfin angoisse c'est pas le mot), son malêtre, ne sont rattachés à rien de très précis dans le texte, enfin, on dirait un malêtre général...

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j'ai pas mis de majuscule pour que ça reste la même phrase. Oui j'ai hésité, pour les points de suspension, mais j'avais l'impression qu'une virgule (ou pire : un point-virgule :huhu:) donnerait une solennité déplacée, genre entérineraient l'image qui précède et qui ne le mérite pas vraiment...
Dans ce cas, si tu ne veux pas que la première image ait du poids, laisse-le comme ça. Je trouvais justement que ça gâchait l'image de cette première phrase ; mais puisque c'était intentionnel, laisse-le.

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en fait j'ai changé au dernier moment, j'avais mis "Je vis" mais j'avais peur que ça trompe le lecteur (enfin que ça l'embrouille et qu'il pense pendant quelques phrases que les parents sont vraiment là)
Oui, c'est un peu l'impression que ça donne à la lecture  :D Je pense qu'on comprendrait avec le verbe voir, sans confusion. Déjà elle "reconnait" sa mère, et on comprend qu'elle la voit pas véritablement...

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c'était pour respecter l'oralité : / (malmenée ailleurs, certes) enfin le fait qu'elle le dit d'un trait
Ouais justement, je trouve qu'une virgule, ça ferait plus naturel...

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ouais ici j'avais conscience que c'était un peu bizarre de le formuler comme ça, mais si je disais "un de ses amis" on aurait cru que ça référait à "ma mère" plutôt qu'au contexte "à qui elle raconte tout ça" non ? bon sinon je leur invente une soeur et hop plu de prob
Ouais, la soeur c'est pas mal. Parce que là du coup, ce passage m'a perturbée (il m'en faut peu  :mrgreen: ), parce qu'on dirait vraiment qu'elle parle de sa mère et de son frère comme s'ils n'étaient pas de la même famille que l'autre personnage...

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"non tu ne caseras pas karstique non tu ne caseras pas karstique non tu ne"
:mrgreen:



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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #8 le: 02 Mars 2012 à 16:30:39 »
Citation de: Milora
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devant des falaises qui n'en sont pas
Certes :mrgreen: Mais au-delà de ça, visualiser les gestes, les ambiances, les lumières ; dans la première partie c'était très net, c'est pour ça que je signalais ^^
ok j'essaierai d'améliorer !

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c'est tout c'est tout t'es bien gentille :relou: (et puis on en revient, d'une fugue)
Disons que je vois une explication glauque à la fugue mais je trouve que l'angoisse de la narratrice (enfin angoisse c'est pas le mot), son malêtre, ne sont rattachés à rien de très précis dans le texte, enfin, on dirait un malêtre général...
j'essaierai de développer ce passage-là peut-être : "Mais c’est trop bête, cette vie c’était trop bête, on ne la vivait pas vraiment, on perpétuait des habitudes. Je ne veux plus de ces douceurs-là. C’est bête à pleurer."
je voulais pas être lourdaud sur ce thème, c'est pour ça...

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en fait j'ai changé au dernier moment, j'avais mis "Je vis" mais j'avais peur que ça trompe le lecteur (enfin que ça l'embrouille et qu'il pense pendant quelques phrases que les parents sont vraiment là)
Oui, c'est un peu l'impression que ça donne à la lecture  :D Je pense qu'on comprendrait avec le verbe voir, sans confusion. Déjà elle "reconnait" sa mère, et on comprend qu'elle la voit pas véritablement...
ok ça m'arrange !

pour merde j'attends de voir si d'autres tiquent.

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ouais ici j'avais conscience que c'était un peu bizarre de le formuler comme ça, mais si je disais "un de ses amis" on aurait cru que ça référait à "ma mère" plutôt qu'au contexte "à qui elle raconte tout ça" non ? bon sinon je leur invente une soeur et hop plu de prob
Ouais, la soeur c'est pas mal. Parce que là du coup, ce passage m'a perturbée (il m'en faut peu  :mrgreen: ), parce qu'on dirait vraiment qu'elle parle de sa mère et de son frère comme s'ils n'étaient pas de la même famille que l'autre personnage...
ok je vais voir comment extirper le frère de cette phrase (la soeur c'était pour l'exemple, mais je ne les vois pas faire bande à part par rapport à un autre bout de fratrie)

hop là
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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #9 le: 03 Mars 2012 à 10:29:15 »
Bon, j'avoue, j'ai très peu lu de tes textes, sauf celui où il fallait écrire un court récit d'après une image, et c'était une fille allongée près d'une rivière...
Du coup je découvre un peu ton style.

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On roulait depuis un moment quand je me suis réveillée ; du vent entrait par la vitre mais je transpirais déjà. J’ai vaguement contemplé l’autoroute qui se déroulait sur la garrigue. Je ne savais plus vraiment ce qu’on faisait. Mon frère conduisait depuis des heures ou des jours, la route se perpétuait dans le vague. J’avais trop d’idées sombres en tête.
Je suis très réceptive ¤.¤, c'est clair, c'est court, c'est précis, j'aime beaucoup cette façon de narrer. Je mets juste les premières lignes parce que c'était flagrant, mais c'est une remarque qui vaut pour tout le texte. :)

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sans bruit, comme un spectre qu’on réveillait après des années…
je ne vois pas comment un spectre peut être endormi puis être réveillé... pour moi ça erre tout le temps, donc j'aurais arrêté à spectre, ou spectre qui passe. D'autant plus que par contre j'imagine très bien le frottement doux de son déplacement. Mais bon, ça c'est parce qu'on ne connaît pas les mêmes fantômes  :huhu:

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« Ils ont arraché la glycine. » Il en restait de vieilles racines, noueuses et noires, qui s’enfouissaient sous les dalles.
mon dieu comme c'est simple et très bien rendu!  :D

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« Tu vois. Ca n’a pas pu commencer là. Ils ont même goudronné le bout du chemin. Plus rien n’existe. »
Après avoir fini le texte je n'ai pas eu ma réponse à ce qui avait commencé. :-\
Dans un de tes posts tu dis qu'en fait leur maison ne correspond plus à celle de leur enfance où leur vie a commencé, du coup cette phrase prend son sens, mais sans ton explication, je ne l'aurais pas saisie.

Citer
J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer. Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement
alors ça c'est vraiment zarb. Ceci dit, les gens ont bien le droit d'être bizarres... mais quand même "j'aurais voulu serrer leurs os, mais bon, en fait ils habitent dans un appart à Nice", pas nette la fille. :relou:

Le paragraphe d'après, pareil que le début, juste parfait à la lecture.

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Je lui ai demandé ce qu’il avait voulu dire par « rouler », si au fond il parlait des cigarettes ou de l’essence. J’ai mis du temps à lui demander.
j'ai trouvé ça marrant, ça n'a rien à voir avec le reste mais du coup ça m'a fait sourire.  ^^

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Il a eu un mauvais soupir et a lâché « Rien n’a vraiment commencé, tu vois… » et puis « ni le voyage, ni la… » et d’autres choses auxquelles je n’ai plus fait attention,
Ah non! concentre-toi ma fille! les dialogues sont les seuls indices pour que je comprenne ce qui se passe et toi tu regardes les champs, merde! ><

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les Alpes, les Cévennes, les Causses. Peut-être qu’il ne faisait plus réellement partie du voyage
cad? c'est à ce moment là qu'elle envisage de continuer seule? ou alors ça veut dire qu'elle pense que son frère n'a pas envie de poursuivre vraiment?

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« Je ne veux pas t’empêcher… » il a commencé, poursuivant mes pensées. « Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche.
Sérieux, finissez vos phrases les gens.... tu l'empêches de quoi? J'ai l'impression qu'elle serait partie même si t'étais pas venu alors tu ne l'empêches de rien! et puis c'est toi qui conduis et si ça se trouve c'est ta voiture, donc tu lui rends service.... :huhu:

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Tu as réussi à te lever mais il reste des draps à tes pieds qui passent entre tes chevilles et te feront trébucher. C’est comme si j’étais, moi, encore de ce vieux décor que tu quittais.
Donc il pense être un boulet... mais je ne vois pas ce qui motive cette pensée  :\?

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Quand il m’a répondu qu’il ne savait pas si lui en avait terminé avec ses vies mortes, s’il s’en était vraiment débarrassé, il a eu un sourire qui valait dix sanglots.
non mais j'adore *.*, les vies mortes, le sourire sanglot  :D

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J’ai ma mémoire. Rien ne s’est dissout. Tout est là, qui gratte. Mais c’est trop bête, cette vie c’était trop bête, on ne la vivait pas vraiment, on perpétuait des habitudes. Je ne veux plus de ces douceurs-là.
c'est trop bien dit  ^^

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Je cherche à tout recommencer mais j’ai la conscience peuplée de, de réflexes de stabilité qui veulent étrangler les évènements de cette semaine et prendre le chemin du retour… Tu ne roules pas vers Paris, j’espère ? Eux, mes réflexes, ils ne rêvent que de ça.
aaaah chuis fan  :D

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Et quand tu es venue hier avec ton sac
ça m'a perturbée parce juste avant elle dit "les évènements de cette semaine" du coup j'ai cru bêtement qu'ils étaient partis depuis une semaine... mais bon, je comprends bien que certains évènements datés d'il y a 6 jours l'ont poussé à prendre son sac et aller voir son frère....c'est juste sur le moment j'ai froncé les sourcils

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Il a continué pendant que je mettais le contact. « Tu as pris de l’argent au moins ? Tu t’es imaginée un endroit ? »
ah beh il serait bien temps de s'en soucier! S'il est parti avec elle la veille, j'espère que lui aussi a prévu une valise et des sous ::)

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Quand on a regagné l’autoroute, j’ai raconté en prenant mon temps : que ma mère m’avait dit qu’elle était contente à cause de mes études, qu’à mon anniversaire un ami de mon frère avait proposé de faire publier quelques-uns de mes poèmes dans son journal. Il y a une semaine, je lui ai donné ceux que j’aimais, essentiellement l’inspiration de cet hiver dans la ville, et il a paru réjoui, avec quelque chose comme « Je suis sûr qu’ils marcheront. »
Comme Milora, ce passage est très bizarre. Sur le moment j'ai cru qu'en fait son frère la laisse sur la route en lui disant "j’espère que t'as des sous" et hop après elle fait du stop et se retrouve avec un autre bonhomme. :D
Bon c'est vrai que j'ai pas mal extrapolé, mais c'est très bizarre. "j'ai raconté en prenant mon temps  : que notre mère [...], qu'à mon anniversaire un de ses amis à lui avait proposé de faire publier [...]" ça m'aurait moins embêtée.

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il a perdu ses réflexions dans le rétroviseur et s’est assoupi.
aaaaaaaaaaaaaaah méga fan  :D

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« C’est bien qu’on soit arrivés jusqu’ici », il a enfin murmuré, du bout de ses lèvres fumantes.
mmmmm pourquoi c'est bien? Je suis chiante parce de toute évidence ton style c'est de diffuser des bouts d'informations et à chacun de reconstituer le truc, mais je veux tout savoir ><

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A côté de la station, les voitures passaient.
.... il y a une station service au bord d'une falaise? ???

Citer
La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
oh mais non  :-\... comprends plus, la fin du paragraphe précédent elle se couche "Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.", du coup je pensais que le début de la partie 3 c'était le matin...

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Des rayons lui perturbaient les cheveux.
j'ai bien aimé  ^^, mais pour moi ça veut dire que les reflets se mélangeaient à sa couleur de cheveux. Ce qui n'est peut être pas du tout ce que tu voulais dire

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Je me suis allongée à plat ventre, la tête tout près de la terre, des brins me poussaient entre les doigts,
non mais on est à une station service ou pas... ><

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Au bout d’un moment, je l’ai repoussé et je me suis blottie dans l’herbe froide. J’ai dormi un peu.
bizarre.... câlin puis, je me mets en boule dans l'herbe... l'enchainement est étrange... ???

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C’était difficile parce que j’avais le soleil sur les paupières, nébuleux, rouge.
c'est exaaaaactement ça ::)

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« Il faut acheter une carte, pour l’Espagne et pour ce qu’il y a après.
je croyais qu'elle allait vers les Alpes.....  |-|

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Toutes ces conneries à s’en faire des bracelets,
\o/

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J’ai eu une hésitation. Mon frère revenait à pas contenus. Mon cœur a battu fort. Il était encore à une centaine de mètres. Mais je l’ai attendu et, enfin, on a recommencé nos chemins ensemble.
bien rendu!  ::)

Alors comme les autres j'ai ressenti le conflit, le malêtre, la remise en question, into the wild. ça participe au fait que du coup on se concentre sur ça plus que sur le pourquoi tout ce ramdam.
Jusqu'à la fin j'ai cru que son périple devait aboutir à son suicide, c'est dire si j'ai trouvé l'atmosphère lourde autour d'elle. Evidemment je préfère grandement la version "je me barre à Ibiza avec le fréro" :D
Je comprends aussi pourquoi ça fait penser à des textes de Verasoie... j'en ai lus que 2 ( Fusains et Spasmes) et dans les deux cas on était en 1ere personne avec une fille et un lien très fort l'unissait à son frère ou son ami d'enfance quasi frère, et dans les deux cas la fille avait des pensées troubles mélancoliques et douces.

Ceci dit j'ai bien aimé  :). Je suis frustrée de ne pas connaître toute l'histoire, j'aurais aimé comprendre cette fille, mais là je n'ai pas assez d'info pour saisir son choix. Mais ça n'aurait pas été du tout le même genre de texte. :huhu:

Merci en tout cas!  ^^
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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #10 le: 03 Mars 2012 à 11:40:34 »
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en fait j'avais édité, parce que si je mettais pas autant d'espaces, les premiers guillements se retrouvaient tous seuls en fin de ligne...

Faut mettre une espace insécable entre les guillemets et le mot, je sais pas le raccourci, mais sous word normalement t'as insérer -> caractère spécial -> espace insécable.

Ai pas tiqué pour merde !

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aïe, j'espère que c'est pas une inspiration inconsciente

Des fois je pars en vacances dans ta tête, tu savais pas ?

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Re : Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #11 le: 03 Mars 2012 à 11:42:47 »

Faut mettre une espace insécable entre les guillemets et le mot, je sais pas le raccourci, mais sous word normalement t'as insérer -> caractère spécial -> espace insécable.
Sous Word c'est Maj + espace
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #12 le: 03 Mars 2012 à 16:34:52 »

Je suis d'accord pour le spectre et pour la chrono à éclaircir !

Remarques en particulier :

Citation de: Tomoyo
Bon, j'avoue, j'ai très peu lu de tes textes, sauf celui où il fallait écrire un court récit d'après une image, et c'était une fille allongée près d'une rivière...
je pense que c'est le texte à qui celui-ci ressemble le plus ! enfin pour la façon de raconter

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« Tu vois. Ca n’a pas pu commencer là. Ils ont même goudronné le bout du chemin. Plus rien n’existe. »
Après avoir fini le texte je n'ai pas eu ma réponse à ce qui avait commencé. :-\
Dans un de tes posts tu dis qu'en fait leur maison ne correspond plus à celle de leur enfance où leur vie a commencé, du coup cette phrase prend son sens, mais sans ton explication, je ne l'aurais pas saisie.
ouais c'est sûr, quand ils discutent avec des jeunes devant l'église, il précise qu'ils sont nés ici... mais en tant que lecteur je pense que j'aurais zappé l'info ou pas véritablement fait le lien

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J’aurais voulu que mes parents soient enterrés quelque part, ici, que l’on puisse creuser et trouver leurs squelettes, aussi blancs que la façade, que l’on ait des os à serrer. Pourtant il semblait bien que mes parents n’étaient pas morts et qu’ils avaient leur vie ailleurs, dans un petit appartement
alors ça c'est vraiment zarb. Ceci dit, les gens ont bien le droit d'être bizarres... mais quand même "j'aurais voulu serrer leurs os, mais bon, en fait ils habitent dans un appart à Nice", pas nette la fille. :relou:
c'est juste pour dire qu'elle aurait préféré qu'il n'y ait pas de rupture entre la vie de son enfance et la suite, pour moins avoir l'impression de sans cesse tourner des pages et s'apercevoir que son enfance est fossilisée...

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les Alpes, les Cévennes, les Causses. Peut-être qu’il ne faisait plus réellement partie du voyage
cad? c'est à ce moment là qu'elle envisage de continuer seule? ou alors ça veut dire qu'elle pense que son frère n'a pas envie de poursuivre vraiment?
normalement elle explicite (mais c'est peut-être dans un autre passage) que en gros : ils avaient tous deux à revoir la maison de leur enfance pour pouvoir commencer autre chose, mais qu'une fois la maison vue, chacun chercherait peut-être à commencer leur vie d'une façon différente.

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« Je ne veux pas t’empêcher… » il a commencé, poursuivant mes pensées. « Peut-être qu’en t’accompagnant je t’en empêche. Tu sais. Je t’en empêche.
Sérieux, finissez vos phrases les gens.... tu l'empêches de quoi? J'ai l'impression qu'elle serait partie même si t'étais pas venu alors tu ne l'empêches de rien! et puis c'est toi qui conduis et si ça se trouve c'est ta voiture, donc tu lui rends service.... :huhu:
il se dit que peut-être que pour elle il fait partie de ce qu'elle considère comme sa vie passée, et que donc en l'accompagnant il l'empêche de commencer autre chose (d'où ce que tu cites après)

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Bon c'est vrai que j'ai pas mal extrapolé, mais c'est très bizarre. "j'ai raconté en prenant mon temps  : que notre mère [...], qu'à mon anniversaire un de ses amis à lui avait proposé de faire publier [...]" ça m'aurait moins embêtée.
je vais surement modifier dans ce gout-là, merci !

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A côté de la station, les voitures passaient.
.... il y a une station service au bord d'une falaise? ???
en fait c'est une aire de repos, donc à côté y a une station service et plus loin l'autoroute, mais l'aire en elle-même donne sur la nature (c'est comme ça que je me l'imagine)

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La nuit ne tomberait pas tout de suite ; il y avait du vent qui secouait les herbes.
oh mais non  :-\... comprends plus, la fin du paragraphe précédent elle se couche "Je l’ai embrassé et je me suis couchée sur la banquette arrière. J’ai mis un certain temps à m’endormir.", du coup je pensais que le début de la partie 3 c'était le matin...
dans ma tête c'était une autre aire que celle où elle se gare pour dormir, mais c'est vrai que ça embrouille inutilement les idées du lecteur, je vais changer

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Des rayons lui perturbaient les cheveux.
j'ai bien aimé  ^^, mais pour moi ça veut dire que les reflets se mélangeaient à sa couleur de cheveux. Ce qui n'est peut être pas du tout ce que tu voulais dire
banco

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Je comprends aussi pourquoi ça fait penser à des textes de Verasoie... j'en ai lus que 2 ( Fusains et Spasmes) et dans les deux cas on était en 1ere personne avec une fille et un lien très fort l'unissait à son frère ou son ami d'enfance quasi frère, et dans les deux cas la fille avait des pensées troubles mélancoliques et douces.
je m'en suis pas rendu compte. Dans ce cas désolé :-X


merci de ta lecture !

Mélo : pour l'espace insécable : elle reste insécable sur le forum ? parce que sur Word ça la fait automatiquement, c'est en postant que ça se barre...
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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #13 le: 03 Mars 2012 à 17:18:55 »
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Je comprends aussi pourquoi ça fait penser à des textes de Verasoie... j'en ai lus que 2 ( Fusains et Spasmes) et dans les deux cas on était en 1ere personne avec une fille et un lien très fort l'unissait à son frère ou son ami d'enfance quasi frère, et dans les deux cas la fille avait des pensées troubles mélancoliques et douces.
je m'en suis pas rendu compte. Dans ce cas désolé :-X
ne le sois pas, j'affectionne beaucoup les relations fortes qui ne soient pas amoureuses. J'aime que ce soit un frere et la soeur dans ton texte.
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

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Re : [AT n°1] Pressentir le vide
« Réponse #14 le: 03 Mars 2012 à 17:22:15 »
C'est surtout à Verasoie que je m'excusais !

(et je sais pas si c'est amoureux mais c'est sur la bouche :putainlafaute:)
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