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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Tableau...

Auteur Sujet: Le Tableau...  (Lu 2653 fois)

a damned girl

  • Invité
Le Tableau...
« le: 04 Janvier 2012 à 17:07:15 »
Alors voila. Ce n'est pas dut tout ce que je souhaite écrire. Je parle bien sur du genre. Mais j'ai eu a faire cette nouvelle (fantastique?) et j'ai décidé de la publier sur le forum. Je ne trouve pas cette nouvelle extraordinaire mais... Bref trêve de bla-bla.Place a ma nouvelle en ésperant que vous apprécierez...  :)

Le tableau sous le bras, j'entrai dans l'atelier. Profondément las, je le posai.

J'eus beaucoup de mal à préparer mon repas et j'avalai seulement quelques cuillères de soupe. Je me traînai jusqu'à mon lit et n'arrivai pas à m'endormir. Le vent soufflait en rafales et seule la lueur d'une bougie éclairait la pièce emplie de tableaux entassés et de pinceaux en désordre.

Me tournant, j'entendis un craquement. Le bruit se fit entendre d'autant plus lorsque je me levai et marchai en direction du tableau d'où il semblait provenir. J'observai avec difficulté le tableau et le bruit cessa instantanément. Je regagnai mon lit, inquiet.

Lorsque je me levai, il était 9h30. Malgré le vent, la nuit fut paisible. Je marchai jusqu'à mon tableau et observai avec délectation ma nouvelle acquisition. C'était une femme d'une beauté pure. Elle semblait jeune. Ses pommettes rosies, ses lèvres charnues, faisaient d'elle une personne très jolie et fraîche.

Quelque chose m'intrigua particulièrement chez elle : ses yeux étaient vivants, son regard d'une intensité à couper le souffle. On aurait dit qu'elle était vivante. Même si cette jeune femme n'avait rien d'angoissant, j'eus la respiration coupée et me sentis oppressé.

Le soir, je fus pris d'un mal de tête insupportable et décidai de prendre un comprimé. Je me réveillai en sueur. Je perçus une lueur étrange et vacillante. Je marchai encore une fois vers le tableau et vis un spectacle incroyable : la jeune fille, d'ordinaire assise, se tenait debout et chantait. Mon cœur se mit à battre à tout rompre. J'osai parler et lui demandai pourquoi elle bougeait.

« Je suis condamnée à vivre enfermée dans ce tableau jusqu'à la fin des temps. »

Stupéfait et pris de tremblements incontrôlables, je m'en allait de chez moi en pleine nuit et errai un temps. Lorsque j'entrai chez moi, la pièce était redevenue normale. Le lendemain, après une nuit agitée, je me séparai du tableau en le vendant à faible prix.

Je me demandai si c'était le médicament qui me fit délirer ou si tout cela était réel...

Anlor

  • Invité
Re : Le Tableau...
« Réponse #1 le: 04 Janvier 2012 à 17:43:37 »
Je ne trouve pas cette nouvelle extraordinaire
c'est marrant que tu utilises cet adjectif parce que ta nouvelle ressemble énormément au "Portrait ovale" d'Edgar Poe ; je ne sais pas si tu l'as lu mais l'histoire est presque la même.

Le tableau sous le bras, j'entrai dans l'atelier. Profondément las, je le posai.
ce début donne l'impression que c'est ton personnage le peintre ; de plus, j'ai du mal à saisir, il s'agit d'un peintre qui dort dans son atelier ou un truc du genre, ou j'ai rien compris?

J'eus beaucoup de mal à préparer mon repas et j'avalai seulement quelques cuillères de soupe.
j'eu
ben dans ce cas pourquoi il a pas pris directement un morceau de pain?

Je me traînai jusqu'à mon lit et n'arrivai pas à m'endormir.
il y a un problème dans la succession des verbes. D'une part, je trouve ça bizarre d'employer un passé simple pour ce genre d'actions, et d'autre part le "et" n'a rien à faire là. Je veux dire, ça ne succède pas vraiment, il se couche entre les deux ; ce ne sont pas non plus deux actions simultanée. Enfin, je ne sais pas si je suis très claire, mais ça sonne bizarre

Le vent soufflait en rafales et seule la lueur d'une bougie éclairait la pièce emplie de tableaux entassés et de pinceaux en désordre.
dire que la salle est "emplie" de tableaux et de pinceaux, ça donne l'impression que le mec dort à côté d'une montagne de petites brosses

Me tournant, j'entendis un craquement. Le bruit se fit entendre d'autant plus lorsque je me levai et marchai en direction du tableau d'où il semblait provenir. J'observai avec difficulté le tableau et le bruit cessa instantanément.
répétition de tableau ; ça fait beaucoup depuis le début du texte
se tournant où? comment?
j'aurais plutôt mis "encore plus"
observer et le passé simple, ça ne va pas vraiment ensemble je trouve ; tout comme observer et instantanément d'ailleurs

Lorsque je me levai, il était 9h30. Malgré le vent, la nuit fut paisible.
parce que le mec il a un radio réveil? c'est vachement précis quand même comme indication alors qu'on sait même pas s'il a un deux pièces
Il y a un problème de concordance des temps la nuit est finie au moment ou il se lève. Du coup ça serait : "la nuit avait été paisible"

Je marchai jusqu'à mon tableau et observai avec délectation ma nouvelle acquisition.
marchai / tableau / observer
tu as déjà utilisé tous ces mots peu de temps auparavant

C'était une femme d'une beauté pure. Elle semblait jeune. Ses pommettes rosies, ses lèvres charnues, faisaient d'elle une personne très jolie et fraîche.
cette description fait très maladroite.
C'est quoi une beauté pure? Généralement, une jeune femme ça se reconnaît. On est pas rosi tout seul, on est rose ou rosi par quelque chose.
j'aime pas le "faisaient d'elle une personne très jolie", c'est très malhabile comme tournure
Ouaich elle est trop fraîche

Quelque chose m'intrigua particulièrement chez elle : ses yeux étaient vivants, son regard d'une intensité à couper le souffle. On aurait dit qu'elle était vivante.
vivants/vivante

Même si cette jeune femme n'avait rien d'angoissant, j'eus la respiration coupée et me sentis oppressé.
peut-être que tu devrais développer. Montrer qu'à la fois il est attiré par sa beauté et qu'en même temps il dégouline de sueur parce qu'il est super inquiet

Le soir, je fus pris d'un mal de tête insupportable et décidai de prendre un comprimé.
ça se passe à quelle époque exactement? parce qu'avec les tableaux, la soupe et la ressemblance entre ton texte et la nouvelle de Poe, j'ai placé ça au XIXème, mais j'ai peut-être tout faux  ???

Je me réveillai en sueur. Je perçus une lueur étrange et vacillante.
où ça où ça?

Je marchai encore une fois vers le tableau et vis un spectacle incroyable : la jeune fille, d'ordinaire assise, se tenait debout et chantait.
ben dans ce cas il l'entend peut-être aussi non?

Mon cœur se mit à battre à tout rompre. J'osai parler et lui demandai pourquoi elle bougeait.
euh, c'est pour le moins étrange comme question : "Excusez moi madame dans le tableau, je sais bien que nous ne nous connaissons que depuis peu et ma question vous semblera peut-être un peu déplacée, mais je me demandais : pourquoi bougez-vous, exactement?"

« Je suis condamnée à vivre enfermée dans ce tableau jusqu'à la fin des temps. »
mais encore?

Stupéfait et pris de tremblements incontrôlables, je m'en allait de chez moi en pleine nuit et errai un temps.
je m'en fus, non?

Lorsque j'entrai chez moi, la pièce était redevenue normale.
je rentrai?

Je me demandai si c'était le médicament qui me fit délirer ou si tout cela était réel...
qui m'avait fait ; avait été

Bon, alors, comme je te l'ai dis déjà deux fois (oui, mamie radote), ton texte ressemble beaucoup à celui de Poe et pour le coup, je trouve ça dommage parce que ça fait d'autant plus ressortir ses maladresses et son côté très court.
Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui mériteraient que tu t'y attardes un peu plus longtemps. Tout s'enchaîne très vite, à tel point qu'on ne saisit pas toujours la logique de ton texte ou alors on se demande : ouais et alors? Ok, il y a une femme qui bouge dans un tableau ; ouais, et alors? à part qu'il prend un comprimé, ça lui fait quoi à ton personnage? Imagine, ton poster de Justin Bieber (c'est un exemple hein, si tu n'as pas de poster de Justin Bieber je ne t'en voudrais pas) se met à te dire "je suis enfermé dans ce truc en plastique pour l'éternité avec la même coupe de cheveux." tu réagirais vraiment en te disant : bon aller, un petit cachou, une ballade, au dodo et ta gueule Justin?
Si tu ne les as pas lues, jette un coup d’œil aux Histoires extraordinaires de Poe, je crois que ça pourra beaucoup t'aider. Et comme tu aimes les vampires, un petit Dracula de Stoker serait le bienvenu dans ta bibliothèque aussi!

Bonne continuation!

EDIT : ben quoi, il est très bien mon commentaire  :-¬?
« Modifié: 04 Janvier 2012 à 22:59:33 par Anlor »

Hors ligne Loïc

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Re : Le Tableau...
« Réponse #2 le: 04 Janvier 2012 à 22:40:42 »
Je suis plutôt d'accord avec Anlor (enfin, je crois, puisque ma voisine a un peu galéré sur la mise en forme de son commentaire  :-¬? ), d'une part parce que tu ne nous plonges pas dedans - le regard reste très extérieur et du coup j'ai plus l'impression d'un enchaînement d'action que d'autre chose et d'autre part, ben c'est court, à la fin, je reste sur ma fin et me demande: oui mais d'accord, c'était quoi? Le tableau aurait mérité d'être creusé, je pense.
Je suis pas fan des passés simples sur une narration simple et à la première personne.
Le chant mériterait d'être décrit, par exemple.
J'avais relevé autre chose mais je ne le trouve plus. Bon courage en tout cas.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

 


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