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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un ballet de lucioles

Auteur Sujet: Un ballet de lucioles  (Lu 5041 fois)

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Un ballet de lucioles
« le: 13 Mai 2007 à 22:32:06 »
Voilà mon ch'tit dernier ! ^^ Avec un sujet qui dira sûrement quelque chose à certains :-°:
Votre personnage regarde les étoiles une nuit et voit une lumière traverser le ciel. Expliquez.

(Version 2 !)





  Le soleil a fini sa course depuis longtemps mais, ce soir, il ne sera pas relayé par sa sœur. La nuit de la nouvelle lune s’annonce, profonde et sombre. Dehors, la douce brise amène une fraîcheur bienvenue après l’écrasante chaleur de l’après-midi. De mon balcon, je profite du mince souffle de vent. Les champs ne sont plus visibles, noyés dans l’obscurité croissante ; même le petit temple de marbre se réduit à une silhouette rustaude au milieu des ombres nocturnes. Une fois, je me suis rendu à la capitale : la ville est si vivante que, même à la nouvelle lune, les torches des temples et des échoppes réduisent la nuit à une clarté bleu sombre. Impossible de retrouver le même phénomène ici, dans ce village perdu dans les collines à trois cents lieues de la capitale…
    Comme pour me contredire, une lueur apparaît justement dans le ciel ; pas vraiment distincte, mais elle se détache au milieu du ciel d’un noir d’encre. La lumière blafarde traverse la nuit, comme les comètes des ouvrages d’astrologie… puis, plus rien. Comme si l’on avait soufflé la flamme d’une bougie. Les nuits sont le théâtre de fêtes nocturnes. Les nymphes donnent rendez-vous à leurs amants aveugles ; c’est ce qu’on nous disait, étant petits. « Mais les nymphes ont des crocs aiguisés, et elles viendront te transpercer les chairs si tu ne dors pas. Ferme les yeux et repose-toi, tu auras tout le temps demain de jouer les guerriers… »
La lueur reparaît. Tremblotante, comme la première fois. La nuit, elle, n’est que silence.
        Un cri dans la nuit. Un fêtard isolé ? Non. Pas la même intonation. Le cri se répète. Puis un autre. Une deuxième lumière apparaît, haut dans la nuit. Et une troisième.
Dans un recoin de mon esprit interloqué, un lointain souvenir. Puis la mécanique se met en marche : évocation, assimilation, déclic.
Il faut partir. Rassembler mes affaires, vite. Les cris se multiplient, les lumières dans le noir aussi. Je quitte la terrasse, la nuit s’enflamme soudain. La maison de l’apothicaire brûle. Tant pis pour les affaires, il est trop tard… Il s’agit de sauver sa peau.
Le village commence à retentir de cris, de plaintes, de supplications. Parfois, dans l’autre camp, des rires. Le chaud crépitement des flammes s’étend. Je descends au rez-de-chaussée. Des craquements sourds. Ils tentent d’enfoncer la porte. Elle ne tiendra pas longtemps. Je me précipite vers une pièce contiguë, qui donne sur l’arrière de la maison. J’ouvre la fenêtre, me penche furtivement : ils n’ont pas encore contourné la maison. Promptement, j’enjambe le rebord, atterris en douceur sur l’herbe fraîche. Dans la maison, j’entends la porte qui cède… j’ai tout intérêt à ne pas trainer trop longtemps dans les parages.
Ma maison est éloignée du centre du village. Quelques minutes de répit. Je gravis la colline boisée. Des clameurs montent du village en flammes. Ces chiens. Toujours à la recherche de ceux qu’ils nomment absurdement hérétiques… Qu’ils aillent crever en enfer.
Un grondement sourd, prolongé. Le toit de l’apothicaire s’est effondré. Je poursuis ma progression, d’un pas vif. La crête de la colline, enfin. Je suis suffisamment haut et masqué par la végétation pour ne pas être aperçu. En revanche, je vois tout. Les bâtisses en flammes, les habitants pris de panique. Les morts qui jonchent les rues et les silhouettes noires encapuchonnées, armées de massues ensanglantées. Et les longues tiges de bambou, des lanternes accrochées à leur sommet. De plus haut, on pourrait se méprendre. De plus haut, on pourrait croire assister à un gracieux ballet de lucioles, éclairé par le rougeoiement d’un feu de forêt.
C’est sans compter le cri de guerre qui monte du hameau rongé par les flammes. Leur chef semble vouloir les rassembler. Pourquoi ? Piller les maisons encore debout ? Rebrousser chemin ? Non. Ce ne sont pas dans leurs habitudes ; ils ne veulent pas de survivants. Ils vont traquer les fuyards jusqu’au dernier, manifestant une fois de plus leur fanatisme insatiable. Comme pour corroborer mes pensées, les tâches de lumière un instant regroupées se déplacent en vacillant. Où vont-elles ? Dans ma direction. Je ne compte pas m’éterniser ici. D’autant qu’il n’y a plus rien à observer, sauf les derniers ravages des incendies et les cadavres calcinés.

        Je ne sais combien de collines j’ai cherché à placer entre le village et moi, cette nuit-là. Du moins, pas assez pour les distancer.

L’aube approche, mais le ciel est encore aussi sombre qu’au cœur de la nuit. Je ne cours pas, ne ralentis pas l’allure. Mes pas avalent les collines, les vallées, avec la frénésie d’un animal pourchassé. Ce qui, d’une certaine manière, n’est pas si éloigné de la réalité… ces chiens fanatiques n’ont pas décéléré non plus. Leurs lanternes portées haut dansent toujours dans la nuit noire, hérauts de leur secte et des sévices à venir. Le vol des lucioles prend l’allure d’un essaim de guêpes. J’atteins une autre crête, pour la redescendre par le flanc opposé. Mes yeux discernent une forme dans la vallée noyée dans l’obscurité. Je réalise avec un temps de retard. Piégé. Que faire ? Affronter les capes noires ou les guider vers un autre terrain de jeu ? Rebrousser chemin nécessite un temps dont je ne dispose pas.
Le choix a été rapide. Les conduire vers un autre village aurait peut-être rallongé de quelques années ma vie ici-bas, mais la prochaine eût été infiniment plus tourmentée. Je les attends. Sans me faire d’illusions sur l’issue du combat… si combat il devait y avoir. La secte dispose de méthodes bien plus insidieuses que le simple corps à corps. Elle l’a prouvé depuis suffisamment de lunes, depuis son départ des provinces de l’est. Depuis le début de son chemin sanglant à travers les terres païennes. En quelques mois, les troupes noires sont devenues le symbole de la plus primitive des terreurs. Finies, les menaces de morsure de nymphe. Les contes de fée ont trouvé un nouveau Mal ; les esprits de la terre s’effacent face au fanatisme monothéiste.
Je les connais. Ils s’y prendront avec tact, patiemment, comme un serpent qui hypnotise sa proie. L’aube se fait toujours attendre que, ridiculement faible, je fléchis sous les assauts du sommeil…

Je m’arrache de mes rêves en un battement de cœur. Conscient. Sachant que c’est fini. L'un deux est derrière moi, je sais n’être plus en mesure de parer à temps. Quand le prêtre fanatique abat sa massue, je m’effondre dans l’herbe. Il laisse passer une poignée de secondes avant de me porter le coup de grâce, et, l’espace de ces quelques instants, dansent derrière mes paupières closes des lucioles rougeoyantes.
« Modifié: 19 Mars 2009 à 17:36:18 par Loredan »
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #1 le: 13 Mai 2007 à 23:09:38 »
Bon et bien je suis la première à lire ^^

J'aime beaucoup la manière dont tu décris ce que tu vois. Ca me fait un peu penser au village cette histoire de si tu ne dors pas les nymphes te croqueront et puis hop on entend un cri ^^
Malgré que dans le village cela ne soit pas tout à fait ça.

Sinon je trouve les enchainements bien faites. Les actions ne sont pas trop précipitées ^^

Bref j'aime beaucoup
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #2 le: 14 Mai 2007 à 18:37:15 »
J'ai soumis c'texte à un autre forum, et j'tenais à vous faire partager leurs avis... est-ce que la conclusion ne semble pas un peu trop... sèche ? brutale ? écourtée ?
Et aussi, est-ce que les répétitions de certaines expressions n'alourdissent pas la lecture ? "Fanatisme" et ses dérivés, "noyé dans l'obscurité"...
Pour "lucioles" par contre c'est fait exprès, pour qu'au fil du texte le lecteur garde en tête la métaphore qui donne son titre au texte^^
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #3 le: 14 Mai 2007 à 20:30:14 »
Jte préviens, je fais un commentaire dans le détail, mais jpense que c'est ce que tu veux ^^

dans ce village perdu dans les collines à trois cents lieues de la capitale
-> répétition « dans », tu pourrais remplacer le deuxième par « parmi » peut-être

La nuit, elle, n’est que silence.
   Un cri dans la nuit.

-> répétition nuit (et encore une fois quelques mots plus tard)

La maison de l’apothicaire brûle.
-> ça m’a fait bizarre car je n’avais pas pensé à un incendie avant, j’aurais préféré la formulation « c’est la maison de l’apothicaire qui brûle », pour faire d’avantage le lien avec ce qu’il y avait avant
(à la relecture, ta phrase passe bien, mais uniquement car je savais avant qu’il y avait un incendie, je maintiens préférer le « c’est », après c’est juste mon gout ^^)

De plus haut, on pourrait se méprendre. De plus haut, on pourrait croire assister à un gracieux ballet de lucioles, éclairé par le rougeoiement d’un feu de forêt.
-> j’aime beaucoup :)

Je ne sais combien de collines j’ai cherché à placer entre le village et moi, cette nuit-là. Du moins, pas assez pour les distancer.
-> je chipote, je chipote, tant pis. J’aime pas trop le « pas assez pour les distancer », jtrouve qu’il traduit pas le sentiment exact … j’ai en fait compris ce passage ainsi : « du moins, pas suffisamment à mon goût/ma convenance » En fait je crois que le problème vient surtout du « les », qui rapporte aux collines et rend la phrase bizarre

Les conduire vers un autre village aurait peut-être rallongé de quelques années ma vie ici-bas, mais la prochaine eût été infiniment plus tourmentée.
-> j’adore ^^

C'est bien écrit, agréable à lire, et tu utilises de belles images, mais je trouve le texte un peu court (faut dire que j'aime bien te lire, donc si le texte est long, jsuis contente  :P) Ce n'est pas magnifiquement original, du moins pour un texte court et pas très dévellopé, mais j'aime bien quand même. Même si je préfère ton texte avec le crocodile et l'eau de vie ^^
Un texte agréable, donc, avec de belles images et une ambiance bien décrite. Le "évocation, assimilation, déclic." m'a peut-être arrétée un peu, mais jl'aime bien ...
Ce que je regrette le plus est vraiment sa taille, j'aurais eu envie de suivre ton personnage plus longtemps  :D
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #4 le: 14 Mai 2007 à 20:59:07 »
Deuxième commentaire...Ah non, Kail' m'a prise de vitesse! :D

Moi, j'aime assez ce texte, Loredan, même s'il m'a paru par moments un peu trop classique.

Le début, par exemple: le petit village endormi, la brise etc. Tout cela, j'ai eu l'impression de l'avoir lu mille fois...Ceci dit, le conte des nymphes qui est rapporté colore un peu cet univers et donne une certaine originalité. C'est atypique, des nymphes "méchantes", et j'aime cette touche personnelle... ;)

Et tu as exploité de manière très originale le thème de la lumière ;) .

Quant à la traque, elle m'a en revanche semblée un peu convenue, mais tu parviens à donner une originalité grâce à tes métaphores. J'aime bien le noyé dans l'obscurité", par exemple, et les "lucioles".

Par la suite, je trouve qu'il y a un peu une accumulation d'informations à la fin, quand tu expliques les raisons de la "traque". Elles sont relativement diluées, mais j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'indices au début.

Et je trouve la dernière phrase très belle... ^^

Cette nouvelle m'a donc plutôt plue, même si ce n'est pas celle que je préfère de toi (j'avais adoré A La Vie Succède le Néant). En tout cas, il est clair que tu écris toujours aussi bien... ::)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #5 le: 14 Mai 2007 à 21:06:52 »
@ Kai'_
Lol, enfin là y a peu de chances qu'il y ait une suite :D Merci pour toutes ces annotations :P C'est précisément ce que j'voulais ^^


Sinon, pour l'originalité, je cherchais à éviter ce qui vient spontanément à l'esprit quand on découvre le sujet, à savoir une étoile filante ::) Donc j'ai cherché, cherché, trouvé cette histoire de lanternes perchées en haut de tiges de bambou, et imaginé cette histoire... j'me suis inspiré au départ de l'atmosphère qui devait régner sur les régions hantées par la menace du Klu Klux Klan...

@ Ambre'_
Eh bien merci aussi pour ces commentaires, j'crois que j'ai répondu au-dessus pour la plupart...
Concernant la dilution d'infos, je voulais surtout pas tomber dans le piège très hagridiesque du "Oh mince ! J'en ai trop dit..." et ne plus rien avoir à expliquer à la fin...^^
Aïe. Classique. :( Bon, j'imagine que je dois assumer, alors, si c'est comme ça que t'as ressenti les choses^^
Pour A La Vie succède le néant... j'avais pris pas mal de risques :-° [Depuis c'texte, je verse dans le glauque ::) ] Et j'ai tenté par la suite de recréer l'ambiance de ALVSLN dans Un crocodile, de l'eau-de-vie et un curieux, c'est-à-dire d'insister à fond sur la description d'un certain type d'émotion (en l'occurrence, la peur extrême), mais ça avait moins plu, alors j'm'étais dit que ça ne me réussissait pas si bien que ça et j'suis passé à autre chose. Mais c'étaient mes deux textes préférés de moi. Enfin bon :(
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Re : Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #6 le: 14 Mai 2007 à 21:23:30 »
Sinon, pour l'originalité, je cherchais à éviter ce qui vient spontanément à l'esprit quand on découvre le sujet, à savoir une étoile filante ::) Donc j'ai cherché, cherché, trouvé cette histoire de lanternes perchées en haut de tiges de bambou, et imaginé cette histoire... j'me suis inspiré au départ de l'atmosphère qui devait régner sur les régions hantées par la menace du Klu Klux Klan...
Pour l'originalité dans le traitement du sujet, c'est réussi! Personnellement, j'ai dû un peu tomber dans le piège, pour le début de ma propre nouvelle (même si ensuite, on comprend qu'on s'est trompé mais bon...)Pour les références, effectivement, il y a le KKK et ses horreurs...Moi aussi, j'y ai pensé lors de ma lecture. J'ai bien aimé cet aspect, d'ailleurs, même si j'ai oublié de le dire plus haut.  ^^

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Concernant la dilution d'infos, je voulais surtout pas tomber dans le piège très hagridiesque du "Oh mince ! J'en ai trop dit..." et ne plus rien avoir à expliquer à la fin... ^^
Pour l'accumulation des informations, tu as raison, Lo'. En fait, je voudrais dire que d'accord, tu ne donnes toutes les clefs d'un coup, mais que cela pourrait être encore "mieux", quoi. Tu as déjà évité l'un des grands pièges de la narration, mais maintenant,
essaye d'affiner encore le procédé... Ceci dit, je ne sais pas si je saurais faire mieux moi-même! ;)

Citer
Pour A La Vie succède le néant... j'avais pris pas mal de risques  :-° [Depuis c'texte, je verse dans le glauque  ::) ] Et j'ai tenté par la suite de recréer l'ambiance de ALVSLN dans Un crocodile, de l'eau-de-vie et un curieux, c'est-à-dire d'insister à fond sur la description d'un certain type d'émotion (en l'occurrence, la peur extrême), mais ça avait moins plu, alors j'm'étais dit que ça ne me réussissait pas si bien que ça et j'suis passé à autre chose. Mais c'étaient mes deux textes préférés de moi.
Mais c'est de la "prise de risque" réussie!  :D Et je vais peut-être te faire rougir, mais ce sont aussi les deux textes que je préfère de toi. ;) Voilà... ^^

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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #7 le: 14 Mai 2007 à 21:24:20 »
Ah ? Pourtant, ce sont également les textes que je préfère de toi, je crois ... Enfin, jviens de relire celui avec le croco, et ya des expressions qui sont améliorables, mais c'étaient deux textes vraiment bien, surtout "A la vie ..." Ils étaient surtout bien plus originaux, et on y remarquait d'avantage "ta patte", tu osais sortir de l'ordinaire.
En fait dans ce texte, tu instistes beaucoup sur la lumière, le feu, les lanternes, les lucioles ... mais il manque peut-être un peu les émotions du personnage ; c'est un autre style, mais j'aime moins. Il est beaucoup plus "visuel" et moins "intérieur" ...
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #8 le: 14 Mai 2007 à 21:29:10 »
M'rci de ces quelques explicitations, Kai' ^^
J'vais y bosser ce soir, tiens...

@ Ambre' :  :-[
 ;) :)

Je poste une 2e version dans une heure max ! Par contre, j'ai peur que relire ce texte ne vous l'fasse sortir par les yeux :D
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #9 le: 14 Mai 2007 à 22:03:06 »
Citation de: Ambrena
Moi, j'aime assez ce texte, Loredan, même s'il m'a paru par moments un peu trop classique.

Le début, par exemple: le petit village endormi, la brise etc. Tout cela, j'ai eu l'impression de l'avoir lu mille fois...Ceci dit, le conte des nymphes qui est rapporté colore un peu cet univers et donne une certaine originalité. C'est atypique, des nymphes "méchantes", et j'aime cette touche personnelle... ;)

Alors, voici le rappel de l'intro originale...

Citation de: Loredan
 Le soleil a fini sa course depuis longtemps mais, ce soir, il ne sera pas relayé par sa soeur. La nuit de la nouvelle lune s'annonce, profonde et sombre. Dehors, la douce brise amène une fraîcheur bienvenue après l'écrasante chaleur de l'après-midi. De mon balcon, je profite du mince souffle de vent. Les champs ne sont plus visibles, noyés dans l'obscurité croissante ; même le petit temple de marbre se réduit à une silhouette rustaude au milieu des ombres nocturnes. Une fois, je me suis rendu à la capitale : la ville est si vivante que, même à la nouvelle lune, les torches des temples et des échoppes réduisent la nuit à une clarté bleu sombre. Impossible de retrouver le même phénomène ici, dans ce village perdu dans les collines à trois cents lieues de la capitale...


Et voilà la seconde version. 'st-ce que tu préfères ? Ou est-ce définitivement un problème de fond ? :(

       
Citer
Le soleil a fini sa course depuis longtemps, et les nuages ourlés d’or s’assombrissent peu à peu dans l’horizon chamarré. L’obscurité envahissante s’approprie lentement les collines, nullement troublée par la pâle clarté de l’astre nocturne. La nuit de la nouvelle lune s’annonce, profonde et sombre.
De mon balcon, je profite du mince souffle de vent. Les champs ne sont déjà plus visibles, noyés dans la pénombre croissante ; même le petit temple de marbre se réduit à une silhouette rustaude au milieu des ombres nocturnes. Une fois, je me suis rendu à la capitale : la ville est si vivante que, même à la nouvelle lune, les torches des temples et des échoppes réduisent la nuit à une clarté bleu sombre. Impossible de retrouver le même phénomène ici, dans ce village perdu au creux des collines à trois cents lieues de la capitale…
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Re : Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #10 le: 14 Mai 2007 à 22:28:01 »
Et voilà la seconde version. 'st-ce que tu préfères ? Ou est-ce définitivement un problème de fond ? :(

Mon avis est contrasté,en fait...

Car il y a des éléments qui me plaisaient dans l'ancienne version, et que tu as enlevés (oui, je suis casse-pieds :noange:).
Citer
 Le soleil a fini sa course depuis longtemps mais, ce soir, il ne sera pas relayé par sa soeur.
J'aimais bien cette petite nuance; d'autant plus que l'on apprend à la fin que ton narrateur est polythéiste. Car c'est la vision d'un monde peuplé d'entités semi-divines, comme tu le montres ensuite avec les nymphes.

Et je n'aime pas trop les "nuages ourlés d'or". Même si c'est joli, cela fait peut-être un peu "trop". Ensuite, ce n'est qu'un avis personnel, et peut-être que cela plaira à d'autres. Moi, c'est une prof de français, au collège, qui m'a "conditionnée" pour que je n'emploie plus ce genre d'expressions... ;)

En revanche, le ton général de la seconde me semble plus personnel, c'est vrai.
Citer
L’obscurité envahissante s’approprie lentement les collines, nullement troublée par la pâle clarté de l’astre nocturne.
J'aime beaucoup cette image. Ici, on sent ta "patte". ;)

Vaaala. :D
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #11 le: 14 Mai 2007 à 22:42:08 »
*Ouin, j'voulais ces nuages... je les garde, tu m'en voudras pas ;)*

Première version
Citation de: Loredan
  Le soleil a fini sa course depuis longtemps mais, ce soir, il ne sera pas relayé par sa soeur. La nuit de la nouvelle lune s'annonce, profonde et sombre. Dehors, la douce brise amène une fraîcheur bienvenue après l'écrasante chaleur de l'après-midi. De mon balcon, je profite du mince souffle de vent. Les champs ne sont plus visibles, noyés dans l'obscurité croissante ; même le petit temple de marbre se réduit à une silhouette rustaude au milieu des ombres nocturnes. Une fois, je me suis rendu à la capitale : la ville est si vivante que, même à la nouvelle lune, les torches des temples et des échoppes réduisent la nuit à une clarté bleu sombre. Impossible de retrouver le même phénomène ici, dans ce village perdu dans les collines à trois cents lieues de la capitale...


Deuxième version
   
Citer
Le soleil a fini sa course depuis longtemps, et les nuages ourlés d’or s’assombrissent peu à peu dans l’horizon chamarré. L’obscurité envahissante s’approprie lentement les collines, nullement troublée par la pâle clarté de l’astre nocturne. La nuit de la nouvelle lune s’annonce, profonde et sombre.
De mon balcon, je profite du mince souffle de vent. Les champs ne sont déjà plus visibles, noyés dans la pénombre croissante ; même le petit temple de marbre se réduit à une silhouette rustaude au milieu des ombres nocturnes. Une fois, je me suis rendu à la capitale : la ville est si vivante que, même à la nouvelle lune, les torches des temples et des échoppes réduisent la nuit à une clarté bleu sombre. Impossible de retrouver le même phénomène ici, dans ce village perdu au creux des collines à trois cents lieues de la capitale…


Troisième version
Citer
Le soleil a fini sa course depuis longtemps, mais, ce soir, sa dame ne le relaiera pas. Les nuages ourlés d'or s'assombrissent peu à peu dans l'horizon chamarré, et l’obscurité envahissante s’approprie lentement les collines, nullement ternie par les pâles rayons de l’astre nocturne. La nuit de la nouvelle lune s’annonce, profonde et sombre. (...)
« Modifié: 14 Mai 2007 à 22:44:51 par Loredan »
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #12 le: 14 Mai 2007 à 23:08:01 »
J'ai essayé de tenir compte de vos deux points de vue...



SECONDE VERSION, TEXTE COMPLET





  Le soleil a fini sa course depuis longtemps, mais, ce soir, sa dame ne le relaiera pas. Les nuages ourlés d'or s'assombrissent peu à peu dans l'horizon chamarré, et l’obscurité envahissante s’approprie lentement les collines, nullement ternie par les pâles rayons de l’astre nocturne. La nuit de la nouvelle lune s’annonce, profonde et sombre.
De mon balcon, je profite du mince souffle de vent. Les champs ne sont déjà plus visibles, noyés dans la pénombre croissante ; même le petit temple de marbre se réduit à une silhouette rustaude au milieu des ombres nocturnes. Une fois, je me suis rendu à la capitale : la ville est si vivante que, même à la nouvelle lune, les torches des temples et des échoppes réduisent la nuit à une clarté bleu sombre. Impossible de retrouver le même phénomène ici, dans ce village perdu au creux des collines à trois cents lieues de la capitale…
        Comme pour me contredire, une lueur apparaît justement dans le ciel ; pas vraiment distincte, mais elle se détache au milieu du ciel d’un noir d’encre. La lumière blafarde traverse la nuit, comme les comètes des ouvrages d’astrologie… puis, plus rien. Comme si l’on avait soufflé la flamme d’une bougie. Les nuits sont le théâtre de fêtes nocturnes. Les nymphes donnent rendez-vous à leurs amants aveugles ; c’est ce qu’on nous disait, étant petits. «Mais les nymphes ont des crocs aiguisés, et elles viendront te transpercer les chairs si tu ne dors pas. Ferme les yeux et repose-toi, tu auras tout le temps demain de jouer les guerriers…»
La lueur reparaît. Tremblotante, comme la première fois. La nuit, elle, n’est que silence.
  Un cri, qui le met en pièce. Un fêtard isolé ? Non. Pas la même intonation. Le cri se répète. Puis un autre. Une deuxième lumière apparaît, élevée comme la première. Et une troisième.
Dans un recoin de mon esprit interloqué, un lointain souvenir. Puis la mécanique se met en marche : évocation, assimilation, déclic.
Il faut partir. Rassembler mes affaires, vite. Les cris se multiplient, les lumières dans le noir aussi. Je quitte la terrasse, la nuit s’enflamme soudain. La maison de l’apothicaire brûle. Tant pis pour les affaires, il est trop tard… Il s’agit de sauver sa peau.
Le village commence à retentir de cris, de plaintes, de supplications. Parfois, dans l’autre camp, des rires. Le chaud crépitement des flammes s’étend. Je descends au rez-de-chaussée. Des craquements sourds. Ils tentent d’enfoncer la porte. Elle ne tiendra pas longtemps. Je me précipite vers une pièce contiguë, qui donne sur l’arrière. J’ouvre la fenêtre, me penche furtivement : ils n’ont pas encore encerclé la maison. Promptement, j’enjambe le rebord, atterris en douceur sur l’herbe fraîche. A l’intérieur, j’entends la porte qui cède… j’ai tout intérêt à ne pas trainer trop longtemps dans les parages.
Ma propriété est éloignée du centre du village. Quelques minutes de répit. Je gravis la colline boisée. Des clameurs montent du village en flammes. Ces chiens. Toujours à la recherche de ceux qu’ils nomment absurdement hérétiques… Qu’ils aillent crever en enfer.
Un grondement sourd, prolongé. Le toit de l’apothicaire s’est effondré. Je poursuis ma progression, d’un pas vif. La crête de la colline, enfin. Je suis suffisamment haut et masqué par la végétation pour ne pas être aperçu. En revanche, je vois tout. Les bâtisses en flammes, les habitants pris de panique. Les morts qui jonchent les rues et les silhouettes noires encapuchonnées, armées de massues ensanglantées. Et les longues tiges de bambou, des lanternes accrochées à leur sommet. De plus haut, on pourrait se méprendre. De plus haut, on pourrait croire assister à un gracieux ballet de lucioles, éclairé par le rougeoiement d’un feu de forêt.
C’est sans compter le cri de guerre qui monte du hameau rongé par les flammes. Leur chef semble vouloir les rassembler. Pourquoi ? Piller les maisons encore debout ? Rebrousser chemin ? Non. Ce ne sont pas dans leurs habitudes ; ils ne veulent pas de survivants. Ils vont traquer les fuyards jusqu’au dernier, manifestant une fois de plus leur fanatisme insatiable. Comme pour corroborer mes pensées, les tâches de lumière un instant regroupées se déplacent en vacillant. Où vont-elles ? Dans ma direction. Je ne compte pas m’éterniser ici. D’autant qu’il n’y a plus rien à observer, sauf les derniers ravages des incendies et les cadavres calcinés.

     Je ne sais combien de collines j’ai cherché à placer entre le village et moi, cette nuit-là. Du moins, pas assez pour les distancer.

L’aube approche, mais le ciel est encore aussi sombre qu’au cœur de la nuit. Je ne cours pas, ne ralentis pas l’allure. Je me sais perdu, ma fuite est vaine. Est-ce une raison pour en précipiter l’issue ? Mes pas avalent les collines, les vallées, avec la frénésie d’un animal pourchassé. Ce qui, d’une certaine manière, n’est pas si éloigné de la réalité… ces chiens fanatiques n’ont pas décéléré non plus. Leurs lanternes portées haut dansent toujours dans la nuit noire, hérauts de leur secte et des sévices à venir. Le vol des lucioles prend l’allure d’un essaim de guêpes. J’atteins une autre crête, pour la redescendre par le flanc opposé. Mes yeux discernent une forme dans la vallée noyée dans l’obscurité. Je réalise avec un temps de retard. Piégé. Que faire ? Affronter les capes noires ou les guider vers un autre terrain de jeu ? Rebrousser chemin nécessite un temps dont je ne dispose pas.
Le choix a été rapide. Les conduire vers un autre village aurait peut-être rallongé de quelques années ma vie ici-bas, mais la prochaine eût été infiniment plus tourmentée. Je les attends. Sans me faire d’illusions sur l’issue du combat… si combat il devait y avoir. La secte dispose de méthodes bien plus insidieuses que le simple corps à corps. Elle l’a prouvé depuis suffisamment de lunes, depuis son départ des provinces de l’est. Depuis le début de son chemin sanglant à travers les terres païennes. En quelques mois, les troupes noires sont devenues le symbole de la plus primitive des terreurs. Finies, les menaces de morsure de nymphe. Les contes de fée ont trouvé un nouveau Mal ; les esprits de la terre s’effacent face au fanatisme monothéiste.
Je les connais. Ils s’y prendront avec tact, patiemment, comme un serpent qui hypnotise sa proie. L’aube se fait toujours attendre que, ridiculement faible, je fléchis sous les assauts du sommeil…

Je m’arrache de mes rêves en un battement de cœur. Conscient. Sachant que c’est fini. Il est derrière moi, je sais n’être plus en mesure de parer à temps. Quand le prêtre fanatique abat sa massue, je m’effondre dans l’herbe. Il laisse passer une poignée de secondes avant de me porter le coup de grâce, et, l’espace de ces quelques instants, dansent derrière mes paupières closes des lucioles rougeoyantes.
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #13 le: 14 Mai 2007 à 23:51:13 »
Bon, j'imagine que c'est mon tour... J'avoue que c'est le seul texte que je commenterai ce soir, tu es privilégié. Passons!

   Le soleil a fini sa course depuis longtemps, mais, ce soir, sa dame ne le relaiera pas. Les nuages ourlés d'or s'assombrissent peu à peu dans l'horizon chamarré, et l’obscurité envahissante s’approprie lentement les collines, nullement ternie par les pâles rayons de l’astre nocturne. La nuit de la nouvelle lune s’annonce, profonde et sombre.
J'adore ce genre d'introduction qui donne immédiatement une certaine ambiance au texte. C'est certes un peu classique, mais ça ne manque pas de charme.

«Mais les nymphes ont des crocs aiguisés, et elles viendront te transpercer les chairs si tu ne dors pas. Ferme les yeux et repose-toi, tu auras tout le temps demain de jouer les guerriers…»
Plus 2 points pour la légende locale ^^

Puis la mécanique se met en marche : évocation, assimilation, déclic.
Un peu trop mécanique à mon goût justement...

De plus haut, on pourrait se méprendre. De plus haut, on pourrait croire assister à un gracieux ballet de lucioles, éclairé par le rougeoiement d’un feu de forêt.
Très jolie image, tu sais que j'adore les lucioles. Et puis, comme il l'a déjà été souligné, c'est original, ce qui ne gâche rien  8)

Mes pas avalent les collines, les vallées, avec la frénésie d’un animal pourchassé. Ce qui, d’une certaine manière, n’est pas si éloigné de la réalité… ces chiens fanatiques n’ont pas décéléré non plus. Leurs lanternes portées haut dansent toujours dans la nuit noire, hérauts de leur secte et des sévices à venir. Le vol des lucioles prend l’allure d’un essaim de guêpes.
Les images c'est bien, mais pas la peine de faire de ton récit un bestiaire. Je te soupçonne d'avoir voulu gagné quelques mots sur ce passage, je me trompe? lol

Finies, les menaces de morsure de nymphe. Les contes de fée ont trouvé un nouveau Mal ; les esprits de la terre s’effacent face au fanatisme monothéiste.
Le conflit monothéisme/"ancien culte"... un classique, mais que j'apprécie néanmoins toujours autant!

Ils s’y prendront avec tact
Ils vont le tuer avec tact? Peut on tuer avec tact?  ???

l’espace de ces quelques instants, dansent derrière mes paupières closes des lucioles rougeoyantes.
Chute poétique et efficace!


Voilà, voilà, dans l'ensemble un très bon texte néanmoins (que veux-tu, je ne suis jamais contente) je pense que tu vas finir par manquer de volontaires question héros... Leur espérance de vie est toujours très courte... Tu pourrais me faire un... allez j'ose prononcer le mot : un Happy End? Pas mièvre, je ne te traite pas de Grimbert, je me contenterais d'un ou deux survivants! :-°
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Re : Un ballet de lucioles
« Réponse #14 le: 15 Mai 2007 à 00:25:48 »
Ah mais nan, Kei, moi j'aime bien les "unhappy ends" de Lo'... >:D

Bon allez, plus sérieusement, je dois avouer que la toute dernière version me plaît assez.^^ Honnêtement, je ne vois plus trop quoi ajouter par rapport à mes critiques précédentes...

N'empêche que j'aimerais bien encore une ou deux histoires d'"émotion"... ;)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

 


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