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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Une passion destructrice v3

Auteur Sujet: Une passion destructrice v3  (Lu 7430 fois)

Eveil

  • Invité
Re : Une passion destructrice
« Réponse #15 le: 21 Juillet 2012 à 16:07:06 »
Hola, Olé, Hola !

J'ai pas lu les autres commentaires, ni la version 1. Juste cette version.

J'hésite entre faire un commentaire très détaillé, et un plus comme je sais les faire, un poil plus court :mrgreen:. Bon un mélange des deux ça ira bien.

Je trouve le premier paragraphe cliché, un p'tit air des feux de l'amour dans les deux répliques, bon après c'est peut-être que moi.

Citer
Elle hurle « Pourquoi? »
Tu vas me prendre pour un parano du cliché, mais moi ça m'a plutôt fait sourire. :mrgreen:

Citer
Enfin si …
Points de suspension pas vraiment nécessaires

Autrement j'aime plutôt les description de l'ambiance orageuse, et cette évolution en même temps que ses émotions.

Citer
attirée toujours
l'inverse je dirais

Citer
On a besoin de ce petit piquant ! dit-il un brin agacé
il a l'air plus qu'un brin agacé,  j'aurais mis  s'énerve, ou rien du tout la réplique est déjà longe.

Citer
les montent
monte

seuls

Citer
Elle sent la peur
Bon on comprend qui c'est, mais je mettrais autre chose pour éviter la confusion avec la rouge.

ne réponds pas

Citer
dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique.
Ironisa

par être subjuguée

Citer
Ah et, il est très méchant avec elle, il l’humilie ! Elle est malheureuse mais n’arrive pas à le quitter, l’argent vois-tu ! Elle est trop seule au monde, sa famille c’est lui, elle n’a que lui et ses amants of course !
J'aime pas trop la formulation

désolée

Citer
« Now we are free » d’Enya
Tu as écrit en l'écoutant ? Belle musique mais je l'imagine mal avec la scène. Ici aussi ça fait inséré un peu bizarrement.

Citer
atteint sa main où est tenu cet objet de tant de plaisir
très maladroit

Citer
les laissant pantelant
mmmm, intéressant..., ok : "qui respire avec peine" :D, un s quand même.

Citer
Bon voyage ! disent-ils en chœur.
lancent-ils maybe, un peu plus fort.

Citer
Jusqu’à la prochaine fois
Mouahaha c'est diabolique

 tu te demandes (je viens de la voir :mrgreen:)

Voilà, donc ça manquait pour moi d'originalité jusqu'au moment où on comprend que ce sont de vils psychopathes. Mais quand même un manque d'originalité dans l'ensemble. Tu aurais d'ailleurs pu en rajouter encore sur la scène du scalpel. Bon ça m'a pas emporté, j'ai trouvé les répliques trop longues, quelques maladresses en incise, des points de suspension en trop. Mais ça m'a rappelé Dexter (un poil), sûrement le scalpel.  :mrgreen:


Sur ce, à bientôt ! :)

Hors ligne ernya

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Re : Re : Une passion destructrice
« Réponse #16 le: 21 Juillet 2012 à 22:54:08 »

Citer
-   Parle-moi ! Mais parle-moi ! Dis quelque chose, merde !
Frappe-moi ! Tout ce que tu veux mais réagis, s’il te plait, réagis !
trop d'exclamative tue l'exclamative. Je veux dire, y a des TAS de façons de dire toutes ces phrases...


Citer
Elle s’arrête, la regarde. Elle est si belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes. Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adulte. Elle regrette de ne pas pouvoir y vivre, de venir juste pour les vacances ou des weekends prolongés. 
toutes tes phrases commencent par "elle", fais quelque chose ! varieeeeee !

 
Citer
Tu finis par être subjuguer, oubliant ta vie, prête à tout pour être avec lui.
subjuguée

 
Citer
Ah et, il est très méchant avec elle, il l’humilie ! Elle est malheureuse mais n’arrive pas à le quitter, l’argent vois-tu ! Elle est trop seule au monde, sa famille c’est lui, elle n’a que lui et ses amants of course !
il parle toujours en criant ce type ? franchement les exclamatives, ça passe pas...

xD spécial le texte !
J'ai pas trop aimé... pas à cause du thème, mais au niveau du traitement je suis pas du tout convaincue. Trop d'exclamatives, trop de cris, les dialogues aussi, je trouve qu'ils sonnent faux. Le monologue de Lucie aussi, enfin, on sent trop que t'essayes de glisser des informations au lecteur mais ça se voit, y a pas de raisons qu'elle déballe tout ça à cette fille, ou du moins elle ne le dirait pas comme ça.
Au niveau des personnages, ils planent tellement que du coup je les trouve pas crédibles. Ils sont trop fous si tu veux (bon certes leurs pratiques ne témoignent pas vraiment d'un état mental sain mais disons que t'essayes pas vraiment de les rendre logiques quoi).
Pour résumer : l'idée en soit est pas forcément mauvaise, faudrait juste que t'essayes de prendre le truc un peu plus au sérieux, de te fondre avec tes personnages pour les rendre plus justes, je pense. Tel quel, ça me fait plus penser à une mauvaise parodie qu'autre chose en fait :-X
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Jon Ho

  • Invité
Re : Une passion destructrice
« Réponse #17 le: 21 Juillet 2012 à 23:16:09 »
JB-3

les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds : désolé mais je viens de lire le poème Les monstres avec exactement la même image qui lèche les pieds. Je sais que ce n'est pas de ta faute, mais du coup ça me rebute un peu  :(

Il y a effectivement un petit souci avec les dialogues. Ils ne font pas vrais. On sent que c'est de l'écrit et ça a du mal à passer quand je les lis à vois haute, pas crédible. Essaye de placer quelques interjections pour assumer la partie dialoguée.
Ce petit piquant ! Oh mon amour, j’aime ta façon de voir les choses. : Ca fait un peu pièce de théâtre antique et ça se prête mal à une conversation contemporaine.

 Tu as des enfants ? Oups que je suis bête ! Forcement non, sinon tu ne serais pas là, dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique. : Là j'ai pas compris. Il y a malheureusement plein d'hommes mariés avec enfants qui trompent sans gêne leur épouse et leur progéniture avec une autre rencontrée sur le net ou ailleurs... Et je saisis pas bien pourquoi un ton ironiquez alors que ça n'est pas franchement drôle.

Pas plus folle que toi se jetant dans les bras : J'aurais plutôt vu te jetant dans les bras. Mais c'est juste un petit détail.

Et après on va me dire que je suis parfois un peu gore dans mes textes... Le tranchage de la carotide en couple, comme une danse amoureuse et sensuelle j'aime beaucoup. La fin est très belle. J'avoue m'être un peu ennuyé au début avec les multiples descriptions de couleurs, de paysage et le passage sur la plage un peu trop classique à mon goût. Mais d'un côté, ce premier chapitre bof donne toute son ampleur au second.

Un agréable moment de lecture

Hors ligne Iseult

  • Aède
  • Messages: 236
Re : Une passion destructrice
« Réponse #18 le: 23 Juillet 2012 à 13:17:26 »
Kikou,
D'abord merci d'avoir lu et commenté :)
@Eveil ...... oui il n'est pas très original je sais, mais pour moi si, car d'habitude je n'écris pas ce genre d'histoire ;)

@Ernya .... bon je dois avoir un réel souci avec la ponctuation, je vais changer certaines choses, itou pour les dialogues, je crois que je vais les enlever et remanier la nouvelle autrement. Là je ne suis pas sur d'arriver à les rendre plus crédible, pareil pour les personnages, j'ai peut-être trop de distance.

@jon ... la fin c'est le moment que je préfère aussi, j'ai pris beaucoup de plaisir à l'ecrire  ;D

Bon ben c'est parti pour une V3 ... @Eveil et Pyramid, je ne pense pas en rajouter sur la scène du sclapel, je prefère quand c'est suggérer ;). Ah et je vais corriger les fautes aussi.
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

Hors ligne Iseult

  • Aède
  • Messages: 236
Re : Une passion destructrice (v3)
« Réponse #19 le: 01 Septembre 2012 à 18:25:09 »
Kikou,
Bon voili j'ai fini la V3, ........ relu, corrigé, et j'espère améliorer.
@Ernya ....... j'ai essayé de rendre mes perso plus crédibles, peut-être en étant moins dans l'ironie.
@Jon
Citer
Tu as des enfants ? Oups que je suis bête ! Forcement non, sinon tu ne serais pas là, dit-elle sur un ton un tant soit peu ironique. : Là j'ai pas compris. Il y a malheureusement plein d'hommes mariés avec enfants qui trompent sans gêne leur épouse et leur progéniture avec une autre rencontrée sur le net ou ailleurs... Et je saisis pas bien pourquoi un ton ironiquez alors que ça n'est pas franchement drôle.
Effectivement j'ai supprimé ce passage ....... parfois je pars trop loin ^^

Voili à vos remarques, et merci d'avance ........ :)



- Dis quelque chose, merde. Putain réagis, s'insurge Paul devant le visage fermé de Lucie. Pourquoi tu me regardes comme ça ? Dis ?
Il s’attendait à tout : pleurs, colère, rage, insultes, mais cette réaction, non. Lucie le fixe toujours sans un mot.
Paul s’approche, pour la prendre dans ses bras ou la secouer, il hésite.
Lucie recule, horrifiée, le repousse violemment.
- Non !
Sans un autre regard, elle pivote sur ses talons, se dirige vers la porte, dévale les escaliers, et court.

L’océan, enfin. Elle est là face à cette vaste étendue d’eau, ses pieds nus ancrés dans le sable, son regard perdu au loin, ses cheveux balayés par le vent. Elle aime le bruit du ressac, la force des vagues, l’apaisement qu’il lui apporte. Elle a cette impression confuse d’être en communion avec lui, calme quand elle est triste, déchaîné quand elle est en colère.
En cet instant, le ciel est bleu, les vagues s’échouent doucement sur la plage, lui lèchent les pieds. Elles emportent sa tristesse pour lui donner cette force qu'elle n'a plus. Les battements de son cœur prennent la cadence des vagues, s’apaisent doucement au gré de leur va-et-vient. Elle laisse couler ses larmes le long de ses joues, se laissant aller à sa douleur, à la fin d’une illusion. Il n’a pas tenu sa promesse, elle est si fatiguée.
Non, elle ne veut pas. Elle ne veut plus de cette histoire banale sortie d’un mauvais roman de gare, elle veut vivre autrement ou ne plus vivre.
Elle fixe cette immensité, l’accueillera-t-elle ? Combien de fois a-t-elle rêvé d’être emportée au loin ? Elle ne sait plus.
Elle frissonne, le vent se lève, le ciel s’obscurcit, les vagues se font de plus en plus puissantes dans un grondement sourd, elles se fracassent contre la falaise non loin d’elle dans un bruit assourdissant. Le vent souffle aussi fort, sa tristesse se transforme en colère, la rage monte en elle, incontrôlable, tout comme ce désir refoulé. Elle doit le combattre, elle résiste depuis tant de mois, malgré la souffrance, elle gagne toujours la bataille. Mais là …
 Elle hurle « Pourquoi? ».
Pas de réponse, juste, le tonnerre qui gronde, un éclair qui transperce le ciel, et la pluie qui tombe. Elle l’accueille la tête penchée en arrière, lève ses bras, se met à tournoyer, à rire, à pleurer, de plus en plus vite, jusqu’à en perdre l’équilibre. Elle s’affaisse sur le sable, étourdie. Elle ferme les yeux un instant.
Lucie les ouvre de nouveau, elle se sent perdue, assise dans l’eau, bercée par des vaguelettes. Le ciel est bleu, l’océan calme, elle ne comprend pas. Enfin si, tout est limpide.
Plus de lutte, plus de question, elle est libérée, sereine.
L’appel de ses sens a été trop fort, elle s’y résigne, ne subira plus l’inacceptable, la faisant sienne pour son équilibre. La tentation chaque jour devenait si ingérable, à croiser ces âmes esseulées, délaissés, cette avidité dans leur regard, pour un peu de cette fausse tendresse, ils sont prêt à vendre leurs âmes au Diable. Un rictus se dessine sur ces lèvres, qui est le Diable ? Elle ou lui ?
Elle se sent vivante, elle va le rejoindre, la bataille est finie, plus de doute en elle.


Lucie remonte le chemin menant à la maison. Elle s’arrête, la regarde. Elle est si belle cette grande bâtisse, peinte en bleu, avec ses volets parmes. Elle l’aime tant, à travers ses souvenirs d’enfance, d’adulte. Elle regrette de ne pas pouvoir y vivre, de venir juste pour les vacances ou des week-ends prolongés. 
Elle arrive à la porte, rentre dans la maison, ses vêtements dégoulinent sur le parquet.
Il est là à l’attendre, son visage se détend en la voyant.
-Enfin tu es revenue, tu es toute trempée, s’écrie-t-il.
- Chut … murmure-elle, en lui posant le doigt sur sa bouche.
Il s’approche, lui caresse doucement son visage, il l’aime tellement, il se sent capable de tout pour elle.
Elle le regarde, voit ce petit sourire s’étirer doucement. Ses yeux lui montrent qu’il sait tout de son combat intérieur, comme il sait qu’elle revient à chaque fois, attirée toujours par ce cercle infernal.
- Tu m’avais promis, la dernière fois devait être justement la dernière. Pourquoi Paul ?
- Je ne peux pas arrêter et toi non plus Lucie, tu le sais, bon sang ! Tu aimes ça, j’aime ça. Accepte comme moi je l’ai accepté, sans cet intermède, on se perd, on se meurt. On a besoin de ce petit piquant. dit-il un brin agacé.
- Ce petit piquant ! J’aime ta façon de voir les choses. Hilare, Lucie a besoin de quelques secondes pour retrouver son sérieux. Tu ne comprends pas, j’ai failli de perdre la dernière fois, tu as été imprudent. Ce petit jeu aura un goût amer sans toi, je ne veux pas payer ce prix.
- Je sais, j’étais trop confiant, je serais plus vigilant. Je te le promets, dit-il avec un petit air contrit.
- Arrête ! Pas un mot, plus de promesse.
Elle s’éloigne, s’arrête, lui demande :
- Là-haut ? La rouge ?
- Oui ma chérie. Amuse-toi bien, lui répond-il, tout sourire.
Lucie se dirige vers les escaliers, tête haute, les monte d’un pas léger. Elle ne sent pas ses vêtements mouillés qui lui collent à la peau, seul comptent les moments qui vont suivre.

Elle ouvre la porte de la chambre. La jeune femme est là, les poignets menottés au barreau du lit, les pieds attachés au montant, bâillonnée, complètement dévêtue, gesticulant pour essayer de se libérer.
Elle sent la peur, elle ferme les yeux pour savourer, la ressentir au plus profond d’elle-même, elle aime tant cette sensation autant que la souffrance, un prélude avant l’extase.
 Lucie s’approche, arrive à sa hauteur, lui sourit tendrement, lui caresse les cheveux, le visage, une lueur d’espoir apparaît dans les yeux de la jeune femme, croyant qu’elle va, enfin, être libérée, croyant qu’elle a échappé au pire.
Non, le pire est à venir, Lucie lève tout doucement son bras, suffisamment haut, pour que cette femme, cette traînée voie l’objet qu’elle a dans ses mains, un petit scalpel, si tranchant.
Elle jubile de voir les yeux de sa victime s’agrandir d’horreur, d’entendre ce gargouillis, ce cri étouffé qui s’échappe à travers le scotch.
- Tu as aimé? Une bête de sexe non ? lui demande-elle avec ce sourire doux, trompeur.
Lucie penche sa tête. Elle a une impression étrange, un manque peut-être, celui de la chasse. Alors en guise de préliminaires, pour que la pression monte, Lucie prend une chaise, s'installe et doucement raconte.

- Au début c'était juste un fantasme chuchoté, presque honteux de l’avoir mais si heureux de cette envie commune. Au fil du temps, elle se transforme en obsession, en un désir presque incontrôlable, au point de nous organiser, et enfin de passer à l’acte.
Un jeu, pour certains, toi comprise, sûrement malsain, mais pour nous, il nous amène toujours au-delà de nos espérances.
Lucie sourit, les souvenirs affluent.
-  Internet et ces sites de rencontres, presque trop même. Un soir, nous voilà lancés,
inscrits sur l’un d’eux, le profil de Paul inventé de toute pièce, charmeur, aguicheur, plein de rêves à offrir. Grâce à vos besoins d’affection, de tendresse, de sexe, l’aventure commence.
Les images défilent, Lucie s’interrompt. Elle se souvient de cette première fois, de ces sensations exaltantes, des maladresses aussi. Au fur et à mesure, ils ont peaufiné leur approche, tout était devenu presque parfait. Sauf la dernière fois, trop confiant, trop pressé, elle a failli s’échapper la garce, blessant sévèrement Paul au passage. Cela aurait pu tourner au désastre, elle est arrivée à temps, évitant le pire.
Lucie revient à la réalité, reprend d’une voix encore chargée d’émotions.
- Nous aimons le premier contact, les discussions qui suivent où l'autre se raconte, se découvre. Tous ces signes qui attisent notre désir, nous permettent de choisir. Au gré des rendez-vous avec son jeu de séduction, le charme de Paul opère, subjuguée, la proie est prête à tout pour un instant avec lui. Je ne suis jamais loin, toute excitée, et j’attends patiemment mon heure.
Lucie trémousse sur sa chaise, se lève, ses sens en ébullition.
- Toujours, tout ensemble. Sauf pour toi, il a choisi seul. Mais je ne suis pas déçue, une pure beauté !
Lucie se tait, prend le temps de l’admirer, la caresse doucement, délicatement.
- Comme pour les autres, Paul a du te suivre. Par principe ou peut-être une certaine moralité, nous excluons de notre jeu les mères de famille, je ne peux pas priver un enfant de sa mère, c’est ignoble. Il s’en est donc assuré. Et nous voilà à ce fameux week-end au bord de la mer, dans cette adorable maison où tu es.
Lucie sent la présence de Paul, se retourne, le voit appuyer au chambranle de  la porte.
- Paul, elle est mariée ?
- Oui, lui répond-il, en haussant les épaules, une histoire classique, tu sais. Un mariage poussé par le fric et la plastique. Un vieux con qui prend sa femme pour un objet, sa propriété qu’il exhibe, sa pute. Elle, une femme humiliée, qui dépense son fric, et  se venge en se faisant sauter à tout va par d’autre. Pathétique, non ?
- Oui, vraiment pathétique, murmure Lucie pour elle-même.
Elle fait une pause, la fixe, une douce folie danse dans ses yeux.
- Pa-thé-tique.
Son ton est devenu froid, tranchant comme le scalpel, qu’elle appose sur les seins de cette femme, faisant une première coupure si légère.
- Tu commences à comprendre ?
Lucie  rit, son regard brille d’un éclat particulier entre l’excitation et l’amusement.
La jeune femme attachée, se tortille dans tous les sens, tire sur ses liens, espère qu’ils vont se rompre, espère que ce cauchemar va se finir. Elle tourne la tête, lève ses yeux …
- Elle est jolie la fenêtre, n’est-ce pas, tu espères voir un passant peut-être ? Non, il n’y aura personne pour te sauver, te retrouver. Comme les autres, tu finiras.
Lucie la dévisage, voit à travers son regard l’effroi devant ce qu’elle a enfin compris.

Le moment est venu enfin.
De là débute l’enfer indescriptible pour l’une, une véritable jouissance pour l’autre, le scalpel virevolte, coupe, tranche chaque parcelle de ce corps au rythme de cette mélodie,
« Now we are free » d’Enya. Paul a toujours su ce dont elle avait besoin dans ces moments-là. 
Elle se délecte, tout ce rouge, tout ce sang, les hurlements étouffés. L’apothéose arrive.

Paul la rejoint, pour ce final, comme toujours, leur rituel.
Il l’enlace, l’embrasse fougueusement.
- Joyeux anniversaire, mon amour, murmure-il d’une voix rauque.
Sa main glisse comme une caresse le long du bras de Lucie, atteint sa main où est tenu cet objet de tant de plaisir. Ensemble, ils le dirigent vers la gorge de leur victime, tranchent la carotide. Ils sentent avec une certaine délectation cette vie partir. Peu à peu, les yeux deviennent vitreux. Ils accueillent enfin son dernier souffle, leur excitation étant à leur paroxysme. Ils se jettent l’un sur l’autre, se déshabillent à la hâte. Paul la prend là, brutalement, sauvagement. La jouissance arrive vite, forte dans une explosion de râle, de cris, les laissant pantelant. Heureux, épanouis, ils se dirigent vers la salle de bain. Sous la douche, Paul et Lucie reprennent leurs ébats amoureux cette fois-ci doucement, tendrement, se disent tous ces mots qui traduisent leur passion l’un pour l’autre.
Habillés, ils reviennent dans la chambre, ramassent leurs vêtements, les mettent dans une panière, ils feront un feu ce soir même si la saison ne s’y prête pas.

Paul prend la jeune femme dans ses bras avec douceur, Lucie met sa main sous son bras.
Ils sortent de la maison. Ils arrivent sur la plage, mettent le corps dans l’eau, laissent les vagues l’emporter au loin. Ils le suivent des yeux, attendent de ne plus le voir, et dans un dernier regard lui disent au revoir.
- Bon voyage, disent-ils en chœur.

C’est fini, ce soir ils dîneront au coin du feu, ils ont quelque chose à célébrer.
Demain, un grand nettoyage les attend puis ils partiront pour reprendre le cours de leur vie.
Jusqu’à la prochaine fois …
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

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Re : Une passion destructrice
« Réponse #20 le: 01 Septembre 2012 à 20:20:52 »
Anormalement sympa le gars : il peut surmonter les pleurs, la rage, les insultes, la fuite indifférente de sa compagne et malgré tout l'accueillir avec un 'enfin tu es revenue' amoureux lorsqu'elle revient... D'ailleurs on ne sait pas trop pourquoi elle fuit, on se dit qu'il l'a trompée ou battue. Mais on se rend compte dans la suite que ça fait partie du deal entre eux (drague, baise, scalpel).
Comme beaucoup d'avis, plus haut, je trouve que le début est un peu cliché dans le genre émo-romance, on y sent le désespoir, et une certaine tristesse qui va malgré tout plutôt bien avec le sentiment de haine profonde (peut-être un poil gratuite : d'où vient cette curieuse habitude dans leur couple ?) qui en découle dans la suite.
Peut-être un peu trop de 'Elle' répétitifs pour manier les verbes de l'histoire ?
Le monologue de Lucie devant la captive dans la V3 est plus saisissant, c'est plutôt cool. L'impuissance vocale de la victime se fait plus ressentir, il y a plus d'émotion.
En revanche je suis convaincu qu'un couple du crime ne se permettrait pas le risque de livrer un corps à la mer sans poids préalables et à l'abord des côtes... c'est dangereux.

Voilà en gros pour ce que j'aurais eu à redire sur ce texte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir =)
.

Hors ligne Iseult

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Re : Re : Une passion destructrice
« Réponse #21 le: 02 Septembre 2012 à 16:46:35 »
Kikou,
Avant tout un merci pour ta lecture et ton commentaire :)

Anormalement sympa le gars : il peut surmonter les pleurs, la rage, les insultes, la fuite indifférente de sa compagne et malgré tout l'accueillir avec un 'enfin tu es revenue' amoureux lorsqu'elle revient...
Anormalement non ....... patient oui, et dans ma tête, une certaine habitude qu'elle n'assume pas leur petit penchant

Citer
D'ailleurs on ne sait pas trop pourquoi elle fuit, on se dit qu'il l'a trompée ou battue. Mais on se rend compte dans la suite que ça fait partie du deal entre eux (drague, baise, scalpel).
Quand j'ai commencé à l'écrire, j'étais partie sur une histoire classique de trahison, et après ben j'ai dévié ;)
Citer
Comme beaucoup d'avis, plus haut, je trouve que le début est un peu cliché dans le genre émo-romance, on y sent le désespoir, et une certaine tristesse qui va malgré tout plutôt bien avec le sentiment de haine profonde (peut-être un poil gratuite : d'où vient cette curieuse habitude dans leur couple ?) qui en découle dans la suite.
Voilà trop cliché c'est pour ça aussi que j'ai dévié ......... mais d'un autre côté je l'aime bien cette première partie.
Citer
Peut-être un peu trop de 'Elle' répétitifs pour manier les verbes de l'histoire ?
Ah je pensais en avoir supprimé et/ou modifié pas mal, pas assez appriori je vais le revoir
Citer
Le monologue de Lucie devant la captive dans la V3 est plus saisissant, c'est plutôt cool. L'impuissance vocale de la victime se fait plus ressentir, il y a plus d'émotion.
Ah là je suis contente du rendu ........ c'est justement la partie que j'ai le plus retravaillé, pour le rendre crédible
Citer
En revanche je suis convaincu qu'un couple du crime ne se permettrait pas le risque de livrer un corps à la mer sans poids préalables et à l'abord des côtes... c'est dangereux.
Ah vi j'y ai pas du tout pensé, pourtant je regarde beaucoup les séries genre Expert et cie  :D
Citer
Voilà en gros pour ce que j'aurais eu à redire sur ce texte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir =)

Encore merci :)
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

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Re : Une passion destructrice
« Réponse #22 le: 02 Septembre 2012 à 18:07:01 »
J'ai un ami qui a souligné avec raison :
"On mange les enfants"
est différent de :
"On mange, les enfants" ^^

Tout ça pour en venir au fait que j'ai pas compris l'histoire d'habitude et de penchant. Qui n'assume pas quoi ? elle et ce penchant, lui et l'habitude ? Y'a un truc bizarre dans ta phrase, mais dis moi si je me trompe :
- elle n'assume pas leur penchant bizarre mais c'est une habitude pour elle ?

Héhé, je me suis toujours demandé si ces séries étaient fiables de réalisme. Ca me fait penser : la nasa a fait appelle à des écrivains ayant le souci du détail pour promouvoir la science au travers d'écrits de science fiction qui seraient documentés par les chercheurs. Faire pareil avec la police serait un bon moyen d'avoir des polars à nous glacer le sang, ne trouves-tu pas ?
.

Hors ligne Elhora

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Re : Une passion destructrice
« Réponse #23 le: 02 Septembre 2012 à 19:08:06 »
Coucou Iseult!!  ;D

je n'ai pas lu tous les commentaires (trop long) et je n'ai pas pu finir trop texte  :( ... Trop violent pour moi!

J'ai beaucoup aimé le début et puis quand j'ai compris de quoi il retournait, je suis partie en courant! Je suis désolée. Mon petit coeur de bisounours a du mal à faire face à l'horreur. (je sais c'est nul mais je peux rien y faire). Du coup, est-ce qu'il ne serait pas judicieux que tu mettes un petit message à côté de ton titre? Pour signaler que c'est un peu trash... (je sais, je suis une plaie, il y a certain film interdit au moins de 12 ans que je ne peux pas regarder  :-[ ) Bon, mais faut le dire à personne!  :mrgreen:
Je me suis juste dit que je ne serais peut-être pas la seule dans ces cas là.

Et du coup, oui, ton titre ne va pas, c'est dommage.

Je salue en tous cas ton essai d'un autre genre.  Et j'espère que tu auras été contente des commentaires.  ^^

Bisous

Hors ligne Iseult

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Re : Re : Une passion destructrice
« Réponse #24 le: 03 Septembre 2012 à 11:26:55 »
Kikou,
J'ai un ami qui a souligné avec raison :
"On mange les enfants"
est différent de :
"On mange, les enfants" ^^

Tout ça pour en venir au fait que j'ai pas compris l'histoire d'habitude et de penchant. Qui n'assume pas quoi ? elle et ce penchant, lui et l'habitude ? Y'a un truc bizarre dans ta phrase, mais dis moi si je me trompe :
- elle n'assume pas leur penchant bizarre mais c'est une habitude pour elle ?
Oui voilà ....... elle a eu dû mal à assumer, une certaine peur aussi de le perdre lui.

Citer
Héhé, je me suis toujours demandé si ces séries étaient fiables de réalisme. Ca me fait penser : la nasa a fait appelle à des écrivains ayant le souci du détail pour promouvoir la science au travers d'écrits de science fiction qui seraient documentés par les chercheurs. Faire pareil avec la police serait un bon moyen d'avoir des polars à nous glacer le sang, ne trouves-tu pas ?
A priori, d'après ce que j'ai lu, ces séries sont assez fidèles à la réalité ....... et en grande sensible, certains épisodes me glace le sang :)

Coucou Iseult!!  ;D

je n'ai pas lu tous les commentaires (trop long) et je n'ai pas pu finir trop texte  :( ... Trop violent pour moi!

J'ai beaucoup aimé le début et puis quand j'ai compris de quoi il retournait, je suis partie en courant! Je suis désolée. Mon petit coeur de bisounours a du mal à faire face à l'horreur. (je sais c'est nul mais je peux rien y faire). Du coup, est-ce qu'il ne serait pas judicieux que tu mettes un petit message à côté de ton titre? Pour signaler que c'est un peu trash... (je sais, je suis une plaie, il y a certain film interdit au moins de 12 ans que je ne peux pas regarder  :-[ ) Bon, mais faut le dire à personne!  :mrgreen:
Je me suis juste dit que je ne serais peut-être pas la seule dans ces cas là.

Et du coup, oui, ton titre ne va pas, c'est dommage.

Je salue en tous cas ton essai d'un autre genre.  Et j'espère que tu auras été contente des commentaires.  ^^

Bisous
Kikou Elhora,
Je te remercie pour ton passage ..... même non abouti :)
Ah il est si trash que ça ........ je n'avais pas l'impression, juste un ou 2 moments.
 :-* ........ :)

Pour le titre oui il faut que je change ......... qu'est ce que vous pensez de  "Passion rouge sang" ou "Démence et Passion"?
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

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Re : Une passion destructrice
« Réponse #25 le: 03 Septembre 2012 à 19:02:21 »
Je suis plutôt visuel, ma sélection pour tes titres : passion rouge sang.

Mais est-ce vraiment le mot passion qui conviendrait le mieux , je trouve qu'il fait moins peur que ton histoire et accentue le mélodrame?

Ou alors jouer sur le bizarre du couple de la mort, genre "un amour de meurtrier", ou "A la vie, à la mort"
.

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Re : Une passion destructrice
« Réponse #26 le: 04 Septembre 2012 à 12:12:26 »
Kikou,

J'aime bien "A la vie, à la mort" ........ je réfléchis ........ Merci :)
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Re : Une passion destructrice
« Réponse #27 le: 17 Septembre 2012 à 15:41:17 »
Et hop ! Patron, un remontage pour la table du gibet numéro 10 !

Eh ben, j'ai préféré la v1 ! Dommage hein, toutes ces corrections pour qu'au final je préfère le "avant" ?  :mrgreen:

Plus sérieusement, j'aimais bien cette sensation de mystère qui plane autour du personnage, et puis la césure entre la première partie et la deuxième, on a justement l'impression d'avoir affaire à une schizo, qui un coup se sent opprimée, un coup prend du plaisir à la situation, et je trouvais ça intéressant.

Ceci dit, il y aurait manqué une petite explication sur le pourquoi du comment, non pas de leurs actions, mais de l'origine du sadisme de Lucie.

J'ai lu ce texte avec plaisir, et avec un horrible frisson de dégoût lorsque la gentille Lucie opprimée se transforme en découpeuse sadique.

Merci pour ce texte !
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


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Re : Re : Une passion destructrice
« Réponse #28 le: 21 Septembre 2012 à 12:35:29 »
Et hop ! Patron, un remontage pour la table du gibet numéro 10 !

Eh ben, j'ai préféré la v1 ! Dommage hein, toutes ces corrections pour qu'au final je préfère le "avant" ?  :mrgreen:
Arrrrrrrrrrrrghhhhhhhhhhh cri d'agonie  ;D

Citer
Plus sérieusement, j'aimais bien cette sensation de mystère qui plane autour du personnage, et puis la césure entre la première partie et la deuxième, on a justement l'impression d'avoir affaire à une schizo, qui un coup se sent opprimée, un coup prend du plaisir à la situation, et je trouvais ça intéressant.

Ceci dit, il y aurait manqué une petite explication sur le pourquoi du comment, non pas de leurs actions, mais de l'origine du sadisme de Lucie.

La dernière version me semble du coup plus complète ....... pourtant je préfère aussi la 1er ....

Citer
J'ai lu ce texte avec plaisir, et avec un horrible frisson de dégoût lorsque la gentille Lucie opprimée se transforme en découpeuse sadique.

Merci pour ce texte !
Merci à toi pour ton commentaire ........ et contente malgré que tu ais ressentie quelque chose  :D
"Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

 


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