Un vieux poéme qui traînait sur mon pc, avec certainement plein de fautes..
Hirondelle
Dans l'oeil obscur de l'orage,
Un vieil homme accablé vacille,
Comme la foudre dans le ravage,
Dans l'âtre, c'est une brindille.
L'homme, en une ultime parade,
Affronte le tourbillon,
Dont l'expédient est à l'horizon.
Dans les cieux, sous son arcade,
L'espérance qui l'éclaire,
C'est sa fille, c'est une flamme,
Cette lueur farouche de l'âme,
C'est un éclair, du tonnerre.
Dans la nuit et la menace,
L'oiseau fuyant l'ouragan vorace,
Enchevêtre à son aile,
Une prière, fugace espoir,
Que le père dans le noir,
Voyant dans le chaos une nacelle,
Catapulte au ciel en priant
L'oeil pieux, le regard puissant,
L'hirondelle frissonnante,
Et Ambassadrice de l'amour
Dévie des nuées bruyantes;
En battant de l'aile vers le jour,
Elle survole les bocages,
Les sentiers, les forêts et les âges,
Pour fondre vers l'enfant à aimer,
A qui elle doit chuchoter :
Ma fille, je suis là et je t'aime.